# Digilityx — Contenu complet > Digilityx est une agence de conseil en stratégie digitale alliant Design, Product et Growth Marketing. --- # Marketing digital : les meilleurs plugins et skills Claude à connaître en juin 2026 URL: https://www.digilityx.com/blog/plugins-skills-claude-marketing-digital-2026 Date: 2026-06-04 Expertise: growth-marketing > Le guide des meilleurs plugins MCP et skills Claude pour les marketeurs en 2026 : Meta Ads, GA4, HubSpot, copywriting, SEO — avec cas d'usage concrets. import FAQ from "../../components/blog/FAQ.astro"; L'IA générative est passée du stade « assistant rédactionnel » à celui d'**agent opérationnel**. En 2026, Claude peut analyser vos campagnes Meta en direct, mettre à jour votre CRM HubSpot, générer des variantes d'annonces conformes aux specs de chaque plateforme et produire un audit SEO en quelques secondes. Ce qui a rendu ça possible ? Les plugins — **MCP servers** et **skills Claude Code** — qui connectent Claude à votre stack marketing réelle. Ce guide liste les plugins et skills les plus utiles pour un marketeur en juin 2026, avec un cas d'usage concret pour chacun. ## MCP servers vs skills Claude : deux architectures, une même logique Avant la liste, une clarification utile sur les deux types de plugins qui coexistent aujourd'hui : - **Les MCP servers** (Model Context Protocol) connectent Claude à des outils externes en temps réel — votre compte Google Ads, votre HubSpot, votre Google Analytics. Claude interroge l'outil, récupère des données live et peut agir (créer une audience, mettre à jour un lead, relancer une campagne). - **Les skills Claude Code** sont des paquets d'expertise métier préinstallés — le skill sait rédiger un email de bienvenue selon la bonne structure, auditer un ad account selon les bonnes métriques, écrire un post LinkedIn selon les règles de copywriting. Les deux se combinent : un MCP ramène les données, un skill les interprète et produit le livrable. Si vous réfléchissez à [construire votre stack marketing](/blog/comment-construire-sa-stack-marketing-en-1-jour), vous pouvez maintenant y connecter Claude comme couche d'intelligence opérationnelle. ## Meta Ads MCP : gérer vos campagnes depuis Claude Lancé en bêta ouverte le 29 avril 2026, le **Meta Ads MCP** donne accès à 29 outils en langage naturel. Une fois votre compte Meta autorisé via OAuth, vous pouvez directement dans Claude : - Construire une campagne complète (objectif, audience, budget, créatifs) - Auditer vos signaux de tracking (pixels, CAPI) - Extraire des benchmarks CPM / CPC / ROAS sectoriels - Détecter les ad sets à couper ou à scaler **Cas d'usage concret** : « Analyse les 30 derniers jours, identifie les 3 ad sets dont le ROAS est inférieur à 2 et propose une relance ou une mise en pause argumentée. » Le MCP dispose d'outils en lecture **et** en écriture — il peut créer et modifier des campagnes. Validez les actions critiques manuellement avant de passer en mode délégué. ## GA4 MCP + Search Console MCP : votre couche SEO intelligente L'association **GA4 MCP + GSC MCP** crée ce que les équipes SEO cherchent depuis des années : une intelligence qui relie les données de requêtes aux données d'engagement. - Le **GSC MCP** expose vos impressions, clics et positions par keyword - Le **GA4 MCP** ramène le taux d'engagement, les sessions, les conversions par page Croisés, ils permettent de répondre en quelques secondes à des questions comme : « Quelles pages sont en position 11-30 avec un bon taux d'engagement — et mériteraient un rafraîchissement de contenu ? » Selon [dataslayer.ai](https://www.dataslayer.ai/blog/how-mcp-is-unlocking-claudes-potential), c'est l'un des use cases SEO les plus adoptés en 2026, car il élimine l'export manuel entre Google Search Console, GA4 et votre outil d'analyse. Si vous souhaitez aller plus loin sur ce sujet, notre expertise [growth marketing](/nos-expertises/growth-marketing) couvre précisément l'optimisation de ce type de workflow data-driven. ## HubSpot MCP : votre pipeline CRM sans changer d'outil Le connecteur HubSpot officiel (disponible dans Claude.ai Cowork depuis début 2026) couvre les objets Contact, Deal et Company. Depuis une conversation Claude, un commercial ou un marketeur peut : - Créer ou enrichir un contact après un appel - Changer le statut d'un deal après une réunion - Extraire les leads qualifiés de la semaine et rédiger une synthèse pour l'équipe - Déclencher une séquence email depuis les critères d'un segment **Cas d'usage concret** : « Liste les deals en stage "Proposition envoyée" depuis plus de 14 jours, et rédige un email de relance personnalisé pour chacun selon le secteur du contact. » Pour des équipes qui [réfléchissent à leurs outils marketing](/blog/comment-bien-choisir-ses-outils-marketing-digital), HubSpot MCP est souvent le premier connecteur qui change concrètement la façon de travailler — car il supprime les allers-retours entre l'outil CRM et l'IA. ## Skills de copywriting : variantes d'annonces et email sequences Les skills de copywriting sont les plus installés du moment sur les marketplaces Claude. Les meilleurs packs — notamment le **[marketing skills de Corey Haines](https://github.com/coreyhaines31/marketingskills)** (open source sur GitHub) — couvrent : - **Annonces payantes** : variantes conformes aux specs Meta / Google / TikTok (nombre de caractères, structure hook + corps + CTA, déclinaisons par persona) - **Email sequences** : flows complets onboarding, activation, rétention, winback — à partir d'un brief produit - **Hooks** : structures éprouvées (PAS, AIDA, storytelling) appliquées sur demande à n'importe quel sujet Ce qui distingue un bon skill copywriting : il génère des **variantes taguées** par persona, ton et format — plutôt qu'une unique version à itérer manuellement. **Cas d'usage concret** : « À partir de cette fiche produit, génère 5 variantes d'accroche pour Meta Ads, une par persona (CMO, Growth, Ops), format 125 caractères. » ## Skills SEO content : articles, audits et maillage interne Les skills SEO permettent à Claude de passer du brief à l'article structuré — avec plan H1/H2/H3, méta-titre, méta-description, FAQ Schema.org et cartographie des liens internes. Le tout sans quitter votre terminal. Au-delà de la rédaction, plusieurs skills couvrent : - **Audit de contenu** : analyse d'une page existante, sévérité des issues (critical / error / warning), recommandations priorisées - **Maillage interne** : détection des articles candidats par score de proximité thématique - **Génération d'images** : miniatures et illustrations éditoriales conformes à une charte visuelle, uploadées directement sur votre CDN Sur des volumes importants (50+ articles, audits récurrents), ces skills font passer le temps de production d'une page de 4h à 30 minutes, selon plusieurs équipes marketing qui les utilisent en production ([Composio](https://composio.dev/content/best-marketing-skills), [Growth Hackers](https://growthhackers.se/en/blog/claude-code-marketing-skills-comparison)). ## Remotion Skill et PostHog AI Plugin : deux skills à ne pas rater Deux mentions spéciales pour des usages moins évidents : **Remotion Skill** — devenu viral en janvier 2026 (6M+ vues, 25k+ installs en une semaine), il génère des animations explicatives pour des produits techniques. Utile pour les équipes produit-marketing qui ont besoin de démos animées sans Motion Designer disponible. **PostHog AI Plugin** — pour les équipes growth qui s'appuient sur l'analytics produit post-clic (A/B tests, funnels, événements), ce plugin connecte Claude à PostHog et permet d'interroger les données d'expériences en langage naturel. Exemple : « Quelle variante de notre onboarding a le meilleur taux d'activation sur les 30 derniers jours ? » ## Comment installer un plugin ou un skill Deux chemins selon le type : 1. **MCP server** : dans les paramètres Claude.ai Cowork, section "Connectors" → recherchez le service → authentification OAuth. Pour Claude Code en local, ajoutez le server dans votre fichier de configuration MCP. 2. **Skill Claude Code** : `claude install ` depuis votre terminal, ou via les marketplaces communautaires (claudemarketplaces.com, skills.sh). Le réflexe avant d'installer : vérifier la source (repo officiel éditeur ou communauté open source vérifiée) et les permissions demandées. Un MCP qui réclame un accès écriture à votre CRM mérite d'être audité avant activation. --- # Comment les designers intègrent l'IA dans leur quotidien (et gardent leur job) URL: https://www.digilityx.com/blog/designers-ia-evolution-metier Date: 2026-05-21 Expertise: design > L'IA transforme le métier de designer sans le remplacer. Découvrez comment les designers montent en valeur vers la stratégie et l'impact. Le débat sur l'IA et les designers revient en boucle : "L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer les designers ?" La vraie question n'est pas celle-là. Les designers ne disparaissent pas — leur rôle se repositionne. L'IA prend en charge la production répétitive, pendant que les designers montent vers des missions à plus forte valeur : définir les problèmes, prendre des décisions stratégiques, et mesurer l'impact réel de leur travail. ## L'IA comme "junior designer très rapide" L'intelligence artificielle excelle dans les 60 premiers pourcents du travail de design : brainstorming, exploration de layouts, prototypes rapides, génération de copy brouillon. Elle délivre du volume et gère la répétition sans effort. Mais elle cale sur les 40% restants — les détails de production, les cas limites, les vérifications d'accessibilité, et surtout : le calibrage de la confiance utilisateur. L'IA manque de jugement contextuel. Elle ne sait pas quand un micro-détail fait basculer une expérience de "correcte" à "excellente". Pensez à l'IA comme à un stagiaire ultra-productif : parfait pour déblayer le terrain, mais incapable de livrer quelque chose de publiable sans supervision. Le [product designer](/blog/le-product-designer) reste propriétaire de la décision finale — l'IA propose, le designer arbitre. ## Les trois compétences qui explosent en valeur Si l'IA gère le volume, quelles compétences font désormais la différence pour un designer ? ### 1. Le goût (taste) Juger ce qui "fonctionne" pour un produit ou une marque, et surtout **expliquer pourquoi**. L'IA génère des options, mais ne sait pas laquelle correspond à l'ADN d'une marque ou aux attentes implicites d'une audience. Le designer devient curateur : il sélectionne, affine, et justifie ses choix stratégiquement. Notre [expertise design](/nos-expertises/design) s'appuie justement sur cette capacité à traduire une intuition créative en décisions mesurables. ### 2. La pensée systémique (systems thinking) Concevoir des design systems, des tokens, des composants réutilisables. L'IA peut générer des écrans individuels, mais elle ne pense pas en cohérence multi-surface. Le designer qui maîtrise les systèmes devient architecte : il pose les règles, définit les contraintes, garantit la scalabilité. L'[intelligence collective](/blog/intelligence-collective-comment-booster-linnovation) joue aussi un rôle clé ici — construire un système de design efficace implique d'aligner designers, développeurs et product managers autour d'un langage commun. ### 3. L'impact business Connecter une décision de design à un résultat chiffré : taux de conversion, réduction des tickets support, activation utilisateur. Les designers qui savent mesurer leur impact sortent du statut de "centre de coût" pour devenir contributeurs directs au chiffre d'affaires. L'IA accélère les itérations, mais c'est le designer qui définit l'hypothèse à tester et interprète les résultats. ## Intégrer l'IA concrètement : un framework en 7 étapes Comment passer de la théorie à la pratique ? Voici un framework utilisable dès demain, inspiré des designers qui intègrent déjà l'IA dans leur workflow : 1. **Sélectionner une tâche répétitive à faible risque** — par exemple : générer des variations de landing pages, explorer des palettes couleur, rédiger des microcopy pour des boutons. 2. **Documenter inputs et outputs** — comme si vous briefiez un stagiaire. Quelles infos doit fournir l'IA ? Quel format attendez-vous en retour ? 3. **Construire des prompts réutilisables** — affinez-les au fil du temps comme des templates de brief. 4. **Itérer avec feedback** — l'IA s'améliore quand on lui dit ce qui ne va pas, exactement comme un junior. 5. **Marquer les checkpoints humains** — tout ce qui touche l'utilisateur final, les prix, les mentions légales, ou le code de production doit passer par un regard humain. 6. **Nourrir l'IA avec votre langage design réel** — screenshots, scales de spacing, tokens de couleur. Plus elle "parle" votre design system, meilleure elle devient. 7. **Capitaliser les bons outputs** — intégrez les résultats validés dans votre bibliothèque de composants. Chaque bon output devient un actif réutilisable. Ce workflow ressemble beaucoup à une [méthodologie de design sprint](/blog/6-clefs-de-reussite-dun-design-sprint) : comprendre, explorer, affiner, valider — avec des points de revue humains explicites à chaque transition critique. ## Arrêter de vendre des heures, vendre de l'expertise L'effet de bord le plus sous-estimé de l'IA sur le métier de designer : l'effondrement du modèle économique à l'heure. Si l'IA permet de livrer en 2 heures ce qui en prenait 10, facturer l'heure devient contre-productif. Les designers gagnants ancrent leurs tarifs sur la valeur délivrée et l'expertise mobilisée, pas sur le temps passé. Un brief cadré, un problème bien défini, un impact mesurable — voilà ce qui justifie un prix. Les designers ne perdent pas leur job. Ils changent de poste — de "producteur d'interfaces" à "architecte d'expériences stratégiques". L'IA ne remplace personne. Elle révèle qui sait vraiment designer. --- # Le site web du futur : piloté par des agents IA URL: https://www.digilityx.com/blog/site-web-agents-ia-futur Date: 2026-05-20 Expertise: produit > Comment les agents IA transforment la création et la gestion de sites web, avec des exemples concrets de workflows automatisés et de gains de productivité. Il y a encore deux ans, créer une nouvelle page sur un site corporate impliquait un processus fastidieux : brief au designer, maquettes, développement, relecture, mise en ligne. Entre 24 et 72 heures dans le meilleur des cas. Aujourd'hui, des entreprises comme StackOne ou Digilityx expérimentent une autre approche : confier une partie de ce travail à des **agents IA**. Le résultat ? Des pages créées en 1 à 2 heures. Des contenus générés automatiquement à partir de données. Des workflows où n'importe quel membre de l'équipe peut publier, sans passer par un développeur. Bienvenue dans l'ère du **site web piloté par agents**. ## Qu'est-ce qu'un site piloté par agents ? Un site piloté par agents, ce n'est pas un site "fait par l'IA" au sens où on l'entend souvent (génération de contenu générique et impersonnel). C'est un site dont **l'architecture et les workflows sont conçus pour collaborer avec des agents IA**, qui deviennent des membres à part entière de l'équipe produit. Concrètement, cela signifie : - **Du code versionné** (Git) plutôt que des CMS propriétaires, pour que l'IA puisse lire, modifier et proposer des changements traçables - **Du contenu structuré** (MDX, JSON, YAML) que l'IA peut manipuler sans casser la mise en page - **Des instructions claires** (fichiers CLAUDE.md ou AGENTS.md) qui documentent les conventions du projet, le design system, les anti-patterns à éviter - **Des "skills"** (scripts automatisés) que l'agent peut invoquer pour des tâches répétitives : génération d'images, audits SEO, création de composants L'agent n'est pas un remplaçant magique. C'est un **assistant surpuissant** qui automatise 80 % du travail mécanique, laissant les humains se concentrer sur la stratégie, la validation et les choix éditoriaux. ## Un exemple concret : le site Digilityx Le site que vous lisez actuellement fonctionne selon ce modèle. Voici comment. ### L'architecture technique Digilityx utilise **Astro 6 + Tailwind v4 + MDX**, déployé sur Vercel. Le contenu (articles de blog, fiches métiers, pages expertises) vit dans des fichiers MDX versionnés dans Git. Pas de base de données, pas de CMS externe. Tout est code. Un agent — **Claude Code via Slack** — est intégré à l'équipe. Quand un consultant mentionne `@Bot-site-digi` dans un canal Slack avec un brief ("créer un article sur la gouvernance data"), l'agent : 1. **Crée un fichier MDX** avec le contenu structuré (frontmatter Zod, métadonnées SEO, JSON-LD) 2. **Invoque un skill** pour générer une image de couverture via IA (Gemini + Nano Banana) 3. **Commit et push** sur une branche Git dédiée 4. **Poste un lien de preview Vercel** dans Slack pour validation humaine 5. Le consultant valide visuellement, puis clique sur le bouton Slack "Create PR" — l'agent ne crée jamais la PR lui-même **Résultat** : un article complet (1500 mots, image de couverture, métadonnées, SEO) prêt à relire en **moins de 3 minutes**. Contre plusieurs heures auparavant. ### Les garde-fous : CLAUDE.md L'agent n'a pas carte blanche. Un fichier `CLAUDE.md` à la racine du projet documente **les règles non-négociables** : - Quels fichiers il ne doit jamais modifier (vercel.json, astro.config.mjs, les composants globaux) - Le design system (tokens de couleurs, espacements, typographie) qu'il doit respecter à la lettre - Les anti-patterns à éviter (styles inline, imports lourds, React islands inutiles) - Les workflows précis (format du frontmatter blog, escape des caractères spéciaux en MDX, conventions de nommage) Si une demande sort de son périmètre (modifier le menu de navigation, changer les couleurs du design system), l'agent **refuse explicitement** et redirige vers l'administrateur humain. Pas de "je vais essayer quand même". C'est du **scope enforcement automatique**. ### L'automatisation invisible Derrière chaque article publié, plusieurs automatisations tournent : - **Génération d'images** : une GitHub Action invoque Gemini pour créer une illustration vectorielle à partir d'un concept textuel - **Optimisation SEO** : génération automatique de JSON-LD (Schema.org) pour chaque page, avec données tirées du frontmatter - **GEO (Generative Engine Optimization)** : création de fichiers `llms.txt` et de "markdown mirrors" (versions `.md` de chaque page HTML) pour que les moteurs d'IA (ChatGPT, Perplexity) puissent citer le site plus facilement - **Audit design system** : scripts qui vérifient qu'aucun composant n'utilise de couleurs ou espacements hors tokens Rien de tout cela n'est visible pour l'utilisateur final. Mais ça transforme radicalement la vitesse de production. ## Les gains concrets StackOne, qui a migré de Webflow vers Astro + Claude Code, résume bien les bénéfices : - **Délais divisés par 10-30x** : 1-2h pour une nouvelle page, contre 24-72h avant - **Autonomie des équipes** : les non-développeurs peuvent publier en décrivant ce qu'ils veulent à l'agent - **Volume industriel** : 914 pages de connecteurs générées automatiquement à partir de données API - **Qualité maintenue** : 4 reviewers IA automatiques vérifient en parallèle le design system, le SEO, la sécurité, l'accessibilité Et ce ne sont pas des gains "à la marge". Ce sont des **changements structurels** dans la façon de travailler. ## Les briques du système Comment construire un site piloté par agents ? Quatre composantes clés : ### 1. Une stack "AI-friendly" Oubliez les CMS propriétaires ou les builders no-code. Les agents ont besoin de **code versionné, structuré, lisible**. La recette qui fonctionne : - **Générateur statique** (Astro, Next.js, Remix) pour du HTML pré-rendu rapide - **MDX ou Markdown** pour le contenu éditorial (lisible par humains ET agents) - **Tailwind CSS** pour le style (classes utilitaires que l'IA manipule facilement) - **Git + GitHub/GitLab** pour le versionnement et les pull requests - **Vercel/Cloudflare Pages** pour le déploiement instantané avec previews ### 2. Documentation structurée pour l'IA L'agent a besoin d'un "manuel d'opération". C'est le rôle du fichier **CLAUDE.md** (ou AGENTS.md) : - Architecture du projet (où vivent les contenus, les composants, les assets) - Conventions de code (nommage, structure, patterns à suivre) - Design system (tokens, composants autorisés, anti-patterns) - Workflows précis (comment créer un article, une landing, une fiche produit) - Périmètre d'action (ce que l'agent peut/ne peut pas faire) Ce fichier est lu par l'agent à chaque session. C'est votre **assurance qualité** : si c'est dans CLAUDE.md, l'agent le respectera. Si ce n'est pas documenté, il risque d'improviser. ### 3. Skills réutilisables Les "skills" sont des scripts automatisés que l'agent invoque comme des outils : - `/generate-image` : génère une illustration via IA (DALL-E, Midjourney, Gemini) - `/seo-audit` : analyse les métadonnées, structure Hn, maillage interne - `/verify` : lance le dev server et teste visuellement la page dans un navigateur automatisé - `/simplify` : review le code pour détecter les duplications et proposer des refactorisations Ces skills encodent l'expertise métier (design, SEO, performance) sous forme réutilisable. L'agent n'a pas besoin de "réfléchir" à comment optimiser une image ou auditer le SEO — il exécute le skill, qui encapsule les bonnes pratiques. ### 4. Boucle de feedback humaine L'agent propose, l'humain valide. **Toujours**. Chez Digilityx, le workflow Slack impose cette boucle : 1. L'agent crée le contenu et push une branche 2. Il poste un lien de preview Vercel dans Slack 3. Le consultant valide visuellement (contenu, design, tonalité) 4. Si OK → clic sur "Create PR" (l'agent ne peut pas créer la PR lui-même) 5. Si pas OK → corrections demandées dans le thread Slack, l'agent itère Cette friction est **volontaire**. Elle garantit que chaque publication passe par un œil humain. L'automatisation accélère, elle ne remplace pas le jugement. ## Ce qui change pour les équipes ### Pour les designers Moins de temps sur l'exécution (décliner des variantes de pages, ajuster des espacements), plus de temps sur la stratégie (concevoir le design system, définir les composants réutilisables, auditer la cohérence visuelle). Le designer devient **architecte de système** plutôt qu'exécutant pixel-perfect. ### Pour les développeurs Moins de tickets "créer une page X similaire à Y", plus de travail sur l'outillage (skills, automatisations, amélioration des workflows, optimisation de la stack). Le développeur devient **ingénieur plateforme** plutôt que factory de pages. ### Pour les content managers / chefs de produit Autonomie totale. Plus besoin d'attendre un développeur pour publier un article, une landing, une fiche métier. Brief l'agent dans Slack, valide la preview, ship. Mais avec un nouveau muscle à développer : **savoir prompter**. Décrire clairement ce qu'on veut, fournir les bonnes infos (ton, structure, public cible), savoir relire et demander des corrections. ### Pour les dirigeants Vision en temps réel de ce qui se passe (Git log, pull requests, Slack threads). Capacité à lancer des initiatives rapidement ("on teste une campagne sur les data contracts ce trimestre ? L'agent peut générer 10 articles en 2 jours pour valider l'intérêt"). Le site devient un **outil stratégique agile**, pas un chantier figé qu'on refait tous les 3 ans. ## Les limites (pour l'instant) Ce modèle n'est pas magique. Quelques points de vigilance : - **Qualité éditoriale** : l'agent génère du contenu structuré et cohérent, mais parfois générique. Il faut relire, enrichir, personnaliser. L'expertise humaine reste indispensable. - **Complexité initiale** : mettre en place la stack, documenter CLAUDE.md, créer les premiers skills demande un investissement (1-2 semaines pour un site moyen). Ce n'est pas plug-and-play. ## Et demain ? - **Mises à jour autonomes** : l'agent surveille les analytics, détecte les pages sous-performantes, et propose automatiquement des optimisations (titres, structures, maillage interne) - **Génération data-driven** : connexion à DataForSEO ou Google Search Console pour identifier les opportunités de mots-clés et créer du contenu ciblé - **Multi-agents spécialisés** : un agent pour le contenu, un pour le design, un pour le SEO, un pour la performance — qui collaborent sur chaque pull request - **GEO automatisé** : optimisation continue pour être cité par ChatGPT, Perplexity, et les futurs moteurs d'IA Le site ne sera plus un **artefact figé qu'on met à jour manuellement**. Il deviendra une **machine vivante qui s'adapte en continu**, pilotée par des agents et supervisée par des humains. ## En résumé Un site piloté par agents, c'est : - ✅ **80 % du travail mécanique automatisé** (création de pages, génération d'images, audits SEO) - ✅ **Des délais divisés par 10-30x** (heures au lieu de jours) - ✅ **Autonomie des équipes non-techniques** (content managers, chefs de produit) - ✅ **Qualité maintenue par design** (design system, documentation, reviewers IA) - ⚠️ **Validation humaine obligatoire** (l'agent propose, l'humain décide) - ⚠️ **Investissement initial non-négligeable** (stack, documentation, skills) Le web est en train de muter. Les sites qui sauront collaborer avec des agents auront un avantage compétitif énorme : publier plus vite, tester plus d'hypothèses, s'adapter en continu. La question n'est plus "est-ce que ça va arriver ?", mais "quand est-ce qu'on commence ?". --- # Les niveaux d'intégration de l'IA en entreprise URL: https://www.digilityx.com/blog/niveaux-integration-ia-entreprise Date: 2026-05-19 Expertise: produit > Du chat conversationnel aux systèmes agentiques : comprendre les différents stades d'intégration de l'IA pour choisir la bonne approche selon votre maturité. L'IA s'invite partout en entreprise. Mais entre un chatbot basique et un système multi-agents orchestré, l'écart est immense. Trop d'organisations sautent des étapes, investissent dans des solutions complexes sans avoir posé les fondations, et se heurtent à des déceptions coûteuses. Comprendre les niveaux d'intégration permet de construire une roadmap IA réaliste, alignée sur votre maturité organisationnelle. ## Niveau 1 : Le chat conversationnel **Ce que c'est** : un assistant IA généraliste (ChatGPT, Claude, Gemini) utilisé ponctuellement par quelques collaborateurs pour reformuler un mail, résumer un document ou brainstormer. **Valeur** : découverte des capacités, premiers gains de productivité individuelle, sensibilisation des équipes. **Limites** : usage dispersé, pas de données métier, aucune traçabilité, risques de confidentialité si les utilisateurs copient-collent des infos sensibles dans des interfaces publiques. **Pour qui** : toute organisation qui démarre. C'est la porte d'entrée, l'apprentissage sans engagement technique. ## Niveau 2 : L'assistant de productivité **Ce que c'est** : des outils IA intégrés directement dans vos environnements de travail quotidien (Copilot dans Microsoft 365, Gemini dans Google Workspace, Cursor ou Claude Code pour les devs). **Valeur** : automatisation de tâches récurrentes (rédaction, synthèse, recherche), intégration dans le workflow existant, gains mesurables sur les équipes qui adoptent. **Limites** : encore centré sur l'humain — l'IA assiste, ne décide pas. Pas de logique métier complexe. Adoption hétérogène selon les profils. **Pour qui** : entreprises prêtes à déployer des licences, avec un minimum de gouvernance (charte d'usage, sensibilisation sécurité). ## Niveau 3 : Les outils métier augmentés **Ce que c'est** : des solutions métier (CRM, ERP, outil de support client, plateforme analytics) qui intègrent de l'IA pour enrichir leur valeur — analyse prédictive, recommandations contextuelles, génération de contenus métier. **Valeur** : l'IA accède à vos données métier, comprend votre contexte, produit des insights actionnables. Les équipes ne basculent pas d'outil, l'IA vient à elles. **Limites** : dépendance aux éditeurs pour la roadmap IA. Données souvent cloisonnées par silo. Personnalisation limitée. **Pour qui** : organisations matures sur la data, avec des process structurés et une stack logicielle stable. L'IA devient un levier d'optimisation continue. ## Niveau 4 : Les systèmes agentiques **Ce que c'est** : des agents IA autonomes, capables d'orchestrer plusieurs tâches, d'interagir avec plusieurs systèmes, de prendre des décisions en suivant des règles métier. Exemples : agent qui qualifie un lead, enrichit le CRM, déclenche un workflow marketing et alerte un commercial si le score dépasse un seuil ; agent qui surveille une CI/CD, diagnostique les échecs, propose des patchs et les soumet en PR. **Valeur** : automatisation bout-en-bout de workflows complexes, réduction drastique des tâches répétitives à faible valeur, scalabilité sans embauche proportionnelle. **Limites** : complexité technique et organisationnelle élevée. Nécessite une gouvernance stricte (qui valide quoi, logs, rollback), une architecture API solide, une culture de la mesure. Risque de sur-ingénierie si le besoin n'est pas clair. **Pour qui** : entreprises tech-forward avec une forte maturité data, produit et engineering. Ce n'est pas la norme, c'est l'avant-garde. ## Choisir son niveau Il n'y a pas de bon niveau absolu, seulement un bon niveau **pour vous, maintenant**. Si vos collaborateurs n'ont jamais touché à ChatGPT, commencez par le niveau 1. Si vous cherchez à industrialiser un workflow métier précis, visez le niveau 3. Les systèmes agentiques se méritent : ils ne remplacent pas les fondations, ils les prolongent. L'IA efficace en entreprise, c'est d'abord une question de méthode — et de lucidité. --- # Figma MCP : à quoi ça sert et comment l'installer URL: https://www.digilityx.com/blog/figma-mcp Date: 2026-05-18 Expertise: design > Découvrez le serveur MCP pour Figma qui permet aux LLMs d'interagir avec vos designs. Guide d'installation et cas d'usage concrets. Le **Model Context Protocol (MCP)** d'Anthropic permet aux assistants IA d'interagir avec des outils externes de manière standardisée. Le serveur MCP pour Figma étend cette capacité au design, en donnant aux LLMs comme Claude un accès direct à vos fichiers, frames, composants et styles Figma. ## À quoi ça sert ? Le serveur MCP Figma transforme votre assistant IA en collaborateur design capable de : - **Inspecter vos designs** : lire les propriétés des frames, composants, textes, couleurs et typographies - **Récupérer des informations** : extraire les tokens de design, analyser la structure de vos fichiers - **Générer de la documentation** : produire des specs détaillées à partir de vos maquettes - **Auditer la cohérence** : vérifier l'application de votre design system dans les fichiers Concrètement, vous pouvez demander à Claude "Quelles couleurs sont utilisées dans le fichier Homepage ?" ou "Liste tous les composants boutons et leurs variants" et obtenir une réponse précise sans quitter votre conversation. ## Prérequis Avant l'installation, assurez-vous d'avoir : - Un **compte Figma** actif - Un des clients MCP suivants installé : **Claude Code CLI**, **VS Code**, **Cursor**, ou **Codex** Aucune installation locale de serveur n'est nécessaire : Figma héberge le serveur MCP sur `mcp.figma.com`. ## Installation pas à pas L'installation varie selon votre client MCP. Voici les étapes pour les trois clients principaux. ### Claude Code CLI **Méthode recommandée (via plugin officiel)** : ```bash claude plugin install figma@claude-plugins-official ``` **Méthode manuelle** : 1. Lancez la commande : ```bash claude mcp add --scope user --transport http figma https://mcp.figma.com/mcp ``` 2. Démarrez une nouvelle session Claude Code 3. Tapez `/mcp` pour gérer les serveurs et sélectionnez **figma** 4. Choisissez **Authenticate** 5. Cliquez **Allow Access** dans la fenêtre de navigateur qui s'ouvre 6. Vérifiez la connexion avec `/mcp` ### VS Code 1. Appuyez sur **⌘ Shift P** (Mac) ou **Ctrl Shift P** (Windows/Linux) 2. Sélectionnez **"MCP: Open User Configuration"** 3. Collez cette configuration dans `mcp.json` : ```json { "servers": { "figma": { "url": "https://mcp.figma.com/mcp", "type": "http" } } } ``` 4. Cliquez sur **Start** au-dessus du nom du serveur 5. Accordez la permission **Allow Access** dans la fenêtre d'authentification ### Cursor **Méthode recommandée (via plugin)** : Tapez dans le chat agent : ``` /add-plugin figma ``` **Méthode manuelle** : 1. Cliquez sur le deep link Figma MCP pour ouvrir la configuration 2. Sélectionnez **Install** 3. Cliquez **Connect** à côté de Figma 4. Cliquez **Open** pour lancer l'authentification 5. Accordez la permission **Allow access** ### Vérifier que ça fonctionne Selon votre client, tapez une requête test comme : > "Liste les fichiers Figma de mon équipe" ou > "Extrais les couleurs de ce fichier : [URL Figma]" Si le serveur répond avec des informations de vos fichiers Figma, l'installation est réussie. ## Cas d'usage concrets ### Extraction de design tokens (lecture) ``` "Récupère toutes les couleurs utilisées dans ce fichier Figma : https://www.figma.com/file/abc123/Design-System" ``` Claude parcourt le fichier et génère une liste structurée des couleurs avec leurs codes hex. ### Documentation de composants (lecture) ``` "Documente le composant Button avec tous ses variants, propriétés et états" ``` Utile pour synchroniser la doc technique avec l'état réel du design system. ### Génération de code depuis une frame (lecture) ``` "Génère le code React pour cette frame : https://www.figma.com/file/abc123/Homepage?node-id=42:156" ``` Le serveur analyse la structure et les styles de la frame et produit du code correspondant. ### Création de maquettes (écriture beta) ``` "Crée une card de profil utilisateur avec photo, nom, titre et bouton CTA dans mon fichier Prototypes" ``` Claude peut générer directement des frames et composants dans vos fichiers Figma (fonctionnalité gratuite en beta). ## Capacités et limites Le serveur MCP Figma distant offre à la fois des fonctions de **lecture** (inspection, extraction de tokens, documentation) et d'**écriture sur le canvas** (création de frames, modification de designs). Les fonctionnalités d'écriture sont actuellement **gratuites en beta**, mais deviendront payantes à terme. Les permissions respectent celles de votre compte Figma : vous ne pourrez interagir qu'avec les fichiers auxquels vous avez accès. ## Pour aller plus loin - [Documentation officielle Figma MCP Server](https://developers.figma.com/docs/figma-mcp-server/) - [Guide d'installation serveur distant](https://developers.figma.com/docs/figma-mcp-server/remote-server-installation/) - [Documentation MCP (Model Context Protocol)](https://modelcontextprotocol.io/) - [Catalogue des plugins MCP Claude](https://claude.ai/code/plugins) Le serveur MCP Figma transforme votre assistant IA en véritable collaborateur design. Une fois configuré, il devient un gain de temps massif pour l'extraction de tokens, la génération de code, et même la création de maquettes (en beta). --- # GEO : optimiser votre site pour les LLMs URL: https://www.digilityx.com/blog/geo-optimiser-site-pour-llms Date: 2026-05-14 Expertise: growth-marketing > Découvrez le GEO et comment optimiser votre site pour ChatGPT, Claude et Perplexity avec llms.txt, llms-full.txt et les mirrors Markdown. import FAQ from "../../components/blog/FAQ.astro"; Le trafic SEO traditionnel est prédit de chuter de 25 % d'ici fin 2026. Pourquoi ? Parce que les utilisateurs obtiennent désormais leurs réponses directement depuis ChatGPT, Perplexity, Claude ou les [Google AI Overviews](/blog/google-sge-definition-impact-seo) — sans cliquer sur un lien. En mars 2026, 47 % des requêtes commerciales sur Google déclenchent une AI Overview. ChatGPT traite 1 milliard de requêtes quotidiennes. Perplexity affiche 780 millions de recherches mensuelles. **Bienvenue dans l'ère du GEO : Generative Engine Optimization.** Si le SEO traditionnel visait à vous positionner dans les 10 liens bleus, le GEO vise à faire citer votre marque directement dans la réponse générée par l'IA. Vous n'optimisez plus pour un clic, mais pour une **mention, une citation, une attribution**. Dans cet article, nous allons voir comment optimiser techniquement votre site pour être visible et cité par ChatGPT, Claude, Perplexity et consorts — avec trois leviers concrets : **llms.txt**, **llms-full.txt** et les **mirrors Markdown**. ## Qu'est-ce que le GEO ? Le **GEO (Generative Engine Optimization)** est la pratique d'optimiser votre contenu pour qu'il apparaisse dans les réponses générées par les grands modèles de langage. Contrairement au SEO qui se concentre sur le classement et le CTR, le GEO priorise les **citations et mentions de marque** dans la réponse elle-même. Le GEO partage environ 40 % de fondamentaux avec le SEO : qualité du contenu, autorité, structure technique. Si vous n'avez jamais audité votre site, commencez par [un audit SEO de base en 6 points](/blog/realiser-son-propre-audit-seo-la-base-en-6-points) — les piliers techniques (sitemap, balises, vitesse) restent prérequis. Les 60 % restants sont du territoire nouveau, spécifique aux IA : comment rendre votre contenu **parsable**, **quotable**, et **digeste** pour un LLM qui n'a ni yeux ni patience pour le JavaScript ou les publicités. ## llms.txt : le robots.txt des LLMs Proposé en septembre 2024 par Jeremy Howard (co-fondateur d'Answer.AI), **llms.txt** est un fichier Markdown placé à la racine de votre domaine (`votresite.com/llms.txt`). Il sert de **guide de démarrage** pour les modèles de langage : une liste structurée de vos pages les plus importantes, avec contexte. ### À quoi ressemble un llms.txt ? ```markdown # VotreSite — Documentation > Brief description de votre site/produit ## Pages principales - [Accueil](https://votresite.com/): Vue d'ensemble - [Documentation produit](https://votresite.com/docs): Guide technique complet - [Blog](https://votresite.com/blog): Articles et insights - [À propos](https://votresite.com/about): Notre mission et équipe ## Ressources clés - [API Reference](https://votresite.com/api): Documentation API complète - [Changelog](https://votresite.com/changelog): Historique des versions ``` ### Pourquoi ça marche ? Les LLMs crawlent votre site comme n'importe quel bot, mais ils n'ont pas de contexte a priori sur votre architecture. **llms.txt** leur dit : "Commence ici, voici les URLs canoniques, voici le contexte minimal." C'est un signal fort d'autorité et de structure. **Adoption** : Plus de 600 sites ont déjà adopté le standard en 2025-2026, dont **Anthropic** (Claude), **Stripe**, **Perplexity**, **Cloudflare**, **Hugging Face**, **Zapier**, et bien d'autres. Les LLMs reconnaissent ce fichier comme un standard émergent et le priorisent lors du crawling. ## llms-full.txt : tout le contenu en un fichier **llms-full.txt** est le complément de llms.txt. Alors que llms.txt est une table des matières légère, **llms-full.txt contient le texte intégral** de votre documentation en un seul fichier structuré. ### Pourquoi un fichier unique ? Les LLMs performent mieux avec du **contexte dense et consolidé**. En fournissant tout votre contenu (ou vos docs principales) dans un seul fichier Markdown bien organisé, vous leur évitez de crawler 50 pages, de gérer des menus JS, de parser des layouts complexes. Vous livrez directement la matière première. **Cas d'usage** : si vous avez une documentation produit, une base de connaissance, ou un blog thématique cohérent, llms-full.txt est idéal pour les assistants de code (Cursor, Copilot, Claude Code) ou les moteurs de réponse (Perplexity, ChatGPT Search). ### Comment le générer ? Vous pouvez concaténer vos fichiers Markdown sources, ou exporter vos pages HTML en Markdown propre (via un script ou un CMS headless). L'important : **structure claire** (titres H1/H2/H3), **pas de bruit** (pas de HTML embed, pas de scripts inline), et **attribution** (mentionnez l'URL source de chaque section si possible). ## Markdown mirrors : le .md parallèle à chaque page Les **mirrors Markdown** consistent à servir une version `.md` propre pour chaque page HTML de votre site. Exemple : si votre article est à `votresite.com/blog/article`, vous servez aussi `votresite.com/blog/article.md`. ### Pourquoi faire ça ? Parce que les LLMs préfèrent le **Markdown pur** au HTML. Raisons : - **Pas de bruit visuel** : pas de publicités, pas de scripts analytics, pas de widgets, pas de layout complexe. Juste le contenu. - **Meilleure citation** : le modèle peut extraire proprement un paragraphe sans devoir nettoyer des ``, ``, `class=""`, etc. - **Token efficiency** : Markdown est plus compact que HTML. Le modèle peut ingérer plus de contenu en moins de tokens. ### Comment implémenter ? Techniquement, deux approches : 1. **Génération statique** (build-time) : pour chaque page HTML générée, produisez aussi un `.md` via un script ou un plugin (comme le fait Astro avec un plugin Rehype). 2. **Génération dynamique** (runtime) : interceptez les requêtes `.md` et renvoyez la version Markdown en temps réel (via middleware serveur). **Conseil** : ajoutez un `` dans le `` de chaque page HTML. Certains LLMs reconnaissent cette convention et iront directement chercher le `.md`. ## Les autres piliers du GEO technique Au-delà de llms.txt / llms-full.txt / mirrors Markdown, voici les autres fondamentaux techniques du GEO : ### 1. Autoriser les bots IA dans robots.txt ``` User-agent: GPTBot Allow: / User-agent: ClaudeBot Allow: / User-agent: PerplexityBot Allow: / User-agent: Google-Extended Allow: / ``` Si vous bloquez ces user-agents, vous êtes invisibles pour les LLMs. Vérifiez votre `robots.txt`. ### 2. Schema.org / JSON-LD structuré Les LLMs adorent les données structurées. Un `BlogPosting` avec `author`, `datePublished`, `headline`, `articleBody` est un signal fort de qualité et facilite l'attribution. ### 3. Performance serveur Les bots IA crawlent beaucoup et vite. Visez un **TTFB < 200 ms** et un **SSR** (Server-Side Rendering) pour le contenu critique. Pas de contenu caché derrière du JS client-only. ### 4. Contenus "quotables" Le GEO privilégie les contenus **directs, factuels, sourcés**. Les LLMs citent ce qui est clair, structuré, et fait autorité. Utilisez des listes, des définitions claires, des phrases courtes, des statistiques sourcées. Évitez le fluff marketing générique. ## Mesurer l'impact GEO Contrairement au SEO où vous avez Google Search Console, le GEO n'a pas encore d'outil unifié. Voici comment tracker : - **Recherches manuelles** : tapez des requêtes liées à votre domaine dans ChatGPT, Perplexity, Claude. Voyez si vous êtes cités. - **Outils émergents** : des plateformes comme [amivisibleonai.com](https://www.amivisibleonai.com/), [llmrefs.com](https://llmrefs.com/), ou [seosherpa.com](https://seosherpa.com/) commencent à proposer des dashboards de visibilité IA. - **Trafic referral** : surveillez les referrers de type `chatgpt.com`, `perplexity.ai`, `google.com/search?udm=` (AI mode). ## Conclusion : le SEO ne suffit plus Les pratiques SEO traditionnelles restent importantes, mais elles ne garantissent plus la visibilité. En 2026, un site optimisé uniquement pour Google passe à côté de **centaines de millions de requêtes** traitées par ChatGPT, Perplexity, Claude, et autres agents IA. Le GEO n'est pas un remplacement du SEO — c'est un **complément obligatoire**. En adoptant des standards comme **llms.txt**, **llms-full.txt**, et les **mirrors Markdown**, vous envoyez un signal clair aux LLMs : "Mon contenu est structuré, propre, autoritaire, et prêt à être cité." Les 600+ sites qui ont déjà adopté ces pratiques ne le font pas par mode, mais par anticipation. D'ici 2028, la moitié du trafic de recherche traditionnel sera remplacé par des interactions avec des agents IA. Autant s'y préparer dès aujourd'hui. --- **Envie d'optimiser votre site pour les LLMs ?** Chez Digilityx, nous intégrons ces nouveaux signaux dans nos missions [Growth Marketing](/nos-expertises/growth-marketing) : audit de visibilité IA, implémentation technique de llms.txt/llms-full.txt, refonte de contenus pour la citabilité. [Contactez-nous](/contact) pour en discuter. --- # Les biais cognitifs et leur impact sur l’UX research URL: https://www.digilityx.com/blog/biais-cognitifs-design-ux Date: 2025-03-28 Expertise: design > Découvrez comment les biais cognitifs affectent l'UX Research et le design, et apprenez à minimiser leur impact pour des décisions plus éclairées. Décrypter les biais cognitifs est essentiel en UX Design. Dans cet article, nous explorons leur impact sur la conception des produits numériques et la phase d’UX Research. En révélant les pièges potentiels, nous soulignons l'importance de les dépasser pour garantir une expérience utilisateur authentique. ‍ ## Qu’est-ce qu’un biais cognitif ? ‍ Un biais cognitif est un schéma de pensée rapide qui influence la manière dont nous traitons les informations et prenons des décisions. Cela peut être provoqué par de nombreux facteurs tels que nos habitudes, nos expériences personnelles, nos émotions et nos préjugés. ‍ En d'autres termes, ce sont des raccourcis mentaux que notre cerveau prend pour simplifier le processus de traitement des informations. Bien qu’ils puissent être utiles dans certaines situations en nous aidant à traiter rapidement les informations et à prendre des décisions, ils se produisent généralement de manière inconsciente et peuvent entraîner des erreurs d'interprétation et de jugement, en particulier dans des situations d'urgence ou de surcharge cognitive. ‍ Il existe une multitude de biais cognitifs, dont environ 200 ont été répertoriés. Parmi eux, on trouve des biais de jugement, des biais d’attention, des biais mnésiques et des biais sensori-moteurs. Ils ne se limitent pas à un domaine spécifique, mais se manifestent dans de nombreux secteurs et aspects de la vie quotidienne, y compris dans le domaine du design.‍ ‍ Il est important de souligner que tous les individus, y compris les UX Designers, sont sujets aux biais cognitifs. C'est pourquoi une prise de conscience constante de ces biais est nécessaire pour minimiser leur impact sur le processus de conception et de recherche en UX Design. ‍‍ ## Comment et pourquoi un biais peut impacter votre recherche utilisateur ? ‍ Dans le contexte du design et de l'expérience utilisateur, la compréhension des biais cognitifs est ainsi essentielle. En effet, les biais cognitifs peuvent avoir un impact significatif sur l'expérience utilisateur car ils peuvent influencer les décisions des utilisateurs, leurs comportements ou encore leur perception d’un produit ou d’une marque. ‍‍ Par exemple, le biais de confirmation influence la perception des utilisateurs en les incitant à rechercher, interpréter et rappeler sélectivement les informations qui confirment leurs croyances existantes ou leurs attentes. Si un utilisateur a une opinion positive à l'égard d'une marque, il peut être plus enclin à remarquer et à se souvenir des avis positifs concernant cette marque, tout en ignorant ou en minimisant les avis négatifs, ce qui renforce sa perception positive de la marque. ‍ Du point de vue du designer, être conscient de leur influence est crucial. Cela nous permet de les identifier, les éviter ou atténuer leur impact pour garantir des résultats fiables et représentatifs lors de notre user research contribuant ainsi à une conception UX plus centrée sur les besoins réels des utilisateurs. ‍ Par exemple, ce même biais de confirmation peut conduire le designer, lors de la collecte et de l'analyse des données en UX Research, à interpréter sélectivement les données pour confirmer ses hypothèses préexistantes. Tandis que le biais d'ancrage peut influencer la manière dont les questions sont formulées lors des entretiens, orientant ainsi les réponses des participants. Ces biais peuvent fausser la perception des utilisateurs, entraînant des décisions de conception basées sur des informations incomplètes ou déformées, ce qui compromet donc l'efficacité et la pertinence des solutions proposées. ‍ ‍ Si vous êtes intéressés par l’UX Research, découvrez notre article Méthodes et questions pour améliorer la collecte des insights‍‍‍ ## Quelques exemples concrets pour déjouer les Biais Cognitifs en phase d'UX Research ‍ ### Le biais de confirmation : ‍ Ce biais se produit lorsque l’UX Researcher accorde plus d'importance aux informations qui confirment ses hypothèses préexistantes plutôt qu'à celles qui les contredisent. Il nous incite à valider nos convictions et à interpréter sélectivement les données en fonction de nos attentes. Par exemple, lors d’une étude pour évaluer l'efficacité d'une nouvelle fonctionnalité sur une application mobile, si le designer est convaincu qu’une fonctionnalité améliorera l'expérience utilisateur, il pourrait involontairement interpréter sélectivement les commentaires des utilisateurs pour confirmer ses convictions préexistantes. Cela pourrait le conduire à négliger ou minimiser les retours négatifs. ‍ ‍ #### Digitips pour l'éviter : ‍ Lors de la recherche utilisateur, l’UX Researcher doit éviter de formuler des questions qui incitent l’utilisateur à donner une réponse qui s’aligne sur ses attentes, plutôt que sur ses réels besoins. Plutôt que de formuler des questions qui suggèrent une réponse spécifique ou qui orientent les participants vers une réponse préétablie, l'UX Researcher peut adopter une approche ouverte et neutre dans la formulation des questions et des relances. Cela permet aux participants de partager leurs opinions et leurs expériences de manière libre et non influencée, réduisant ainsi le risque de biais de confirmation dans la collecte des données. Une autre technique consiste à faire conduire les tests par un autre designer (ou researcher) de l’équipe. ‍ ### Le biais de disponibilité : ‍ Ce biais se produit lorsque l’UX Researcher accorde plus d'importance aux informations qui lui sont facilement accessibles ou qui sont plus récentes dans sa mémoire. Il nous incite à privilégier les données récentes ou les témoignages faciles à se rappeler lors de la prise de décision. Par exemple, lors de la collecte de données sur les habitudes d'utilisation d'une application, l’UX Researcher peut accorder plus de poids aux témoignages d'utilisateurs récents plutôt qu'à ceux d'utilisateurs plus anciens mais toujours pertinents. ‍ ‍ #### ‍Digitips pour l'éviter : ‍ ‍Pour éviter de se fier uniquement aux témoignages d'utilisateurs les plus récents, l’UX researcher doit s’efforcer d’obtenir des données de différentes sources et prendre en compte les données historiques pour obtenir une vision équilibrée. Il est important de documenter régulièrement, remettre en question son propre avis et ses perceptions en adoptant une approche critique vis-à-vis des données disponibles. Maintenir un outil de collecte comme un research repository qui centralise de manière neutre toutes les informations récoltées au cours des précédentes études et permet d’accéder rapidement aux sources de données utilisées, peut aider à maintenir la transparence et l’objectivité. ‍ ### L'effet de halo : ‍ Cet effet se produit lorsque l'impression globale d'une personne sur quelque chose influence sa perception des détails spécifiques. Il s’agit d’un biais de jugement, une interprétation et une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression. Par exemple, lors d’une étude sur application mobile, les participants sont invités à évaluer différents aspects de l'application, tels que la convivialité, la navigation et les fonctionnalités. Les réponses des participants peuvent être fortement influencées par leur première impression générale de l'application ou de la marque. S’ils ont une impression positive dès le départ, ou une image positive de la marque, ils sont plus susceptibles de noter positivement tous les autres aspects de l'application, même si elle présente des problématiques objectives qui contredisent son impression globale déjà constituée et inversement. ‍ ‍ #### Digitips pour l'éviter : ‍ Pour éviter cet effet, l’UX Researcher doit encourager les participants à évaluer chaque fonctionnalité ou aspect de manière indépendante, sans laisser leur impression globale de l'application influencer leur jugement. Poser des questions qui se concentrent sur les aspects individuels comme par exemple, demander de noter la convivialité d’une page, l'utilisabilité d’une fonctionnalité, peut aider le participant à évaluer un élément défini plutôt que de se baser sur leur opinion globale. ‍ ### Le biais de contexte : ‍ Ce biais survient lorsque les utilisateurs évaluent un produit ou un service dans un contexte spécifique qui n'est pas représentatif de leur utilisation réelle. Lors de l'observation des utilisateurs dans un environnement contrôlé en laboratoire, l’UX Researcher peut négliger les facteurs externes de l'utilisation réelle de l'application dans des conditions de la vie quotidienne. Cela peut entraîner une interprétation biaisée des comportements des utilisateurs et des performances de l'interface. Par exemple, si un utilisateur teste une application de sport dans une salle de test plutôt que dans une salle de sport, son évaluation de l'application sera influencée et limitée par le contexte de test, ce qui peut fausser les résultats de l'étude. ‍ ‍ #### Digitips pour l'éviter : ‍ ‍Dans la mesure du possible, l’UX Researcher doit recréer des environnements réalistes, les conditions dans lesquelles les utilisateurs interagiront avec le produit ou le service afin de garantir des résultats pertinents. Si ce n’est pas possible, il doit mettre l’utilisateur au plus proche du réel et interpréter les données en fonction du contexte dans lequel elles ont été recueillies, en tenant compte d'autres contextes potentiels d’usage. L’UX researcher doit étudier rigoureusement les différents contextes d’usage du produit, et identifier les éléments qui influencent les décisions de l’utilisateur pour les prendre en compte lors de l’étude, l’analyse et la conception. Une autre approche pour limiter ce biais serait de mixer la nature des tests; si on reprend l’exemple de la salle de sport, l’utilisabilité de l’application peut être évaluée dans un test classique alors que l’utilité peut être évaluée en guérilla testing afin de se rapprocher au plus proche du contexte d’usage. ‍ ### Le biais du statu quo : ‍ Ce biais se produit lorsque les individus ont tendance à préférer maintenir une situation plutôt que de prendre une décision qui pourrait entraîner un changement, même si cette décision pourrait être meilleure. Ce biais comportemental peut entraîner une résistance au changement et limiter l'innovation dans la conception des produits. Par exemple, vous êtes sur le point d’introduire une nouvelle fonctionnalité de recommandation de produits personnalisée sur votre application. Les utilisateurs étant habitués à la fonctionnalité actuelle de recherche de produits par catégories, ils pourraient être, au premier abord, réticents à adopter cette nouvelle fonctionnalité. Les utilisateurs peuvent avoir une préférence pour les fonctionnalités existantes simplement parce qu'elles sont familières, même si de nouvelles fonctionnalités pourraient améliorer leur expérience utilisateur. ‍ ‍ #### Digitips pour l'éviter : ‍ ‍Il est essentiel de comprendre ce biais pour encourager les utilisateurs à explorer les options disponibles et les avantages de ces changements. L’UX Researcher peut mettre en évidence les bénéfices de ces modifications et comment cela peut améliorer leur expérience utilisateur et résoudre les problèmes existants. L’implication des utilisateurs dans le processus de conception dès le début est également primordiale car cela permet de recueillir leurs commentaires et leurs réactions pour comprendre leurs préférences et leurs préoccupations afin de les accompagner au mieux, proposer des ressources de formation ou supports (onboarding, tutoriels interactifs, des guides d'utilisation…) pour les aider à s'adapter aux changements de manière progressive. ## En conclusion ‍ Les exemples que nous avons évoqués ne représentent qu'une infime petite partie d'une liste beaucoup plus importante de biais cognitifs, qui touchent tout le monde et dans différents contextes. Ces schémas de pensée rapides peuvent affecter la manière dont nous interprétons les données, prenons des décisions de conception et comprenons les besoins réels des utilisateurs. La prise de conscience des biais cognitifs et de leur influence sur l’UX Design et la recherche utilisateur est donc essentielle pour garantir des résultats fiables et représentatifs. --- # [Conférence User Testing] User Research & IA : 75% de temps gagné grâce à 6 assistants spécialisés URL: https://www.digilityx.com/blog/user-research-ia-75-de-temps-gagne-grace-a-6-assistants-specialises Date: 2025-02-24 Expertise: design > Découvrez comment 6 assistants spécialisés et l’IA révolutionnent la recherche utilisateur, économisant jusqu’à 75% de temps selon Gautier Zimmerman. ## Introduction Le mois dernier une partie des équipes design de Digilityx a eu l'opportunité d'assister à une conférence de Gautier Zimmerman (Head of Product & Design chez Malo qui change de nom pour devenir Heloa) et une table ronde organisée par User Testing sur la thématique : User Research & IA. Sujet en vogue du moment nous avons donc pris le temps de vous résumer les apprentissages principaux. ‍ ## Contexte On commence fort avec une métric impactante : 75% de temps gagné sur la recherche utilisateur grâce à l'IA. Derrière ce chiffre se cache les détails d'une machine bien rodée. Commençons par le choix du LLM, ici le choix de Gautier et de ses équipes s'est porté sur Claude qu'il a présenté comme plus pertinent et plus à même de traiter une grande quantité d'informations en inputs afin d'alimenter les assistants créés. Claude a aussi été présenté comme le meilleur LLM à ce jour pour structurer une assistance à la recherche produit. En effet on parle ici de plusieurs assistants car leur choix a été de créer plusieurs modèles afin d’assister les équipes produit et design dans l'accomplissement de plusieurs tâches distinctes sans s'exposer aux hallucinations parfois observées dans ce type de travaux ou simplement l'accumulation de biais. Ainsi plusieurs assistants se succèdent pour accomplir des sous-tâches définies comme par exemple : la définition des hypothèses de recherche, la vérification que ces dernières ne sont pas biaisées ou encore la rédaction d'un guide d'entretien. En tout, ce sont 6 assistants, tous spécialisés et indépendants, qui interviennent dans le processus de recherche : ‍ - Malo User Research - Survey Creation - Malo User Research - Interview Guide Creation - Malo User Research - Defining Research Hypotheses - Malo User Research - Survey Review - Malo User Research - Interview Question Review - Malo User Research - Methodologies ‍ ## Détails de la mise en place Rentrons un peu plus dans le détail, chaque assistant doit être paramétré ; dans les exemples présentés il y avait 3 paramètres : "Rôle", "Goal" et "Processus". ‍ #### Programmer le “rôle” Commençons par le plus facile le rôle ; ici c'est très classique si vous êtes habitué·e de l'usage des LLM vous devez préciser au sein de ce dernier quel rôle doit endosser le modèle. Exemple : "Vous êtes un expert en recherche utilisateur spécialisé dans les produits numériques et principalement les applications mobiles". Avec Claude sachez que plus vous donnerez de détails, meilleure sera la réponse. Ainsi la quantité d'informations partagée au modèle est très importante. Lors de la conférence plusieurs exemples de détails ont été partagés, on retrouvait par exemple le domaine d'expertise sectorielle, le nom de l'application sur laquelle l'étude se porte, une description de toute l'app etc. ‍ #### Programmer le “goal” Le deuxième élément de paramétrage était le Goal ; ici on va décrire ce que doit produire l'assistant, son objectif. Dans l'exemple exposé il s'agissait des hypothèses de recherche, s'en suivait donc dans les instructions vous l'aurez compris ce qu'est une hypothèse de recherche, son utilité, la façon dont on l'utilise en recherche utilisateur etc. ‍ #### Programmer le “processus” Enfin la description du processus à mettre en place et que vous connaissez bien si vous êtes un adepte de la discovery : comprendre le problème que l'on cherche à résoudre, se baser sur l'objectif de la recherche, le contexte (ce que l'on sait et ce que l'on ignore)... ‍ ## Exécution du modèle et rédaction du prompt ‍ Enfin vient le moment tant attendu : le prompt Ici 3 composantes principales à exposer à notre assistant : - la définition du problème : - Description de la fonctionnalité : à quoi elle sert, comment elle fonctionne, où elle se trouve ? - Les objectifs de la feature (chiffrés ou non). - Objectifs de recherche (ce qu’on aimerait savoir à la fin) - Contextualisation (les données actuellement connues qu’elles soient qualitatives et/ou quantitatives) ‍ ## Conclusion Cette conférence nous a beaucoup inspiré et raisonné en nous. En effet nous avions commencé chez Digilityx à tester des modèles similaires, également sur la discovery mais aussi sur la définition de potentielles futures fonctionnalités clefs. Les résultats sont prometteurs et l’utilisation de ces modèles nous forcent à constamment repenser la manière dont nous pouvons apporter de la valeur à nos clients. En effet partager l’entièreté des connaissances accumulées (data quanti, benchmark…) à nos assistants virtuels demande un rigueur et une organisation qui permet in fine d’accélerer nos phases de discovery, donc de les rapprocher les unes des autres (fini les 5 tests utilisateurs tous les 6 mois !) et ainsi améliorer la connaissance fine de l’utilisateur final de nos clients. ‍ ‍ ‍ --- # Qu'est-ce qu'un MVP ? Définition et principes clés URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-quun-mvp-definition-et-principes-cles Date: 2024-10-07 Expertise: produit > Découvrez le MVP (Minimum Viable Product), une stratégie essentielle pour tester rapidement la viabilité d’un produit avec des fonctionnalités clés, tout en minimisant les coûts et les risques, pour maximiser les chances de succès sur le marché. ## Tout ce que vous devez savoir sur le produit minimum viable Lancer un produit sur le marché est un défi de taille. Que ce soit pour une startup ou une grande entreprise, chaque nouveau projet comporte des risques. Comment alors minimiser ces risques tout en testant rapidement la viabilité de votre idée ? ‍ Découvrez pourquoi le MVP est essentiel pour lancer un produit de manière efficace et réduire les coûts tout en maximisant vos chances de succès. ‍ ## Définition du MVP (Minimum Viable Product) ‍ Le MVP (Minimum Viable Product) est une stratégie permettant de lancer une version allégée d'un produit qui n'inclut que les fonctionnalités essentielles. L’objectif est de tester rapidement des idées auprès de vrais utilisateurs tout en minimisant les coûts et les efforts. ‍ Cette approche est basée sur l'apprentissage et l'adaptation : démarrer, observer, apprendre et s'améliorer. ‍ Un MVP n’est pas une fin en soi, mais un point de départ pour la version finale du produit. Cela représente un équilibre entre faisabilité économique, facilité d’utilisation et faisabilité technique. ‍ Donnons un exemple parmis les plus explicites : ‍ Ce que la plupart des gens connaissent d’Amazon, c’est qu’elle a commencé comme une librairie en ligne. Ce que vous ne savez probablement pas, c'est que Jeff Bezos a d'abord créé une liste de 20 produits pouvant être vendus sur Internet. Il a réduit cette liste à cinq produits qu’il considérait comme les plus prometteurs. ‍ Nous y avons trouvé des logiciels, des CD, des vidéos et des livres. Il décide finalement de vendre ses livres, s’appuyant sur la forte demande mondiale de livres bon marché. Il a donc créé un site Web simple. C'était juste un catalogue de livres et rien d'autre. ‍ Lorsque vous passez une commande, Amazon achète l'article auprès du détaillant et l'expédie au destinataire. Au fil du temps, Amazon s’est intéressé à d’autres produits. D'un petit entrepôt, l'entreprise dispose désormais de centaines de points de stockage. Le site Internet a également été amélioré et personnalisé. Selon Forbes, Amazon est le troisième plus grand détaillant au monde. ‍ ## Pourquoi commencer avec un MVP ? ‍ Tester la faisabilité de votre produit : Vous pouvez vérifier la viabilité de votre idée sans investir des sommes considérables. C’est l’occasion de confronter votre produit au marché, de comprendre les attentes des utilisateurs et d’adapter votre stratégie en conséquence. ‍ Flexibilité et apprentissage : Opter pour un MVP signifie accepter de ne pas tout savoir dès le départ et être prêt à apprendre des utilisateurs. Cette méthode valorise la flexibilité et la rapidité sur la perfection. ‍ Méthodologie agile et lean : Le concept de MVP s’inscrit dans les méthodologies de développement agile et lean, favorisant la flexibilité, l’adaptabilité et l’efficacité. De nombreuses startups et entreprises innovantes adoptent le MVP pour lancer de nouveaux produits. Sans MVP, vous risquez de développer un produit complet qui ne répond pas aux attentes du marché, entraînant des pertes financières et de temps. ‍ ## Les composantes clés d’un MVP ‍ Pour comprendre le concept de MVP, il est essentiel de connaître ses composants principaux : ‍ Un MVP se concentre sur les fonctionnalités essentielles - Identifier les fonctionnalités indispensables : La première étape pour créer un MVP réussi consiste à identifier les fonctionnalités absolument nécessaires. Posez-vous la question : quelles sont les caractéristiques sans lesquelles votre produit ne peut exister ? - Mettre l’accent sur la valeur ajoutée : Chaque fonctionnalité sélectionnée doit apporter une valeur tangible à l’utilisateur, répondant à ses besoins de manière précise et efficace. ‍ Design et expérience utilisateur (UX) - Importance d’une conception claire : Un design épuré et fonctionnel améliore l’expérience utilisateur. Chaque élément visuel et interaction doit avoir un objectif spécifique et contribuer à la satisfaction de l’utilisateur. - Optimiser l’UX/UI : Écoutez vos utilisateurs, effectuez des tests, simplifiez l’expérience et restez ouvert aux changements pour améliorer continuellement votre produit. ‍ ## Comment développer un MVP ? ‍ Développer un MVP nécessite précision, agilité et créativité. Voici les étapes clés : ‍ - Planification et établissement d’objectifs Définissez clairement les objectifs de votre MVP : Que souhaitez-vous tester ou valider ? Identifiez les besoins des utilisateurs et établissez une vue d’ensemble du projet. Collecter et analyser les données d’utilisation pour ajuster rapidement votre produit ‍ - Sélection de la technologie et des outils Choisissez des technologies et outils adaptés à vos besoins. Des plateformes comme Bubble, Webflow, ou des frameworks low-code pour élargir les options permettent de développer des applications web robustes sans codage, parfaites pour créer des MVP. ‍ - Développement agile et itératif Adoptez une approche agile et itérative, en construisant et testant les fonctionnalités une par une. Cette méthode favorise la réactivité et l’adaptabilité. ‍ - Tests et validation Testez chaque fonctionnalité, recueillez les feedbacks des utilisateurs, mesurez les performances et ajustez en conséquence. Les tests sont essentiels pour garantir que le produit répond aux attentes avant le lancement. ‍ ## Ressources et compétences nécessaires ‍ Pour réussir le développement d’un MVP, vous aurez besoin d’une équipe compétente avec des rôles clés : - Designers et développeurs UX/UI - Chefs de projet - Analystes de performances et retours utilisateurs ‍ N’oubliez pas de planifier minutieusement votre budget pour couvrir les outils, le personnel et les coûts de test. ‍ ## Digilityx vous accompagne ‍ Chez Digilityx, nous excellons dans la transformation de vos idées en MVP impactants et fonctionnels. Notre équipe d’experts vous guidera à chaque étape pour concrétiser votre vision. ‍ Contactez-nous aujourd’hui pour discuter de votre projet et lancer votre produit minimum viable avec succès. ‍ --- # Design mobile vs tablette : différences et meilleures pratiques UI URL: https://www.digilityx.com/blog/design-mobiles-tablettes-applications Date: 2024-09-23 Expertise: design > Découvrez les bonnes pratiques UX/UI pour concevoir des applications optimisées selon les spécificités des interfaces mobiles et tablettes. Récemment, chez Digilityx j’ai été missioné sur la conception d’une application pour tablette. Après la phase de UX research et avant d’attaquer la conception, je voulais enrichir mon savoir faire par les notions et les bonnes pratiques des experts de la communauté UX/UI. Sauf que, malheureusement, je n’ai trouvé aucun article dédié. ‍ Pour cela, je vous ai concocté un article rédigé par mes petits soins pour vous partager la différence entre la conception pour des interfaces mobiles vs la conception pour des interfaces tablettes. Voici ce qu’il faut savoir et les principales distinctions : ‍ ## Commencer par comprendre comment l’application sera développée ‍ Pour commencer, il faut absolument prendre connaissance des contraintes techniques et du type de l’application qu’on sera amené à concevoir. En effet, Il existe plusieurs types d’applications : ‍ ### Les applications natives : Ce sont des applications disponibles sur les stores (App Store pour iOS et Google Play pour Android), elles sont conçues spécifiquement pour un système d'exploitation comme iOS ou Android. Dans ce cas, au moment du développement, des langages de programmation natifs seront utilisés comme Switf pour iOs et Kotlin pour Android. ‍ En tant que designer, nous serons contraints par des éléments d’interfaces natifs comme le clavier, le bottom sheet et les pop-up. Néanmoins, l’application native peut utiliser toutes les fonctionnalités de l’appareil comme le GPS et l’appareil photo de manière plus efficace. C’est des applications qui offrent une expérience utilisateur optimale en tirant pleinement parti des capacités de chaque device. ‍ ### Les applications hybrides : Ce sont des applications conçues avec des framework cross-plateforme/multiplateforme comme React native ou Flutter, ce qui leur permet d’être installées depuis plusieurs stores à la fois. Elles peuvent accéder à certaines fonctionnalités de l’appareil via des plugins, mais pas toujours de manière aussi complète que les applications natives. Selon la proposition de valeur du produit, ce type d'application est plus rapide et moins coûteux à développer que les applications natives, tout en assurant une expérience utilisateur de bonne qualité. ‍ ### Les applications web : Ce sont des applications multi-plateformes qui fonctionnent dans un navigateur web et ne nécessitent pas d’installation depuis un store. Elles sont développées avec des technologies web, ce qui leur donne un accès limité aux fonctionnalités de l’appareil. En termes de design, ceci offre une liberté plus importante dans la conception et le design des interfaces. ‍ ## Appréhender l'ergonomie des interfaces mobiles et tablettes pour construire un UI Kit adapté Une fois le type d’application à développer et la taille du device est défini, il faut prendre en considération les bonnes pratiques UX/UI pour construire une application accessible, fluide et facile d’utilisation. En effet, le design d’applications pour les interfaces mobiles et tablettes présente plusieurs différences en raison des variations de la taille de l'écran, des comportements des utilisateurs et des contextes d'usage. Parmi cela on cite : ‍ ### La taille de l'écran : - Pour le mobile, on est face à des écrans plus petits (généralement entre 4 et 7 pouces). - Pour la tablette, on a affaire à des écrans plus grands (généralement entre 7 et 13 pouces). ‍ ### Hiérarchie, grilles et navigation : - Pour le mobile, les composants doivent être plus compacts, avec une disposition verticale à privilégier. De manière générale, on travaille avec une grille de 4 colonnes, d’où l’utilisation d’une tabbar (une navigation en bas de l'écran) ou des menus hamburgers pour économiser de l'espace. - Pour les tablettes, la hiérarchie visuelle peut être plus complexe à appréhender, dû à un espace de l’interface plus important. Cela permet de travailler avec une grille plus aérée de 8 ou de 12 colonnes et d’afficher plusieurs niveaux d’informations en même temps. En termes de navigation, il est possible d’utiliser une barre de navigation latérale, une navbar supérieure classique, ou encore une tabbar similaire à celle utilisée pour le Mobile. ‍ Attention ! Il faut choisir la bonne option pour la bonne application pour garantir l’ergonomie de l’interface sur tablette. La barre de navigation latérale (sidemenu) est plus ergonomique pour les applications conçues en mode paysage avec plusieurs entrées de navigation. Cependant, la navbar supérieure classique est plus adaptée aux applications ayant un nombre limité d'entrées (jusqu’à 8) et permettant de maximiser l’espace disponible sur l’écran pour le contenu. Quant à la tabbar, elle est idéale pour les applications ayant 3 à 5 entrées avec des utilisateurs habitués aux mobiles. ‍ ### Interactions, et accessibilité : ‍ - Les applications mobiles sont utilisées dans des contextes variés et en situation de déplacement. Il est privilégié d’utiliser la navigation par gestes courants (swipe, tap, pinch) et la conception doit tenir en compte l’utilisation à une seule main. Les boutons et les liens doivent être suffisamment grands pour être facilement touchés avec un doigt. Et la taille de police doit être assez grande pour garantir la lisibilité sur les petits écrans. ‍ - Les tablettes sont souvent utilisées en situation plus statique que le mobile (maison, bureau, train). Donc il est possible de l’utiliser avec deux mains ou de la poser sur une surface. Pour cela, des gestes supplémentaires sont utilisés pour exploiter l'espace plus grand (par exemple, Drag & Drop). Les boutons d'action et les tailles de police peuvent être plus petites mais doivent toujours rester lisibles à distance. ‍ ## Conclusion Vous savez maintenant qu’avant de commencer la phase de design d’une interface tablette ou mobile, il est essentiel de prendre connaissance de la technologie du développement et ses limites, la taille du device et le mode d’affichage à adopter (portrait ou paysage), sans oublier le contexte d’usage (en déplacement, en situation statique, à l’extérieur ou à l’intérieur). ‍ Tous ces éléments influencent le design des applications et l'expérience utilisateur sur mobile et tablette, les rendant très différentes. Ce qui signifie qu’un seul design ne peut pas convenir aux deux devices. ‍ Il est également important de prévoir une phase de tests utilisateurs pour s’assurer que le design de l’application convient à la cible, offrant une utilisation ergonomique et une expérience fluide. ‍ --- # Le parcours de Simone Biles : 3 leçons de leadership à retenir URL: https://www.digilityx.com/blog/le-parcours-de-simone-biles-3-lecons-de-leadership-a-retenir Date: 2024-08-22 Expertise: design > Aux JO de 2021, Simone Biles s'effondre. En 2024, c’est sa renaissance. Entre temps, son parcours nous enseigne plusieurs leçons de leadership. En 2021 aux Jeux Olympiques de Tokyo, l’étoile montante de la gymnastique s’effondre. Simone Biles abandonne en pleine épreuve et subit une déferlante de haine. ‍ En 2024 aux Jeux Olympiques de Paris, c’est sa renaissance. Elle triomphe avec 4 médailles Olympiques et porte un pendentif « The Goat » serti de 546 diamants pour répondre à ses haters. Elle est considérée comme l'une des meilleures gymnastes de tous les temps. ‍ Entre temps, je pense que le parcours de Simone Biles nous enseigne 3 brillantes leçons de leadership : ‍ ‍ ## Leçon de leadership n°1 : Croire en tous les pouvoirs de l’humain ‍ Les Jeux Olympiques de Tokyo 2021 se sont déroulés en pleine pandémie Covid, impliquant pour les athlètes de : réaliser des tests PCR chaque jour, concourir avec des tribunes vides, partir en compétition sans aucun proche. ‍ Le monde pressant Simone de réaliser ses plus hautes performances, la solitude, et le manque de soutien ont profondément affecté sa santé mentale et la gestion de son stress, la conduisant notamment à être victime de « twisties », phénomènes faisant perdre aux gymnastes leur sens de l’orientation lors de figures réalisées dans les airs. Terrifiant. ‍ Bref : alors qu’elle est au sommet de sa gloire, elle décide de se retirer des Jeux Olympiques de Tokyo 2021, en plein milieu de l’épreuve d’équipe. ‍ En tant qu’êtres intrinsèquement sociaux, les humains prospèrent grâce à la communauté et aux relations. Le parcours de Simone Biles souligne l’importance d’avoir des visages solidaires près de soi et la nécessité d’avoir un but communautaire. ‍ Lors de son retour au sommet aux Jeux Olympiques de Paris 2024, Simone Biles a cité à plusieurs reprises 2 choses : 1. le pouvoir du soutien de son équipe derrière elle, 2. la rigueur d’un travail régulier de gestion de ses émotions. ‍ Elle les a souvent évoquées comme étant les raisons pour lesquelles elle pouvait concourir à nouveau à son plus haut niveau. ‍ Même si le leadership ressemble souvent à une personne seule à la tête d’une équipe, ne négligeons ni le rôle du lâcher prise, ni le rôle de ceux qui nous entourent. ‍ ‍ ## Leçon de leadership n°2 : Revendiquer ses convictions ‍ La décision de Simone Biles de se retirer des Jeux Olympiques de Tokyo 2021 a été à la fois difficile et essentielle. ‍ Au milieu du traumatisme des abus qu’elle (et d’innombrables autres femmes) ont enduré dans le système de l’USGA et ces Olympiades post-COVID très particulières, ont profondément affecté sa santé mentale. ‍ Alors que les recherches montrent qu’un stress prolongé peut entraîner de l’anxiété, de la dépression, des tensions musculaires et des inflammations, Simone a pourtant fait l’objet d’une déferlante de haine et de violentes critiques au moment où elle s’est retirée de la compétition. ‍ Personne ne voyait contre quoi elle était en train de lutter. ‍ À Tokyo, beaucoup se souviennent de son abandon. D’autres se souviennent qu’elle a ouvert la porte à des conversations attendues depuis longtemps sur l’humanité des athlètes et sur l’importance de leur santé psychologique. ‍ Simone a choisi de s’en tenir à ses convictions avec courage, donnant la priorité à sa santé mentale, plutôt qu’à la compétition. Et elle était de retour au sommet aux Jeux Olympiques de Paris 2024. ‍ Même les plus grands leaders parmi nous luttent. Lorsque nous prenons le temps de reconnaître cette lutte, de prendre soin de nous-mêmes, et de rester fidèles aux convictions qui nous animent : nous sommes prêts à nous dépasser. ‍ ‍ ## Leçon de leadership n°3 : De la force dans la vulnérabilité ‍ L’ouverture de Simone Biles sur son parcours et les difficultés auxquelles elle a fait face aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021 concernant sa santé mentale, son cheminement jusqu’aux Jeux Olympiques de Paris 2024, et son triomphe historique lors de ces Olympiades montre à quel point elle a tiré de la force de ses vulnérabilités. ‍ Ses coéquipières ont d’ailleurs déclaré que sa transparence et la reconnaissance de ses vulnérabilités créaient un environnement contribuant à renforcer la confiance et l’authenticité au sein de leur équipe. ‍ Cela a également encouragé d’autres athlètes à parler ouvertement de leurs propres luttes, leur permettant notamment : - de se sentir plus à l’aise au sein de leur équipe, - de créer un climat de confiance au sein du groupe. ‍ L’authenticité, l’empathie et la confiance entre les personnes participent à créer de la sécurité et de l’appartenance au sein d’un groupe, améliorant ainsi la collaboration et la performance. ‍ Le parcours de Simone Biles nous rappelle le pouvoir et le potentiel de l’esprit humain et le multiplicateur de force qu’est la communauté. ‍ ‍ ‍ Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelles leçons de leadership retenez-vous des parcours des athlètes ayant participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 ? ‍ --- # Comment fonctionne l'algorithme Facebook Ads (Meta) ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-fonctionne-lalgorithme-facebook-ads-meta Date: 2024-04-16 Expertise: growth-marketing > L'algorithme Meta est puissant et permet d'atteindre de nombreux objectifs. Pour les atteindre au mieux possible, comprendre son fonctionnement est clé. ## Comment fonctionne l'algorithme Facebook Ads (Meta) ? ‍‍ ### 1. Quel est le rôle de l’algorithme Facebook Ads ? ‍ Quand on se lance dans des Facebook Ads, la première chose qui nous vient à l’esprit - que l’on soit annonceur ou agence - c’est évidemment “comment vais-je réussir à dépenser mon budget de façon optimale”. Quel que soit notre objectif, notre budget est limité pour l’atteindre, et notre souhait est d’obtenir le meilleur rapport résultat / budget. Jusque là, pas de débat. Ensuite, quand on fait notre plan d’action pour atteindre cet objectif, nous viennent alors les bons réflexes. Définir clairement ses objectifs, poser son UVP, clarifier son persona pour trouver son audience, réaliser des assets créas aux petits oignons, décliner ses assets dans tous les formats, lister ses landing pages, poser son tracking… On s’équipe et on coche tous les prérequis d’une campagne à la performance. ‍ Mais aussi bien préparée soit notre campagne, si nous ne prenons pas en compte la façon dont fonctionne l’algorithme, comment atteindre ses objectifs de la façon la plus rentable ? L’algorithme Facebook Ads est la clé de voûte de la performance, et si son fonctionnement n’est pas pris en compte, on peut passer à côté de la performance, voire même de l’impression. Eh oui, si l’algorithme n’a pas de quoi se nourrir, il ne va même pas pouvoir vous diffuser. ‍ ### 2. Comment donner les bons ingrédients à l’algorithme pour maximiser la performance ? ‍ Alors, pour bien réussir à optimiser son investissement média et maximiser son retour sur investissement, comment nourrir correctement mon algorithme ? ‍ Comme toute intelligence artificielle, l’algorithme Facebook Ads a besoin de données pour fonctionner. Nous revenons donc dans un premier temps sur la bonne préparation des prérequis. Plusieurs éléments rentrent dans la bonne composition d’un menu spécial algorithme : ‍ 1. Le plan de taggage et la bonne pose du tracking : poser soigneusement l’ensemble des conversions est une première étape primordiale. Évidemment, le fait de renseigner les étapes clés de la conversion à l’algorithme va lui permettre de comprendre ou se situe la valeur lors d’un parcours sur votre site. Chaque étape du tunnel de conversion a son importance : visite, call to action, parcours de certaines pages, ajout au panier, achat, etc. ‍ 2. La création de nombreux assets : visuels, vidéos, wordings permettent d’aller anticiper des moments de creux ou des besoins d’optimisation pour relancer l’algorithme. Quand on crée ses assets, on pense donc à créer une véritable bibliothèque, pour aller ensuite pouvoir piocher dans sa backlog à souhait. ‍ 3. Le travail du persona et des audiences : travailler en amont des campagnes la définition de son persona permet d’enrichir la liste des audiences / ciblages que vous allez travailler dans Facebook Ads. Avoir plusieurs ciblages (ensembles de publicités donc) identifiés et prêts à être testés est un vrai atout pour la suite des campagnes ‍ Avoir préparé tous ces éléments permet de faire sa campagne dans les meilleures conditions. Pensez également à connecter les pages Facebook et comptes Instagram avant de lancer une campagne. Dernière chose, pendant le travail des ciblages, penser aux exclusions, telles que les exclusions de bases clients, permettent d’optimiser sa diffusion. ‍ Vous pourrez d’ailleurs retrouver les 7 points clés pour réussir une stratégie paid ads sur notre page dédiée. ‍ ### 3. Maintenant que les éléments sont prêts, comment je me sers de ceux-ci pour maximiser la performance de l’algorithme ? ‍ Comme on l’a bien en tête, l’algorithme Facebook Ads a besoin de recevoir des données pour bien performer. Pour nourrir la machine, on doit donc mettre en place une architecture de campagne qui lui permette de fonctionner efficacement. ‍ - Le budget ‍ Définir son budget ne se fait pas au doigt mouillé. Et s’il est imposé par une enveloppe budgétaire, on doit accommoder notre structure en fonction de lui. Pour définir son budget et la structure qui s’impose, on part donc de notre objectif. ‍ Par exemple, j’ai un budget de 1000€ / mois avec pour objectif de générer des ventes. Mon coût par achat moyen constaté sur du paid est de 170€. Ici, le plus on connaît ses différents KPIs du tunnel de conversion, le plus on peut détailler sa stratégie (taux de clic, taux de conversion, etc.) ‍ Pour calculer un budget journalier : 1000/30 =33€ par jour. Sachant qu’il faut 170€ pour déclencher un achat, cela signifie que nous aurons environ 1 achat tous les 5 jours. C’est très peu pour que l’algorithme apprenne rapidement et puisse optimiser les campagnes. Dans ce cas, deux options : - Augmenter notre budget. Ici on essaye d’atteindre le coût de la conversion / jour pour permettre a l’algorithme de faire son travail - Demander à l’algorithme d’optimiser les campagnes non pas sur l’achat, mais sur un événement de conversion plus haut dans le tunnel de conversion et donc moins cher. Par exemple, l’ajout au panier permet souvent de générer plus de deux fois plus de conversions que l’achat. Ici, on a donc plus de marge pour générer des conversions et nourrir l’algorithme tout en respectant notre budget. Cela peut bien sûr remonter jusqu’au clic vers le site. ‍ - La structure ‍ Une structure qui permet à l’algorithme de fonctionner, c’est une structure simple et orientée test & learn. De quoi faire du deux-en-un lors d’une campagne publicitaire ‍ - Une campagne par objectif (achat, prospect, visite, etc.) - Plusieurs ensembles de publicité par campagne, selon le budget (budget set-up au niveau de l’ensemble de publicité) - Un nombre grand de publicités à disposition qui permettent de tester de nombreux éléments (créas, format, message, CTA, etc.) mais en travaillant en ON / OFF et avec un nombre contrôlé de publicités actives au même moment. ‍ Tout comme pour notre calcul précédent, nous allons prendre en compte notre budget pour définir le nombre d’éléments que nous pouvons activer. Si nous reprenons l’exemple précédemment évoqué, avec un coût par achat de 170€, voici une structure envisageable : ‍ - 1 campagne d’acquisition à objectif de conversion (achat) - 2 ensembles de publicités, chacun testant un ciblage différent (budget journalier = 200€ jour / ensemble de publicité) - 2 publicités actives en parallèle par ensemble de publicité ‍ Avec un budget plus important, nous pourrions avoir une structure cible comme ceci : ‍ - 2 campagne d’acquisition : 1 objectif de conversion (achat) et 1 retargeting - 4 ensembles de publicités acquisition, chacun testant un ciblage différent (budget journalier = 500€ jour / ensemble de publicité) + 1 ensemble de publicité retargeting - 4 publicités actives en parallèle par ensemble de publicité ‍ On adapte donc son nombre d’éléments actifs à son budget. Cela permet d’éviter que le budget ne s’éparpille sur beaucoup d’éléments. ‍ Pour faire le bilan après ces quelques exercices de mathématiques, il faut évidemment garder à l’esprit que ces exemples sont à adapter dans leur contexte et selon ses objectifs. Mais il est intéressant de se pencher sur le fonctionnement de l’algorithme pour rédiger un plan d’action Social Ads adapté. ‍ Pour aller plus loin, nous pourrions comparer différentes stratégies, regarder l’impact du nombre d’éléments en ligne vs budget, dans des cas concrets. Si l’envie vous prend de parler de cela sur un cas réel, contactez-nous ! ‍ --- # Qu’est ce que le quality score et comment l’améliorer ? URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-que-le-quality-score-et-comment-lameliorer Date: 2024-03-01 Expertise: growth-marketing > Découvrez comment améliorer votre Quality Score pour optimiser votre visibilité sur Google et maximiser votre ROI. ## Qu’est ce que le quality score de Google Ads ? ‍ En vous baladant sur un compte Google Ads, ou en discutant avec vos -supers- collègues du marketing, vous avez probablement déjà vu ou entendu parler du fameux quality score, ou score de qualité en Français. Cette note de 1 à 10 (10 étant l'idéal) est un indicateur fourni par Google Ads pour évaluer la qualité et la pertinence de vos annonces par rapport à celles de vos concurrents, pour un mot clé donné sur le réseau Search. ‍ En bref, votre quality score sur Google Ads reflète l'expérience globale que vous proposez à vos utilisateurs lorsqu'ils interagissent avec vos annonces, comparativement à d'autres acteurs dans votre secteur. ‍ ## Où trouver votre quality score ? ‍ Le quality score Google Ads est disponible au niveau mots-clés de votre compte. Suivez ces 4 étapes simples pour l’afficher : - Ouvrez votre compte Google Ads et sélectionnez la campagne sur le réseau Search qui est concernée - Sur le panneau général de gauche, déroulez l’onglet Mots-clés - Votre Score de Qualité ne s’affiche pas forcément parmi les colonnes : pour cela cliquez sur Colonnes pour l’ajouter. ‍ Capture d’écran d’une campagne en pause d'un compte Google Ads, contenant les différentes colonnes du Quality score‍ Vous voyez désormais le score de qualité attribué par Google Ads à chaque mot clé sur lequel vous faites une enchère ! ‍ Que faire si vous ne voyez pas apparaître de Quality Score ? Si vous remarquez "--" à la place de votre Quality Score, cela indique que le volume de recherche associé à ce mot-clé exact n'est pas suffisant pour attribuer un score. Le Quality Score étant basé sur l'historique des recherches du mot clé, cette absence de data peut nécessiter une réévaluation de votre stratégie de mots-clés... ‍ ## Comment le Quality Score de Google Ads est-il calculé ? ‍ ### Quelles sont les trois composantes du score de qualité ? ‍ Capture d'écran des colonnes de quality score dans Google Ads‍ Le score de qualité de Google Ads repose sur 3 composantes : ‍ - Le taux de clic attendu - La pertinence de l’annonce - La pertinence de la page de destination ‍ Ces 3 facteurs, communiqués par la régie elle-même, ont tous leur importance et l’appréciation accordée par Google Ads pour chacun d’entre eux est d’ailleurs disponible dans la même vue que votre score de qualité. Pour cela, il vous suffit de retourner dans le paramétrage de vos colonnes à afficher, et de sélectionner chaque facteur. ‍ Vous pourrez voir trois niveaux d’appréciation différents attribués à chacun de ces facteurs pour noter vos mots-clés : au-dessous, au-dessus, ou à la moyenne. Vous avez l’impression de retourner à la belle époque de l’école? La réalité est légèrement différente : par moyenne, on entend ici par rapport à vos concurrents qui enchérissent sur le même mot clé que vous. ‍ Pour mieux comprendre les appréciations attribués à ces facteurs, découvrons ensemble la définition de chacun d’entre eux : ‍ - Le taux de clic attendu ‍ L'algorithme de Google Ads évalue les performances passées de vos mots-clés, telles que leur position par rapport à une requête, pour estimer la probabilité qu'une annonce soit cliquée. À retenir : cette estimation est basée sur l'hypothèse que le terme de recherche correspondra exactement à ce mot-clé, et pas une variante plus ou moins proche. Lorsqu'un utilisateur clique sur votre annonce après avoir effectué une requête, l'algorithme de Google Ads affine son calcul pour fournir une estimation encore plus précise du CTR. En fonction de vos optimisations et de l’effort fourni pour réaliser vos publicités, cela peut donc être un cercle vertueux, ou vicieux ! ‍ Vous avez un doute sur votre taux de clic attendu ? Ce sont nos experts qui en parlent le mieux, profitez de leur expertise en les contactant dès maintenant. ‍ - La pertinence de l’annonce ‍ Vous êtes-vous déjà demandé si votre annonce répondait réellement à la requête tapée par un internaute sur Google? Cet indicateur vous aide à le découvrir. Il vous informe sur la capacité de votre annonce à répondre à l’intention de l’utilisateur, et plus concrètement vous indique si votre copywriting d’annonce contient la requête qu’il a tapé, et la contextualise correctement pour fournir une réponse adaptée et claire à l’internaute qui voit s’afficher votre publicité. ‍ - La pertinence de la page de destination ‍ Ce 3ème facteur est particulièrement intéressant car il permet de vous poser une question qui va au-delà de la plateforme publicitaire. En effet, il amène à se demander si la page web sur laquelle vous redirigez vos visiteurs après avoir cliqué sur votre annonce est : ‍ - Pertinente : Le contenu de la page correspond-il à celui de l'annonce, tant au niveau des mots-clés que du thème abordé ? - Confortable : L'UX sur ma page est-elle optimisée, permettant une navigation fluide et sans obstacles ? - Rapide : La vitesse de chargement de ma page est-elle correcte, évitant ainsi d'augmenter le taux de rebond ? ‍ En cas de mauvaise appréciation concernant votre page de destination, mais également de manière générale et pas seulement pour Google Ads, vous devez régulièrement vérifier et améliorer ces multiples attributs, en prenant le soin d’appliquer vos optimisations sur mobile, desktop, et tablette. Pour être sûr d’appliquer les bonnes pratiques afin d’améliorer votre expérience utilisateur, tournez-vous vers des experts en UX qui sauront réaliser un audit et vous fournir une liste de recommandations. ‍ Ces 3 facteurs, constitutifs de votre score de qualité, existent afin de vous aider à constamment trouver des pistes d’amélioration pour augmenter vos performances, et ainsi vous démarquer de vos concurrents. ‍ ### L’importance du Quality Score dans la performance des campagnes publicitaires en ligne ‍ Comme vous l'avez lu précédemment, le Quality Score évalue l'utilité, la pertinence et le confort de votre annonce et de votre page de destination. Bien que le quality score de Google Ads ne soit pas un indicateur de performances en soi, mais plutôt un ensemble d’indicateurs attestant de l’expérience utilisateur, plus il est élevé, plus il aura un impact bénéfique pour faire baisser vos coûts, et améliorer la position de votre annonce. En effet, Google a tout intérêt à améliorer ces deux aspects afin de répondre au mieux aux intentions de recherche des internautes. ‍ Comme le montre le schéma ci-dessous, un annonceur (appelé ici “clients” A,B,C,D) prêt à enchérir plus de budget sur un mot clé, ne sera donc pas forcément le vainqueur de cette enchère : la régie privilégiera le quality score élevé d’un annonceur (ici le client D), couplé à une enchère suffisante. ‍ Source : L’étincelle, formation Google Ads* Légende : CPC : Coût par clic CPC réel / Eff. CPC : coût réellement facturé après l’enchère effective max. CPC : Coût par clic maximal que le client est prêt à payer pour un mot clé ciblé QS : Quality score Rank : Position payante dans les résultats de Google ‍ Vous devez donc intégrer la surveillance et l’amélioration de cet indicateur et de ses composantes associées de manière systématique dans la gestion de vos campagnes publicitaires afin d’en améliorer la performance, et leur retour sur investissement. Pour un pilotage à la performance, envisagez de confier la création et la gestion de vos campagnes à une équipe dédiée au Growth marketing. Vous pourrez ainsi bénéficier de leur expertise sur la régie Google Ads, tout en étant aligné avec vos objectifs business. ‍ ## Comment améliorer votre Quality Score en 4 grandes étapes ? ‍ Afin de vous aider à améliorer votre quality score, nous avons réalisé une checklist des 4 premières étapes pour détecter les pistes d’amélioration les plus prioritaires à mettre en place : ‍ - Utilisation de mots-clés pertinents et ciblés ‍ Grâce à la campagne de Search de Google Ads, vous avez la possibilité de réaliser des enchères sur des mots-clés spécifiques, ou requêtes, tapées par les internautes que vous désirez cibler. Il est donc important de réaliser une étude de mots-clés en amont, vous permettant d’identifier ceux qui sont les plus adaptés à lier à vos annonces. ‍ Pour cela, utilisez des outils comme Semrush (outil payant), ou Google Keyword Planner (outil gratuit disponible dans votre compte Google Ads) afin de générer des idées de mots-clés, obtenir leurs volumes de recherche, mais aussi leurs scores de difficulté et leur prix d'enchères estimés. Nous recommandons d’identifier les requêtes ayant une balance équilibrée entre fort volume de recherche mensuelle, score de difficulté peu élevé, et prix d’enchère raisonnable selon votre budget. Si vous avez besoin d’aide pour réaliser cette étude ou estimer un budget publicitaire optimal pour atteindre vos objectifs, n’hésitez pas à nous contacter. ‍ - Création de publicités pertinentes et attrayantes ‍ Après avoir identifié les mots-clés prioritaires dans votre stratégie, il est important de créer des annonces publicitaires qui ont du sens par rapport à ces requêtes. En effet, quoi de plus frustrant que de demander à Google une recette traditionnelle de crêpes bretonnes pour la chandeleur, et d’atterrir via une publicité sur une page de recette de far breton ? Utilisez donc les requêtes sur lesquelles vous enchérissez dans vos annonces, et contextualisez vos titres et descriptions de manière à convaincre l'utilisateur dès l'annonce que vous êtes la réponse à sa requête. Utilisez des formulations incitatives (CTA) pour encourager les clics, en mettant en avant vos avantages par rapport à vos concurrents. Pour optimiser votre présence dans les résultats de recherche, et proposer des annonces plus complètes et convertissantes, améliorez vos chances d'attirer des visiteurs en utilisant les extensions d’annonces disponibles lors de la création de vos publicités. ‍ - Optimisation des pages de destination pour une meilleure expérience utilisateur ‍ La page de destination, ou landing page, sur laquelle vous redirigez vos utilisateurs après avoir cliqué sur votre annonce, doit correspondre au contenu attendu. Par exemple, les mots-clés principaux utilisés dans votre annonce doivent apparaître dans la structure Hn (balises de titre H1, H2, H3) et le contenu de votre page (paragraphes). La rédaction et la construction de votre page doivent donner une réponse au sujet tapé par les internautes afin de ne pas les décevoir, au risque d’augmenter votre taux de rebond, de baisser votre CTR, et d’augmenter vos coûts par clic ! ‍ Nous l’avons abordé plus haut, le temps de chargement et la facilité de navigation sur vos pages doivent être satisfaisants pour vos visiteurs, afin de pouvoir découvrir et apprécier votre contenu dans un confort optimal, et mobile friendly. Ces aspects sont d'autant plus important pour améliorer votre taux de conversion ! Digitips : Utilisez cet outil gratuit pour savoir si la vitesse de chargement de votre site ou de votre page nécessite des ajustements. Les usages évoluent, et la technologie nous permet d’y répondre facilement. Pour appliquer les meilleures pratiques de navigation en 2024, parlez-en à un expert en UX design qui saura réaliser un audit précis et vous livrer les meilleures recommandations selon vos objectifs. ‍ - Suivi et monitoring du quality score dans le temps ‍ L’impact des actions réalisées pour améliorer votre quality score doit être mesuré et suivi dans le temps. De manière générale, nous livrons ou recommandons souvent à nos clients de créer des dashboards dédiés aux indicateurs importants pour leur stratégie SEA. Si tel est le cas pour le quality score, créer un rapport personnalisé dans Google Ads, et le coupler à une visualisation sur Looker Studio est le meilleur moyen. Ces dashboard offrent une vue détaillée de l'évolution de votre Quality Score et de son impact sur les performances de vos annonces. ‍ En conclusion ‍ Votre quality score Google Ads, composé du taux de clic attendu, de la pertinence de votre annonce, et de la convivialité de votre page d'atterrissage, sont des indicateurs extrêmement utiles pour surveiller les performances de vos campagnes. Ils permettent d’identifier rapidement la nature des principales optimisations à réaliser afin d’améliorer les appréciations de la régie publicitaire de Google, et ainsi augmenter votre retour sur investissement publicitaire. Pour aller plus loin dans la stratégie et les tactiques à mettre en place pour améliorer et conserver votre quality score, et ainsi atteindre vos objectifs digitaux et business, discutons ensemble dès maintenant de votre méthode et de votre organisation actuelle en SEA pour en tirer le meilleur et vous démarquer de vos concurrents. ‍ --- # Comment bien choisir ses outils en marketing digital ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-bien-choisir-ses-outils-marketing-digital Date: 2024-02-02 Expertise: growth-marketing > Découvrez les méthodes pour construire sereinement votre stack marketing et choisissez vos différents outils de marketing digital en fonction de critères importants pour votre business Vous avez conçu votre stratégie de Growth Marketing ? Place à l’action ! L’objectif ici n’est pas de lister quels sont les meilleurs outils qui existent sur le marché, même si on donne des exemples, mais d’avoir des méthodes pour structurer votre boîte à outils digitale. Nous vous aidons à comprendre comment construire sa boîte à outils marketing digital et réaliser une stack marketing solide pour être serein.e sur l'application de sa stratégie digitale. ## Outils marketing digital : KESAKO ? ‍ Quand on parle de boîte à outils marketing, nous faisons référence ici à l’ensemble des logiciels, plateformes et outils qui aident à la mise en place de sa stratégie marketing digital, le suivi de toutes les actions marketing et l’analyse globale des efforts déployés. Dans un monde digital et en perpétuelle innovation, il est important de se munir des bons outils et des bons produits pour avancer sereinement dans le déploiement de ses activités marketing. Les boîtes à outils du marketing digital, ou stack marketing, sont bien différentes en fonction de la taille de l’entreprise, du type de produit ou service, ou du budget alloué, mais elles ont toutes des similitudes : il y a bien entendu des types d’outils indispensables pour mettre en œuvre sa stratégie de marketing digital. ‍ ## Les 4 outils marketing indispensables pour démarrer sa boîte à outils digitale ‍ Il y avait un temps où les entreprises utilisaient un seul et même logiciel pour gérer leurs actions marketing; à l’ère du digital et des plateformes SaaS, nous observons aujourd’hui que toutes les entreprises, de toutes tailles, utilisent un écosystème d'applications connectées entre elles pour déployer leurs efforts marketing. Il est maintenant possible de construire sa stack marketing en peu de temps, et avec très peu d’investissements, en commençant par ces 4 types d’outils de marketing digital qui sont indispensables pour démarrer sa boîte à outils et commencer à mettre en œuvre sa stratégie de marketing digitale. ‍ ### La landing Page : mettre en avant son offre Que ce soit pour tester une idée, préparer une pré-vente, organiser un événement ou promouvoir un produit en particulier, la landing page est la première étape d’une action d’acquisition digitale en marketing. C’est cette page, spécialement créée pour une campagne marketing, qui mettra en avant votre offre et un formulaire pour récupérer les informations de vos prospects. ‍ C’est ici que le premier choix d’outils intervient : - Vous avez déjà un site vitrine et la possibilité de créer des landing pages dédiées ? Félicitations, vous avez un outil de plus à ajouter dans la liste de votre stack marketing ! - Vous avez déjà un site et votre CMS actuel ne vous offre pas la possibilité de générer simplement des landing pages adaptés à votre besoin ? - Vous souhaitez tester une idée et partir uniquement sur une landing page ? Il est possible aujourd’hui d’utiliser des outils de génération de landing page pour vos campagnes marketing. Spécialement conçus pour répondre aux besoins du growth marketing, ces outils, comme Webflow ou Unbounce, permettent de générer rapidement et efficacement des landing pages pour vos campagnes d’acquisition. ‍ ### Le CRM : gérer les informations client du lead à l'après-vente Le marketing d’aujourd’hui étant centré sur l’utilisateur, il est de plus en plus important de bien connaître vos prospects, vos clients et surtout pouvoir les segmenter correctement. Ne négligez pas le pouvoir d’une liste de prospects bien construite et la nécessité de documenter toutes vos interactions entre vous et vos utilisateurs ! ‍ C’est pour cela que, à n’importe quel stade de votre business, il est nécessaire de penser à une solution CRM Marketing tel un écosystème "sur mesure" en utilisant le meilleur de chaque solution, ou juste ce qu’il faut de chaque solution. Que ce soit un outil global, qui n’a pas le nom de CRM, comme Airtable ou Notion, ou bien un CRM bien connu du marché, comme Salesforce ou Hubspot, vous devez adapter votre outils digital à vos besoins, et non l’inverse. ‍ ### L'outil d'analyse web : comprendre l'expérience des visiteurs sur son site web Maintenant que vous avez votre landing page, ou votre site web, il est conseillé de mettre en place un outil d’analyse de site web pour récupérer des informations sur l’utilisation qu’en fait vos visiteurs. Connaître le nombre de visiteurs et la fréquence de visite de vos utilisateurs c’est bien, mais comprendre le comportement sur les parcours, les différentes interactions et savoir les analyser c’est mieux ! Nous parlerons forcément ici du plus connu et du plus simple à mettre en place : Google Analytics 4, mais il en existe plein d’autres, comme Matomo ou Adobe Analytics, avec leur particularité et leur propre processus d’intégration. ‍ Si vous n’avez pas de ressources pour modifier le code source de votre site web, ni des compétences en web analyse, nous vous recommandons Google Analytics 4, outil d’analyse de site web gratuit qui s'installe rapidement et simplement en quelques minutes. Après avoir installé cet outil, vous pourrez rapidement avoir un aperçu des visites de votre site web, les principaux événements effectués par vos utilisateurs et vos sources de trafic qui performent le mieux. ‍ Vous observerez bien sûr, avec le temps, une nécessité d’évolution qui sera liée à l’évolution de vos besoins en tant que marketeur. Lorsque ce jour arrivera, n’hésitez pas à passer par un Tag Management System (TMS), qui vous permettra de récupérer et de préciser toutes les intéractions sur votre site web. ‍ ### L'outil d'emailing ou de marketing automation : vos campagnes ciblées Nous recevons de plus en plus de sollicitations commerciales et marketing, que ce soit par emails, par sms, sur les réseaux sociaux ou même par téléphone. Ainsi, pour vous différencier, l’enjeu est de taille : vous devez réussir à créer une relation de proximité et de confiance avec l’ensemble de vos prospects et de vos clients. Avec cette idée, vous pourrez tout aussi bien prendre le temps de personnaliser chacun de vos messages ou mails lorsque vous souhaitez communiquer sur vos produits, mais nous savons très bien que le temps consacré à ce type de tâche chronophage ne vous permettra pas d’assurer la complète mise en oeuvre de votre stratégie marketing digitale. ‍ C’est pour cela que nous mettons en avant l’importance de se munir d’un bon outils de marketing automation. La finalité de cet outil est de vous permettre d’améliorer votre efficacité marketing, tout en gagnant du temps sur sa mise en place. Grâce aux informations collectées sur vos cibles et sur vos clients, les outils de marketing automation, via votre propre compte LinkedIn ou à partir de votre propre adresse email, vous permettent d’automatiser l’envoi de newsletter, de cold message sur LinkedIn ou d’emails de relance; vous bénéficiez aussi de l’enrichissement d’informations sur vos contacts à l’aide de workflows, de comportement sur votre site web, ou sur vos différentes publicités. ‍ En somme, ce type d’outils vous permet de mettre en place vos premières campagnes ciblées, mais aussi d’améliorer vos campagnes marketing déjà en place, en sur-personnalisant votre segmentation et vos accroches. ‍ ## Les caractéristiques obligatoires sur ses outils marketing digital ‍ Nous avons vu l’importance d’avoir certains types d’outils pour démarrer sa boîte à outils digitale, mais comment ensuite bien choisir les différents outils digitaux pour tirer parti de cet écosystème ? ‍ ### Interopérabilité et interconnectivité des outils Aujourd’hui les entreprises n’utilisent plus une solution mais un écosystème d'applications connectées entre elles. C’est pour cela que la première caractéristique obligatoire pour démarrer sa boîte à outils digitale est bien sur l’interopérabilité des différents outils ! Si vous avez une dizaine d’outils qui ne sont pas compatibles entre eux, il ne sera pas possible de transférer les données d’un outil à l’autre, et donc vous perdrez en efficacité, en temps et à fortiori en argent. ‍ N’hésitez pas à regarder les différentes fonctionnalités des outils avant de vous lancer. La plupart des outils digitaux offrent la possibilité de se connecter à d’autres outils connus sur le marché, mais certains n’offrent pas cette fonctionnalité, ni le partage de données dans les deux sens. S’il n’y a pas de connexion native, il existera toujours d’autres moyens de connecter des outils digitaux entre eux, en utilisant Zapier ou Make par exemple, ou en développant votre propre API. Ces alternatives nécessitent tout de même des compétences particulières qu’il ne faudra pas sous-estimer lorsque vous choisirez vos outils. ‍ ### Évolution des outils Deuxième caractéristique importante à garder en tête dans le choix des ses outils de marketing digital est bien sûr la fréquence de mise à jour et les différentes évolutions prévues. Un bon outil est un outil qui évolue avec son temps ! Vérifiez les dernières mises à jour de sécurité des outils que vous repérez, et naviguez parmi les forums existants pour récupérer des avis d’utilisateurs sur les évolutions mises en place. ‍ ### Les petits plus Si vous êtes à la recherche d’outils pour finaliser votre stack marketing et ajouter une brique manquante à votre écosystème digital, n’hésitez pas à noter les différents outils que votre équipe ou que les autres services de votre entreprise utilisent déjà. Certains outils digitaux ont plusieurs fonctionnalités et peuvent être totalement compatibles avec vos besoins et celui d’un autre département en même temps. ‍ Les petits plus à prendre en compte sont ces petits détails qui feront qu’un outil digital du marché soit, au bout du compte, un outil de votre stack marketing : analyser l’ergonomie de l'outil, testez le et jugez de son efficacité par rapport à votre ressenti. C’est vous et votre équipe qui allez l’utiliser au quotidien, donc ne négligez pas cette étape pour vous sentir totalement maître de votre propre boîte à outils digitale. ‍ ## Création de sa stack marketing : un ensemble d'outils pour gagner en efficacité ### Définir ses besoins et ses objectifs Pour réaliser une stack marketing efficace et adapté à vos besoins, vous devez tout d’abord définir vos cas d’usages et vos objectifs. Identifiez les différentes tactiques marketing que vous allez utiliser pour déployer votre stratégie de marketing digitale et lister les fonctionnalités indispensables dont vous aurez besoin pour mener à bien votre projet. Une fois cette liste complète, il faudra juste s’assurer que les différents outils choisis répondent à ces cas d’usages. ### Comparer les différents outils digitaux Il existe pléthore d’outils de marketing digital sur le marché, et vous connaissez forcément quelqu’un qui connait quelqu’un qui a trouvé l’outil magique pour son entreprise. Nous vous conseillons quand même de lister les différents outils qui existent par type de besoin avant de vous lancer dans l’acquisition de l’un d’eux. Comparez leurs fonctionnalités, leur prix, et leur interconnectivité pour vous assurer que votre choix se porte sur celui qui vous conviendra le mieux. ### Réaliser sa stack marketing Construisez votre boîte à outils à partir des différents produits que vous avez sélectionné. Connectez-les et testez-les avec de petites volumétries de contacts et sur de courtes périodes. Une fois que vous avez validé vos tests, vous obtiendrez votre propre stack marketing pour gérer votre Marketing, ou plus globalement votre entreprise. Vous hésitez sur un de vos outils ? Pas de panique, rien n’est figé dans le temps. Il est toujours possible de changer d'outil. Restez agile et redéfinissez vos besoins pour adapter votre boîte à outils au quotidien de votre stratégie marketing. ‍ ‍ ‍ Vous avez maintenant toutes les clés pour structurer la création de votre propre boîte à outils de marketing digital ! Concevoir sa propre stack marketing permet de gagner en efficacité dans la mise en œuvre de sa stratégie digitale, et de rester totalement indépendant tout au long de la mise en place de celle-ci. Vous pouvez dès à présent lister vos besoins, comparer les différents outils, et vous lancer dans la conception de votre stack marketing ! ‍ --- # Corporate start-up studio : 5 conseils pour dérisquer l’innovation URL: https://www.digilityx.com/blog/corporate-start-up-studio-5-conseils-pour-derisquer-linnovation Date: 2024-01-18 Expertise: design > Vous souhaitez lancer de nouveaux business qui généreront des revenus ? 5 conseils pour innover grâce au corporate start-up studio. Dans un contexte économique noué, je remarque que les corporates ne souhaitent plus simplement lancer de nouveaux services pour se démarquer de leurs concurrents ou fidéliser leur clientèle. Beaucoup souhaitent construire des services qui génèreront suffisamment de valeur pour que leurs clients soient prêts à les payer. ‍ L’enjeu : lancer en interne des produits ou services qui généreront de nouveaux revenus. C’est là que commence le casse-tête : comment dérisquer et accélérer la construction et le lancement de nouveaux business monétisés ? ‍ Avec la bonne formule, vous pouvez cocher toutes les cases et atteindre vos objectifs. ‍ ## 1. Identifiez les assets que vous avez déjà chez vous pour innover ‍ Une difficulté souvent rencontrée par les corporates est la suivante : j’ai envie de me lancer, mais par où dois-je commencer ? Spoiler alert : commencez avec ce que vous avez déjà. Je vous propose un jeu : je vous partage 3 exemples d'innovations très différentes, et vous trouvez quel est leur point commun. C’est parti : ‍ - 1. BIC était déjà connu pour ses stylos, puis ils ont lancé en 1975 le premier rasoir jetable composé d’un manche en plastique et d’une lame. Pour lancer ce nouveau produit, ils ont utilisé la matière première, la main d’œuvre, les chaînes de production qu’ils avaient déjà pour fabriquer leurs stylos. ‍ - 2. Stellantis disposait d’une flotte de véhicules d’occasion à l’arrêt. Ces véhicules coûtaient de l’argent à entretenir mais n’en rapportaient pas. Sur cette base, le groupe a lancé avec Free2move en 2019 l'offre Car On Demand, destinée à une cible peu adressée par le groupe (les 25-39) via un abonnement mensuel à la voiture flexible ou sans engagement de durée. ‍ - 3. La plateforme Amazon Web Services (AWS) a été lancée officiellement en 2006. Puisant sur des projets alors en cours en interne chez Amazon, les fondateurs évoquaient la possibilité de commercialiser l'accès à des serveurs virtuels en tant que service, suggérant qu'Amazon pourrait générer des revenus à partir d'investissements déjà réalisés dans ce type d'infrastructure. Le point commun ? Ces business ont été construits à partir d’assets qui étaient déjà là. Si vous cherchez à construire de nouveaux business générateurs de revenus, ne cherchez pas forcément l’innovation de rupture. Vous pouvez chercher à explorer de nouveaux territoires (nouvelles cibles, nouvelles propositions de valeurs, nouveaux business model, etc.) en regardant ce que vous avez déjà chez vous, et que vous ne voyez peut-être plus. ‍ Utilisez vos assets en présence comme socle d’innovation avec le bon framework pour construire pas à pas. ‍ “If an egg is broken by an outside force, life ends. If broken by an inside force, life begins. Great things always begin from the inside.” Jim Kwik ‍ ‍ ‍ ## 2. Suivez un framework d’innovation pragmatique pour évaluer, construire et tester de nouveaux business ‍ Votre framework d’innovation doit être tactique et pragmatique pour vous aider à commencer petit tout en voyant grand. ‍ - 1. Le premier temps est un temps de vision, où vous allez chercher à identifier les assets et opportunités en présence. Vous sortez de ce temps très court avec une liste d’assets sur lesquels capitaliser, et des opportunités pré-évaluées à l’aide d’un benchmark et d’un premier niveau de market sizing. À partir de là et selon les résultats, vous pouvez soit décider de continuer de creuser, soit de pivoter, soit de vous arrêter là. ‍ ‍ - 2. C’est ensuite le moment de préciser la ou les opportunités détectées à l’aide du terrain lors du second temps. Le but est de transformer vos intuitions en convictions chiffrées et de vous armer de preuves : des verbatims, des coûts d’acquisition, un market sizing, un benchmark exhaustif, et peut-être une base de potentiels early adopters. Si plusieurs opportunités ont été explorées, l’objectif est de les prioriser et de statuer sur la suite à donner. ‍ - 3. Le troisième temps consiste en une phase très concrète où il s’agira pour vous de concevoir, tester, et construire votre MVP (produit minimum viable) avant de le lancer sur le marché. Ici, on continue de voir grand, mais on commence petit pour rester pragmatiques et continuer de dérisquer. ‍ - 4. Après avoir lancé votre produit ou service, il faut continuer de tester, suivre, ajuster, piloter et itérer sur tous les volets : produits, design, business, tech et marketing pour aller chercher le bon market-fit pour votre nouveau business et évaluer s’il sera porteur à plus grande échelle. ‍ ‍ ## 3. Concluez chaque étape du framework d’innovation par un go/no go/pivot éclairé ‍ Il est essentiel de lever le nez régulièrement pour faire le point sur vos apprentissages par rapport à vos hypothèses de départ. ‍ Vous avancez avec vos intuitions, ce temps de prise de hauteur est salvateur pour vous aider à les rassembler et à les transformer en convictions appuyées de preuves : chiffres, verbatims, coûts d’acquisition, projection d’organisation interne, business model, etc. Autant d’apprentissages qui constituent un socle solide à partager à vos sponsors et votre CODIR. Je vous conseille de toujours prendre en compte avec une importance égale les apprentissages côté business et les apprentissages côté clients. ‍ Voici 3 types de décisions que vous pouvez prendre à tout moment : ‍ - 1. Le Go : c'est lorsqu'après avoir creusé, force est de constater que tous les feux sont au vert : les hypothèses posées en début de phase sont validées, alors, continuez ! ‍ - 2. Le No Go : c'est l'importance de reconnaître quand une direction ne vous permettra ni de répondre aux problèmes de vos clients, ni d'atteindre vos objectifs business. Autant s'arrêter là sans plus attendre pour mettre votre temps, votre argent et votre énergie ailleurs. ‍ - 3. Le Pivot : c'est l'écoute dont il vous faut faire preuve lorsque de nouvelles informations se présentent, et ainsi ajuster votre trajectoire vers des opportunités plus prometteuses. ‍ Séquencer votre processus d’innovation par ces temps collectifs de prise de décision comporte un autre avantage à ne pas sous-estimer : vous maintenez votre équipe et vos sponsors engagés sur la durée. Si ces temps de prise de décision ont lieu lors de réunions CODIR, vous embarquez également votre Direction de manière active dans l’évaluation et la construction de votre nouveau business. ‍ ## 4. Soignez le lancement puis le passage à l’échelle ‍ Vous êtes en train de préparer le lancement de votre nouveau business. Bravo ! Très beau chemin parcouru, mais surtout, ne ralentissez pas maintenant. ‍ - 1. Choisissez le bon périmètre pour le lancement de votre MVP. Vous pouvez par exemple choisir de lancer votre produit sur une zone géographique spécifique, auprès d’une communauté de early adopters seulement, décider d’un périmètre fonctionnel qui ne contient que les fonctionnalités les plus plébiscitées, etc. N’oubliez pas : tout est une question d'équilibre entre le minimum d'effort et le maximum de valeur lorsqu'il s'agit de lancer un MVP. D'un côté, livrer rapidement une première version, pour récupérer du feedback dans les conditions réelles du marché, sans trop investir ni de temps, ni d'argent, ni de ressources. De l'autre, faire une bonne première impression : livrer un produit qui a vraiment du sens vis-à-vis d'un usage, qui suscite l'envie d'être utilisé, et qui plaise suffisamment à ceux qui l’utiliseront pour qu’ils soient prêts à le payer. - 2. Soignez votre discours lorsqu’il s’agit de pitcher votre produit en interne, en externe, ou lors d’actions marketing. Pour communiquer au mieux sur votre produit ou service, ne parlez pas de ce qu'il fait. Concentrez-vous sur ce qu'il permet de faire. Les gens n'achètent pas un aspirateur pour avoir un aspirateur. Ils l'achètent pour avoir une maison propre. Si vous devez faire rayonner votre produit : ne pitchez pas ses fonctionnalités. Vendez plutôt le résultat qu'il permet à vos clients d'obtenir. C'est ce résultat qui va résoudre leur problème, combler leur besoin, améliorer leur quotidien, et qui leur donnera envie de venir vers vous. ‍ - 3. Prévoyez des actions de marketing ultra ciblées lorsque vous déciderez de passer progressivement à l’échelle. Que votre cycle de vente soit plus ou moins long, il est important de cibler les bonnes personnes, sur le bon canal, au bon moment. Commencez par identifier les canaux plébiscités par vos cibles et leurs motivations à consulter ces plateformes : testez différents dispositifs sur de petits volumes et analysez les performances. À ce moment-là, une recherche utilisateur peut vous permettre d’en apprendre davantage sur les parcours, motivations et habitudes de vos cibles. Ensuite, récupérez de la donnée comportementale pour détecter les signaux d’intérêts de vos prospects pour des sujets identiques à la proposition de valeur de votre nouveau business. De même, définissez le bon moment pour lancer vos actions : segmentez et dimensionnez vos approches en fonction du niveau d'engagement de vos prospects pour votre produit ou service. ‍ ## 5. Équipez-vous d’un start-up studio hybride pour acculturer l’interne à l’innovation tout au long du processus ‍ Ceci étant dit, le plus gros frein à l’innovation cité par les corporates lorsque j’interroge leurs membres est (sans surprise) le suivant : l’interne. ‍ Voici les plus grosses difficultés citées par les corporates : ‍ - Obtenir l’appui de la Direction - Embarquer l’interne au-delà de l’équipe coeur - Trouver du temps et du budget - Impliquer la marque dans une expérimentation - Composer avec les processus internes - Adopter le bon framework pour accélérer et générer des preuves concrètes ‍ Pour répondre à cela, appuyez-vous sur un corporate start-up studio : il vous permettra d’évaluer, construire, tester et lancer vos nouveaux business depuis l’interne. Le corporate start-up studio s’appuie sur une équipe experte et hybride composée : ‍ - de membres de votre organisation (un porteur de projet, une équipe coeur pluri-disciplinaire, un sponsor idéalement membre du CODIR) ‍ - d’une extension entrepreneuriale externe composée d’experts du produit, du design, du marketing et de la tech. Cette extension d’experts vous permettra de combiner les expertises en présence, la solidité des assets et les avantages concurrentiels du groupe, tout en bénéficiant des mêmes frameworks d’innovation utilisées par les start-up : des approches itératives et centrées utilisateur, à durée déterminée, pour savoir très vite si une opportunité peut trouver, ou non, son marché. Grâce à cela, vous aurez des résultats tangibles très vite et à chaque étape pour vous aider à détecter des nouvelles opportunités à fort potentiel de croissance. ‍ Cependant, ne négligez pas ensuite la ré-internalisation de votre nouveau produit ou service dans votre organisation. Ce dernier a été construit et lancé dans un corporate start-up studio, à l’aide d’une extension entrepreneuriale externe : dès le lancement, préparez un passage de relais pour vous assurer du bon atterrissage du nouveau business dans votre organisation et rendez votre équipe autonome tout au long de la vie du produit ensuite. ‍ Tout au long de la démarche, vous contribuez à développer une culture de l’innovation en assurant le transfert méthodologique vers vos porteurs de projets. Vous valorisez l’innovation en interne tout en faisant quelques pas de côté pour de vrai, en toute intelligence. ‍ Et vous ? Vous voulez faire le point sur vos assets pour construire et lancer de nouveaux business générateurs de revenus ? ‍ Je vous propose d’en discuter avec notre jeu de cartes autour d’un thé vert et quelques retours d’expériences : cindy.renard@digilityx.com ‍ --- # Éco-conception web, pourquoi et comment le mettre en place ? URL: https://www.digilityx.com/blog/eco-conception-web-pourquoi-et-comment-le-mettre-en-place Date: 2024-01-12 Expertise: design > Quels sont les avantages de l'éco-conception web? Pourquoi et comment intégrer une démarche d'éco-conception web dans votre site? On vous explique notre méthode en 6 étapes. ## Préambule : comprendre les enjeux du numérique responsable ‍ Pour comprendre pourquoi faire de l'éco-conception web il faut d'abord comprendre quels sont les enjeux environnementaux du numérique responsable. Voyons tout d'abord quels sont les enjeux du numérique aujourd'hui et pourquoi parle t'on de numérique responsable? ### Les impacts environnementaux du numérique ‍ Le digital permet d’économiser du papier non? Alors pourquoi fait-on autant de bruit pour un numérique plus responsable? ‍ Il faut comprendre que le numérique n’est pas immatériel. Pour pouvoir y accéder, nous avons besoin de terminaux (ordinateurs, tablettes, téléphones portables, montres connectées…) et d’une infrastructure (serveurs, cables sous-marins, satellites, data centers, etc). Cet écosystème digital a un impact environnemental. Le numérique est un des seuls secteurs où les gaz à effet de serre continuent d’augmenter de façon exponentielle. Depuis 2013, les émissions ont augmenté de moitié, aujourd’hui elles représentent 3,7% de la quantité mondiale, et on estime que l’empreinte atteindra 6% en 2025*. ‍ La majorité des impacts du numérique provient de la fabrication des appareils électroniques. Pour un ordinateur, la fabrication représente 75% des impacts.** L’association de La Fresque du Numérique a inventé un concept, le “sac à dos écologique”, pour représenter l’énorme quantité de ressources nécessaires pour la fabrication des terminaux. Chaque objet fabriqué possède son “sac à dos” représentant la quantité de matière première, non visible nécessaire à sa fabrication. Si on reprend l’exemple de l’ordinateur, pour un ordinateur de 2kg il faut presque une tonne de matières premières pour sa fabrication: 600kg de minéraux pour extraire et raffiner les métaux rares et 200kg d’énergies fossiles et ce sans compter l’eau nécessaire pour l’extraction et la fabrication. Pour aller plus loin, nous vous recommandons vivement de participer à un atelier de la fresque du numérique. ‍ ### Le numérique en danger ‍ Pas encore convaincu (e) ? Le numérique est une ressource critique, non renouvelable, qui s’épuise inéluctablement. A ce rythme, elle sera épuisée dans une 1 à 2 génération(s).‍ C'est ce que nous répète inlassablement Frédéric Bordage, auteur de “Éco-conception web, les 115 bonnes pratiques. En effet, les gisements de métaux rares étant de moins en moins concentrés, il faut de plus en plus de ressources pour extraire les matériaux nécessaires à la fabrication des terminaux. Il est urgent d’agir pour préserver la ressource et réduire les impacts. ## Pourquoi faire de l’éco-conception web ? ### L'éco-conception web, un impact positif sur la durée de vie des terminaux ‍ Mais… si c’est la fabrication des appareils qui fait le plus de dégâts, l’éco-conception de services numériques est-elle pertinente ? ‍ La réponse courte est oui. Certes l’éco-conception de services numériques n’a pas un lien direct sur l’impact de la fabrication des terminaux, et ce n’est pas LA solution miracle car il n’y en a pas. Elle a cependant un impact indirect sur la fabrication. On vous explique. En moyenne dans le monde, chaque utilisateur possède 7 équipements*** soit plus de 34 milliards d’équipements sur terre. Nous avons vu précédemment que l’usage représente peu d’impact par rapport à la fabrication des terminaux mais la façon dont on utilise les services numériques a un impact direct sur leur durée de vie et sur l’infrastructure nécessaire pour les faire tourner. La couche logicielle de plus en plus lourde et les mises à jour constantes entrainent un besoin de plus de puissance et donc de changer de terminal. Aujourd’hui on va changer son téléphone parce qu’il est trop lent. L’ARCEP a réalisé un sondage en 2021 pour comprendre les motifs de renouvellement de son smartphone. 63% des répondants évoquent des raisons liées à des problématiques matériels et de logiciels comme par exemple “Il ne fonctionnait plus correctement”. ‍ Il est aujourd’hui impératif d’inverser la tendance de couches logicielles de plus en plus gourmande en puissance. En concevant des services numériques plus épurés et moins lourds qui peuvent être utilisés par tous les types de terminaux, on permet aux utilisateurs de conserver leur appareil plus longtemps et donc in fine diminuer la quantité de devices fabriqués. ### L’éco-conception web a d’autres bénéfices qui ne sont pas liés à la planète et l’écologie ‍ Bon déjà contribuer à sauver la planète est un bénéfice très important non?. En appliquant la méthodologie de l’éco-conception, vous devenez un acteur de la transformation vers un numérique plus responsable. Mais il y a d’autres bénéfices à éco-concevoir un service numérique qui peuvent vous aider dans votre quotidien à améliorer le service et vous permettre de convaincre vos interlocuteurs moins sensibles à la cause écologique. ‍ #### Une expérience utilisateur optimisée avec un parcours simplifié. La méthodologie consiste à optimiser les performances des produits digitaux. Pour ce faire elle va épurer le contenu, retravailler les parcours, et amener les utilisateurs le plus rapidement possible à accomplir leur but. Elle a donc un impact très positif pour l’expérience de vos utilisateurs. ‍ #### Meilleur référencement SEO. Un site plus performant signifie un meilleur référencement sur les moteurs de recherche. ‍ #### Anticiper les réglementations sur l’empreinte carbone du numérique. Le gouvernement travaille actuellement sur des règlementations pour un numérique plus responsable. On peut citer par exemple la loi REEN qui s’articule autour de plusieurs objectifs, l’un d’entre eux étant l’adoption d’usages numériques éco-responsables et notamment à l’origine du référentiel général d’éco-conception, fixant des critères de conception durable afin de réduire l’empreinte environnementale de ces services. Tout comme les DPE énergétiques aujourd’hui obligatoires pour vendre ou louer un bien immobilier, prenez de l’avance et commencez dès aujourd’hui à mesurer et limiter vos impacts numériques. ‍ #### Créer une image de marque responsable et refléter votre démarche RSE. En plus de vos actions à impact positif, vous pouvez aussi agir sur votre site internet ou applications. Avoir un site éco-conçu vous permet de montrer votre engagement à tous les niveaux. ## L’éco-conception web, une méthode en 6 étapes ### Cadre de la démarche ‍ La méthodologie d’éco-conception de service numérique est inspirée des méthodologies d’éco-conception de produits physiques et notamment des méthodologies d’ACV, Analyse du Cycle de Vie pour mesurer l’impact environnemental d’un produit physique tout au long de son cycle de vie, de sa fabrication à son recyclage. C’est généralement ces mêmes principes qui sont repris par les outils de mesure utilisés dans le cadre d’une démarche d’éco-conception. L’éco-conception de service numérique est une démarche relativement récente qui reprend des principes de performance web et d’expérience utilisateurs ou encore d’accessibilité sous un prisme environnemental. Il n’y a pas une seule méthodologie d’éco-conception de service numérique et à l’heure actuelle les experts du numérique responsables travaillent encore sur la conception et formalisation des méthodologies et outils d’éco-conception de service numérique. Les étapes suivantes sont donc une proposition de la méthodologie que nous utilisons chez Digilityx mais n’ont pas vocation à être normatives. Libre à vous d’adapter la méthodologie selon votre contexte. Les outils de mesure de l’impact des services numériques étant aujourd’hui principalement dédiés à des services web, le périmètre de la méthodologie est pour le moment restreint à un périmètre web uniquement. ### Les 6 étapes de l’éco-conception web ‍ Ci-dessous 6 étapes clés à suivre pour éco-concevoir une fonctionnalité d’un service numérique. La méthode peut différer si votre fonctionnalité existe déjà et que vous souhaitez l’optimiser ou que vous êtes en train de créer un nouveau service. Nous indiquerons au début de chaque étape si elle s’applique dans un cas particulier. ‍ #### 1. Faire un état des lieux de l’usage actuel (pour fonctionnalité existante) ‍ Le premier pas c’est de faire un état des lieux de votre service numérique pour savoir où vous aurez le plus d’impact et comment est utilisé actuellement votre service. Pour commencer, consultez vos analytiques pour identifier les pages les plus visitées (et donc celles avec le plus d’impact). Quelles sont les pages les plus visitées de votre site? Quel comportement ont vos utilisateurs sur ces pages? Scrollent-ils jusqu’au bout de la page? Où s’arrêtent-ils? Y a t’il des pages qui ne sont jamais ou très peu consultées? ‍ #### 2. Définir les fonctionnalités clés ‍ Maintenant que vous connaissez les usages actuels de votre service numérique, vous devez faire un état de lieux de vos utilisateurs. Définissez vos personae et leurs objectifs lorsqu’ils viennent sur votre site. Cela vous permet de définir des “unités fonctionnelles”, c’est-à-dire des actions ou jobs to be done que cherchent à réaliser vos utilisateurs, par exemple postuler à une offre d’emploi ou acheter une place de concert. Ces unités fonctionnelles sont les fonctionnalités clés de votre service. Quelles sont les parcours qui permettent à vos utilisateurs de réaliser ces unités fonctionnelles ? Combien de pages, clics, scroll ou actions requiert-ils? Serait-il possible de les simplifier? L’objectif est de revenir à l’essentiel. Cela va aider vos utilisateurs à accomplir leurs objectifs plus rapidement et épurer votre solution. N’embarquez pas trop d’unités fonctionnelles à la fois, concentrez-vous sur une ou deux unités fonctionnelles pour commencer. Vous pouvez vous appuyer sur des méthodes de priorisation pour vous aider comme la méthode MoSCoW. Vous pouvez consulter notre article 3 méthodes de priorisation pour être plus efficace dans son product management pour en savoir plus sur cette méthode. ‍ #### 3. Evaluer et mesurer (pour des fonctionnalités existantes) ‍ Nous allons maintenant mesurer l’impact des 5 pages les plus visitées de votre site et des parcours que vous avez priorisé dans l’étape précédente. Il existe plusieurs outils pour mesurer l’impact de vos pages. Dans notre méthode nous nous appuyons sur le plugg-in de Green IT Analysis pour mesurer chaque page. Analysez page par page l’impact des 5 pages les plus visitées. Pour les parcours procédez aussi à une analyse page par page sans vider votre cache entre chaque analyse. Pensez à bien conserver le résultat de chaque analyse, cela vous permettra de mesurer vos efforts et votre gain de performance. Pour en savoir plus sur les différents outils et leur utilisation, nous vous invitons à regarder notre article 5 outils de mesure pour évaluer l’impact environnemental de ton produit web. Si vous souhaitez avoir des ordres de grandeurs et vous donner des objectifs, pensez à analyser les pages principales de vos concurrents pour voir où vous vous situez par rapport à eux. Un site e-commerce ou un site vitrine d’une galerie d’art seront difficilement aussi léger qu’un site institutionnel. Cela peut aussi vous donner des idées pour construire votre backlog d’améliorations. #### ‍ #### 4. Concevoir les designs en mobile first (si besoin) ‍ Commencer avec le design en mobile ajoute une contrainte d’espace et permet de juger mieux la longueur du contenu et la disposition des composants. Animer un atelier pour créer les wireframes peut aider à continuer d’épurer le contenu, ce qui permet d’alléger la page au final. ‍ #### 5. Intégrer en ayant en tête le référentiel pour évaluer les bonnes pratiques ‍ Au moment de créer un backlog pour intégrer ce que vous avez conçu, c’est important de regarder les référentiels qui permettent d’évaluer si vous suivez les bonnes pratiques. Vous pouvez consulter celui de Designers éthiques ou le RGESN. ‍ #### 6. Continuer constamment à faire des mesures et optimiser son site. ‍ Cette méthode doit être inscrite dans un cycle d’amélioration continue. Le but c’est de continuer à optimiser le service numérique et d’avoir une bonne note même avec les mises à jour et les évolutions de contenu. L’éco-conception ne peut fonctionner si elle n’est pas maintenue. Former les équipes de gestion des sites et contenu est primordiale pour garantir la vie durable de votre produit digital. ‍ ‍ Des doutes ou des questions sur la méthodologie ? On sera ravies d’en discuter autour d’un café ou d'un thé. ☕🫖 Ecrivez-nous à vinciane.plessis@digilityx.com et catalina.pastas@digilityx.com. ‍ Sources : *Rapport de The Shift Project « POUR UNE SOBRIÉTÉ NUMÉRIQUE » (2018) **Frédéric Bordage, GreenIT.fr, 2022, ordres de grandeurs généralement constatés. ***« Empreinte environnementale du numérique mondial », GreenIT.fr, 2019 et étude « iNUM : impacts environnementaux du numérique en France », GreenIT.fr, 2020, chiffres mis à jour. ‍ --- # Google SGE : définition et impact sur le SEO URL: https://www.digilityx.com/blog/google-sge-definition-impact-seo Date: 2024-01-12 Expertise: growth-marketing > Découvrez la signification de SGE (Search Generative Experience) et son impact sur SEO pour ajuster votre stratégie et répondre aux exigences changeantes des algorithmes. Dans le vaste univers du SEO, l'évolution constante des algorithmes demeure une force majeure. Parmi ces évolutions récentes, l'émergence de Google SGE (Search Guidance Engine) basée sur l'IA, a suscité un fort intérêt et va profondément impacter nos stratégies SEO. Comprendre la signification de cet acronyme et son fonctionnement est devenu impératif pour tous les acteurs cherchant à améliorer leur présence sur Google. Découvrez toutes les fonctionnalités de la SGE, les limites, la date de sortie et nos conseils facilement actionnables pour performer. ‍ ## 1) Qu’est-ce que la Search Generative Experience ? ‍ En mai 2023, Google a introduit la Search Generative Experience (SGE), une nouvelle approche de l'expérience de recherche propulsée par l'IA générative. ‍ Présentée lors de la conférence annuelle du Google I/O, l'objectif de la SGE est de « comprendre un sujet plus rapidement et découvrir de nouveaux points de vue ». ‍ Cette initiative incarne la volonté de repousser les limites de la SERP (page de résultat Google) pour offrir aux utilisateurs une expérience plus intuitive et immersive. ‍ ‍ Concrètement, au lieu de disposer des résultats, la SGE fait la recherche et le tri à la place de l'utilisateur en lui donnant les infos essentielles sur un sujet donné. Google confirme donc sa volonté de s'orienter vers la fonction de "moteur de réponses" pour éliminer la nécessité de consulter d'autres sites externes (lui aussi il fait attention à son taux de rebond…) D'après Google, qui a rapidement dévoilé les fonctionnalités de cet outil à travers un guide, la Search Generative Experience offre à l'utilisateur la possibilité de : -Poser des questions plus complexes et descriptives, -Mieux comprendre des informations importantes sur un sujet grâce à l'ajout de liens pertinents -Générer des images -Progresser dans une thématique en ayant la possibilité de poser des questions supplémentaires. ‍ ‍ ## 2) Quelles sont les fonctionnalités de la Google Search Generative Experience ? ‍ Selon les dernières infos dévoilées par Google, voici quelques-unes des fonctionnalités clés de la SGE : ### La traduction contextualisée Elle offre aux utilisateurs la possibilité de traduire des contenus de manière plus précise en prenant en compte le contexte de la requête. Cela permet d’avoir la possibilité de choisir le sens approprié si le mot possède plusieurs significations… ‍ ### La requête additionnelle Introduisant la fonctionnalité « ask a follow up », la SGE encourage les utilisateurs à poser des questions supplémentaires pour approfondir leur compréhension sur un sujet spécifique. Cette approche interactive favorise une recherche mieux ciblée (en mode conversationnel), dans laquelle les utilisateurs verront les liens des résultants changer tout au long de la conversation. ‍ ### La génération d’images SGE aura la capacité de générer 4 images en réponse à une requête utilisateur. L’objectif est évidemment de concurrencer les solutions concurrentes comme Midjourney ou DALL-E. ‍ ### L’ajout de définitions La SGE enrichit l'expérience de recherche en ajoutant des définitions contextuelles à certains termes techniques, aidant ainsi les utilisateurs à comprendre plus clairement le sens des termes et des concepts associés à leurs requêtes. Elle pourra également diffuser « des images sur le sujet pour aider à la compréhension ‍ ### La sélection de produit Il ne s’agit pas non plus d’une révolution… C’est une fonctionnalité qui se rapproche du Google Shopping existant mais avec une sélection plus précise des produits. Cela simplifie le processus d'achat en fournissant des informations détaillées (avis, notes, dispos et prix) sur les recherches utilisateurs. ‍ ## 3) Impact de Google SGE sur le SEO ‍ Ces nouvelles fonctionnalités de la Google Search Generative Experience (SGE) ont forcément un impact sur le SEO… L'intégration de l'IA dans les algorithmes de Google va nécessiter quelques ajustements : ‍ ### Une visibilité des résultats et un trafic SEO impacté ‍ #### Réduction possible du trafic naturel Des études indiquent une possible diminution du trafic organique, allant de 18 à 64%, avec l'intégration de la SGE. C’est assez logique si les utilisateurs obtiennent la réponse depuis la SERP, pas de clic = pas de trafic. On peut également faire un parallèle avec les campagnes ADS qui pourraient potentiellement perdre du trafic… ‍ #### Baisse du taux de clics pour la position 1 La SGE, en mettant en avant plusieurs sources, pourrait entraîner une diminution de l'importance de la position 1. Le phénomène "zéro clic" pourrait augmenter, avec les utilisateurs obtenant leurs réponses directement depuis la page de résultats sans cliquer sur les liens des sites web. Cette diminution du CTR est déjà nettement observable avec la position 0 actuelle. ‍ #### Augmentation probable du trafic pour les positions 3 à 5 Les positions 3 à 5 pourraient bénéficier d'une meilleure visibilité grâce à la SGE, qui met en avant diverses sources pertinentes. ‍ ### Une stratégie d’optimisation SEO encore plus orientée “utilisateur” ‍ #### Une base technique nécessaire L’arrivée de l'indexation mobile-first avait déjà commencé à rendre indispensable l'optimisation des sites web pour les appareils mobiles. Avec cette mise à jour, tout site non adapté aux mobiles va fortement risquer de voir chuter son classement dans les résultats de recherche... Par ailleurs, l'introduction des Core Web Vitals a également amplifié le rôle clé de l'optimisation du temps de chargement. Les sites offrant une expérience utilisateur exemplaire en termes de vitesse de chargement, d'interactivité et de stabilité visuelle se voient privilégiés par les algorithmes de Google. ‍ Pour se lancer plus facilement, découvrez notre checklist pour optimiser son temps de chargement. ‍ #### Des mots-clés axés “intention de recherche” Avec l'introduction de la Google Search Generative Experience (SGE), le ciblage des mots-clés dans les stratégies SEO va subir une évolution significative. Traditionnellement axée sur la correspondance d’un mot-clé principal et de mots-clés secondaires (courte et longue traine), les tactiques SEO doivent désormais intégrer une approche plus nuancée. Nous allons devoir privilégier des mots-clés plus orientés vers l'intention de recherche plutôt que de simplement se concentrer sur des termes isolés. Cela implique donc un ajustement stratégique pour mieux anticiper les besoins des utilisateurs et garantir une pertinence plus “contextuelle” dans les résultats de recherche. ‍ ## 4) Quelle est la date de déploiement de la Google Search Generative Experience ? ‍ Actuellement en phase bêta dans plus de 120 pays, la Search Generative Experience n'est pas encore disponible en Europe. Les utilisateurs dans les pays ou régions inclus dans le déploiement de la bêta peuvent s'inscrire sur la plateforme Search Labs avec leur compte Google pour bénéficier d'un accès anticipé aux fonctionnalités marketing de l'outil. Pour l'instant, aucune date officielle de déploiement en France n'a été annoncée par Google, laissant planer une certaine attente quant à l'arrivée de cette innovation SEO. ‍ ## 5) Quelle stratégie adopter pour être visible en source de la SGE ? ### ‍ Identification des pages clés Identifiez soigneusement vos pages les plus stratégiques pour vous assurer qu'elles sont prêtes à répondre efficacement aux requêtes générées par la SGE. ‍ ### Analyse de la concurrence Étudiez les sites web fréquemment présents dans les résultats de la SGE pour comprendre les stratégies qui fonctionnent. Identifiez les tendances et les points forts de vos concurrents. ‍ Pour en savoir plus, découvrez comment réussir une analyse de concurrence SEO. ‍ ### Optimisation SEO pour le référencement local Si votre entreprise opère localement, concentrez-vous sur les facteurs de classement local pour maximiser votre visibilité dans les résultats de la SGE. ‍ ### Création de contenu approfondi et de haute qualité Développez un contenu riche et qualitatif qui répond précisément aux intentions de recherche des utilisateurs. Cela augmentera vos chances d'être positionné en haut des résultats et d'être inclus dans les ressources mises en avant par l'IA. ‍ Pour en savoir plus, découvrez comment réaliser un audit de contenu de son site. ‍ ### Implémentation de données structurées Implémentez des balises schema.org sur votre site, en particulier les pages articles de blog, corporate, produits, événements, recettes... Cela peut renforcer la visibilité de votre contenu dans les résultats de la SGE. ‍ ### Optimisation pour les mots-clés à longue traîne Anticipez une augmentation des requêtes sous forme de questions complètes ou de mots-clés spécifiques avec la SGE. Identifiez et ciblez ces mots-clés plus longs et spécifiques dans votre contenu pour maximiser votre visibilité. ‍ ### Renforcer l'autorité de domaine Améliorez l'autorité de votre domaine en travaillant sur l'acquisition de backlinks et en produisant un contenu de qualité supérieure. Plutôt que de fournir des réponses superficielles, assurez-vous que votre contenu est détaillé et offre des informations exhaustives sur le sujet, renforçant ainsi votre crédibilité dans les résultats de la SGE. ‍ ## 6) Quelles sont les limites de la Google Search Generative Experience ? ‍ Similaire aux agents conversationnels tels que Bard ou ChatGPT, cette expérience peut présenter des informations fausses ou trompeuses. Malgré l'utilisation de données extraites du web de haute qualité pour former la SGE, il est important de noter que ces données peuvent offrir des schémas de pensée biaisées, comme l'admet Google : ‍ “Les données sur lesquelles la SGE est formée proviennent de données extraites du web de haute qualité, mais peuvent présenter des représentations étroites de certaines personnes ou des associations contextuelles potentiellement négatives », admet l’entreprise.”‍ Pour finir, Google souligne que la réponse générée par l'intelligence artificielle (dans l'encart SGE) peut parfois entrer en contradiction avec les informations fournies dans les résultats de recherche, car il s'agit d'un résumé qui compile diverses sources. Ces avertissements soulignent la nécessité d'une approche critique de la part des internautes lors de l'interaction avec la Search Generative Experience, soulignant les défis persistants liés à la précision et à l'objectivité dans le domaine de l'IA générative. --- # Comment utiliser les Growth Loops pour booster sa croissance ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-utiliser-les-growth-loops-pour-booster-sa-croissance Date: 2023-12-18 Expertise: produit > Optimisez la croissance de votre produit avec les Growth Loops : stratégies agiles et durables pour stimuler l'engagement, l'acquisition et la rétention. Si on vous pose la question “Comment votre produit se développe-t-il ?“ Vous avez sans doute l’image du fameux framework AARRR qui vous vient en tête (les 5 étapes : Acquistion, Activation, Retention, Referral et Revenus, représentant le cycle de vie utilisateur pour une entreprise). Et si je vous disais que ce n’est plus suffisant pour expliquer et optimiser la croissance de votre produit ? Dans un paysage marketing en constante évolution, les entreprises recherchent des modèles plus agiles et durables pour stimuler leur croissance. D’où l’émergence des Growth Loops ou boucles de croissance qui permettent à un produit de grossir de façon organique. ‍ ## Introduction aux Growth Loops ‍ Les Growth Loops sont des systèmes dynamiques qui s'éloignent des approches linéaires pour favoriser une croissance continue. Avec le système en entonnoir, il faut toujours mettre plus en entrée pour espérer obtenir plus en sortie. Alors que les Growth Loops créent des boucles auto-alimentées, il y a un effet cumulatif et exponentiel. On parle de modèle en Flywheel. ‍ Par exemple, lorsqu'un utilisateur s'inscrit sur Dropbox et commence à utiliser le service de stockage en ligne (Acquisition), il a la possibilité de gagner de l'espace de stockage supplémentaire en parrainant de nouveaux utilisateurs (Referral). Lorsqu'un utilisateur existant invite avec succès un ami à rejoindre Dropbox, les deux parties bénéficient d'un espace de stockage supplémentaire gratuit. ‍ Cette incitation à parrainer crée une Growth Loop. Les nouveaux utilisateurs, attirés par l'opportunité d'obtenir plus d'espace de stockage, s'inscrivent à leur tour et ont la possibilité de parrainer d'autres personnes. Ce processus génère une croissance exponentielle où chaque utilisateur existant devient un moteur de croissance potentiel. Le modèle en Flywheel se manifeste ici, car chaque utilisateur ajouté contribue non seulement à la base d'utilisateurs mais devient également un promoteur actif du service, attirant continuellement de nouveaux utilisateurs. ‍ Les Growth Loops peuvent éliminer la nécessité de dépendre uniquement d'investissements massifs en acquisition de nouveaux clients. ## Différences avec les entonnoirs de conversion ‍ Lorsqu'il s'agit de lancer un nouveau produit sur le marché, la méthodologie traditionnelle repose souvent sur la conception d'un produit exceptionnel suivi d'une expérimentation de divers canaux d'acquisition. Cependant, cette approche, bien que courante, présente des limites importantes. En effet, elle tend à traiter la stratégie produit et la stratégie d'acquisition comme des entités distinctes, souvent gérées en silos. ‍ Ce que l'on reproche aux entonnoirs de conversion, c'est leur fonctionnement unidirectionnel. Ils sont souvent perçus comme des structures linéaires où l'on investit davantage en amont pour espérer un rendement accru en aval. Cependant, cette approche néglige un aspect crucial de la croissance durable : l'effet composé. Par exemple, une entreprise utilisant un entonnoir de conversion pourrait investir massivement dans des publicités payantes en haut de l'entonnoir pour attirer du trafic vers son site web, mais sans un mécanisme intégré pour tirer parti des interactions des utilisateurs en aval, elle pourrait manquer des opportunités d'optimisation et de réinvestissement. Les entonnoirs de conversion ont tendance à sous-estimer l'impact des clients existants sur le processus d'acquisition. C'est une erreur majeure, car des clients engagés et satisfaits ne sont pas simplement des utilisateurs, mais des promoteurs potentiels. Spotify utilise par exemple une Engagement Growth Loop en incitant les utilisateurs à créer des playlists, suivre d'autres utilisateurs, et partager de la musique. Ces actions génèrent du contenu, stimulant l'engagement continu (Retention) et attirant de nouveaux utilisateurs qui, à leur tour, contribuent au cycle en créant et partageant leur propre contenu. ‍ ## Les types de Growth Loops ‍ Une multitude de Growth Loops peuvent s'appliquer pour un produit ou un business model donné. Explorons ensemble certaines Growth Loops avec leurs caractéristiques et objectifs spécifiques. ### Viral Growth Loop ‍Ces boucles virales alimentent la croissance en incitant simplement les clients à recommander le produit ou le service à de nouveaux clients. Cela peut se faire par le biais d'incitations telles que des remises, des produits gratuits ou un accès anticipé à de nouvelles fonctionnalités. L'objectif est de créer un système dans lequel les clients recommandent continuellement de nouveaux utilisateurs ou acheteurs, ce qui augmente le nombre de clients et stimule la croissance. Par exemple, un utilisateur réserve un logement Airbnb, il est encouragé à inviter des amis en partageant un lien de parrainage. Cette boucle virale stimule la croissance d'Airbnb en incitant les utilisateurs existants à étendre la plateforme à leur réseau, générant ainsi de nouveaux utilisateurs qui à leur tour peuvent parrainer d'autres personnes. ‍ ### Engagement Growth Loop ‍Une boucle d'engagement est une expérience qui aide les utilisateurs à libérer progressivement la valeur du produit ou service, à maintenir son engagement et, de fait, à réduire le taux de désabonnement. Il est important que vos utilisateurs comprennent pleinement la valeur de votre produit mais cela demande du temps et un engagement considérable de leur part. Afin d'accroître la rétention, il est préconisé de simplifier le chemin que parcourent vos clients pour découvrir cette valeur. Il est essentiel de chercher des moyens d'accroître l'engagement des utilisateurs, car ceux qui s'investissent le plus sont généralement les plus satisfaits, les plus fidèles et les plus enclins à recommander activement votre produit. Par exemple, après un voyage, les utilisateurs de TripAdvisor sont encouragés à laisser des avis et des commentaires sur les hôtels, restaurants et attractions qu'ils ont visités. Cela crée une boucle qui permet à TripAdvisor de maintenir un flux constant de contenu généré par les utilisateurs, renforçant l'attrait de la plateforme et encourageant la participation continue. ‍ ### Content Growth Loop ‍Les utilisateurs créent du contenu à leur profit et, ce faisant, aident ces plates-formes à se développer. Ces plateformes permettent aux moteurs de recherche d'indexer le contenu généré par les utilisateurs et de bénéficier d'un avantage en termes de référencement. Par exemple, les utilisateurs de Reddit créent des discussions, partagent des liens, et génèrent du contenu sous forme de messages, commentaires et votes. La plateforme bénéficie également du référencement organique grâce à la diversité du contenu généré par les utilisateurs, ce qui attire continuellement de nouveaux visiteurs. ‍ ### Acquisition Growth Loop Ces Growth Loops motivent les utilisateurs à amener de nouveaux utilisateurs et leur permettent de le faire de la manière la plus fluide possible. Par exemple, lorsqu’un utilisateur s’inscrit sur Uber, il peut bénéficier d’un premier trajet gratuit en utilisant un code de parrainage fourni par un ami. En offrant des avantages aux utilisateurs existants pour parrainer de nouveaux utilisateurs, Uber stimule l'acquisition de clients. ‍ ‍ Chacun de ces exemples met en évidence comment les différentes Growth Loops peuvent être adaptées aux stratégies spécifiques des entreprises pour stimuler leur expansion et améliorer leur efficacité. ‍ ## Mise en place des Growth Loops ‍ Maintenant que vous savez ce qu’est une Growth Loop et les différentes Growth Loops existantes, vous devez apprendre à les utiliser pour booster votre croissance. Il existe 5 étapes clés : ‍ ### Comprendre vos utilisateurs‍ La première étape cruciale pour mettre en place des Growth Loops efficaces est de comprendre vos utilisateurs. Créez des Growth Loops qui motivent spécifiquement vos utilisateurs. Rappelez-vous que votre Growth Loop ne doit pas nécessairement cibler tous les utilisateurs, mais plutôt ceux qui sont les plus susceptibles d'adopter et de promouvoir votre produit. ‍ Exemple : Si vous exploitez une application de fitness, identifiez les utilisateurs les plus engagés dans l'entraînement. Créez une Growth Loop spécifique pour eux, les incitant à parrainer des amis qui partagent un intérêt similaire pour le fitness. ‍ ### Identifier les Growth Loops à mettre en place‍ Chaque type de Growth Loop a ses propres points de friction et opportunités. Analysez attentivement les retours utilisateurs, les données analytiques, et les métriques spécifiques à votre stratégie pour comprendre votre modèle de croissance. Identifiez les boucles qui correspondent le mieux à votre produit et à vos utilisateurs. ‍ Exemple : Pour une plateforme de streaming musical, identifiez si une boucle virale ou une boucle d'engagement serait plus appropriée. Si les utilisateurs créent activement des playlists et partagent du contenu, une boucle d'engagement peut être plus efficace. ### Reconnaître la bonne Growth Loop‍ Il est essentiel de choisir la bonne Growth Loop, celle qui permettra à vos utilisateurs de vivre rapidement le "Aha moment". Cela peut se manifester à travers l'utilisation d'une fonctionnalité spécifique, une expérience vécue ou la perception d'un bénéfice. Exploitez pleinement votre “Aha moment” en le rendant accessible même à ceux qui ne sont pas encore clients. ‍ Exemple : Si votre "Aha moment" est lorsque les utilisateurs découvrent des fonctionnalités premium, créez un programme de parrainage offrant un accès gratuit à ces fonctionnalités pour les utilisateurs existants qui parrainent de nouveaux utilisateurs. ‍ ### Adapter le produit pour favoriser la croissance‍ Une fois la bonne Growth Loop identifiée, adaptez votre produit pour favoriser la croissance. Intégrez des fonctionnalités spécifiques qui encouragent l'acquisition ou améliorent l'expérience utilisateur pour favoriser le product-led growth. ‍ Exemple : Si vous opérez une application de médias sociaux, ajoutez des fonctionnalités de partage instantané et de recommandation pour faciliter le processus de parrainage et encourager l'expansion du réseau d'utilisateurs. ‍ ### Itérer et expérimenter‍ Chaque type de Growth Loop nécessite une optimisation spécifique. Adoptez une mentalité itérative pour tester, apprendre, et optimiser constamment votre Growth Loop. Exemple : Lancez des AB tests pour évaluer l'efficacité d'une incitation spécifique dans votre boucle. Par exemple, testez différentes récompenses pour le parrainage, comme des crédits gratuits ou des fonctionnalités exclusives. Construisez votre stratégie en menant des expérimentations sur des périodes définies, en lançant une approche pendant un mois, puis en introduisant une seconde sur un autre mois, évaluant ainsi l'impact à chaque étape. Afin de réussir votre activation des Growth Loops, vous devez embarquer toutes les équipes de votre organisation et être prêt à tester jusqu’à ce que vous trouviez la ou les bonnes boucles pour votre produit. En utilisant les Growth Loops de manière stratégique, vous pouvez stimuler votre croissance de manière significative et durable. ‍ ‍ En conclusion, les Growth Loops représentent une évolution cruciale dans la manière dont les entreprises abordent la croissance de leurs produits. Elles offrent une approche plus agile et durable, créant un modèle en Flywheel où chaque étape alimente la suivante de manière exponentielle. Les Growth Loops intègrent un concept d'effet composé, où les clients engagés et satisfaits deviennent les moteurs de la croissance en apportant leur propre contribution au processus. ‍ Chez Digilityx, nous comprenons que l'adoption de Growth Loops peut représenter un changement significatif dans la manière dont votre entreprise aborde sa croissance. Envie d’échanger, prenez contact avec l’un de nos experts. ‍ ‍ ‍ Sources : https://www.scalezia.co/blogs/growth-hacking https://www.media.thiga.co/les-growth-loops-funnel-aarrr https://www.sales-hacking.com/post/growth-loops https://www.growth-agence.com/growth-loops https://www.reforge.com/blog/growth-loops https://ortto.com/learn/growth-loops/ https://romainsaillant.com/blog/growth/guide-growth-loops.html https://thegrowthmind.substack.com/p/activation-aha-moment https://www.kameleoon.com/en/blog/experts-share-growth-loop-examples ‍ ‍ --- # Détectez les Dark Patterns en UX : notre guide pour les reconnaître et les éviter URL: https://www.digilityx.com/blog/detectez-les-dark-patterns-en-ux-notre-guide-pour-les-reconnaitre-et-les-eviter Date: 2023-12-11 Expertise: design > Explorer les moyens de repérer et d’éviter les Dark Patterns en UX grâce à notre guide essentiel pour une expérience utilisateur transparente et éthique. Dans cette ère numérique qu’est la nôtre, l'Expérience Utilisateur (UX) est devenue une préoccupation majeure pour les entreprises qui aspirent à satisfaire et fidéliser leur clientèle. Cependant, derrière l'objectif d'améliorer l'UX, se cachent parfois des pratiques discutables connues sous le nom de "dark patterns". Ces stratégies de conception, qui tirent parti des biais cognitifs, ont un impact sur le comportement des utilisateurs à leur insu. Bien qu'elles puissent sembler avantageuses pour les entreprises à première vue, elles comportent un risque pour leur réputation. Dans cet article, nous plongerons dans le monde des dark patterns en UX, en explorant comment les identifier et les éviter afin de favoriser une expérience utilisateur transparente et positive. ‍ ## Comment détecter et éviter les Dark Patterns en UX ? ‍ ### Commençons par les bases, c’est quoi concrètement un dark pattern ? Les dark patterns, traduit "schémas sombres" en français, représentent les stratégies de conception d'interfaces utilisateur qui incitent les utilisateurs à effectuer des actions qu'ils n'auraient pas choisi de faire spontanément. Ces pratiques exploitent divers biais cognitifs, tels que la peur, la rareté, l'autorité, la réciprocité, et la complaisance, en utilisant des techniques telles que la diffusion de messages alarmistes, la création d'offres limitées dans le temps, la présentation de recommandations d'autorités présumées, la mise en place d'incitations à l'achat involontaire, ainsi que la proposition d'options par défaut complexes. Ces tactiques incitent les utilisateurs à effectuer des achats impulsifs, à acquérir des produits ou services additionnels, à s'abonner à des services non sollicités, ou à divulguer des informations personnelles. Bien qu'elles puissent être employées pour stimuler une action de l'utilisateur, elles peuvent également être utilisées pour entraver sa capacité à résilier une offre ou un service, notamment en rendant le processus de désinscription plus complexe. ‍ #### Le Hall of Shame : une exploration concrète des Dark Patterns Pour consulter des exemples concrets de dark patterns, nous vous invitons à consulter Le Hall of Shame des Darks Patterns, un site qui recense toutes les mauvaises pratiques de géants comme Netflix, Samsung ou encore Amazon. Notons tout de même que les dark patterns ne sont pas nécessairement le résultat d'intentions malveillantes. Parfois, ils découlent d'une mauvaise conception ou de pressions pour atteindre des objectifs commerciaux. ‍ ‍ ‍ ### Comment les reconnaître pour éviter leurs effets indésirables ? La reconnaissance des dark patterns est cruciale pour les utilisateurs. Elle leur permet de prendre des décisions éclairées et de protéger leurs intérêts, favorisant ainsi une expérience utilisateur plus transparente et honnête. Malgré une réglementation progressive autour du sujet, les dark patterns sont encore monnaie courante sur les interfaces et nécessite une vigilance particulière pour être détectée. Des signaux d'alerte, tels qu’un processus de désabonnement compliqué, des cases pré-cochées, des questions pièges, ou des offres promotionnelles trompeuses, peuvent indiquer la présence de ces tactiques. ‍ #### Des outils pour les détecter et les signaler Heureusement, leur détection peut-être facilitée notamment par l'utilisation d'outils et de méthodes adaptées. Certaines extensions de navigateur (comme Dark Patterns sur Chrome et Firefox), ou encore des sites web d’associations (la Dark patterns Tip Line et la DAPDE) ainsi que des applications mobiles permettent de signaler ces pratiques déloyales. ‍ ‍ ### Comment éviter les dark patterns et favoriser un design plus éthique ? L'utilisation de dark patterns peut entraîner des conséquences néfastes pour la fiabilité et la réputation de l'entreprise. Les utilisateurs peuvent se sentir trompés, ce qui peut sérieusement nuire à leur relation avec l'entreprise. Opter pour une approche éthique en matière d'UX implique de privilégier la transparence, de solliciter le consentement de manière claire et de proposer des options équitables pour les utilisateurs. Ces bonnes pratiques renforcent la confiance des utilisateurs et sont plus enclines à fidéliser leur audience. Pour aller dans ce sens, l’association Designers éthiques a mis un guide pratique à disposition des concepteurs d’interfaces, un guide, présentant un certain nombre de guidelines pour concevoir sans dark patterns. En bref, détecter et s’abstenir des dark patterns en UX est crucial pour préserver la confiance des utilisateurs et la réputation de l'entreprise. Opter pour une approche éthique en matière de conception d'expérience utilisateur est non seulement bénéfique pour les utilisateurs, mais également pour la longévité et la croissance de l'entreprise. En choisissant la transparence et l'honnêteté, vous pourrez créer des expériences utilisateur plus positives et durables. ‍ Nous espérons que cet article vous a plu. Si vous cherchez d’autres contenus qui abordent le numérique sous un angle plus responsable, cet article rédigé par nos soins, proposant 5 outils de mesure pour évaluer l’impact environnemental de votre produit web pourrait aussi vous intéresser. --- # Refonte SEO : quels sont les livrables que doit vous fournir votre agence ? URL: https://www.digilityx.com/blog/refonte-seo-livrables-agence Date: 2023-12-11 Expertise: growth-marketing > Vous avez décidé de vous faire accompagner par une agence pour la refonte de votre site ? Voici les livrables SEO indispensables qui doivent figurer dans la proposition de votre agence. Une refonte de site n’est pas à prendre à la légère, elle va impacter votre trafic, ses performances techniques, l’expérience de vos utilisateurs et donc leur conversion. Votre nouveau site doit être plus performant techniquement, proposer une meilleure ergonomie et hiérarchie de l’information, et vous permettre d’augmenter vos objectifs business (vente, trafic, prise de rendez-vous…). Si les enjeux commerciaux, techniques et de design sont généralement pris en compte dans une refonte, votre référencement peut être facilement oublié. Pourtant, il est essentiel de l’intégrer dans les objectifs de la refonte si vous souhaitez conserver vos positions et ne pas nuire à votre trafic organique. Dans la première partie de cet article, nous vous expliquerons pourquoi le référencement organique doit être pris en compte dès le début du projet. Vous trouverez les points d’attention (le choix de l’agence ou le type de refonte) et leur impact, et les oublis les plus courants en SEO et leur conséquence. Puis dans une seconde partie, nous vous listerons les livrables que vous êtes en droit d'attendre à chaque phase de la refonte. ‍ ## Quels sont les grands enjeux d’une refonte SEO ? ### Formuler un besoin clair pour sa refonte de site web Pour commencer vous devez identifier votre besoin : pourquoi faites-vous une refonte ? Souhaitez-vous revoir votre identité visuelle ? Avez-vous besoin de mettre à jour l’environnement technique ? Le site ne répond plus à vos objectifs business ? Dans tous les cas, une refonte va impacter votre référencement. Cependant, l’attention et l’implication de l’agence concernant le SEO va dépendre du type de refonte. On va, notamment, distinguer une refonte fonctionnelle ou migration d’une refonte graphique. #### La refonte fonctionnelle Il s’agit d’une refonte qui vient pallier une dette technique trop importante. Elle peut concerner les technologies et outils visant au bon fonctionnement du site, le back-office ou l’architecture de l’information. Voici quelques exemples et leur impact SEO : - Changement de technologie comme un nouveau serveur, CMS ou framework : l’impact SEO est élevé car il y a risque de pertes de données et de rallongement du temps de réponse. Le premier peut entraîner une baisse des mots-clés et le second impacter le temps de chargement des pages. - Changement d’arborescence et/ou de structure : si vous changez la navigation ou ne migrez qu’une partie du site, vous allez modifier l’accès aux contenus pour les visiteurs et pour les robots d’exploration. Certaines pages, devenant plus profondes et donc moins accessibles, pourraient perdre en position.‍ - Refondre l’intégralité du site : faire peau neuve peut vous apporter de nombreux bénéfices mais notez que plus les modifications seront élevées, plus le risque d’erreur sera important. #### ‍La refonte graphique La refonte graphique répond davantage aux objectifs de communication et de marketing. Elle implique surtout de revoir la forme pour proposer une nouvelle expérience à vos visiteurs. Ce type de refonte va également impacter votre référencement organique. Voici deux exemples : - Changement de l’identité du site (design system, templates…) : un nouveau design peut perdre les styles nécessaires à la hiérarchisation des éléments mais également augmenter la vitesse de chargement. Il convient de bien valider avec un expert, que les nouvelles pages soient performantes et optimisées pour le SEO. - Changement du nom de marque : les mots-clés de marque représentent une part importante de votre trafic organique. De plus, toutes les urls de votre site contiennent son nom. En le modifiant, vous allez perdre vos mots-clés de marque et vous devrez rediriger l’ensemble de vos urls. Deux actions qui peuvent générer une baisse importante de trafic. Une fois que l’objectif de votre refonte est clairement défini, vous pourrez sélectionner l’agence la plus à même de vous accompagner. ### Choisir une agence capable d’intégrer les objectifs de référencement Pour une refonte de site, il est courant de faire appel à une agence pour bénéficier d’un panel d’experts dédiés. Mais derrière cette notion d’agence, se cache différentes formes d’accompagnement et de spécialités. Il est donc important de savoir ce dont vous avez besoin pour votre refonte et qui sera capable de répondre à votre demande. #### L’agence marketing 360 Aussi appelée agence de communication ou de publicité, il s’agit de l’agence historique qui accompagne les marques aussi bien dans la construction de son “branding” via tous les médias (y compris le site internet), que dans des opérations de promotions ponctuelles. Avec l’émergence d’agences purement digitales, elles intègrent aujourd’hui des prestations de refonte de sites web. En général, ce type d’agence vous propose un accompagnement 360 : UX, direction artistique, stratégie de contenu, développement web, et SEO. Parce qu’elle fait tout, elle a également ses forces et ses faiblesses, et bien souvent le SEO n’est pas le levier prioritaire. Si vous optez pour une agence de ce type, assurez-vous d’avoir un interlocuteur dédié au SEO, qui comprend vos enjeux de trafic et qui sera le garant de votre référencement avec toutes les parties prenantes. #### Les agences digitales ou “web” Avec le développement du e-commerce, elles ont fait du marketing digital leur spécialité. Toutes les actions mises en place ont pour objectifs d’augmenter les ventes en améliorant le funnel et la visibilité en ligne. Leurs spécialités sont le marketing digital (Social Media, SEO/SEA, CRM…), la conception de sites ou d'applications, le tracking et l’analyse de données. Plus qu’un joli site, ce type d’agence cherche avant tout l’efficacité. Si l’agence web assure une bonne partie des compétences nécessaires (dont le SEO) pour mener à bien votre projet, elle ne prend pas forcément en charge le développement de votre site. #### L’agence SEO Son expertise se concentre sur le levier d'acquisition de trafic organique. Elle accompagne l’entreprise à moyen et long terme sur sa stratégie SEO de manière globale. Néanmoins, ce type d’agence propose de plus en plus des offres spécialement conçues pour des refontes. Si vous optez pour une agence SEO, vous devrez prendre à votre charge les autres expertises de votre refonte ou vous devrez faire appel à une seconde agence. ‍ ### Prévenir les risques les plus courants de baisse de trafic SEO Dans la plupart des cas, l’oubli des pré-requis SEO est responsable de la perte de trafic durable de votre site. On parle de durable, car il faut noter que même parfaitement exécuter, une refonte de site internet peut entraîner une baisse de vos positions à court terme. Néanmoins, en prenant en compte tous les éléments identifiés ci-dessous, vous éliminez une grande partie des risques. #### Restructurer le site techniquement Voici les actions qui touchent à la structure, les risques que cela entraîne et comment les éviter. ##### 1/ Modifier le niveau des pages dans le fil d’ariane. - Exemple : site/produit-a devient site/produits/produit-a. - Risque : perte de position des pages clés. En l'occurrence, la page A qui est plus profonde sur le site. - Solution : valider l’arborescence du site avec l’expert SEO en amont, qui ajustera les contenus en conséquence. ##### 2/ Changer la structure des URLs. - Exemple : site/categorie-1/article devient site/categorie-2/article - Risque : la première url étant déjà indexée dans les moteurs de recherche, vous allez observer une hausse anormale de pages d’erreur (404). - Solution : lister toutes les urls dans un plan de redirections. ##### 3/ Supprimer le domaine antérieur ou changer de nom de domaine - Exemple : mon-site.fr devient mon-site.com - Risque : repartir de zéro avec une perte d’autorité du site. - Solution : rediriger les anciens liens pointant vers le nouveau site et n’oubliez de sauvegarder le contenu de l’ancien domaine, faire des redirections et créer une 404 indiquant le nouveau site. #### Modifier la navigation de l’utilisateur Certaines modifications de votre site vont changer l’expérience de vos utilisateurs. Comme précédemment, voici comment éviter que cela impacte votre référencement. ##### 1/ Faire toutes les redirections 301 vers la page d’accueil du site - Exemple : vous supprimez une catégorie de blog et ses articles car ils ne sont plus pertinents. - Risque : la hausse du taux de rebond de la page d’accueil. - Solution : limiter les redirections vers la page d’accueil grâce au plan de redirections, rediriger chaque page vers le contenu le plus adapté. ##### 2/ Modifier la hiérarchie des pages (arborescence) - Exemple : vous déplacez les articles marque du blog vers une partie Qui sommes-nous de votre site pour plus de cohérence. - Risque : la perte d’une partie des contenus du site mal transférés. - Solution : faire une copie de l’ancien site, créer une matrice des contenus et bien intégrer les nouvelles urls au plan de redirections. ##### 3/ Supprimer un service / produit de l’entreprise ou un article “obsolète” de votre blog - Exemple : vous décidez de cesser une activité de votre entreprise et souhaitez retirer toutes les pages qui lui sont dédiées. - Risque : la perte de trafic organique - Solution : malheureusement la perte de trafic sera inévitable, mais ce trafic n’est plus qualifié. Isoler les visites par ces pages des autres produits pour mesurer les résultats de la refonte. #### Ne pas prendre en compte les optimisations SEO ##### 1/ Créer un nouveau template de page (UX/UI) - Exemple : suite à la phase de recherche utilisateur, on fait le choix de supprimer des blocs de texte de la homepage. - Risque : la perte d’optimisation des pages clés - Solution : dans une démarche SXO (SEO + UX) ajouter une étape de validation SEO avant la livraison des maquettes finales afin de trouver un compromis design et optimisé. ##### 2/ Pas de champs SEO dans le CMS - Exemple : le développement du CMS et des pages de contenus répond uniquement à ce qui a été maquetté. - Risque : les pages étant codées en dur, à chaque changement SEO, vous devrez demander un développement supplémentaire. - Solution : intégrer un expert SEO dans les échanges sur les fonctionnalités du futur back-office. ##### 3/ Pas d’optimisations des nouveaux médias post-refonte - Exemple : de belles images et vidéos ont été ajoutées au site. - Risque : augmenter le temps de chargement des pages. - Solution : valider une taille maximum d’import des images et prévoir un outil de compression automatique sur le site. Cette liste non exhaustive de risques et d’erreurs va être évitée grâce aux livrables que l’agence va vous remettre. Dans la seconde partie de cet article, nous allons vous présenter ces livrables étape par étape. ## Quelles sont les livrables d’une refonte SEO ? ### Création de la stratégie UX/SEO pour la refonte On commence par une petite mise en abyme : le premier travail de l’agence consiste à vous sensibiliser à la refonte SEO en vous présentant les points d’attention, les actions qui vont être menées pour conserver et améliorer votre référencement organique, et vous présenter les livrables qui en découlent. #### Audit SEO Le premier livrable est un audit de l’ensemble des performances actuelles pour pouvoir comparer l’ancien et le nouveau site. Cet audit doit comporter quatre parties essentielles : - audit sémantique : avoir une vision de ce que recherchent les utilisateurs afin de mieux choisir les nouveaux contenus à produire et proposer une architecture de l’information plus cohérente ; - audit de contenu : savoir quelles sont les pages et mots-clés positionnées pour déterminer les optimisations à prévoir et les contenus à supprimer ; - audit technique : connaître les axes d’amélioration des performances techniques pour mieux prioriser les développements qui vont impacter le SEO ; - audit d’autorité : recenser les liens externes qui pointent vers votre site et s’assurer de conserver ceux qui sont bénéfiques. Cet audit doit déboucher sur la validation des informations suivantes : - définition des KPI’s clés pour mesurer la réussite de la refonte (trafic, position, évolution des erreurs, temps de chargement, autorité…) ; - roadmap SEO : plan d’action SEO qui va être intégré à la roadmap globale de la refonte afin d’être sûr que l’expert SEO sera sollicité au bon moment. #### Arborescence du site L’arborescence est l’architecture d’un site, il comprend la catégorisation de toutes les pages et l’organisation de la navigation d’une page à une autre. Une fois que le projet de refonte est lancé, le deuxième livrable SEO consiste à optimiser l'arborescence du site. En fonction de l’audit de contenu et du travail de user research de l’équipe UX, le consultant SEO va devoir identifier les pages à conserver, à optimiser, à créer et à supprimer. Il va donc fournir les documents suivants : - un tableau recensant tous les contenus à conserver ou à supprimer ; - un planning éditorial listant les nouveaux contenus à produire ; - une arborescence mise à jour et optimisée ; - la révision du maillage interne pour lier les bonnes pages entre elles et avec les nouveaux contenus. ‍ #### Recettage des maquettes La troisième étape consiste à vérifier la cohérence UI & SEO des maquettes. Le travail SEO a deux objectifs ici : s’assurer que le design system (ou les éléments graphiques des templates) propose suffisamment de variétés de style (structure Hn, tableaux, liste à puces…) et que les textes des pages sont bien optimisés (ou recommandations “on page”). Selon les agences, le contenu final peut être implémenté directement à la phase de développement. Cependant, pour s’assurer que les passations entre design, SEO et développement soient les plus fluides possibles, les maquettes doivent être au plus proche de la version finale (maquettes “high fidelity”). ### Du début à la fin des développements Une fois que les maquettes sont validées, commencent le développement du back et du front, et de l’intégration des contenus. Cette phase permet à l’expert SEO d’anticiper et d’optimiser les contenus, de valider les pré-requis SEO comme la structure technique des nouvelles pages ou les fonctionnalités du back-office et de dénicher les erreurs potentielles. ‍ Première étape : s’assurer que le développement n’impacte pas les performances du site. Comme par exemple, bloquer l’accès au site en pré-prod. pour éviter son indexation. #### Plan de redirection Le plan de redirection est un des livrables les plus importants d’une refonte SEO. Il s’agit d’un document qui recense les URLs de l’ancien site et leurs redirections. Ce document permet d’éviter les erreurs 404 sur votre site et fluidifie le parcours de l’utilisateur. Au lieu de tomber sur une page d’erreur ou de revenir vers la page d’accueil, on oriente le visiteur vers une page connexe. Étape bonus : si votre site comprend beaucoup de redirections et/ou de nouvelles urls, votre agence peut vous proposer une campagne de liens pour faciliter l’indexation des pages à la mise en ligne. Cela peut vous faire gagner du temps précieux, surtout si les urls modifiées sont génératrices de business. #### Recettage sur l’environnement de développement (staging) Lors de ce recettage, en SEO aussi, il faut vérifier si le développement est bien fidèle aux maquettes. C’est également l’occasion de s’assurer que les pré-requis techniques sont bien respectés (url, fil d’ariane, structure Hn, balises meta, images, liens, données structurées…). Cette étape est cruciale pour limiter les erreurs lors de la mise en ligne du nouveau site. C’est aussi le moment de valider les fonctionnalités du back-office. L’expert SEO valide les champs du CMS, comme la possibilité de modifier le contenu, d’intégrer des médias et de mettre à jour les balises SEO. À cette étape, l’agence va vous : - demander de faire une copie du site actuel, - fournir une check-list technique SEO à respecter pour vos développeurs. #### Nouveaux contenus Ce livrable dépend de l’offre choisie. Il s’agit de créer un backlog de contenu pour correspondre à la nouvelle arborescence. Ces contenus doivent venir combler les manques identifiés lors de l’audit. Selon vos enjeux SEO, ils peuvent être intégrés au site en pré-prod ou publiés progressivement après la mise en ligne du site. Les contenus potentiels sont : - des articles pour votre blog, - la création de pages transactionnelles. ### Après la mise en ligne du site Le travail de l’expert SEO ne s’arrête pas à la mise en ligne du site web. Google peut être capricieux avec les nouveaux sites. Il n’est donc pas rare d’observer une baisse de position à court terme, notamment si vous avez modifié des paramètres comme la structure du site. Cependant, si tout a été bien fait, cette baisse est provisoire. #### Recettage en post-production entre le jour J et J+7 Juste après la mise en ligne, l’agence va devoir vérifier certains paramètres techniques qu’elle ne pouvait pas mesurer en condition réelle jusque-là. Elle va donc évaluer les problèmes de redirections, les pages manquantes, les problèmes dans les urls… mais également mesurer la vitesse de chargement du nouveau site. Cette étape permet d’agir rapidement et de prévenir les erreurs de développement qui vont causer une baisse drastique de votre trafic organique. L’agence doit vous fournir : - un audit technique du site comparant les performances du site précédent au nouveau site ; - une liste des erreurs à corriger si nécessaire. #### Monitoring sur 3 mois Vos positions sur Google vont mettre du temps à se stabiliser. Un suivi hebdomadaire de vos pages clés et mots-clés stratégiques va permettre d’identifier si des actions sont nécessaires pour booster votre référencement. Vous devez recevoir les livrables suivants : ‍ - un bilan mensuel : il comporte une version actualisés des chiffres des KPIs clés identifiés en amont de la refonte ; - mise à jour de la roadmap SEO : une refonte s’arrête rarement à la première mise en production, en fonction des itérations, de nouvelles actions pourront être ajoutées au plan d’action. ‍ Vous avez maintenant toutes les clés pour mener à bien votre refonte SEO. Pour être sûr que votre refonte est bien prise en main, vous devez d’abord savoir pourquoi vous faites une refonte. Cela vous aidera à choisir l’agence adaptée et vous serez capable de lui donner des objectifs clairs. Cela fluidifiera les échanges et permettra de se focaliser sur les actions prioritaires. Lors d’une refonte de site, l’expert SEO intervient à chaque grande étape. Assurez-vous en amont de chacune de ces phases de connaître les livrables attendus et ce qu’ils doivent contenir pour être opérationnel. Tout cela vous permettra de sécuriser vos performances SEO de l’ancien site au nouveau. --- # Les Variables sur Figma : Tout ce qu'il faut savoir URL: https://www.digilityx.com/blog/variables-figma-guide-complet Date: 2023-09-20 Expertise: design > Découvrez dès maintenant tout ce qu'il faut savoir sur les Variables dans Figma. Le 21 Juin 2023 a eu lieu l’évènement CONFIG. Organisé par Figma, c’est le moment de l’année ou tous les aficionados du logement découvrent les nouveautés qui vont s’intégrer dans notre outil de conception préféré. L’une des nouveautés annoncées était sûrement celle attendue par tous les Designers qui m’entourent : Les Variables. Une fois la joie et l'excitation ressenties par cette annonce, je n’avais qu’un seul objectif en tête : explorer et tester cette fonctionnalité pour en déterminer à la fois les usages les plus intéressants mais aussi les limites actuelles.Dans cet article, j’ai à cœur de vous proposer le guide le plus complet possible sur comment fonctionne et la manière dont vous pouvez utiliser les Variables dans Figma pour faire passer vos designs au niveau supérieur. Vous êtes prêts ? C’est parti ! ‍ ## Les Variables : le guide ultime Pour comprendre ce que sont les Variables dans Figma, penchons-nous sur la définition des Variables dans le domaine informatique : ‍ “En informatique, les variables sont des éléments qui associent un nom (l’identifiant) à une valeur. La valeur peut être de nature différente : nombre, texte, etc. Les variables sont physiquement implantées dans la mémoire du système programmé (ordinateur, carte microprocesseur, etc.)”‍ Dans Figma, il s’agit de la même logique. Les Variables nous permettent de créer, stocker et utiliser des valeurs réutilisables dans tous nos projets sur Figma, comme des couleurs ou du texte. On peut créer et utiliser une valeur numérique pour représenter la taille d’un spacing, d’un padding, ou définir une couleur toujours destinée à être utilisée comme la couleur background d'un bouton. ‍ ### Quels sont les différents types de variables ? Actuellement, il existe quatre types de Variables : ‍ - Color : Les variables de type couleur prennent en charge la définition d’une valeur colorimétrique. Ces variables peuvent être utilisées pour : → Définir une couleur de remplissage (Fill) → Définir une couleur de contour (Stroke) ‍ - Number : Les variables de type nombre sont utilisées pour attribuer une valeur numérique. Ces variables peuvent être utilisées pour : → Définir la valeur d’un border radius → Définir une hauteur et une largeur minimale ou maximale (grâce à la nouvelle mise-à-jour de Figma) → Définir des valeurs de spacing, de margin et de padding en auto-layout ‍ - String : Les variables de type texte permettent de créer des chaînes de caractères spécifiques. Ce type de variable peut être intégré à n'importe quel texte, y compris ceux imbriqués dans des instances. ‍ - Boolean : Les variables de type booléenne permettent d'assigner des valeurs “vrai” ou “faux” à une variable. Ces variables peuvent être utilisées pour : → Contrôler la visibilité des calques → Contrôler la valeur true/false de l’instance d’un composant (seulement l’instance de ce composant, cela ne fonctionne pas sur le main component) ‍ Figma a annoncé que trois autres types de variables devraient être disponibles fin 2023 : - Typographie - Effects - Gradients ‍ ### Comment créer sa première variable ? Pour cela, rien de plus simple : pour créer sa première variable, il faut se rendre sur la fenêtre des variables, où elles sont créées et gérées. Pour cela, cliquez sur le canevas de votre fichier Figma, il ne faut qu’aucun calque ou objet ne soit sélectionné pour que l’option apparaisse. Dans le panneau de conception se trouve une nouvelle section nommée : "Local variables". C’est ici que vous pourrez accéder à la fenêtre des variables. Pour créer une variable il vous suffit ensuite de cliquer sur le bouton “Create Variable” et de choisir le type de variable que vous souhaitez créer ! C’est aussi simple que ça. ‍ ‍ ### Comment affecter une Variable ? Maintenant que vous avez créé votre première variable, vous allez pouvoir l’utiliser. En fonction du type de variable que vous souhaitez utiliser, la marche à suivre n’est pas exactement la même. Nous allons donc voir où et comment utiliser votre variable fraîchement créée. ‍ #### Couleur Affecter une variable de type couleur se fait exactement de la même manière qu’affecter un style de couleur. Lorsque vous avez sélectionné un objet, cliquez sur l'icône Variable dans les sections de remplissage (Fill) ou de contour (Stroke) du panneau de conception. ‍ Tips : Dans cette liste, vous verrez apparaître à la fois les styles et les variables, mais les aperçus des styles seront représentés par des cercles, tandis que les aperçus des variables seront désormais affichés sous forme de carrés ce qui permet de les différencier facilement du premier coup d'œil.‍ ‍ #### Nombre Pour affecter une variable numérique, il suffit de se rendre directement sur le champ de saisie où se trouve la valeur. Il existe deux méthodes d’affectation d’une variable numérique qui dépend de ce que vous souhaitez paramétrer : - Au survol de la souris, l’icône variable apparaît à droite du champ de saisie. Au clic sur cette icône, vous allez pouvoir sélectionner la variable souhaitée parmi une liste de toutes les variables prises en charge. Cette méthode est applicable pour le paramétrage des : border radius, padding en auto-layout - Au survol de la souris, l’icône dropdown apparaît à droite du champ de saisie. Au clic sur la flèche, vous devriez voir l’option “Apply variable…” apparaître. Au clic sur cette option, vous allez pouvoir sélectionner la variable souhaitée parmi une liste de toutes les variables prises en charge. Cette méthode est applicable pour le paramétrage des : width, height, gap between en auto-layout ‍ ‍ #### Texte Pour affecter une variable de type texte : Lorsque vous sélectionnez un calque de texte, l'icône apparaît dans la section Texte du panneau de conception. En cliquant sur cette icône, vous avez la possibilité de sélectionner les variables textes disponibles. ‍ ‍ #### Booléen Pour affecter une variable booléenne afin de contrôler la visibilité d’un calque, commencez par sélectionner le calque en question. Ensuite, faites un clic droit (ce n’est pas très intuitif mais actuellement seul le clic droit fonctionne pour accéder à cette option) sur l’icône visibilité de la section Layer dans le panneau de conception. Une liste de variables booléennes s'affiche, et vous pourrez affecter celle que vous souhaitez au calque sélectionné. ‍ ‍ Il est également possible de lier une variable booléenne à la propriété booléenne de l’instance d’un composant. L'icône variable apparaît à côté de la propriété en question. ‍ Note : Pour l'instant, cette fonctionnalité de lier une variable booléenne au contrôle d’une propriété fonctionne uniquement pour les instances d'un composant, cela n’est pas encore possible sur le composant principal lui-même.‍ ‍ ### Comment bien structurer ses variables ? Pour exploiter à son plein potentiel la puissance des variables, il est important d’avoir des variables bien structurées. Pour cela, nous allons voir comment utiliser cette nouvelle fonctionnalité avec toutes les possibilités qu’elle nous offre. ‍ #### Groupe, Mode & Collection ‍ ##### Groupe Les Groupes permettent une consolidation étroite des variables. Une comparaison intéressante consiste à considérer les groupes comme des dossiers capables de contenir des ensembles de variables. Par exemple, la couleur principale de votre marque va être déclinée sous plusieurs teintes au sein de votre Design System : $blue-30, $blue-50 et bien plus encore. Dans ce cas, il serait avisé de former un groupe qui rassemble les couleurs similaires, afin de les rendre aisément accessibles et facilement identifiables. La création d'un groupe est simple : il vous suffit de faire un clic droit sur une ou plusieurs variables, puis de choisir "new group with selection". ‍‍ ‍Tips : il est également possible de créer un groupe en utilisant le caractère “/” dans le nom de la variable, par exemple la variable color/blue/50 va créer un groupe color et un sous-groupe blue‍ ‍ ##### Mode Les Modes offrent un contexte supplémentaire à une collection de variables, comme des thèmes (Light ou Dark Mode) ou des spécifications de taille (Desktop ou Mobile). Lorsque vous créez une nouvelle variable, par défaut, une seule colonne est utilisée pour représenter la valeur de la variable, sans nécessairement être un mode. Les modes apparaissent uniquement lorsque deux colonnes ou plus de valeurs sont présentes. Pour initialiser un nouveau mode, il faut simplement cliquer sur l’icône “+” présente à droite de la colonne “Value”. La première colonne deviendra alors “Mode 1” tandis que la nouvelle colonne s’appellera “Mode 2”. Inutile de préciser que vous êtes libre de nommer les Modes en fonction du besoin. ‍ Dans l’exemple ci-dessous les Modes servent à définir les spécifications de tailles pour chacun des devices et ainsi pouvoir être en mesure d’alterner entre une vue Desktop et une vue Mobile en un temps record.‍ ##### Collection Les collections désignent des ensembles spécifiques de variables, de groupes et de modes. Elles nous permettent d'organiser et de regrouper étroitement les variables. Par exemple, vous pouvez utiliser les Collections pour établir certaines fondations de votre Design System comme les couleurs. Pour créer une nouvelle collection, sélectionnez le menu déroulant en haut à gauche de la fenêtre modale des variables, puis choisissez "Create collection". ‍ ‍ #### L'aliasing Le concept d'aliasing, consiste à lier une variable à une autre variable déjà existante. Cette fonctionnalité permet de rendre le processus de création ou de gestion des mises à jour plus efficace, car plusieurs éléments liés peuvent faire référence à une seule variable. ‍ Pour illustrer comment les alias peuvent être utiles dans le processus de conception, prenons l'exemple où je souhaite associer une couleur de background à mon bouton. Pour ce faire, je créerais cette variable : button-secondary-background-color J'aimerais lui attribuer une certaine valeur de bleu : #8AF1FF Cependant, au lieu de le faire directement, je vais créer une première variable dans une première collection dédiée (souvenez-vous, on en parle plus haut!) qui va stocker l’ensemble de mon Color System décrivant cette couleur de manière plus précise : blue-50 = #8AF1FF Ensuite, j'appliquerais cette variable à mon bouton en créant une seconde variable mais cette fois-ci dans une collection dédiée à stocker les tokens liés à mes boutons : button-secondary-background-color = blue-50 C’est ainsi que les alias fonctionnent. La prochaine fois que j'aurai besoin de changer la couleur de background de tous mes boutons secondaires, ce sera plus simple : je n'aurai qu'à modifier la valeur une seule fois dans la définition de la variable blue-50. Ainsi, tous les boutons utilisant la variable button-secondary-background-color pour définir leur couleur seront automatiquement mis à jour. ‍ Note : Les alias fonctionnent également avec les variables de type texte, booléen et nombre !‍ Pour créer l’alias d’une variable, faites un clic droit sur la valeur d'une variable déjà définie, puis choisissez "Create alias". Ensuite, sélectionnez l'onglet "Libraries", qui affiche toutes les variables compatibles, prêtes à être liées. ‍ ‍ #### Scoping Lorsque vous créer des variables pour vos différents projets, il est important de considérer comment et où ces variables devraient être affectées, ainsi que les situations où elles ne devraient pas l'être. Cela ne vise pas à restreindre, mais plutôt à améliorer l'expérience des designers lorsqu'ils interagissent avec les variables. ‍ Idéalement, les variables numériques créées pour être affectées à des valeurs de spacing et de padding devraient être restreintes à ces choix spécifiques et ne devraient pas être employées pour paramétrer les border radius (par exemple). De la même manière, les variables de couleur qui définissent les options de remplissage ou de contour ne devraient pas être proposées lorsqu'il s'agit de choisir la couleur d'un texte. Cette option permettant de délimiter le périmètre d’utilisation d’une variable dans Figma est appelée "Scoping", une fonctionnalité disponible pour tous les types de variables ! ‍ Pour accéder au Scoping, cliquez sur l'icône de configuration située à la fin de la ligne de la variable. En cliquant sur ce bouton, la fenêtre modale "Edit variable" s'ouvrira, vous permettant de préciser l'utilisation d'une variable et d'appliquer des limitations à sa portée. ‍ Tips : Vous pouvez définir le scoping de plusieurs variables simultanément. Pour réaliser cette opération il suffit de sélectionner plusieurs variables, en faisant un clic droit, l’option “Edit Variables” apparaîtra et permettra au clic, de paramétrer le scoping de plusieurs variables simultanément.‍ ‍ #### Code Syntax Le Code Syntax permet de représenter les variables dans votre code en leur attribuant des noms de variable valides. Le Code Syntax d'une variable sera visible dans des extraits de code en Dev Mode lorsque vous inspectez les éléments qui utilisent cette variable. Actuellement, cette fonctionnalité est disponible dans les langages CSS, SwiftUI et Compose. ‍ Vous avez la possibilité de créer un nom spécifique à chaque plateforme, que ce soit pour le Web, Android ou iOS. Cela signifie que vous pouvez avoir jusqu'à trois Code Syntax différentes pour une même variable. ‍ ‍ ### Quelle est la différence entre les variables et les styles dans Figma ? A la lecture de cet article, vous vous êtes sûrement demandé à plusieurs reprises :”Mais pourquoi ne pas plutôt utiliser les styles ?”, et je vous rassure, je me suis posé de nombreuses fois cette même question à la découverte des variables. Dans ce cas, il paraît naturel de se poser la question sur la bonne fonctionnalité à utiliser ? Figma nous permet d'utiliser les deux et d'obtenir des résultats presque identiques, mais pas exactement en fait.. ‍ Tout d’abord, les variables sont bien plus avancées, et si vous mettez en place un Design System ou effectuez des travaux de prototypage plus poussés, optez pour elles ! En revanche, certaines propriétés comme les dégradés ou les effets ne sont (pas encore) prises en charge par les variables, l’utilisation des styles est donc la seule alternative possible. ‍ Deuxième point, les variables sont plus atomiques ; elles stockent des valeurs uniques, tandis que les styles peuvent être un ensemble de valeurs. Plusieurs valeurs surviennent lorsque vous avez deux ou plus de deux valeurs de couleur impliquées. La situation la plus courante où cela se produit est avec les dégradés, qui nécessitent un mélange de plusieurs couleurs. ‍ ‍ De plus, l'aliasing est pris en charge pour tous les types de variables. Les styles ne peuvent pas être utilisés comme alias. Vous pouvez utiliser des variables de couleur pour définir d'autres variables de couleur et des styles de couleur, mais les styles ne peuvent pas être utilisés pour définir quoi que ce soit. Cela signifie également que les styles sont limités en termes de complexité et de mise à l'échelle des tokens de conception. ‍ ‍ ### Conclusion Il serait difficile de lister toutes les possibilités offertes par l'introduction des variables dans Figma. Tout comme dans la communauté des développeurs, on pourra toujours compter sur l'ingéniosité des designers pour trouver des nouveaux usages plus incroyables les uns que les autres quant à l'utilisation des variables. ‍ ## Pour aller plus loin (Best practices, Plug-ins) ‍ ### Best practices ‍ #### Rendre les collections privées Il existe plusieurs raisons pour lesquelles vous pourriez souhaiter rendre certaines collections de variables privées et ainsi ne pas les publier. Par exemple, vous pourriez vouloir masquer les valeurs primitives et ne rendre visibles que les tokens. Pour rendre les collections privées, tout comme avec les composants, ajoutez un point "." ou un tiret bas "_" en préfixe du nom de votre collection et ainsi, l’intégralité de la collection sera privée et ne sera donc pas publiée. ‍ #### Ne pas publier les variables Si vous ne souhaitez pas que certaines variables apparaissent dans le panneau de sélection des couleurs et risquent de perturber les designers dans d'autres fichiers Figma, vous pouvez choisir de ne pas les publier et ainsi éviter toute confusion. Pour cela, dans la fenêtre d’édition d’une variable, cochez l'option "Hide from publishing" et cette dernière ne sera pas publiée. ‍ #### Structurer les collections Automatiquement les collections sont organisées par ordre alphabétique. Cela signifie que vous ne pouvez pas (encore ?) les faire glisser et déposer pour les personnaliser comme les styles. Malheureusement, cela signifie que dans le fichier principal, vous verrez toutes vos variables privées en haut de la liste des calques car elles commencent par "." ou "_". Le reste d'entre elles peut être mieux organisé grâce à une bonne convention de nommage : les collections peuvent commencer par des chiffres par exemple. ‍ ### Plug-ins Swap Styles to Variables https://www.figma.com/community/plugin/1253585487427690087/Styles-to-Variables-Converter ‍ Apply variables automatically‍ https://www.figma.com/community/plugin/1264259625007726988/Apply-variables ‍ Bazzle : A Variable Builder ‍ https://www.figma.com/community/plugin/1275190440535606253/bazzle-a-variable-builder ‍ ### Notes Les variables, les groupes, les modes et les collections illustrés dans cet article existent à titre purement démonstratif. Pour certains exemples, il ne s’agit pas de la bonne manière d’organiser ses variables. Si vous souhaitez en savoir plus sur la bonne manière de structurer ses variables, je vous invite à découvrir cet article qui est très intéressant sur le sujet. ‍ #### Sources https://medium.muz.li/figma-variables-complete-guideline-and-learning-documentation-9d5014a14c54 https://www.thalion.pro/post/figma-variables-ultimate-guide https://help.figma.com/hc/en-us/articles/15339657135383-Guide-to-variables-in-Figma https://medium.com/@joeyabanks/a-guide-to-variables-in-figma-b500b80d4e4 https://bootcamp.uxdesign.cc/how-i-structured-my-design-system-using-figmas-new-variables-7b1be33ce2aa ‍ ‍ --- # Qu’est ce que la vision Produit et comment la construire ? URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-que-la-vision-produit-et-comment-la-construire Date: 2023-05-23 Expertise: produit > Pourquoi la vision produit est-elle si importante ? Tout simplement parce qu'en l'absence d'une telle vision, votre équipe aura beaucoup plus de mal à rester sur la bonne voie. Utilisée correctement, une vision produit peut faire beaucoup. Comment la construire et quels aspects sont à garder à l'esprit lorsque vous en rédigez une. ## La product vision : l'essence même de votre produit. ‍ Selon Scrum Alliance : « La vision produit doit décrire un objectif global et engageant : un objectif qui guide l’effort de développement tout en laissant place à la créativité ; un objectif qui engage et inspire les individus, favorise la créativité, et génère de l’achat » ‍ Dit de manière moins agile, la vision produit communique de manière concise la proposition de valeur d'un produit, ce qu'il espère atteindre sur le long terme. ‍ Elle est généralement définie pour 3-5 ans. Elle doit être alignée avec la vision de l'entreprise et donc partagée par tout le monde dans l'entreprise. ‍ ## Qu'est-ce qui fait une bonne vision produit ? ‍ Pas de surprise, prenons exemple sur un des masters du sujet. Voici la product vision de Google ‍ ‍ Google a réussi à synthétiser l’ensemble de sa vision en une seule et même phrase : l’elevator pitch. ‍ ## La product vision est la synthèse d’un travail autour de 4 piliers ‍ ‍ ### Aspiration La vision produit donne à vos équipes un horizon plus large de ce sur quoi elles travaillent et pourquoi. Une vision produit donne à votre équipe la raison pour laquelle elle doit travailler sur ce produit à ce moment précis et pour qui. ‍ Elle répond à la question suivante : pourquoi venir tôt ? Pourquoi rester tard et travailler le week-end ? Pourquoi transpirer sur les petits détails qui créent d'excellents produits ? ‍ Parce que vous aspirez tous à réaliser un produit bien conçu qui changera la vie de vos clients d'une manière ou d'une autre. ### Guiderails Au quotidien, vous ne pouvez pas être aux côtés de votre équipe à chaque instant pour guider chaque décision. Au fur et à mesure que la vision produit est intériorisée par l'équipe, chaque personne n’utilisera pas mot à mot de votre vision produit, mais elle en créera sa propre version. ‍ Dans les moments où ils doivent prendre une décision rapide, une vision produit les empêchera de "dérailler" et de créer quelque chose qui va à l'encontre de la vision produit. ### Actionnable Si la vision produit contient des objectifs ambitieux, elle doit également comporter un élément ou un message sous-jacent indiquant que la vision peut être concrétisée. La vision produit est réalisable. ### Liée aux objectifs de l'entreprise Au début, nous avons mentionné que la vision produit est similaire à la vision de l'entreprise, mais à plus petite échelle et au niveau du produit. Si vous voulez que votre produit ait du succès sur le marché extérieur, il faudra que votre entreprise soutienne également votre travail. ‍ Si votre vision produit s'articule de manière cohérente avec les objectifs de l'entreprise, il est plus facile de vendre votre produit en amont de la chaîne. ‍ ## Comment la construire ? ### Le Product Vision Board : un canvas dédié à la vision produit Le Product Vision Board est un outil permettant de lister les éléments clés de la vision produit. Son aspect visuel est la catégorisation permettent de coucher sur papier les piliers de la vision produit en construction, et donc de : ‍ - Mettre ses idées au clair lorsqu’on est dans une démarche individuelle - Rassembler les idées de chacun dans le cadre d’une démarche collective ‍ Roman Pichler, un expert en gestion de produits de renommée internationale, spécialisé dans la stratégie, le leadership et l'agilité des produits, a publié un exemplaire téléchargeable d'un Product Vision Board, ainsi qu’un tutoriel vidéo pour en saisir toutes les subtilités. ‍ Voici un extrait : ‍ ‍ Chez Digilityx, nous avons coutume d’utiliser le lean Canevas modèle, un peu plus didactique : ‍ ‍ ## Concrètement, comment le remplir ? ‍ #### Problème - Quels sont les 3 principaux problèmes que l’on souhaite résoudre ? - Y a-t-il des alternatives existantes répondant déjà ou partiellement à ces problèmes ? ‍ #### Segment de clientèle - Quelles sont les personnes touchées par ces problèmes ? Conseil : Viser une cible précise et ensuite si besoin élargir aux clients indirects. ‍ #### Proposition de valeur unique - Qu’est-ce qui ferait opter notre cible pour mon produit ? - La phrase doit être courte, simple et efficace - Une bonne manière de travailler sa proposition de valeur unique est de reprendre l’Elevator Pitch ‍ #### Solution - 3 top fonctionnalités de mon produit qui répondraient à mes problématiques ‍ #### Canaux - Acquisition, communication, vente : comment toucher ma cible? ‍ #### Coûts - Salaires, coûts techniques, canaux de communication évoqués précédemment : tout ce qui va coûter de l’argent à sa place ici ! ‍ #### Revenus - A l’inverse de la catégorie précédente, toute source de revenus potentielle liée au produit doit être notée. ‍ #### Key metrics - Comment définir le succès de son produit - Métriques business - Métriques d’usages ‍ #### Avantage déloyal - Marque, brevet, réseaux, base clients, compétences rares, accès aux canaux? - Qu’est-ce qui fait que j’aurai plus de chances que d’autres de réussir ? ‍ ça y est, vous avez bien travaillé ... ‍ ## ... Il n’y a plus qu’à matérialiser votre vision du produit selon les règles de l’art ‍ Le format traditionnel de la déclaration de vision produit est le même que celui de la déclaration de positionnement. Le voici : ‍ - Pour (client cible) qui (énoncé du besoin ou de l'opportunité), le (nom du produit) est une (catégorie de produit) qui (avantage clé, raison d'acheter). - Contrairement à (principale alternative concurrentielle), notre produit (énoncé de la principale différenciation).* ‍ Voici un exemple d'énoncé de la vision du produit Microsoft Surface : ‍ - Pour l'utilisateur professionnel qui a besoin d'être productif au bureau et en déplacement, la Surface est une tablette convertible facile à transporter et qui offre une productivité informatique totale, où que vous soyez. - Contrairement aux ordinateurs portables, la tablette Surface répond à vos besoins en déplacement sans que vous ayez à transporter un appareil supplémentaire. ‍ ## Quand utiliser une vision produit ? ‍ Les visions produit sont utiles pour commencer à travailler sur un nouveau produit ou pour aligner une équipe sur les mises à jour d'un produit existant. ‍ Que vous lanciez la première version ou que vous apportiez des modifications à la nième version de votre produit, vous devez commencer par créer une vision produit. Il s'agit là d'un équilibre. ‍ Vous devez avoir une vision globale du produit, mais vous pouvez également prévoir des chapitres intermédiaires au fur et à mesure de l'avancement des travaux pendant la durée de vie de votre produit. ‍ ## Tips et enseignements : Communiquez votre vision produit ‍ L'objectif est de faire en sorte que chaque membre de l'équipe intériorise la vision et soit en mesure d'en donner sa propre version. Pour en arriver là, il faut beaucoup de répétitions. Beaucoup de répétitions. Beaucoup de répétitions. ‍ Énoncez-la au début des réunions d'évaluation. Écrivez-le en haut ou en bas de vos courriels. Créez une affiche et accrochez-la au mur. Si c'est suffisamment important pour que votre équipe travaille dessus, c'est suffisamment important pour que vous célébriez la vision produit que vous partagez. ‍ La création de sa product vision n’est pas une mince affaire et comme pour beaucoup de choses, itérez jusqu'à ce que votre vision produit trouve un écho en vous, dans votre équipe et dans votre entreprise. ‍ Chez Digilityx, nous accompagnons startup, scale up et corporate dans la définition de leur product vision. Un exercice que l’on croit simple mais qui n’est pas si intuitif que ça. Mais une fois qu’elle est définie, la stratégie, la roadmap et l’organisation du delivery s’en retrouvent d’autant plus facilités. ‍ Envie d’en parler, réservez un call ! ‍ --- # Checklist pour optimiser la vitesse de chargement de son site URL: https://www.digilityx.com/blog/checklist-optimiser-vitesse-chargement Date: 2023-05-17 Expertise: growth-marketing > L'optimisation de la vitesse de chargement d'un site est devenue essentielle selon les critères de classement des moteurs de recherche, mais également pour vos utilisateurs qui sont de plus en plus exigeants et impatients. Découvrez une checklist complète pour optimiser la vitesse de chargement en fonction des différents pré-requis SEO. ‍ ## Commencer par tester la vitesse de chargement de son site ‍ ### Les outils pour mesurer la vitesse de chargement ‍ Il existe de nombreux outils en ligne pour mesurer la vitesse de chargement de votre site, notamment avec les Web Core Vitals. Voici quelques-uns des outils les plus couramment utilisés : ‍ #### Google PageSpeed Insights (gratuit) Cet outil de Google analyse la vitesse de chargement de votre site web sur mobile et sur ordinateur, et fournit des recommandations pour l'améliorer. ‍ #### GTmetrix (10€ par mois) Il fournit des rapports détaillés sur la vitesse de chargement en analysant les performances de la page et en proposant des solutions pour améliorer la vitesse de chargement. ‍ #### Pingdom Tools (15€ par mois) A la différence des outils précédents, il fournit des informations détaillées sur les tailles de fichiers, les temps de réponse du serveur, etc. ‍ #### WebPageTest (gratuit) Cet outil permet de tester la vitesse de chargement à partir de différents emplacements dans le monde, ce qui peut être utile pour évaluer les temps de latence selon la zone géographique. ‍ ### Interprétation des résultats du test ‍ Voici quelques métriques couramment utilisées pour évaluer la vitesse de chargement : ‍ #### Temps de chargement de la page Le temps total nécessaire pour charger entièrement votre site web. ‍ #### Nombre de requêtes HTTP Le nombre de fichiers nécessaires pour charger la page. Moins il y a de requêtes HTTP, mieux c'est. ‍ #### Score de performance Certains des outils de test de vitesse (comme celui de Google) attribuent un score de performance global à votre site web, en fonction de différents critères. Un score élevé indique une meilleure performance. ‍ En interprétant les résultats du test, vous pouvez identifier les problèmes de performance de votre site web et mettre en place des solutions pour améliorer la vitesse de chargement. ‍ Découvrez maintenant les conseils pour améliorer le temps de chargement de votre site : ‍ ## 1. Optimiser l'hébergement et le serveur ‍ ### Choisir un hébergeur performant Il est important de choisir un hébergeur qui offre une infrastructure performante, avec des serveurs rapides, fiables et sécurisés. Vous pouvez vous renseigner sur les différents hébergeurs disponibles sur le marché et comparer leurs offres pour choisir celui qui convient le mieux à vos besoins. ‍ ### Choisir un serveur performant Le choix du serveur web peut également influencer la vitesse de chargement de votre site. Certains serveurs, tels que Nginx, Apache ou Lighttpd, ont des performances différentes. Il est important de choisir celui qui répond le mieux à vos besoins. ‍ Il est important de configurer correctement le serveur pour une meilleure performance, notamment en activant la compression Gzip pour compresser les fichiers avant leur envoi, en activant la mise en cache des ressources statiques, ou encore en réduisant les temps d'attente avec des timeouts bien configurés. ‍ ## 2. Choisir le bon thème ‍ Un thème peut souvent ajouter des pages inutiles et sans rapport à votre mise en page, notamment avec l’achat de package sur certains CMS... Vous pouvez essayer de supprimer la plupart des données, mais un thème déjà établi n'aura pas toujours l'efficacité que vous recherchez. ‍ ## 3. Optimiser la taille des images ‍ On pense souvent aux données dans le backend pour optimiser son temps de chargement, mais les données figurant sur la page sont également importantes… L'utilisation de fichiers d'images de grande taille à des fins esthétiques peut vous rassurer, mais votre site web n'est pas de cet avis. ‍ Ces images prennent beaucoup de temps à charger et gâchent le temps de réponse de l'ensemble de la page. Veillez à les vérifier, à les redimensionner et à les compresser (très important) pour améliorer la vitesse. ‍ ## 4. Réduire l'utilisation des plugins ‍ Les plugins sont essentiels pour ajouter des fonctionnalités spécifiques à votre site, notamment si vous êtes débutants. Mais le problème est qu'un plus grand nombre de plugins nécessite plus de ressources pour fonctionner. ‍ La plupart des plugins deviennent obsolètes au bout d'un certain temps et l'ajout de plugins sans les gérer peut poser des problèmes de sécurité. C'est pourquoi vous devez toujours contrôler le nombre de plugins que vous utilisez et supprimer les anciens avant d'en ajouter de nouveaux. ‍ ## 5. Réduire les fichiers Javascript et CSS ‍ Si vous utilisez plusieurs fichiers JavaScript et CSS, votre site web reçoit un plus grand nombre de requêtes HTTP au moment où un visiteur choisit d'accéder à un élément. Ce groupe de requêtes est traité individuellement par le navigateur et nuit aux performances du site web. ‍ Essayez d'éviter cela en regroupant tous ces fichiers à l'aide d'outils/plugins et en réduisant le nombre de requêtes HTTP. ‍ ## 6. Mise en cache du site web ‍ La mise en cache d'un site web est le processus par lequel la dernière version mise à jour de votre site web est présentée à chaque utilisateur jusqu'à la prochaine mise à jour. Les pages web mises en cache peuvent fonctionner sans envoyer de nouvelles requêtes à la base de données. ‍ ## 7. Éviter l'utilisation de polices Web ‍ L'utilisation de certaines polices web “tape-à-l'œil” envoient des requêtes externes et affectent le temps de réponse global de votre page. ‍ Il existe plusieurs façons d'éviter cette situation, en plus de cesser complètement de s’en servir. Vous pouvez utiliser des formats modernes pour les navigateurs les plus récents, limiter le nombre de styles ou opter pour des styles de caractères adaptés à votre page. ‍ ## 8. Mesurer et améliorer la vitesse de chargement du site régulièrement ‍ La vitesse de chargement de votre site web peut varier en fonction de nombreux facteurs, tels que les modifications apportées au contenu ou à la structure de la page, les mises à jour du serveur, le trafic sur le site web, etc. Il est donc important de mettre en place un suivi régulier de la vitesse de chargement pour identifier les problèmes de performance à temps. ‍ En suivant cette checklist, vous pourrez améliorer la vitesse de chargement de votre site web et offrir une meilleure expérience utilisateur à vos visiteurs ! ‍ --- # L’intelligence artificielle soutient-elle la transition écologique ? URL: https://www.digilityx.com/blog/lintelligence-artificielle-transition-ecologique Date: 2023-05-09 Expertise: produit > L'intelligence artificielle au service de la transition écologique des entreprises Le mois dernier s’est tenu l'événement AWS Summit Paris, l’occasion pour les acteurs du Cloud de se réunir et d'échanger sur les dernières innovations. Pendant cet événement, j’ai assisté à plusieurs conférences, et j’ai axé ma visite sur l’accompagnement de l’intelligence artificielle dans la transition écologique des entreprises. L'intelligence artificielle (IA) est en train de révolutionner de nombreuses industries en offrant des solutions innovantes et des capacités avancées pour la prise de décision et la résolution de problèmes complexes. Mais qu’est-ce que l’on entend par IA ? Pour reprendre la définition du Parlement Européen, l’IA représente tout outil utilisé par une machine afin de “reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité”. Nous avons testé l’IA très tôt chez Digilityx dès 2018 avec tail.ai dans le cadre de notre start-up studio et nous continuons dans le cadre de nos innov track et force est de constater que les dernières évolutions sont juste incroyables !! Alors quand on parle de l'IA et du développement durable chez AWS, on est intéressé mais concrètement, comment atteindre ces objectifs de développement durable ? Quelles sont les limites de l'IA en terme d"environnement ? Comment accélérer cette transition auprès d'un plus grand nombre d'entreprises ? Voilà les sujets que nous allons aborder dans cet article. ‍ ‍ ## L’IA, un impact positif pour l’écologie ? ‍ En tant que leader du marché du Cloud computing, AWS propose de nombreux services à ses clients pour les aider à atteindre des objectifs de décarbonation. Les applications et les données ne se trouvent plus sur un ordinateur déterminé mais dans un nuage (cloud) composé de nombreux serveurs distants interconnectés, pour reprendre la définition de la CNIL. Pour accompagner cette transformation, le Cloud est indispensable, car il est le seul endroit où la quantité de données peut être traitée. Il permet aux entreprises d'acheter uniquement le stockage dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin, de l’ajuster à la demande et d’éliminer les dépenses d'infrastructure traditionnelles. ‍ Voici quelques exemples d’entreprises qui utilisent les services AWS : - ‍Bouygues Construction, leader de la construction durable, conçoit, réalise et exploite des projets dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. L’entreprise utilise la reconnaissance d'image pour améliorer les processus opérationnels de ses chantiers éoliens. Elle peut ainsi suivre l'avancée de chaque éolienne en temps réel. De même, la reconnaissance d'image peut être utilisée pour détecter les défauts sur les haubans des ponts, ce qui permet d'identifier rapidement les problèmes et de les résoudre avant qu'ils ne deviennent graves. ‍ ‍ - Kayrros, cette start up a mis au point une technologie qui exploite les images brutes en provenance de l’espace pour surveiller l’évolution des émissions polluantes ou de la déforestation, analyser les stocks des ressources d’énergie, ou encore accompagner les entreprises dans la gestion de leurs risques associés au changement climatique. ‍ ‍ - Schneider Electric, spécialiste mondial de l’automatisation et de la gestion énergétique, exploite l'IA pour surveiller et gérer l'utilisation de l'énergie dans les bâtiments. L'entreprise utilise des capteurs connectés et des algorithmes de machine learning pour surveiller la consommation d'énergie des bâtiments et identifier les domaines où des économies d'énergie peuvent être réalisées. ‍ Ces exemples montrent comment l'IA peut révolutionner les industries et transformer la façon dont nous travaillons, produisons et interagissons avec les technologies. L'intégration de l'IA tout au long de la chaîne de valeur peut aider les entreprises à atteindre leurs objectifs, depuis la conception de nouveaux produits éco-responsables, au calcul de l'impact carbone dès l'extraction des ressources jusqu’à la distribution. En utilisant l'IA, les entreprises peuvent optimiser leur logistique, améliorer l'efficacité énergétique de leurs usines et entrepôts, réduire les pertes et les déchets en favorisant la réutilisation et l'économie circulaire. Cette approche intégrée offre de nombreuses opportunités pour les entreprises de réduire leur empreinte environnementale tout en améliorant leur rentabilité grâce à une utilisation plus efficace des ressources. ‍ ‍ ## L’IA, un impact uniquement positif ? ‍ #### Quelle est l’empreinte carbone d’un data center ? Le déploiement de l’IA est extrêmement énergivore, que ce soit pour l’utilisation des processeurs ou le stockage des données. Les volumes de données ne cessent d’augmenter. L’IA doit lire, analyser une quantité phénoménale de données ce qui demande beaucoup d'électricité. Les data centers, ces centres hébergeant des rangées de serveurs informatiques produisent d'importantes quantités de CO2. C’est le cas, pour deux tiers des infrastructures chinoises, qui sont alimentées par les énergies fossiles. ‍ De plus, les datas centers fonctionnent en continu pour être en mesure de conserver et de partager les données numériques à toute heure. Lors de leur fonctionnement continuel, les serveurs surchauffent et dégagent de la chaleur. Leur refroidissement devient donc inévitable pour éviter leur dégradation. Le refroidissement des serveurs est le processus où les data centers consomment le plus d’eau. En effet, c’est l’utilisation de l’eau et de l’électricité pour la climatisation qui fait bondir les compteurs. La fabrication des serveurs informatiques, à l’instar de nos autres appareils électroniques, sont construits avec des métaux rares, notamment le cobalt. Avec une quantité de données gigantesque à stocker, les machines se multiplient et participent à l’épuisement des ressources. ‍ #### Comment diminuer l’empreinte environnementale ? Pour limiter cette pollution numérique, les acteurs du Cloud s’engagent à utiliser essentiellement des énergies renouvelables ce qui permet d’alimenter le data center en électricité. Selon eux, le Cloud induirait un gain de matière (moins de machines nécessaires pour un même besoin) et un gain d’énergie (car les machines ne consomment pas nécessairement beaucoup plus si elles fonctionnent à pleine capacité). ‍ De nouvelles méthodes de refroidissement voient le jour, la méthode de couloir froid, qui nécessite la réorganisation de la disposition des serveurs. Ils aspirent l’air froid sur leur face avant et le rejettent par l’arrière. Ou encore la méthode de free-cooling qui vient utiliser la fraîcheur de sources naturelles pour refroidir les serveurs. Et les bains de liquides diélectriques qui consiste à plonger les serveurs dans ces bains d’huile composés d’huiles de cuisson usagée ou de vidange de véhicules, permet d’absorber la chaleur de ces derniers. ‍ Les chercheurs et ingénieurs du monde entier travaillent dans le domaine de l’optimisation des consommations énergétiques des solutions IA. C’est le cas de la société Qarnot Computing qui utilise la chaleur générée par ses ordinateurs pour chauffer des bâtiments, permettant ainsi de réduire considérablement leur consommation d'énergie. Ils proposent un "cloud nouvelle génération" dont les infrastructures permettent de récupérer 95 % de la chaleur émise par les serveurs. Les futurs centres de données doivent éviter d'utiliser l'eau de manière excessive, limiter leur consommation d'énergie et contribuer à la préservation des écosystèmes. La création de sites durables est un défi de taille, mais est-ce réellement suffisant pour assurer un changement durable ? ‍ ‍ ## Evaluer la transition écologique des entreprises ‍ Au cours du Summit AWS, j’ai assisté à une table ronde autour des enjeux de la croissance économique des entreprises face à l’engagement écologique. Ce que l’on retient c’est que les entreprises sont de plus en plus conscientes de l'impact environnemental de leurs activités et cherchent des solutions innovantes pour réduire leur empreinte carbone. ‍ #### Comment peut-on les accompagner dans cette transition ? C’est notamment le rôle de l’entreprise Sweep, dont Rachel Delacour, Co-fondatrice & CEO chez Sweep était présente. Cette startup française aide les entreprises à piloter leur stratégie climatique et atteindre leurs objectifs de décarbonation. L’outil SaaS développé par la startup permet ainsi de calculer les émissions carbone de tous les pôles d’activité d’une entreprise. Ensuite, elle leur propose des plans d’actions afin de les réduire et partage une marketplace de solutions pour aider ses clients à trouver des partenaires pour atteindre leurs objectifs RSE. ‍ Actuellement, il existe des indicateurs permettant aux entreprises de se positionner et de s’améliorer dans cette transition écologique : - Le premier est le bilan GES qui a pour but d’évaluer la quantité de Gaz à Effet de Serre dans l’atmosphère issue des activités humaines et en particulier des entreprises. Ce bilan prend en compte l'ensemble des activités de l'entreprise, telles que la production, la logistique, les déplacements professionnels, les consommations d'énergie, etc. Les entreprises de plus de 500 salariés sont dans l’obligation de réaliser ce bilan à renouveler tous les 4 ans. L’entreprise doit joindre au bilan un plan de transition pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre présentant les objectifs, moyens et actions envisagés à cette fin. ‍ - Le second est le label B Corp qui est une certification internationale exigeante et reconnue. Elle qualifie les entreprises qui mettent en œuvre des pratiques environnementales et sociales responsables. Les entreprises certifiées B Corp doivent répondre à des critères de performance sociale et environnementale rigoureux, tels que la réduction de leur empreinte carbone, la promotion de l'égalité des chances, la mise en place de politiques de responsabilité sociale et environnementale, etc. ‍ Aujourd’hui en France, 270 entreprises sont labellisées B Corp, de toutes tailles salariales et activités, elles ont d’abord candidaté, puis ont été auditées sur le respect de 200 critères. L’entreprise ne doit pas simplement créer de la valeur pour ses actionnaires mais pour l’ensemble des parties prenantes, actionnaires, mais aussi collaborateurs, environnements, ou encore fournisseurs. L’activité s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue avec une réévaluation tous les trois ans, qui l’oblige à tenir ses engagements. Des indicateurs tels que le bilan GES et le label B Corp permettent aux entreprises de se positionner et de s'améliorer dans cette voie. Il est essentiel que les entreprises prennent des mesures concrètes pour répondre aux enjeux environnementaux tout en développant une activité économique responsable et durable. ‍ ‍ L’IA et les technologies innovantes peuvent jouer un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique, c’est ce que l’on a vu avec par exemple Bouygues Construction qui par l’utilisation de la reconnaissance d’image accélère l’avancement de ses chantiers éoliens. Cependant, son utilisation nécessite beaucoup d’énergie et d’eau, et même si des solutions existent pour tendre vers un stockage de données responsable, on peut se poser la question de son utilité réelle. De plus, pour accélérer cette transition, il est essentiel d'accompagner les entreprises dans l'adoption de pratiques durables et de promouvoir des normes environnementales rigoureuses, notamment par le suivi d’indicateurs pertinents (ce que propose le bilan GES ou le label B Corp). L'IA peut offrir des avantages considérables à la société, mais il est nécessaire de l'utiliser de manière responsable et en complément d'autres initiatives écologiques pour assurer un avenir durable pour notre planète. A ce sujet, chez Digilityx, on a lancé notre démarche Impact positif, en mettant notamment nos compétences au service d’acteurs engagés. ‍ ‍ ###### Sources : https://www.linfodurable.fr/technomedias/lintelligence-artificielle-au-service-de-lecologie-31068 https://www.carbone4.com/analyse-empreinte-carbone-du-cloud https://www.forbes.fr/technologie/greentech-la-tech-pour-sauver-la-planete/ https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1496761-impact-de-l-ia-sur-l-environnement-demeler-le-vrai-du-faux/ https://www.capgemini.com/fr-fr/perspectives/publications/climate-ai/ https://leshorizons.net/sweep-se-lance-dans-la-decarbonation-de-la-supply-chain/ https://lebondigital.com/datacenters-quelle-part-dans-la-pollution-numerique/ https://greenly.earth/fr-fr/blog/actualites-ecologie/quelle-est-l-empreinte-carbone-d-un-data-center https://www.latribune.fr/partenaires/accelerer-avec-le-cloud/kayrros-parie-sur-l-imagerie-satellitaire-pour-accelerer-la-decarbonation-920781.html ‍ --- # 5 outils de mesure pour évaluer l’impact environnemental de ton produit web URL: https://www.digilityx.com/blog/5-outils-de-mesure-pour-evaluer-limpact-de-son-produit-web Date: 2023-04-21 Expertise: produit > Intéressé(e) par le numérique responsable? Dans cet article, on vous donne 5 outils de mesure pour évaluer l’impact environnemental de son produit web. L'écoconception numérique est une approche qui consiste à concevoir des produits numériques: sites web, applications, logiciels, etc. de manière à minimiser leur impact environnemental. L'un des éléments clé de cette approche est la mesure : il est essentiel de pouvoir mesurer l'impact environnemental des produits numériques pour pouvoir les améliorer. ‍ Une des méthodologies les plus abouties en la matière est l’ACV, l’Analyse du Cycle de Vie, elle permet de mesurer l'impact environnemental d'un produit sur l'ensemble de son cycle de vie, de l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de vie. Cela permet d'identifier les points à améliorer pour réduire l'impact environnemental du produit. ‍ Malheureusement, c’est une méthodologie assez lourde à mettre en place qui requiert généralement un audit par une société externe. Des outils plus faciles d’accès et plus rapidement utilisables ont émergé pour évaluer l’impact de son produit numérique, ci-dessous la liste non-exhaustive de ces outils. ## Les sites et extensions permettant de mesurer l’impact de son produit numérique - Le site ecoindex.fr et son extension “ecoindex.fr” développé par GreenIT.fr qui calcule la performance et l’empreinte environnementale de la page testée. 💡 C’est un outil très simple à utiliser et indépendant du contexte de navigation (navigateur, cookies, extension installée). Idéal pour auditer rapidement des sites et sensibiliser des acteurs. 📍Disponible sur Chrome et Firefox ‍ - L’extension “Green IT analysis” développé par GreenIT.fr 💡 Un peu plus complexe à utiliser que ecoindex.fr, elle est par contre plus adaptée pour réaliser un audit en profondeur d’un site, évaluer des parcours ou encore faire une analyse massive et automatisée. Il est possible d’observer des différences de mesure entre l’extension Green IT Analysis et l’extension ecoindex car l’extension Green IT Analysis prends en compte le contexte de navigation (ton navigateur, vos cookies, vos extensions installées…) 🔧 Pour l’utiliser: 1. Installer l’extension 2. Aller dans “Outil de développement” 3. Se mettre en contexte utilisateur désiré par exemple en format mobile 4. Vider le cache 5.. Recharger la page 6. Lancer l’analyse et cliquer sur “Activer l’analyse des bonnes pratiques” pour obtenir le détail de l’audit 7. Tu peux retrouver ici un replay de Green IT qui explique plus en profondeur la différence entre les deux extensions et comment les utiliser: Ici le replay de Green IT 📍Disponible sur Chrome et Firefox ‍ - Website Carbon Calculator créé par l’agence digitale Whole Grain digital, le site calcule la performance et l’empreinte environnementale de l’URL testée. 💡 Tu obtiendras peut-être des résultats très différents comparé à l’outil éco-index, Website Carbon utilisant d’autres méthodologies de calcul différentes de celle de l’ACV sur laquelle se base Green IT pour construire ses outils. ‍ - Les outils plus “classiques” de mesure de la performance comme l’extension Lighthouse ou encore GTmetrix.com qui permettent d’auditer en coup d’oeil d’où viennent les problèmes de performance de ton site et comment les optimiser. ‍ Les outils de mesure de l’impact de ton produit digital sont seulement un appui dans ta démarche et ne peuvent pas remplacer une véritable réflexion en amont sur la conception de ton produit, en effet le produit le moins polluant reste celui qui n’a pas été crée. Une bonne connaissance de tes utilisateurs est indispensable pour pouvoir optimiser au maximum tes parcours et développer uniquement ce qui mènera au jobs to be done de ton utilisateur. N’hésites pas à aller consulter nos articles sur l’UX Research: - Le guide 2022 de l’UX research - UX Research : méthodes et questions pour améliorer la collecte des insights pour en savoir plus ! ou encore nôtre article pour optimiser la vitesse de chargement de ta page: - Checklist pour optimiser la vitesse de chargement de son site Il existe de nombreuses ressources pour se renseigner sur des démarches et méthodologies d’éco-conception plus globales, ci-dessous une liste de mes ressources préférées. ‍ Vous êtes perdus ou vous voulez échanger au sujet des méthodes d'évaluation de l'impact d'un produit web? Échangeons autour d’un café de vos problèmatiques: vinciane.plessis@digilityx.com ## Pour aller plus loin ou reprendre de la hauteur ‍ ❤️ Un indispensable: Référentiel général d'écoconception de services numériques (RGESN) ❤️ Le guide d’écoconception de services numériques de l’association Designers Ethiques ❤️ Le replay de Green IT Évaluer gratuitement les impacts environnementaux de mon site web afin de comprendre comment utiliser ecoindex.fr et l’extension Green IT analysis ❤️ Un répertoire lowww.directory de site éco-conçus pour aller chercher de l’inspiration (ou convaincre!) ❤️ Pour ceux qui sont à Paris: les masterclass gratuites Produit Responsable de Maestro - attention il y a une sélection sur les participants ! ‍ Sources - “Qu'est-ce que l'ACV ?”, expertises.ademe.fr/, 18/06/2018, https://expertises.ademe.fr/economie-circulaire/consommer-autrement/passer-a-laction/dossier/lanalyse-cycle-vie/quest-lacv#:~:text=L'analyse du cycle de vie est l'outil le,de services sur l'environnement. - “Boite à outils numérique écoresponsable”,09/11/2021 https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/ ‍ ‍ --- # Comment optimiser son organisation Produit ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-optimiser-son-organisation-produit Date: 2023-04-14 Expertise: produit > Optimiser son organisation produit c’est la faire évoluer pour gagner en efficacité. Grandir c'est bien, mais il ne faut pas oublier de rester soi-même! Voici 7 conseils pour optimiser et faire évoluer son organisation Produit ! Optimiser son organisation produit c’est la faire évoluer pour gagner en efficacité. Grandir c'est bien, mais il ne faut pas oublier de rester soi-même! ‍ Cela ne sera possible qu’avec l’adhésion au projet des membres de l’équipe et des parties prenantes. Par conséquent, il est important de les sensibiliser et les former à la culture produit dès le début de l’aventure Produit. ‍ Cette culture Produit doit être comprise et partagée par tous et à tous les niveaux, métier comme top management. ‍ ## Avant de se lancer dans cet article, qu’est-ce qu’une organisation Produit ? ‍ Une organisation produit est un modèle organisationnel basé sur : ‍ - Une équipe pluridisciplinaire responsable du produit - Une culture de l'essai et de l'erreur - Un produit en constante évolution, centré sur l'utilisateur - Des approches évaluées par rapport aux objectifs et résultats reflétant l'impact (OKR) ‍ Ceci étant dit, place au concret ! Comment configurer ou optimiser son organisation Produit ? ‍ ## 1 - Définir la vision : Cela paraît peut être basique mais vous seriez surpris de voir que ce n’est pas toujours le cas. Pour organiser efficacement son équipe Produit, il est nécessaire de clarifier et de partager la stratégie du Produit et aussi de l’organisation qui va avec. ‍ 3 éléments majeurs à suivre : ‍ - Comprendre quel est le positionnement ainsi que la stratégie de l'organisation : utilisateurs, cibles, vente, présence local ou à l'international, objectifs business, concurrence, forces et faiblesses de l'organisation, objectifs et investissements à venir - Valider avec le top management la vision du produit et la pondérer avec les apprentissages issus du terrain et des utilisateurs - Confirmer la raison d'être de l'équipe Produit et les objectifs stratégiques à atteindre. ‍ ‍ ‍S’assurer de la destination/vision, c’est clarifier le chemin pour y parvenir. Il est fondamental qu’elle soit partagée par le plus grand nombre pour permettre un bon fonctionnement, et donc une scalabilité maîtrisée de votre organisation produit. ‍ ## 2 - Définir ou Redéfinir le modèle d'organisation cible ‍ Une fois les objectifs clairs pour l'équipe produit, il faut définir une organisation qui a du sens. Cette dernière doit prendre en compte plusieurs paramètres : ‍ - la diversité des compétences - le volume (nombre de personnes) - le niveau de maturité des équipes - le niveau de résistance au changement ‍ En fonction de l'ensemble de ces paramètres, une trajectoire vers l'organisation cible va être décidée. Il sera important de clarifier les rôles et interactions des membres des équipes. (nous vous conseillons d’ailleurs l'article dédié au sujet ici) ‍ Cette organisation doit être construite sur mesure et va s'inspirer des modèles existants (feature team, impact team, component team, autre …) en s'adaptant aux métiers et aux chantiers à mener. ‍ Petit rappel sur les modèles possibles concernant les découpages d’équipes : ‍ - les Component Teams : les périmètres des équipes sont répartis par composant technique (ex. iOS, Android, Front, Back-End…) - les Feature Teams : les équipes produit sont réparties par fonctionnalité - les Impact Teams : les équipes sont cross-composants, réparties par persona ou par Key Result par exemple. - le modèle Hybride : un mélange entre les découpages verticaux et horizontaux, par exemple un découpage par features teams mais la création de component teams pour certains canaux (mobile, …) ou composants techniques (par exemple, le back-end de gestion des virements pour une banque) ‍ Globalement, le modèle d’organisation s'appuie sur les contraintes du produit lui-même, des métiers et sur la composition des équipes en termes de compétence et de volume. ‍ Voici un exemple de modèle plutôt répandus ‍ ‍ Une seule règle prévaut : Aucun modèle n'est absolument parfait. Trouver le bon modèle est important, mais l'adapter l'est tout autant. ‍ ## 3️ - Créer des équipes pluridisciplinaires aux périmètres d'actions bien précis et se concentrer sur les dépendances ‍ Lorsque votre équipe produit est en place et qu'elle commence à délivrer, vous risquez d'avoir du succès (tant mieux !). Mais une nouvelle problématique émerge : la scalabilité de votre équipe produit et son optimisation permanente. ‍ Basculer d'une équipe à plusieurs équipes plus petites pose les questions suivantes : ‍ - Quid de la meilleure façon de diviser l'équipe ? - Comment gérer les dépendances entre les équipes ? - Comment mieux synchroniser l’équipe ? ‍ Il n'y a pas de réponses toutes faites à ces problèmes. Vous devez trouver des moyens de créer un bon niveau de coopération et de communication entre vos équipes et rendre vos relations plus fluides. Partager et partager encore la vision produit est un des facteurs de réussite. Organiser des meetings récurrents entre équipes également. ‍ ## 4️ - Recruter et/ou composer l’/les équipes produit avec des personnes en phase avec le modèle et les valeurs de votre organisation ‍ Lorsque vous avez votre organisation produit cible formalisée, il est nécessaire d'identifier où se trouvent les manques dans votre organisation (compétences insuffisamment représentées voire manquantes). ‍ Pour recruter efficacement les profils qu'il vous manque, au préalable, il est préférable d'avoir mené le chantier de formalisation de votre culture d'entreprise, qui donnera envie à des collaborateurs de vous rejoindre. ‍ Pour accompagner le changement ou préciser les besoins manquants, être accompagné par des professionnels du secteur conseil n'est pas un aveu de faiblesse. Au contraire, le fait d’avoir pu mettre en place et faire évoluer plusieurs organisations Produit dans des contextes différents est une force qui participera à la (re)définition d’une organisation unique, la vôtre. ‍ ## 5️ - Tester, réussir ou échouer, pivoter, ajuster, itérer ‍ "Rien n'est figé" doit être le leitmotiv de la structure Produit ! ‍ Vous vous devez d’être flexible et résilient pour faire évoluer votre équipe en Produit. Pour cela, vous devez faciliter l'initiative de votre équipe tout en gardant une cohérence d'ensemble. ‍ Ces initiatives peuvent aussi générer de l'innovation au niveau organisationnel. Ne pas se restreindre, tout en gardant cette cohérence est un facteur de progression. ‍ ## 6️ - Accompagnement, communication et transparence sont les maîtres mots ‍ Lorsque l'on travaille sur le changement organisationnel, on fait face à des enjeux épineux qui affectent le positionnement, les cheminements de carrière et les aspirations des personnes. ‍ Des défauts et dysfonctionnements, délibérés ou cachés, peuvent être signalés. Il s'agit donc d'un travail axé sur la « conduite du changement à temps plein ». ‍ Aligner toutes les parties prenantes de l'organisation sur la vision et la stratégie produit est essentiel. Cet alignement permet une bonne compréhension du produit et donc une adhésion. ‍ Éduquer, accompagner, partager et former sont des ingrédients indispensables à la réussite. ‍ ## 7️ - Ne pas copier aveuglément des modèles d'organisation définis pour/par d'autres entreprises ‍ Je pense qu'il est clair qu'il n'y a pas de formule magique ou de modèle préconçu pour arriver à une conclusion. La réalisation d'une structure de produit réussie est une tâche qui doit être coordonnée et ciblée pour réussir. ‍ ## Les grands enseignements ‍ N’oubliez pas que l’organisation Produit doit être vue comme un Produit (c’est un écosystème vivant !), il faut donc constamment la faire évoluer et itérer ! ‍ Embarquer les collaborateurs.rices et les parties prenantes avec des exemples inspirants et illustratifs de ce qu’est ou ne peut pas être la culture produit, avec des sessions de formation avec des ateliers articulés autour de cas pratiques, ou du knowledge management afin que chacun.e puisse y trouver directement les réponses à ses questions. ‍ Enfin, ne pas oublier de corréler l’organisation produit avec le framework de travail choisi. Il est essentiel de s’interroger sur le modèle mis en place afin que ces équipes puissent s’aligner et collaborer ensemble. Scrum, SAFe, autre, … c’est vous qui voyez, et il ne faut pas s’interdire de mixer les frameworks. Les bonnes pratiques sont partout ! ‍ ‍ Chez Digilityx, nous accompagnons les startups et Corporates dans l’audit, la mise en place ou l’optimisation de l’organisation Produit en intégrant çà et là, au regard de la maturité et de l’ensemble des éléments décrits ci dessus, les bonnes pratiques permettant de gagner en efficacité et fluidité. ‍ Vous souhaitez en parler ? N'hésitez pas à prendre RDV pour un call de 15 min. ‍ --- # Le vrai rôle du Product Manager dans une product team URL: https://www.digilityx.com/blog/le-vrai-role-du-product-manager-dans-une-product-team Date: 2023-01-30 Expertise: produit On parle souvent de la relation UX/PM sans vraiment savoir où s’arrête la “responsabilité” de l’un et où commence celle de l’autre. Chez Digilityx, on nous pose souvent cette question, et je pense que l'approche de Marty Cagan (véritable légende du Produit) est celle qui, pour le moment, illustre le mieux la façon dont doit se positionner le Product Manager. ‍ ## La responsabilité du PM dans le modèle traditionnel ‍ Actuellement, on a tendance à limiter les rôles de chacun de la manière suivante: - Le Product Manager imagine des features en se basant sur un problème business - Le Designer rend la feature accessible et belle - Les Développeurs codent le tout Bien sûr, ces affirmations sont fausses : les organisations qui pensent qu'elles sont vraies ne sont pas des "organisations produits". Et pour cause : il n'est pas si simple de créer une organisation produit lorsque le produit n'est pas le coeur business. Chez Meta, Spotify, Netflix, le produit est le coeur business. Mais la plupart des organisations ont des produits qui viennent en support, ou en complément du coeur business : c'est là que la question de la mise en place d'une organisation produit peut parfois être difficile à résoudre. ‍ L'entière responsabilité est mise sur le Product Manager dont la perspective n’est pas forcément challengée. ‍ Hors, les meilleures idées que j’ai pu voir viennent souvent de la part des UX et des développeurs. ‍ Les développeurs ne sont pas juste là pour matérialiser les idées du PM, ils sont là pour l’aider à créer une solution à un problème. Les designers ne sont pas là pour habiller les features et les rendre belles, ils sont là pour contribuer à trouver le bon problème et trouver les solutions qui y répondront le mieux, et ce avec le PM. ‍ ## Feature team vs Product team ‍ Dans une feature team (ou du moins la réalité que l'on observe dans les entreprises essayant d'en créer), le PM fait des requirements (ou des US), le Designer fait des wireframes, puis on englobe tout cela dans une méthodologie agile pour envoyer cela en développement. ‍ Cela s'incarne via une roadmap, souvent décidée et priorisée par des stakeholders. Le job est donc de sortir une liste de features sur un temps donné, pour s'assurer que le PM produise de manière régulière. De plus, une roadmap guidée uniquement par le business ne s'assure pas de répondre aux besoins des utilisateurs. ‍ Dans une product team (comme nous pouvons en trouver chez Doctolib, Blablacar, ManoMano), le job du PM est d’apporter les compétences MANQUANTES au Design et Développement. Cela prend souvent forme d'une connaissance à 360º de l'entreprise. ‍ Le PM est au même niveau que les développeurs et les designers. Le triptyque PM/Designer/Développeur est chargé de résoudre des problèmes, qui peuvent être liés aux consommateurs comme à l'entreprise. ‍ On cherche donc à trouver la combinaison des meilleures compétences pour résoudre ces problèmes. ‍ La bonne question à vous poser : célébrez-vous le fait d'avoir mis quelque chose en production ou le fait d'avoir résolu un problème ? ‍ Je vous laisse deviner la bonne réponse. ‍ ## La vraie responsabilité du PM ‍ Selon Cagan, dans son livre Inspired, le produit comporte 4 risques : ‍ Utilisabilité : s'assurer que les utilisateurs comprennent comment fonctionne la solution et puissent l'utiliser ‍ Faisabilité : s'assurer que la solution est faisable (techniquement et en terme de temps) ‍ Valeur : s'assurer que les utilisateurs achèteront, utiliseront ou préfèreront le produit ‍ Viabilité business : s'assurer que la solution apporte une vraie valeur ajoutée pour l'entreprise ‍ Sur ces 4 risques, le Designer est responsable de l'utilisabilité, les Développeurs de la faisabilité et le PM de la viabilité et de la valeur utilisateur & business. ‍ Le Product Manager se doit de connaître tous les aspects du business (marché, marketing, finance, supply…) afin de pouvoir aider les Designers à créer des fonctionnalités. Il les aide à naviguer à travers ces risques pour qu'ils puissent créer les fonctionnalités qui résoudront les bons problèmes! ‍ ## Quelles sont donc les bonnes pratiques pour mettre en place une organisation produit dans son entreprise? - Expérimenter : obtenir l'accord des stakeholders pour tester le mode produit sur une équipe, et voir comment répliquer cela à plus grande échelle si on démontre un succès. Pour convaincre les stakeholders, identifiez ce qui les motivent et ce sur quoi ils sont jugés. Ensuite, travaillez votre storytelling. Racontez une histoire et soulignez bien la contribution du stakeholder dans l'initiative. Enfin, travaillez la notion de valeur en appuyant sur ce que ce nouveau mode de fonctionnement va apporter en termes d'efficacité. - S'assurer que l'on travaille bien sur des problèmes, pas une liste de features. - S'assurer que l'on peut mesurer le succès : sur quels metrics se base t'on? Quelle est notre définition du succès? - Devenir un expert des utilisateurs : assurez-vous de régulièrement échanger avec les utilisateurs - S'améliorer sur la partie data : comprendre comment les utilisateurs utilisent le produit, comment il évolue. La data peut permettre de faire émerger des tendances ou comportements dont les utilisateurs ne sont pas conscients. - Apprendre et comprendre toutes les parties de l'entreprise : comment elle fonctionne de bout en bout pour savoir ce que l'on peut améliorer. En repassant sur l'intégralité du processus de fonctionnement de l'entreprise et en étant complètement immergé avec les différentes équipes, vous serez à même de détecter ce qui est chronophage, ce qui relève de l'effort inutile ou ce qui peut être une perte financière. - Savoir ce qui se passe sur le marché : comprendre si la solution est la plus avancée ou si d'autres ont déjà créé quelque chose de similaire. Le but n'est pas forcément d'être seul sur son marché, mais de mieux résoudre le problème que les autres. Et vous? Dans quel type de fonctionnement vous trouvez-vous? Échangeons autour d'un café : cedric.blanchard@digilityx.com ‍ --- # Une newsletter no-code ? 1/2 URL: https://www.digilityx.com/blog/une-newsletter-no-code-1 Date: 2022-12-13 Expertise: design Nous avons publié il y a quelques jours la huitième édition de notre curation sur le design et la stratégie d’expérience utilisateur. Vous n’en aviez pas encore entendu parler ? C’est normal, nous la lançons progressivement pour recueillir un maximum de feedbacks.Dans cet article en 2 parties nous partageons notre retour d’expérience autour du no-code et la création de newsletter. Car oui, au départ nous voulions tout faire en no-code sans passer par une solution SaaS ! Spoiler alert : au final on a fait comme tout le monde (presque). ‍ Mais avant de se lancer, un petit moi de présentation sur notre Curation UX. ## Pourquoi une Curation UX ? Dans nos missions nous constatons que la veille n’est pas toujours possible pour nos interlocuteur·rice·s, par manque de temps. Nous avons décidé de leur mettre à disposition une version condensée de celle que nous partageons au sein de notre équipe, avec une idée en tête : si je dois prendre 15 minutes toutes les deux semaines pour rester au courant de ce qui se passe, que dois-je lire ? ‍ Notre réponse ? Dans la Curation UX ici → www.digilityx.com/ux-curation ## REX : une newsletter no-code ? Notre volonté initiale était de passer par des outils no-code pour comprendre les opportunités qu’ils offrent mais aussi les challenges qu’ils imposent. Nous avons d’abord essayé d’utiliser les outils à disposition en interne. ‍ Notion que nous utilisons pour centraliser la connaissance au sein de l’équipe. Avec ses options d’édition limitées mais flexibles, il permet de ne pas se perdre dans la mise en page pour se concentrer sur le contenu. C’était donc notre premier choix comme outil de rédaction mais aussi comme outil de publication : en effet avec son rendu épuré, nous pouvions même l’utiliser pour créer la landing page d’inscription. ‍ ‍ Notionlytics pour analyser les données de consultation de la page Notion. Très tôt nous souhaitions disposer d’un outil pour avoir de la visibilité sur l’engagement avec notre contenu. Cet outil permet d’intégrer un tracker dans une page notion pour obtenir des analytics basiques. ‍ Tally pour créer le formulaire d’inscription à la newsletter. Son intégration dans Notion permettait d’enrichir une base de donnée avec les nouveaux inscrits et de la partager dans Google Spreadshit. Nous avions même créer un second formulaire pour gérer l’annulation de l’inscription. ‍ Zapier pour envoyer un mail de confirmation à chaque inscription depuis Tally. ‍ ‍ À cette étape tout fonctionnait simplement. L’équipe pouvait écrire et publier chaque nouvelle édition de la newsletter dans Notion. La landing page – Créer sur Notion avec une intégration de Tally – permettait de recruter nos futurs lecteurs et permettait aussi d’annuler leur inscription. ‍ Et c’est ici que tout à pris fin… La dernière ligne droite d’automatisation pour gérer la base des inscrit·e·s devenait trop compliquée, trop chronophage et manquait de fiabilité : - Nous devions cumuler deux bases distinctes sur Google Spreadsheet et Tally. - À chaque nouvelle édition, nous devions mettre à jour la liste des personnes inscrites avant de leur envoyer un mail - Et le choix initial de publier sur Notion sans vraiment envoyer le contenu dans e-mail ne nous convenait plus. ‍ Bref, nous nous sommes cassé les dents sur le plus important : l’envoi d’un mail à chaque nouvelle publication et la gestion de notre base. Cela semblait simple et pourtant nécessitait une automatisation trop compliquée à gérer via Zapier ou IFTTT. ## Le début de la fin avec NoCodeLetter On était sur le point d’abandonner le no-code pour passer à une solution type Mailchimp. Mais quand on sèche sur la technique il faut toujours aller voir Maxime Jouffrault. On s’attendait à ce qu’il nous explique comment faire l’automation. Mais non, il a juste dit : “Avec Notion ? ll y a NoCodeLetters”. Nous avions fait nos recherches et n’avions pas vu passer cet outil. Et pour cause… ‍ Sur ce coup Maxime fait mieux que Product Hunt puisque cet outil n’est toujours pas diggé 6 mois après les évènements relatés ici. ### À quoi sert NoCodeLetters ? Dans les grandes lignes, l’outil enrichi Notion pour apporter toutes les fonctions d’une solution de gestion des newsletters à la Mailchimp : - Créer une landing page avec un formulaire d’inscription et un accès aux archives des éditions passées. - Transformer une page Notion en e-mail avec un moteur de rendu qui transpose les principaux blocs de Notion dans un e-mail responsive. - Gérer la base des inscrit·e·s et envoyer la newsletter à chaque nouvelle publication. ‍ ‍ Et tout ça, sans avoir à écrire une seule ligne de code ! L’outil cochait toutes nos cases ! Nous l’avons utilisé pour plusieurs publications et pensions avoir trouvé la solution parfaite. Est donc venu le moment de sortir du bois pour commencer à partager notre Curation. C’est à ce moment que les premières réserves ont commencé à apparaitre en interne… ## La fin avec Mailchimp Après quelques temps, certaines limites nous ont finalement fait renoncer à son utilisation (Note : il est possible que l’outil ait évolué au moment vous lirez ces lignes) : - La mise en forme de la landing page était limitée à quelques éléments et son layout ne pouvait pas être modifié à notre convenance. Il était impossible de changer les champs de saisie pour l’inscription. On était obligé de vous demander votre prénom à l’inscription, sympa mais lourd… - Tous les blocs présents dans Notion ne pouvaient pas être utilisés ou présentaient quelques bugs d’affichage lors de leur passage en mode e-mail. Le rendu mail n'était donc pas au niveau de celui dans Notion, ce qui nous empêchait de proposer une bonne expérience de lecture. ‍ Finalement c’est bien à cause de l’aspect visuel que nous avons renoncé à utiliser cet outil. L’idée derrière est incroyable : venir en sur-couche de Notion (bien plus simple que Mailchimp dans sa prise en main pour la rédaction du contenu). Mais peut-être que c’était encore trop tôt… Un crash et pas de Fit pour cette fois ! ‍ Nous avons finalement décidé de partir sur la solution Mailchimp pour gérer la rédaction et l’envoi de notre newsletter. Pourquoi ? Plus sérieusement nous vous partegerons nous retour d'expérience dans le seconde partie de cet article. En attendant, nous vous laissons découvrir les éditions passées de notre curation et vous souhaitons une bonne lecture ! www.digilityx.com/ux-curation ### Bonus Si vous vous lancez sur Notion et souhaitez passer un cap supplémentaire. NoCodeLetters met à disposition toute une sélection de ressources pour pousser l’outil au plus loin : https://www.nocodeletters.com/30-days-of-notion --- # Qu’est-ce qu’un product designer ? URL: https://www.digilityx.com/blog/le-product-designer Date: 2022-11-09 Expertise: design > Force est de constater que le job du product designer suscite la curiosité, ou à minima, des questions qui attendent des réponses pour bien comprendre de quoi il s’agit et particulièrement quelle est la différence entre le job de product designer et celui d’UX designer. “C’est quoi exactement un product designer ?” Mes étudiants du CELSA Sorbonne Universités ont formulé cette question dès le premier cours que nous avons eu ensemble cette année. Dans mon cours “Concevoir et promouvoir un produit digital", j’invite des étudiants en sciences de l'information et de la communication à trouver une problématique et à l’explorer sur le terrain jusqu’à construire et tester un prototype, comme une start up. C’est tout nouveau pour eux, ainsi nous commençons forcément par aborder ce qu’est un produit digital et quels sont les acteurs qui œuvrent à construire, lancer et faire grandir des produits sur le marché. ‍ Force est de constater que le job du product designer suscite leur curiosité, ou à minima, des questions qui attendent des réponses pour bien comprendre ce qu’il contient. ‍ Pour mieux comprendre d’où vient le job de product designer, j’ai d’abord invité mes étudiants à faire un bref pas en arrière. ‍ ## Qu’est-ce qu’un produit digital ? ‍ Historiquement, le product design est relié au design d’objets physiques : tout a commencé par le design industriel. Un produit, c’est un objet qui possède tous les attributs pour qu’un utilisateur l’utilise et arrive à accomplir une tâche grâce à lui. Il y a produit lorsqu’il y a usage. Mais avec l’émergence du digital et ses évolutions dans le temps, les métiers du design sont passés par un certain nombre de phases, s’ajustant nécessairement : l’UX, l’UI, le product management, le product design, la creative tech, et autres job titles sont parfois difficiles d’accès pour des néophytes, mais l’industrie du design adore en débattre. ‍ Aujourd’hui, force est de constater que le terme “product design” peut être utilisé à la fois pour la construction de produits objets mais aussi de produits digitaux. La personne qui a conçu la chaise sur laquelle vous êtes assis ? Un product designer. La personne qui a conçu le device sur lequel vous lisez ceci ? Un product designer. La personne qui a conçu votre application de déplacement préférée ? Un product designer. La personne qui a conçu l’interface de votre boîte mail ? Un product designer. Bref, me direz vous : il y a de quoi s’y perdre. ‍ Le dénominateur commun que l’on peut entrevoir est le suivant : la conception de produits englobe l’ensemble du processus de création : de la compréhension des problèmes jusqu’à la construction d’une solution prête à être utilisée et lancée sur le marché. ‍ Que reste-t-il de cela aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’un product designer dans la sphère des produits digitaux en 2022 ? ‍ ## Un product designer n’est pas un UX/UI designer ‍ Lorsque l’on regarde les fiches de postes correspondants au poste de product designer en France, sur LinkedIn et particulièrement Welcome to the jungle, le constat est sans appel : le product designer est très souvent assimilé à un nouveau genre d’UX/UI designer. ‍ Un job title, qui selon nous, possède déjà son lot de flou. ‍ ### L’utilisation du terme “Design” ‍ De manière générale, il y a une chose qui n’aide pas à clarifier la compréhension des métiers du design. Dans product design, UX design, UI design, il y a ce (fichu) terme : “design”. Et pour cause : en France, le design est très largement associé au design graphique, qui est en réalité un savoir-faire, celui de la conception et création visuelle. ‍ Là où le design de produits est une pierre angulaire qui intègre des compétences business, de la stratégie, du marketing, de la tech, de l’UX et de l’UI, et bien d’autres expertises. ‍ ### UX n’est pas UI ‍ Ensuite, force est de constater que le designer, lorsqu’on parle de produits digitaux, est trop souvent, selon nous, associé au fameux UX/UI designer. Un savant (ou non) mélange de compétences qui peut, au-delà des biais du terme "design", poser questions. ‍ La pertinence de rassembler ainsi l’UX et l’UI sous un même job title a souvent été questionnée par ceux qui portent cette casquette multicolore : dans ce savant mélange, ne perdons-nous pas de vue les ingrédients essentiels de ces deux disciplines ? En effet, ces 2 métiers ne sont pas les mêmes et couvrent chacun des champs différents. ‍ Là où l’UX est garant de l’usage et d’une conception centrée utilisateurs (détection d’opportunités business, définition d’une méthode, user research, user tests, facilitation, experience mapping, user flows, architecture de l’information, prototyping low & mid fidelity, etc), l’UI est garant du look & feel et du design system (visual design, branding, responsive, prototyping mid & high fidelity, user tests, cohérence visuelle des différentes interfaces, design system, relation avec le développement front). ‍ Vous l’aurez compris : selon nous, l’UX/UI est un job title qui participe grandement à la confusion qui existe entre ces 2 métiers si complémentaires, mais pourtant aux champs d’interventions bien différents. ‍ ### Un flou transposé au job de product designer ‍ Ne sommes-nous pas en train de refaire la même erreur avec le product designer ? En finalité, ce métier, par son évolution du monde physique vers le monde digital, par ce terme “design”, et par son association au job d’UX/UI, hérite d’un flou (pour le coup très artistique) sur le marché. En conséquence : chaque typologie d’organisation possède sa propre définition de ce métier. Bon courage pour s’y retrouver. ‍ Vous me voyez venir : chez Digilityx, nous pensons que le product designer est loin d’être un UX/UI, ou un designer graphique. Car dans “product designer” il y a un terme qui nous semble trop souvent relayé au dernier plan dans les fiches de postes ou chez les profils que nous rencontrons : le product. ‍ Cela nous manque car à nos yeux, le job de product designer s’articule prioritairement autour de la vision produit, à la différence du job d’UX designer. ‍ ## Quelles différences entre l’UX designer et le product designer ? Cette curiosité de mes étudiants pour le métier de product designer, nous la retrouvons également chez nos clients chez Digilityx. Et c’est une bonne nouvelle ! ‍ L’UX designer et le product designer avancent tous deux dans un but commun : comprendre les bons problèmes et construire une solution prête à être utilisée par des utilisateurs, et prête à exister sur le marché. Tous deux suivent le même processus de design thinking (recherche, idéation, conception, tests, etc). ‍ Une croyance consiste à dire que le product designer intégrerait davantage les enjeux business et stratégiques dans son rôle, par rapport à l’UX designer qui mettrait purement le focus sur les besoins utilisateurs. Ceci est faux. L’UX design intègre forcément et de manière égalitaire la recherche d'opportunités business et de besoins utilisateurs (sinon, quel serait son impact ?). ‍ ### La différence n’est pas ce qu’ils font, mais plutôt dans quel contexte ‍ Le product designer ne peut œuvrer que dans une organisation produit. Il y est responsable du design (recherche, idéation, conception, tests, etc.) sur un périmètre défini du produit, et ses missions peuvent tout à fait être partagées avec le Product Manager, par exemple la recherche ou les tests utilisateurs. Son efficacité est d’autant plus forte lorsque l’organisation produit contient des UI designers qui gèrent le design system, et des UX researchers qui gèrent le research repository. ‍ L’UX designer, lui aussi, est responsable du design mais n’évolue pas dans une organisation produit, mais plutôt une organisation projet. ‍ ### Avant-tout un job du produit ‍ Chez Digilityx, nous pensons que le product design est avant-tout un job du produit. Si nous devions définir ce métier en une phrase, nous dirions ceci : ‍ Le product designer, c’est celui qui, dans un environnement produit, défriche, conçoit et lance de nouveaux produits, ou améliore ceux déjà en place via de l’amélioration continue, en utilisant des méthodes itératives et centrées utilisateur. Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelles sont les spécificités du job de product designer ? Quelles différences faites-vous entre le product design et l’UX design ? ‍ Et si à l’issue de cet article vous vous questionnez sur les liens entre le job d’UX designer et le job de product manager, je vous recommande l’article très instructif de Clément Schoofs qui nous donne les clefs pour une relation UX/PM réussie et efficace ! ‍ Échangeons autour d’un thé vert et quelques anecdotes : cindy.renard@digilityx.com --- # Tout comprendre à la relation PM/UX URL: https://www.digilityx.com/blog/la-relation-pm-ux Date: 2022-10-27 Expertise: design > Retrouvez dans cet article les clefs de la réussite pour une collaboration UX/PM efficace en 2022 ! Dans cet article nous allons décrire notre vision des métiers d’UX et PM pour explorer les meilleurs modes de collaboration. Le Product Manager et l’UX designer ont pour point commun de ne pouvoir exercer leur métier seul dans leur coin. La capacité à collaborer est une qualité essentielle à l’exercice de ces fonctions. ‍ ## Pourquoi la collaboration est nécessaire ? ‍ Les 2 expertises, design et product management, sont complémentaires et ont un objectif commun : passer du market (ou sales) driven au product driven (ou user centric). Pour cela, des ponts doivent être créés pour ne pas produire en double. Ainsi au même titre que le PM ne doit pas produire de maquettes ou initier une recherche utilisateur dans son coin, l’UX designer ne doit pas prioriser les fonctionnalités autrement qu’au regard de la pertinence et/ou du besoin utilisateur. ‍ ## Qui est qui ? ‍ Le PM (Product Manager) est en charge du Discovery et du delivery, (donc du think build et run) L’UX designer est le responsable de l’expérience utilisateur et donc de l’utilité et l'utilisabilité du produit. ‍ ## Alors qui fait quoi ? Quand le PM est garant de la valeur du produit et est à l'écoute du business, l'UX se concentre sur l'écoute des utilisateurs. ‍ Quand le PM priorise au regard de la roadmap produit, de la faisabilité et de la disponibilité des ressources, l'UX lui priorise les fonctionnalités de son prototype au regard du besoin des utilisateurs. ‍ Quand l'UX conçoit et anime les tests, le PM y assiste* ‍ Quand l'UX récolte les insights, le PM prend ses décisions en s’appuyant sur les données fournies par l’UX designer. ‍ Quand l'UX assure la connaissance fine des utilisateurs et permet aux équipes de visionner ses sessions de tests et/ou d’entretiens, le PM affine la road map produit pour permettre l’affinage de la backlog. ‍ *Les PM ont un devoir de pousser les tests utilisateurs pour tester avant le développement. Le product centric et le user centric au final même combat 🥷 ‍ ## Quel mode de collaboration ? ‍ Dans une organisation produit le PM discute en direct avec l’UX designer (ou le product designer nous y reviendrons dans un prochain article) et ce sur les différents aspects de la conception : - la collecte des insights (parfois appuyée par un UX researcher) - la définition des fonctionnalités et des parcours - les tests utilisateurs ‍ ## Conclusion ‍ En résumé la dimension créative et innovante du designer doit être au service de la road map produit (sans pour autant cantonner les designers à la production des interfaces). ‍ Le coeur du travail du designer c’est la compréhension fine de l’utilisateur de ses craintes, de ses besoins… qui se traduit ensuite par un travail de conception dont la partie immergée est le prototype. Ce dernier n’est lui-même qu’un moyen de répondre à des hypothèses à travers des tests utilisateurs. Ces derniers (et leur analyse) fourniront une donnée de qualité au PM pour prendre la bonne décision au regard de la road map produit. ‍ Enfin la bonne pratique est d’avoir un designer dans chaque squad produit. Considérer le designer comme une ressource partagée entre plusieurs squads produit est une erreur ; en effet le designer doit avoir une connaissance approfondie des besoins utilisateurs vis-à-vis du périmètre sur lequel il intervient. ‍ ‍ --- # Comment optimiser les conversions sur votre site ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-optimiser-les-conversions-sur-votre-site Date: 2022-09-20 Expertise: produit > Vous avez des visites sur votre site mais peu de conversions ? C'est peut-être qu'il est temps de lancer des actions de Conversion Rate Optimization, découvrez comment. ### Le Conversion Rate Optimization : c’est quoi ? Comme son nom l’indique, le Conversion Rate Optimization (CRO) sert à obtenir plus de personnes qui visitent votre site et qui effectuent une action de conversion. Cela peut être une inscription, un téléchargement ou tout simplement un achat de produit. La discipline consiste donc à mettre en place différentes initiatives dans ce but. Pour se faire, le CRO capitalise sur les données provenant des outils Analytics ou des phases de recherche utilisateur pour comprendre le comportement de vos visiteurs et vous donner des pistes pour améliorer votre tunnel de conversion. ‍ ### Une discipline pour trois expertises ? D’après la définition et les objectifs, il semble compliqué de faire du CRO sans impliquer vos équipes UX, Product et Marketing. En effet : ‍ - Les équipes Produits doivent être informées et impliquées dans toutes les modifications et évolutions liées à votre site internet si cela maximise sa valeur. Vous pourrez également avoir besoin de développement pour implémenter vos tests. - Les équipes Marketing sont bien souvent les gardiens de vos données analytics et explorent les différents canaux pour convertir les visiteurs. - Les équipes UX et Design auront une vision globale et s’assureront que tous les tests et modifications qui seront effectués serviront l’expérience utilisateur globale de votre produit ou service. ‍ ### Votre démarche CRO commence par un état des lieux de votre site ‍ #### Collectez vos données analytics Cette action passe par la formalisation de toutes les étapes de votre tunnel de conversion : quelles sont toutes les pages visitées avant d’appuyer sur le bouton “Valider” ? À quel moment vos visiteurs quittent votre site ? ‍ #### Observez le comportement de vos utilisateurs L’utilisation d’outils pour analyser le comportement de vos utilisateurs sur votre site pourra vous aider à aller plus loin dans vos analyses. Pour les pages avec le plus d’abandon, vous pouvez utiliser des heatmaps pour détecter les informations au cœur de votre page qui intéressent vos utilisateurs. Une zone chaude en bas de page vous indique-t-elle qu’il faut mettre plus en avant l’information ? Votre visiteur a-t-il tenté de cliquer sur une zone non cliquable et quelle information cherchait-il derrière ce clic ? ‍ #### Appuyez vous sur les recherches UX Les équipes UX ont une connaissance plus fine de ce qui est attendu de vos utilisateurs et seront capables d’identifier les éléments du parcours qui comptent pour vos utilisateurs. Ces informations sont précieuses pour cibler les étapes de votre parcours sur lesquelles vous devez porter une attention particulière. ‍ ### Comment utiliser ces données pour mettre en place des actions ? ‍ Maintenant que vous avez une bonne vision des points pouvant être bloquants sur votre site. Vous devriez être en mesure de mettre en place les actions suivantes : ‍ #### Définissez les actions à prendre Après l’état des lieux, vous devriez pouvoir définir : - les pages sur lesquelles vous devez travailler pour améliorer votre tunnel - les indicateurs pour mesurer les actions que vous mettrez en place - la cible concernée par vos tests - la priorisation des actions - la durée des tests qui seront effectués ‍ #### Implémentez vos tests Une fois que vous avez identifié les éléments qui peuvent être bloquants dans votre parcours d'achat, vous pouvez enfin mettre en place vos tests. Utilisez des A/B tests pour mesurer l’impact d’un changement par rapport à la version initiale de votre page. Par exemple la mention : “Plus que 2 exemplaires disponibles” est-elle plus convaincante que “Produit consulté plus de 10 fois depuis 24h” ? En proposant les deux versions à vos visiteurs, vous devriez être capable de comparer et d’obtenir des certitudes sur le contenu de vos pages. Des tests multivariés peuvent également être créés si vous souhaitez tester plusieurs versions de plusieurs variables : notez que les tests multivariés sont plus complexes et nécessitent la création d’un nombre substantiel de versions. ‍ #### Recommencez ! Un monitoring régulier de vos actions vous permettra d’obtenir plus de données et d’être toujours plus pertinent dans les tests que vous effectuerez. Plus vous ferez de tests, plus vous aurez de données. Répétez vos tests pour arriver à la version la plus optimisée de votre tunnel. ### Quelques tips - Un nombre de visites et de ventes significatif sur votre site est essentiel pour mettre en place des actions de CRO : sans visiteurs, il est difficile de détecter des points de douleurs. - Avec un nombre très faible de ventes, il peut être judicieux d’interroger vos clients avant de lancer des initiatives CRO : peut-être avez-vous un problème de marketfit ? - La coordination des actions CRO est complexe car elle met en lien différentes équipes : pensez à bien définir en amont les rôles de chacun et l’équipe adaptée à votre organisation pour porter ces actions. - Il existe de nombreux outils pour construire votre stack CRO, en voici quelques uns : Google ou Adobe Analytics, Hotjar pour vos heatmaps, A/B Tasty pour vos tests… - Prévoyez un laps de temps suffisant pour tester vos modifications : nous vous préconisons des périodes de tests d’au moins 7 jours. - Attention à ne pas tester simultanément trop d’éléments : privilégiez un test par page et trois ou quatre tests maximum sur le tunnel complet. ‍ --- # Ateliers UX hybrides : comment réussir sur un format mi-présentiel & mi-distanciel ? URL: https://www.digilityx.com/blog/ateliers-ux-hybrides Date: 2022-08-25 Expertise: design > Le présentiel revenant à grands galops, que penser de ce format d’atelier UX hybride mi-présentiel, mi-distance ? Quelques clés pour réussir ! ## Mi-présence mi-distance, oui ou non ? ‍ Les ateliers n’échappent pas à la tendance du travail à distance : contraints de nous ré-inventer durant la crise covid-19 & de trouver les bonnes recettes pour créer de l’intelligence collective par écrans interposés, nombre d’entre nous sont passés maîtres dans l’art de réussir cet exercice périlleux. Le présentiel revenant à grands galops, lorsqu’il est question d’organiser un atelier, j’entends toujours cette nouvelle question : “En présentiel ou à distance ?”. Entre nous : quel bonheur de pouvoir de nouveau choisir très naturellement le présentiel pour créer un moment fédérateur. Mais après avoir défini la liste des participants les plus pertinents pour répondre aux objectifs de la session, je suis très souvent confrontée à ceci : une partie des participants sera présente, et l’autre partie ne peut se rendre disponible qu’à distance. Que penser de ce format hybride ? Comment réussir sur ce format mi-présentiel, mi-distanciel ? ‍ D’apparence peu pratiques, les ateliers UX sur format hybride peuvent cependant être une réelle opportunité d’impliquer des interlocuteurs stratégiques à l’agenda très chargé, des personnes situées ailleurs sur le territoire, ou des personnes devant beaucoup se déplacer pour les besoins de leurs fonctions. Tout dépend en réalité des objectifs que vous souhaitez atteindre avec votre atelier. Lorsqu’une partie des participants accepte de participer en visio à un atelier en présentiel, il me semble important en tant qu’organisateurs & garants de la méthode de nous laisser la possibilité d’accepter, ou d’alerter sur ce mode de fonctionnement, en fonction de ce que nous souhaitons collectivement atteindre. ‍ ‍ ## Quelques pré-requis ‍ Les ateliers UX hybrides que j’ai eu l’occasion de réaliser cette année m’ont donné du fil à retordre. Et pour cause ! Voici une liste de pré-requis non exhaustive tirés de mes meilleures et de mes pires expériences : ‍ ### 1/ Une disponibilité de tous sur le créneau de l’atelier Un premier critère clé est de savoir à l’avance qui sera à distance et qui sera en présence. Assurez-vous également que tous les participants (sur place ou à distance) peuvent se rendre disponibles sur la totalité du créneau de l’atelier UX. Évident, me direz-vous ! Mais cela reste un point important à vérifier pour les raisons suivantes : certains participants pourraient accepter de participer à distance pour avoir l’opportunité de s’absenter sur un créneau de l’atelier ou pour pouvoir s’éclipser avant la fin pour enchaîner plus facilement avec autre chose. Et c’est très naturel de vouloir maximiser son temps ! Mais qu’importe le format et nous ne le dirons jamais assez : une condition de la réussite d’un atelier UX est la possibilité pour les participants de s’y investir pleinement sur le temps nécessaire. ‍ ### 2/ Des outils & une configuration optimale La configuration matérielle a effectivement un rôle majeur à jouer. Faire en sorte que chaque participant se sente à l’aise, puisse écouter et se faire entendre, et participer pleinement aux activités de l’agenda, sont différents prérequis nécessaires à la réussite de votre atelier hybride. ‍ Pour les participants en présentiel, choisissez un lieu fonctionnel et stimulant, mais surtout : équipé. Idéalement : deux écrans, un pour projeter et l’autre pour voir les participants à distance, des enceintes pour bien les entendre dans la salle, une webcam sur place qui permettra à ceux à distance de vous voir, ainsi qu’une ou plusieurs pieuvres pour capter les différents échanges dans la salle. ‍ Pour les participants à distance, choisissez l’outil de visioconférence qu’ils ont l’habitude d’utiliser. Ensuite, vérifiez avec eux qu’ils seront dans une configuration de visio optimale : qu’ils auront accès à un endroit calme, une bonne connexion, ainsi qu’un bon équipement son & vidéo. ‍ Pour faciliter les échanges pendant les séquences de votre atelier et particulièrement pour rassembler les synthèses de vos exercices, choisissez un outil collaboratif tel que Miro, Mural, ou Figjam. Cela permettra à tous les participants, sur place ou à distance, d’avoir à disposition un visuel commun, centralisé et unique auquel se rattacher. Au risque de perdre l’énergie du présentiel, cela assurera une dynamique inclusive pour votre workshop. Certaines plateformes collaboratives telles que WorkAdventure ont même cherché à aller encore plus loin : recréer un espace physique, mais en ligne. Vous y incarnez un personnage dans un bureau virtuel et vous pouvez entrer en contact très facilement avec une ou plusieurs personnes. Vous pouvez par exemple recréer votre espace d’atelier en ligne, avec vos participants ! Les avantages sont multiples : cette solution intègre directement les outils de tableau blanc cités précédemment & elle délivre une expérience plus fluide pour les participants qui seraient à distance. ‍ ### 3/ Une conception des séquences du workshop millimétrée & en miroir Nous connaissons déjà toute l’importance du temps consacré à la conception et à la préparation d’un atelier UX. Lorsqu’il s’agit d’un atelier hybride, il s’agit lors de cette phase d’avoir en tête à la fois l’expérience des participants à distance pendant la session, ainsi que l’expérience des participants sur place. C’est là, selon moi, toute la complexité des ateliers UX hybrides : trouver des exercices qui fonctionnent aussi bien en visio que sur place, pour répondre aux objectifs de la session et aligner les participants. Une manière de faire que vous pourriez utiliser est la suivante : partez de votre ratio personnes en présence VS personnes à distance. Si la majorité de vos participants sont en présence, cherchez les meilleurs exercices à réaliser sur place. Ensuite, cherchez à en créer le miroir pour les participants à visio, et posez vous les questions suivantes : l’expérience de tous sera-t-elle optimale ? cela contribue-t-il à fédérer les participants ? atteignons-nous les objectifs de notre atelier avec cela ? ‍ ### 4/ Une répartition claire des rôles des animateurs pour impliquer tous les participants Un des risques naturels d’un atelier hybride est d’oublier au fur et à mesure de la session le groupe de participants le moins nombreux. Par exemple, si vous menez un atelier avec 15 personnes dans un espace d’idéation et que 3 personnes se trouvent en visio, le risque est d’oublier de faire participer les personnes à distance. Pour pallier cela et encore une fois, une organisation rigoureuse est de mise pour les animateurs. ‍ En effet, si vous êtes plusieurs, répartissez-vous les rôles de manière à ce qu’un 1 animateur soit désigné garant de la création de liant entre les participants à distance et ceux en visio : il sera en charge de la bonne implication de tous & d’ouvrir des temps de parole pour chacun. Le(s) autre(s) animateur(s) devront, quant à eux, être garants du timing pour que l’atelier puisse être mené jusqu’à son terme malgré cela et ainsi atteindre les objectifs de la session. ‍ ‍ ## Ok, mais comment créer du lien entre les personnes ? ‍ Mener un atelier UX, c’est créer de l’intelligence collective, co-créer des hypothèses de solutions, aligner & fédérer une équipe, entre autres. Bref, passer un bon moment ensemble et faire en sorte que deux idées combinées valent mieux qu’une. Lors d’un atelier hybride, il faut arriver à atteindre cela en gommant cet effet “il y a 2 groupes, celui en présence, celui à distance” et recréer du liant pour que l’équipe globale se soude. Nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, cela passera beaucoup par la mobilisation des animateurs à embarquer les participants. Mais cela passera également par les séquences que vous aurez préparé pour votre atelier. Nous savons les effets bénéfiques que peuvent avoir les ice-breakers & autres energizers sur la mobilisation d’un groupe : il s’agit de les soigner encore davantage lors d’un atelier hybride. Choisissez autant que possible des exercices qui fonctionnent tout aussi bien en visio ou sur place, avec lesquels vous pouvez sans trop d’efforts créer des équipes mixtes. Voici un exemple d’exercice que j’ai eu l’occasion de pratiquer lors d’atelier hybrides : https://miro.com/miroverse/ultimate-collage-competition/ ‍ Bien que les ateliers UX mi-présentiel mi-distanciel peuvent nécessiter une planification pointue et un temps de préparation souvent un poil plus conséquent, ils peuvent s’avérer plus performants que ceux réalisés uniquement en présentiel ou uniquement à distance car ils ont l’avantage d’être plus inclusifs : pouvoir mobiliser des personnes que vous n’auriez pas pu avoir autour de la table sinon et ainsi recueillir une matière précieuse pour bâtir. ‍ Et vous, pour ou contre les ateliers UX sur un format mi-présentiel mi-distanciel ? Avez-vous d’autres pré-requis à partager que ceux partagés dans cet article ? Échangeons autour d’un thé glacé et quelques histoires drôles d’ateliers réussis ou ratés : cindy.renard@digilityx.com ‍ --- # Comment améliorer le SEO pour les contenus sensibles (finance, santé..) URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-ameliorer-le-seo-pour-les-contenus-sensibles Date: 2022-07-13 Expertise: growth-marketing > Découvrez quel type de contenu Google considère comme "YMYL" (contenu sensible) et comment concentrer vos efforts SEO pour améliorer l'expertise, l'autorité et la fiabilité de ces contenus Google utilise l'expression "Your Money or Your Life" (YMYL) pour décrire des sujets ou des pages susceptibles d'avoir un impact sur le bonheur, la santé, la stabilité financière ou la sécurité d'une personne s'ils sont présentés de manière inexacte. ‍ Les enjeux sont importants pour ce type de contenu. Vous devez savoir si les sujets que vous abordez sont considérés comme YMYL. Lorsque vous publiez des sujets YMYL, faites également attention à ce que Google évalue positivement le degré de confiance (EAT) que les utilisateurs vont témoigner sur votre site. ‍ ## Qu'est-ce que YMYL ? ‍ Google a utilisé l'acronyme YMYL, "Your Money or your Life", dans la version de 2013 des directives de la qualité de recherche : ‍ « Il y a certaines pages pour lesquelles le Page Quality est particulièrement important. Nous appelons ces pages les pages Your Money or Your Life (YMYL). Ce sont des pages qui peuvent avoir un impact sur votre bien-être actuel ou futur (physique, financier, sécurité, etc.). Les pages YMYL doivent provenir de sites Web réputés et le contenu doit être créé avec un haut niveau d'expertise et d'autorité.” ‍ Google a créé ces directives pour améliorer son algorithme à la qualité de contenu aux résultats de recherche YMYL. Au départ, ils n'étaient pas accessibles au public, mais aujourd'hui, Google rend ce document accessible à tous. Vous pouvez en savoir plus ici sur la façon dont Google utilise son équipe d'évaluateurs de la qualité de la recherche . ‍ Google indique désormais que si une page est susceptible d'avoir un impact significatif sur la vie d'un utilisateur, elle doit être considérée comme de haute qualité. Il doit être créé avec un haut niveau d'expertise et d'autorité. ‍ Google a ensuite réitéré l'importance d'un bon EAT pour les pages YMYL dans sa documentation publique officielle de 2022 sur la façon dont Google combat la désinformation : “Pour ces pages "YMYL", nous supposons que les utilisateurs s'attendent à ce que nous fonctionnions selon nos normes les plus strictes de fiabilité et de sécurité. Ainsi, lorsque nos algorithmes détectent que la requête d'un utilisateur concerne un sujet "YMYL", nous accorderons plus de poids dans nos systèmes de classement à des facteurs tels que notre compréhension de l'autorité, de l'expertise ou de la fiabilité des pages que nous présentons en réponse .” ‍ La façon dont vous améliorez EAT variera en fonction de votre secteur d'activité et des sujets abordés. Comprendre ce que Google veut valoriser en termes d'EAT pour vos pages peut vous aider à déterminer où concentrer vos efforts pour améliorer la qualité du site. ‍ ‍ ## Qu'est-ce que EAT ? ‍ ‍ EAT (expertise, l’autorité et la confiance) est un concept qui représente les tentatives de Google pour déterminer l'authenticité de votre entreprise, de votre site Web et de son contenu. ‍ Il ne s’agit pas d’un score ou d’une métrique unique que nous pouvons mesurer. Google recueille des informations sur le web pour déterminer si votre site Web est suffisamment autoritaire pour être classé. Comme mentionné précédemment, si vous écrivez sur des sujets qui pourraient être considérés comme YMYL, il est important de comprendre ce que Google pourrait évaluer en termes d'EAT pour vos sujets. ‍ Extrait des directives d'évaluation de la qualité de recherche de Google: " Vous pouvez voir les directives de l'évaluateur comme l'endroit où nous voulons que l'algorithme de recherche aille… Elles ne vous disent pas comment l'algorithme classe les résultats, mais elles montrent fondamentalement ce que l'algorithme doit faire . " ‍ Ben Gomes, vice-président de l'ingénierie de recherche de Google, en 2017: "Comprendre EAT comme un évaluateur de qualité peut parfois nous donner un avantage dans la recherche. Si nous savons ce que Google est susceptible d'apprécier, nous savons comment améliorer la qualité de nos pages.” ‍ ‍ ## Comment pouvez-vous améliorer EAT ? ‍ Lorsque nous avons commencé à en savoir plus sur EAT il y a quelques années, de nombreuses personnes en SEO se sont fortement concentrées sur l'importance d'ajouter des auteurs “experts” et de créer des biographies et des profils d'auteurs. ‍ Bien que cela puisse être un moyen d'améliorer EAT et également d'améliorer la confiance des utilisateurs, cela peut ne pas être nécessaire pour tous les types de contenu et de pages. Les biographies des auteurs peuvent être intéressantes pour les utilisateurs, mais uniquement dans la mesure où elles peuvent démontrer l'expertise ou l'autorité du créateur du contenu. ‍ C'est l'EAT du créateur de contenu qui compte. ‍ Donc, creuser un peu plus et travailler sur la reconnaissance et la réputation d'une marque est un excellent moyen de travailler sur votre EAT. ‍ Vous pouvez également améliorer EAT en vous efforçant de mieux répondre aux questions du blog de Google sur les principales mises à jour. Obtenir des liens (backlinks) avec une forte autorité dans votre secteur est essentiel pour améliorer EAT. ‍ Dans certains cas, l'ajout de références renvoyant à des ressources faisant autorité peut aider à améliorer la fiabilité d'un élément de contenu pour répondre à une requête YMYL. Pour d'autres sites, une stratégie basée sur EAT peut commencer par l'ajout d'une balise schema.org pour aider Google à mieux comprendre les entités de votre contenu. ‍ Regardons le paragraphe ci-dessus du QRG (Quality Raters Google). Sur la base de ce paragraphe, voici quelques conseils liés à EAT que nous donnons à nos clients et qui pourraient vous aider à améliorer la qualité de vos pages : - Assurez-vous que si vous avez des pages avec un contenu médical ou financier, elles sont rédigées par des auteurs spécialisés et qu'elles sont régulièrement mises à jour à mesure que de nouvelles informations sont disponibles. - Assurez-vous que de fausses informations ou des informations qui contredisent le consensus des experts ne sont pas publiées sur le site. Si tel est le cas, nous vous recommandons de le déplacer dans son propre domaine ou sous-domaine. - Déterminez quelles sections de votre contenu seraient et ne seraient pas susceptibles d'être considérées comme YMYL par Google. Passez en revue l'expertise de l'auteur, l'utilisation des références, etc., sur ces pages en particulier. - Comparez les pages des concurrents dans les SERP pour voir si le classement des pages démontre plus d'EAT d'une manière que vous pourriez reproduire. Par exemple, le classement peut être difficile si un médecin écrit des articles classés pour votre mot-clé. Dans certains cas, l'ajout d'un réviseur expert peut suffire à convaincre Google que cet article est rédigé avec l'expertise appropriée. Vous pouvez aller encore plus loin en analysant le classement EAT des concurrents pour les mots-clés que vous souhaitez classer. ‍ --- # Comment construire son Product Backlog ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-construire-son-product-backlog Date: 2022-06-15 Expertise: produit > Savoir comment créer un product backlog n’est pas donné à tout le monde. L’objectif du product backlog est de présenter la liste fonctionnelle des tâches à réaliser pour concevoir le produit de manière claire, ordonnée et priorisée. Procédons par étapes ! ## Comment construire son Product Backlog ? ‍ Un backlog produit n’est pas qu’une simple liste de tâches. ‍ Il permet de diviser les tâches complexes en plusieurs parties, puis de les déléguer aux différents membres de l’équipe. Si vous avez raté l’article “C’est quoi un backlog ?” cliquez ici pour plus de détails ;-) ‍ Véritable outil central d'une gestion de projet Agile, ce n'est pas une mince affaire que de le construire et de le faire vivre. ‍ Retrouvez ici 3 grands principes qui permettent de maitriser son sujet. ‍ ## Préambule ‍ Avant tout chose, en tant que PO / PM, basez-vous sur la feuille de route produit puis les critères. Ils sont le fondement de chaque product backlog. ‍ - La feuille de route est l'échafaudage de la façon dont un projet prendra forme. ‍‍ - Les critères sont la liste des éléments du backlog que les équipes de développement doivent accomplir pour mener à bien un projet. ‍ ## 1. Construire sa feuille de route ‍ Tout commence par une cartographie fonctionnelle plus ou moins détaillée appelée story mapping ou customer journey map. Ce document représente le parcours de vos utilisateurs et liste l’ensemble des fonctionnalités que votre produit proposera. ‍ ‍ Quand on regarde la Carte, en lisant les activités (postits verts) de gauche à droite, on est capable de raconter l’histoire de l’utilisateur qui va utiliser notre produit ou fonctionnalité (Flot de narration). ‍ On peut aller dans plus de détails en lisant les user stories (post-its en jaune). Plus on descend dans la carte, et plus il y’a de détail sur l’activité. ‍ En haut des activités, on retrouve les types des utilisateurs (postits-en bleu) ou rôles. On peut bien évidemment retrouver des rôles système, ou encore avoir deux rôles impliqués dans une même activité. ‍ À gauche, on retrouve les résultats (outcomes) qui représenteront nos objectifs de livraisons (release). ‍ Un point très important à souligner ici est que la priorisation se fait plutôt sur les résultats et non sur les fonctionnalités. Dans une entreprise Agile, l’objectif n’est pas de livrer le plus de fonctionnalités. Bien au contraire, le but est de livrer le minimum possible de fonctionnalités pour atteindre le résultat. Un "Bon" product owner priorise plutôt les résultats et non les fonctionnalités. ‍ A cette étape, les éléments peuvent inclure aussi bien des éléments essentiels que des idées plus abstraites. ‍ ‍ ## 2. Hiérarchiser les éléments ‍ L’idée est de classer les tâches en fonction de leur valeur utilisateur, ou de leur urgence (entendre time to mkt). ‍ Généralement, les tâches ayant le plus d'impact sur vos clients se voient attribuer la priorité la plus élevée. Souvent, les équipes utilisent la encore des témoignages d'utilisateurs pour comprendre quelles fonctionnalités seront les plus visibles et les plus utiles pour les clients. ‍ Les équipes peuvent également choisir d'attribuer une priorité en fonction du besoin métier, de la complexité ou de la difficulté de mise en œuvre liée aux interdépendances entre les équipes de travail au sein d’une même entreprise. ‍ Pour vous aider dans cette lourde tâche de priorisation, référez vous à notre article 3 méthodes de priorisation pour être plus efficace dans son product management. RICE, MoSCoW, KANO, Impact / Effort, ... plusieurs matrices vous aideront dans cet exercice ‍ Gardez à l’esprit que les éléments prioritaires sont ceux qui sont les plus utiles aux clients et répondent à leurs attentes en conservant l’idée de progression et de satisfaction grandissante au fil des Sprints. L’objectif est bien d'obtenir une visualisation du parcours utilisateurs et de mettre en regard des activités ou fonctionnalités en regard de taches (US) à développer : ‍ ‍ ## 3. Estimer la complexité des tâches ‍ Un backlog réalisé dans les règles de l’art est un backlog estimé, et le plus précisément possible. Une bonne estimation permettra aux Product Owners d'optimiser son efficacité et son impact. C'est pourquoi elle est si importante. ‍ Le but est de calibrer les efforts que requiert une tâche, donc le temps que va prendre son développement. ‍ Cette estimation se fait avec les équipes techniques qui en portent la responsabilité. Pour les développeurs, c'est l'un des aspects les plus difficiles, si ce n'est le plus difficile, de leur travail. Il faut prendre en compte une kyrielle de facteurs qui permettent aux Product Owners de prendre des décisions et de prioriser les éléments. ‍ Les estimations de complexité sont réalisées pendant la cérémonie appelée Poker Planning. Après présentation du détail des US par le PO, une valeur (entendre complexité) est donnée à chaque US et elle doit être partagée par l’ensemble de la teamDev. ‍ ## En synthèse ‍ Après l’ensemble de ces étapes, le PO dispose d’un backlog dit DEEP. Détaillé, Estimé, normalement Évolutif, et Priorisé ‍ ‍ Le PO peut utiliser pleinement son backlog et donner de la visibilité à l'ensemble des parties prenantes de la charge de travail engagée sur un sprint, le poids d’une fonctionnalité MVP ou dans sa globalité, ou d’une release, … ‍ Le PO peut par conséquent s’engager sur un planning de réalisation réaliste et généralement une date de mise en prod respectée. ‍ ## Nos tips ‍ ### Le Product Backlog est un organisme vivant ! ‍ Les équipes Agile consacrent leur temps à la création de produit et font des ajustements selon l’avancement du projet. Rien n’est gravé dans le marbre, les priorisations peuvent évoluées, les DOD aussi, il doit donc être mis à jour régulièrement. ‍ ### N’engagez que ce que vous pouvez livrer ‍ Dans la gestion de votre backlog et la planification de vos sprints, seules les User Stories prêtes sont éligibles au développement. N’ayez pas peur du syndrome du backlog vide, sélectionnez uniquement les User Stories prêtes pour votre sprint backlog permettra d’assurer la livraison et la qualité de vos développements. ‍ Et si vous manquez d’éléments fonctionnels prêts, rappelez-vous qu’il existe également les Technical Stories, POC, Bugs, réduction de la dettes techniques (refacto) et sujets d’amélioration continue ! ‍ ### Communiquez avec votre équipe La communication entre les membres de l’équipe est une partie cruciale de la hiérarchisation du backlog produit. Pour réussir à faire le tri et à terminer les tâches dans un délai raisonnable, vous devez collaborer avec votre équipe et suivre la méthode Scrum. ‍ 👉 Un backlog à construire, une formation à suivre pour vous et vos équipes ? Prenez contact ci-dessous. ‍ --- # C’est quoi un Product BackLog ? URL: https://www.digilityx.com/blog/cest-quoi-un-product-backlog Date: 2022-06-14 Expertise: produit > Novices ou aguerris, nous vous rappelons ici les bases de ce qui compose un Product Backlog. Véritable pierre angulaire de tout projet agile, un Backlog bien construit assure de bonnes itérations, une maitrise des projections, et donne de la visibilité à l'ensemble des parties prenantes. ## Qu'est ce qu'un Product BackLog ? ‍ Dans une méthodologie de développement Agile, semi Agile ou même Dev Ops, le backlog produit constitue un réceptacle listant un ensemble de tâches ou fonctionnalités nécessaires pour atteindre les objectifs d’un produit défini par l’équipe. ‍ Chaque produit développé possède généralement un seul backlog produit, lui-même attribué à une équipe. Il est le point central de tout projet Scrum et sous la responsabilité unique du Product Owner. C’est à partir de ce document que le PO planifie les sprints. ‍ ‍ Le backlog est non seulement utile à l’équipe Produit, qui se réfère à son contenu pour prendre connaissance des solutions à développer, mais également aux autres équipes, tech, métiers, qui peuvent le consulter pour avoir de la visibilité sur les sujets en cours et à venir. ‍ ## Pourquoi appelle-t-on ça un Backlog … Un peu d’histoire ! A sa genèse, il ne s'agissait que d'une simple pièce de bois ("log" en anglais). Les premiers marins jetaient un rondin par-dessus bord, à la poupe de leur bateau. En comptant le temps écoulé pour qu'il s'éloigne, ils estimaient ainsi la vitesse du navire. ‍ Plus tard, les navigateurs affinèrent le système en reliant à une corde des pièces de bois à espaces réguliers. Les "logs" jetés à la mer permettaient de mesurer plus précisément l'allure du bateau. Les données collectées étaient soigneusement consignées sur un carnet de bord, un journal de logs. ‍ Le terme "log" s'écarte ainsi de son sens originel car il désigne dès lors les carnets de bord des capitaines aux longs cours. > journal de log = blog = ce qu’on a fait (Ce qui donnera Weblog = blog bien plus tard) > backlog = journal à l’envers, on écrit ce qu’on prévoit de faire Le Backlog moderne est donc le réceptacle qui contient l’ensemble du travail à réaliser pour qu’un produit soit complet. ‍ ## Les composantes d’un Backlog ‍ Le backlog produit est composé de divers éléments, dont les plus communs sont les Epics, les User Stories, les enablers (ou tâches techniques / TS pour Technical Story) et les anomalies (ou bugs). C’est une liste ordonnée de tâches, de fonctionnalités ou d’éléments devant être terminés dans le cadre d’une feuille de route. ‍ L’ensemble des éléments sont posés et nommés en fonction d’une granularité, de la plus générale à la plus précise. L'objectif étant d'être le plus clair et lisible possible en vue d’une meilleure organisation. ‍ Voici un schéma des différentes composantes d’un Product Backlog ‍ ‍ #### Thème ou Epics ‍ Une Epic (ou "épopée" en Français) est une brique fonctionnelle représentant un besoin utilisateur de haut niveau. ‍ Les Epics sont des corpus de tâches qui peuvent être subdivisées en fonctionnalité ou en tâches spécifiques (appelées « user stories ») basées sur les besoins/demandes de clients ou d'utilisateurs finaux. ‍ Par exemple, une Epic “gestion du panier client” pour un site d’e-commerce peut se décomposer en plusieurs fonctionnalités : “Ajouter un produit au panier”, “Modifier la quantité d’un produit au panier”, “Supprimer un produit du panier” etc… qui elles même seront subdivisées en US unitaires. ‍ Les Epics sont un moyen utile d'organiser votre travail et de créer une hiérarchie. L'idée est de diviser le travail en plus petits livrables, de sorte à pouvoir réaliser de grands projets et à continuer de livrer de la valeur à vos clients sur une base régulière. ‍ #### US ou User Stories ‍ Dans un framework Agile, les user stories (“récit utilisateur” en français) constituent les unités de travail les plus petites. Elles représentent un objectif final (pas une fonctionnalité) exprimé du point de vue de l'utilisateur. C’est une explication non formelle dont le but est de définir comment un travail apportera une certaine valeur ajoutée au client. ‍ Les user stories sont rédigées dans un langage simple. Elles n'entrent pas dans le détail. Des exigences sont ajoutées par la suite, une fois convenues par l'équipe. ‍ Généralement, une User Story se compose : ‍ - D’un titre, exprimant la finalité de la User Story (ex : Supprimer un article du panier) - D’une phrase narrative orientée utilisateur décrivant le bénéfice souhaité, souvent structurée sous la forme “En tant que ... je souhaite ... afin de ...” ex : En tant qu’utilisateur, je souhaite supprimer un article de mon panier, afin de commander uniquement les produits dont j’ai besoin - D’un ensemble d’exigences et de critères d’acceptation, détaillant les tests et conditions nécessaires à la validation de la fonctionnalité. ‍ #### Les enablers et Technical Stories ‍ Les prérequis techniques au développement des User Stories sont formalisés en tant qu’enablers. Il peut s’agir d’une montée de version d’un composant technique, d’une refonte ou création d’une brique technique nécessaires à la réalisation préalable d’une US. ‍ Ces éléments contiennent la description des tâches techniques à réaliser ainsi que l’objectif recherché. Ils sont généralement rédigés directement par l’équipe de développement ou par un référent technique de l’équipe (lead engineer, architecte de solution). ‍ #### Les bugs ‍ Les bugs doivent apparaître dans le backlog afin que leur résolution soit priorisée vis-à-vis des nouvelles fonctionnalités mais aussi comptabilisés dans la charge de travail produite par la teamdev. ‍ Ils sont généralement créés par la personne qui détecte l’anomalie. Il peut s’agir de vous en tant que Product Owner / Manager, notamment lorsqu’un bug est remonté directement par un utilisateur, mais également d’un membre de l’équipe, du service client ou de toute autre personne interagissant avec le produit. ‍ Les tickets d’anomalie contiennent la description des étapes pour reproduire le bug, le résultat constaté et le résultat normalement attendu. ‍ Ce Ticket est bien sûr à prendre en compte dans la planification de votre prochain sprint afin que l’erreur ne se reproduise plus et que la satisfaction utilisateur soit optimisée. ‍ ## Le poids du Backlog ‍ Avant toute planification de réalisation d’un projet, une fois les éléments saisis dans le backlog il y a forcément une étape d’estimation. Cette phase permet de mesurer le poids de chaque élément, c'est-à- dire la charge de travail nécessaire à sa réalisation, et donc celle du backlog. Vous entendrez également parler de complexité, souvent exprimée en story points. ‍ L’évaluation de la réalisation d’une tâche peut être basée sur des notions différentes comme des jours/homme, des heures, des story points points ou même les tailles des t-shirts (XS, S, M, L, XL…). ‍ De bout en bout et en écrivant toutes les stories nous obtenons le Product Backlog qui sera tiré sur le poids des story (donné par valeur). ‍ Comme toujours: - Les stories prioritaires sont celles qui ont le plus de valeurs pour le produit - Plus la story est prioritaire, plus elle est détaillée ‍ ## En synthèse ‍ Artefact essentiel des équipes agiles, le backlog tient une place centrale dans le cycle de vie d’un produit. Composé de plusieurs éléments ayant tous leur place, Il sera utilisé pour : ‍ - Organiser les éléments produit en fonction du risque et de la valeur - Préparer les développements et générer des discussions avec l’équipe sur le fonctionnement attendu et les meilleures solutions pour y répondre - Donner de la visibilité aux parties prenantes sur les nouveautés à venir ‍ ‍ ## Tips #### Le backlog doit faire l’objet d’une communication La communication entre les membres de l’équipe est une partie cruciale de la hiérarchisation du backlog produit. Pour réussir à faire le tri et à terminer les tâches dans un délai raisonnable, vous devez collaborer avec votre équipe et suivre la méthode Scrum. ‍ Maintenant que vous savez tout sur le backlog, rdv sur notre article “construire son backlog” pour aller encore plus en profondeur dans la méthode de création. ‍ Si vous souhaitez créer ou optimiser votre Product BackLog, n'hésitez pas, réservez un call. ‍ --- # Paid media : 3 outils pour augmenter les performances de vos campagnes URL: https://www.digilityx.com/blog/paid-media-3-outils-pour-augmenter-les-performances-de-vos-campagnes Date: 2022-05-11 Expertise: growth-marketing Lorsque l’on est chargé de la création et du pilotage de campagne paid media, nos alliés du quotidien sont les régies publicitaires et l’ensemble des outils qu’elles intègrent. Le planificateur de performances pour Google Ads, les rapports côté Facebook Ads… En réalité, il existe de nombreux outils externes qui permettent de booster les performances de vos campagnes publicitaires. ‍ Je vous propose donc d’explorer une sélection des solutions éprouvées que j’utilise au quotidien. ## Google Ads Editor : industrialisez la création et l’intégration de vos campagnes SEA ‍ ‍ Google Ads Editor est une application desktop permettant d’industrialiser la gestion de campagnes publicitaires. Téléchargeable gratuitement, cet éditeur permet d'apporter des modifications en masse rapidement et facilement en mode hors ligne, puis de les intégrer au compte Google Ads traditionnel en 2 clics. ‍ Tous les annonceurs, quelle que soit la taille de leur compte, peuvent utiliser cet outil, mais il est particulièrement utile pour les comptes comportant plusieurs campagnes et de longues listes de mots-clés ou d'annonces. ‍ Très utile pour le search, Google Ads Editor me permet de gagner en productivité dans la création et le pilotage de mes campagnes. Plus concrètement, voici quelques fonctionnalités (magiques) que j’utilise au quotidien : ‍ - Le Ctrl+C Ctrl+V : avec Google Ads Editor, il est possible de copier-coller tous les éléments de votre choix - campagnes, groupes d’annonces, annonces... Personnellement, je l’utilise principalement pour modifier les types de correspondance de mes mots-clés. Par exemple, il me permet de passer des dizaines de mots-clés de “Phrase match” à “Exact Match” en quelques clics. ‍ - Amateur d’Excel ? La fonctionnalité “Rechercher et remplacer” pour modifier les textes de vos annonces est disponible. Cette feature m’est très utile pour créer des SKAG (Single Keyword Ad Group) en masse : après avoir copié-collé mes groupes d’annonces puis modifié le mot-clé unique, je l’utilise pour modifier un élément des titres et des descriptions, de manière groupée (bonjour le quality score). ‍ Dans le cas où vous travaillez sur une refonte d’un compte Google Ads par exemple, il est possible que vous ayez un gros volume de modifications à apporter. Dans ce cas de figure, l’utilisation de Google Ads Editor s’avère très utile : l’éditeur vous permet d’importer des modifications groupées grâce à l’import d’un fichier CSV. ‍ Si vous souhaitez en savoir plus sur Google Ads Editor, je vous recommande cette formation très complète de 2H30, offerte par Bruno Guyot : ‍ ## Semrush - PPC Advertising Toolkit : optimisez vos campagnes paid media ‍ ‍ “PPC Advertising Toolkit” ou “Publicité” de Semrush est une suite d’outils qui vous aide à analyser les stratégies Google Ads de vos concurrents ainsi qu’à définir et optimiser vos propres campagnes sponsorisées. ‍ Analyse de marché, des enchères, recherche de nouveaux mots-clés, suivi des annonces et des positions… Avec sa suite d’outils dédiés aux campagnes payantes, Semrush centralise les différents outils que vous utilisez habituellement. ‍ Grâce à ses outils d’analyse de marché, CPC Advertising Toolkit me permet d’identifier les principaux concurrents de mes campagnes, de détecter leurs mots-clés, les budgets associés et de voir leurs annonces en direct (ce qui est assez rare chez la concurrence). Il m’aide donc à enrichir mes campagnes grâce à une analyse concurrentielle approfondie. ‍ Semrush étant l’outil de référence en SEO (référencement naturel), sa solution de recherche de mots-clés est très avancée : elle me permet de détecter des opportunités, et présente des estimations du volume de recherche mensuel plus fiable que le Google Keyword Planner. L’outil de Google regroupe des mots-clés pour donner ses estimations, à l’inverse de Semrush qui affine les données grâce à ses propres technologies. ‍ PPC Advertising Toolkit de Semrush est très utile pour la préparation de campagnes multi-pays : il dissocie les localisations des langues et permet de créer des groupes de mots-clés par pays, et donc d'anticiper et optimiser votre retour sur investissement. ‍ Pour finir, il propose un outil dédié aux campagnes Google Shopping qui propose notamment d’analyser la stratégie de tarification des concurrents. ## Les bibliothèques publicitaires : économisez du temps et du budget ‍ ‍ Si je vous dis Adspy, Bigspy, UnicornAds… ça vous parle ? Très connus dans l’univers du e-commerce, il s’agit des sites qui centralisent des centaines de milliers de publicités en cours de diffusion, ou anciennement diffusées. Les bibliothèques publicitaires référencent généralement des publications Social Ads, mais il en existe quelques-unes qui proposent des bannières Display. ‍ Adspy, bibliothèque la plus célèbre, vous met à disposition des publicités Facebook et Instagram. Son avantage concurrentiel repose dans la diversité des filtres qu’elle propose : formats, critères de ciblage, nombre de réactions… ‍ Moins connue, la bibliothèque de MOAT est l’une des seules bibliothèques publicitaires à proposer des publicités Google Display. Pour l’utiliser, rien de plus simple : il suffit de lancer une recherche par annonceur. ‍ Les bibliothèques publicitaires me permettent d’alimenter mes benchmarks et ainsi, d’identifier les assets des concurrents qui fonctionnent le mieux. C’est une source d’inspiration pour les créas et les messages publicitaires : cela me permet d’économiser du temps d’apprentissage et du budget de test. L'objectif principal est d'augmenter les taux de clic de mes campagnes. ‍ Certaines bibliothèques telle que la bibliothèque native de Facebook, accessible gratuitement, permettent de filtrer les publicités par temporalité et ainsi d’identifier les temps forts de vos concurrents. --- # Architecture Facebook Ads : décryptage et bonnes pratiques URL: https://www.digilityx.com/blog/architecture-facebook-ads-decryptage-et-bonnes-pratiques Date: 2022-04-20 Expertise: growth-marketing Schéma des composants de l’architecture Facebook Ads.En bleu, les composants de Facebook Ads dont les accès sont indépendants. ‍ Même avec un schéma cependant, la plateforme publicitaire offerte par Facebook n’est pas simple à appréhender. ‍ Parfois complexes, labyrinthiques et même contre-intuitifs, il est facile de se décourager quand on se plonge dans l’utilisation des composants Facebook Ads. ‍ Quelles sont les composantes principales de la plateforme ? Concrètement, qu’ai-je besoin de connaître et d’utiliser pour lancer des campagnes ? ‍ C’est ce que nous allons voir dans ce premier article sur les social ads. ‍ ## Facebook Business Manager ‍ Le Facebook Business Manager, qui porte aujourd’hui le nom de Meta Business Manager, est l’interface de gestion de votre compte business, vos compte(s) publicitaire(s) et page(s) Facebook. Il est une composante incontournable de la plateforme. ‍ Un compte business peut être lié à plusieurs pages Facebook et comptes publicitaires indépendants afin de centraliser les informations et paramétrages importants pour une entreprise. ‍ À l’inverse, un compte publicitaire ou une page Facebook ne peuvent appartenir qu’à un seul compte business. ‍ Rien n’est inscrit dans le marbre. Les liens déjà existants entre comptes business et comptes publicitaires / pages Facebook peuvent être modifiés s’il est nécessaire de transmettre la propriété d’un compte. ‍ Par exemple, si un prestataire externe utilise son propre compte business pour gérer vos actions sur Facebook (ce qui arrive fréquemment), et que vous souhaitez reprendre la main sur vos campagnes, il est possible d’entamer des démarches pour réclamer la propriété de comptes publicitaires et pages Facebook depuis votre propre business manager. ‍ Bien que les pages d’aides officielles de Facebook soient exhaustives sur ce point, voici un résumé de ce qu’il est possible de paramétrer à l’échelle du business manager : ‍ - Gérer les accès à tous les outils de Facebook Chaque outil composant l’architecture de Facebook Ads (business manager, gestionnaire d’événements, gestionnaire de publicité, page Facebook d’entreprise) fonctionne indépendamment en termes de droit d’accès et de rôle utilisateur. Il est possible, à leur échelle respective, de paramétrer ces droits d’accès pour vos collaborateurs. L’avantage du compte business, propriétaire de ces outils, est de pouvoir paramétrer tous leurs accès en une seule fois pour un utilisateur. ‍ - Gérer le système de facturation Vos actions publicitaires sont facturées grâce au mode de paiement que vous avez paramétré sur votre gestionnaire de publicité. Dans le cas où vous souhaitez gérer plusieurs comptes publicitaires via le même business manager, il est plus intéressant de paramétrer votre mode de paiement à l’échelle de ce dernier. Vous pouvez paramétrer une carte bleue, un Paypal ou un compte bancaire pour facturer vos campagnes. Ce mode de paiement pourra alors être récupéré par tous les comptes publicitaires attribués au compte business. ‍ ## Gestionnaire d’événements ‍ Cet outil est incontournable si l’on souhaite créer des campagnes publicitaires à la performance. Il permet de créer et de gérer un ou plusieurs pixel(s) Facebook, des événements personnalisés et des conversions personnalisées. ‍ ### Pixel Facebook Le pixel Facebook est un morceau de code à implémenter sur le site internet de l’entreprise, spécifique à Facebook Ads. ‍ Il est nécessaire à Facebook pour pouvoir analyser votre site et comprendre comment les utilisateurs en provenance du réseau social interagissent avec lui. ‍ Le pixel est nécessaire pour : - Identifier les utilisateurs ayant interagi avec une publicité et ayant visité le site web, de sorte d’optimiser ses achats d’espace. - Paramétrer des événements web ayant un intérêt business pour votre activité. - Créer des conversions personnalisées à partir de ces événements, utilisables comme objectifs de conversion pour les publicités. - Créer des audiences de retargeting en lien avec l’utilisation de votre site web. - Créer des audiences similaires à celles des utilisateurs de votre site web. - Mesurer les résultats de vos publicités. ‍ Dès lors que le pixel est implémenté, Facebook sera en mesure d’analyser les typologies de visiteurs interagissant avec votre site. Pour un lancement optimal de vos campagnes, il est donc recommandé d’implémenter le pixel Facebook le plus tôt possible pour commencer l’optimisation de l’algorithme publicitaire. ‍ ### Événement de pixel ‍ Concrètement, avec l’intégration du pixel sur votre site, Facebook sera en mesure de détecter par lui-même l’événement pageview. L’outil propose également des événements standards correspondant aux principaux événements web/e-commerce (ajout au panier, prise de contact, finalisation d’inscription, etc.). Ces événements nécessitent une action de configuration : - À partir de l’outil de configuration d’événement intuitif de Facebook. - À partir d’événements posés directement dans le code. Pour analyser des éléments plus spécifiques et pertinents pour un business, il est nécessaire de créer des événements personnalisés directement dans le code. ‍ ### Conversion ‍ Actions avec un intérêt business, les conversions sont utilisées comme objectif de vos campagnes publicitaires. ‍ C’est sur le déclenchement de votre conversion que l’algorithme publicitaire de Facebook s’optimisera pour vos campagnes. ‍ Pour créer des campagnes publicitaires optimisées à la performance, il est nécessaire de créer des conversions personnalisées qui vont se baser sur les événements du pixel paramétrés en amont. Par exemple : ‍ - clic sur un CTA spécifique, - soumission d’un formulaire, - vue d’une page importante… ‍ Il est également possible d’affiner les règles de déclenchement de ces conversions en ajoutant des conditions, telle qu’une URL ou un nom de domaine spécifique. ‍ ## Gestionnaire de publicité ‍ L’outil via lequel vous pouvez gérer votre compte publicitaire. ‍ C’est le point de départ de la publicité sur Facebook. Toutes les campagnes sont créées et monitorées depuis cette interface. ‍ Comme précisé en amont, un compte publicitaire ne peut appartenir qu’à un seul compte business à la fois. ‍ Cependant, pour pouvoir lancer une campagne, il est également nécessaire d’avoir une page Facebook pour confirmer l’identité de l’annonceur auprès des utilisateurs de Facebook. ‍ Disposer d’une page Facebook donne également l’opportunité de mieux connaître son audience via ses abonnés. La liste de personnes abonnées à la page peut être utilisée en tant qu’audience publicitaire, ou en look alike. ‍ À l’échelle du compte publicitaire, il est notamment possible de : ‍ - Créer et gérer les campagnes publicitaires - Analyser et monitorer les performances des campagnes en temps réel - Accéder à l’outil d’A/B Testing - Accéder au gestionnaire d’audiences ‍ Dans un prochain article, nous traiterons en détail les meilleures pratiques publicitaires sur la plateforme, de la création de vos premières campagnes jusqu’à leur mise à l’échelle. ### Gestionnaire d’audiences ‍ Cet outil intégré directement au gestionnaire de publicité permet de créer des audiences enregistrées et personnalisées : - les audiences enregistrées sont des audiences affinitaires et/ou démographiques Ces audiences se basent sur des critères en possession de Facebook, tels que les centres d’intérêt et les données démographiques de ses utilisateurs. Les possibilités de segmentation de ces audiences sont très larges et permissives. - les audiences personnalisées sont des audiences basées sur des listes de leads, de prospects, de clients, ou de remarketing Ces audiences se basent sur des données que vous possédez ou que Facebook parvient à capter grâce à l’implémentation du pixel sur le site, telles que les visiteurs de votre site web, les visiteurs d’une page spécifique ou encore des utilisateurs ayant déclenché des événements de pixel que vous avez paramétré. Il est possible d’affiner ces audiences avec les critères affinitaires et démographiques de Facebook pour toucher une cible optimale. ‍ Depuis le gestionnaire d’audience, il est possible de partager les audiences personnalisées à d’autres comptes publicitaires, même sans avoir d’accès au compte destinataire du partage. ‍ Le compte publicitaire à l’origine du partage de l’audience garde la main sur le paramétrage. Tout changement ou suppression d’audience partagée se répercutera sur les comptes qui y ont accès. ‍ Enfin, il est impossible de partager une audience enregistrée, de même qu'une audience personnalisée qui a été affinée avec des critères affinitaires et/ou démographiques. ‍ ## Page Facebook d’entreprise ‍ Le dernier élément incontournable de l’architecture de Facebook Ads est aussi le plus simple à appréhender. ‍ La page Facebook de votre entreprise, également dépendante de votre compte business, est le canal de diffusion de vos posts organiques sur le réseau. ‍ Tous les éléments disponibles sur votre page Facebook sont gérés depuis la Suite Facebook Business. ‍ Il ne s’agit pas d’un outil à part entière, mais bien d’une interface professionnelle servant à gérer efficacement l’ensemble des actions organiques à l’échelle de la page, ainsi que les informations propres à l’entreprise visibles pour votre communauté. ‍ Une fois encore, une page Facebook d’entreprise ne peut être détenue que par un seul compte Business à la fois. ‍ Même si votre entreprise ou votre équipe n’a pas pour ambition de monitorer une page Facebook et sa communauté, n’oubliez pas qu’il est obligatoire d’en posséder une pour lancer vos campagnes via le gestionnaire de publicité. ‍ Il est cependant recommandé de débloquer, dans la mesure du possible, les ressources nécessaires au management d’une communauté sur les réseaux sociaux. ‍ En effet, vos abonnés seront souvent constitués de vos plus fidèles utilisateurs, ceux les plus convaincus par votre offre. ‍ Cette communauté peut être réutilisée en audience publicitaire, ou en tant que modèle pour une audience de type lookalike. ‍ ## En bref ‍ Si l’on résume les points évoqués dans cet article, l’architecture de Facebook Ads repose sur 4 outils interdépendants pour gérer l’ensemble de vos actions sur la plateforme : - Le Compte Business, géré par le Facebook Business Manager (désormais appelé le Meta Business Manager) - Le gestionnaire d’événements - Le(s) compte(s) publicitaire(s), chacun géré par le gestionnaire de publicité - La page Facebook d’entreprise ‍ Votre compte business, géré via le business manager, et propriétaire des autres outils, vous sert à coordonner les actions de vos collaborateurs sur l’ensemble des composants de Facebook Ads. ‍ Le gestionnaire d’événements vous sert à gérer l’implémentation de votre pixel Facebook sur votre site ainsi qu’à créer des événements et des conversions personnalisées pour vos campagnes publicitaires. Il est incontournable si vous souhaitez optimiser vos campagnes à la performance. ‍ Votre compte publicitaire, monitoré via le gestionnaire de publicité, est le point de départ de vos campagnes sur la plateforme. C’est également sur cet outil que vous pourrez suivre vos performances et générer vos rapports. ‍ Votre page Facebook d’entreprise, lieu d’échange direct avec votre communauté, est un élément obligatoire pour lancer des campagnes publicitaires, en plus de débloquer des possibilités supplémentaires en termes de ciblage. ‍ --- # UX Research : méthodes et questions pour améliorer la collecte des insights URL: https://www.digilityx.com/blog/ux-research-methodes-et-questions-pour-ameliorer-la-collecte-des-insights Date: 2022-04-13 Expertise: design > ‍L’amélioration continue de la connaissance utilisateur est en train de devenir une réalité. Avec des outils et méthodes qui tendent à collecter les enseignements plus vite et sur un plus gros volume, un autre prisme est possible, celui du “mieux”. ## La question du nombre de personnes Une question qui revient souvent lors de l’organisation d’une recherche utilisateur en phase de discovery est celle du nombre de personnes à interviewer. Souvent c’est le chiffre 5 que les personnes qui posent la question ont en tête. S’il était à l’origine utilisé pour définir le nombre de personnes à rencontrer dans un test d’utilisabilité, il semble – malheureusement – sortir de son périmètre initial pour s‘appliquer librement à tout type d’étude qualitative. ‍ Si cette question est toujours au centre des préoccupations, ce n’est pas un hasard. Elle concerne les aspects financiers et politiques : ‍ - Organiser une étude avec 3 ou 12 personnes n’a pas le même coût ni le même impact sur le planning. Si vous pensez que c’est le cas, on se retrouve plus bas dans cet article. - Dans le cadre d’un projet de transformation, le nombre de personnes rencontrées au sein de chaque entité doit être “représentatif” pour ne pas froisser les égos des différentes directions. ‍ Il y a quelques années, Jared Spool alertait déjà sur le problème que pose cette question : elle masque le bénéfice réel de la recherche utilisateur. ‍ Cette idée que cinq à huit personnes vont révéler 85% des tous les problèmes d'utilisabilité est un vieux mythe. Ce n'est pas vrai. Ça n'a jamais été vrai... La véritable valeur de la recherche utilisateur est qu'elle améliore notre compréhension de qui sont nos utilisateurs.Jared Spool - A Fundamental Mind Shift For Usability Testing - Medium - Jul 31, 2019 ‍ Dans le cas des tests d’utilisabilité c’est donc la connaissance accumulée à chaque session qui apporterait de la valeur à l’organisation sur le long terme, plus encore que les problèmes identifiés. ## Continuous Discovery et passage à l’échelle de l'UX Research Quelques années plus tard, l’atomic research et les research repositories commencent à trouver leur place dans les organisations. En misant sur la collecte et le partage d’insights à grande échelle, ils doivent permettre de consolider et diffuser la connaissance client grâce à l’implication d’un maximum de personnes dans l’entreprise, encadrées par des profils plus experts. Avec l’objectif de décloisonner la recherche pour la faire infuser dans l’organisation, plusieurs axes émergent : ‍ - Moins d’expertise opérationnelle pour un plus gros volume de couverture, - Les spécialistes deviennent des coachs qui accompagnent dans la réalisation des études. ‍ Dans leur quête de “diffusion de la connaissance” et dans un contexte de passage à l’échelle des activité de design, les UX Researchers – autrefois experts – se transforment donc en formateurs ou coachs d’entités. Cette approche est soutenue par l’apparition et l’arrivée à maturité d’outils qui simplifient la recherche, de son organisation jusqu’a sa consommation : ‍ - Il est désormais possible d’obtenir plusieurs centaines de résultats en quelques jours grâce à des formats qui hybrident qualitatif et quantitatif (Maze, Userzoom) - Des outils comme Dovetail, Airtable ou même Coda, permettent d’alimenter les bases de connaissances en facilitant l’analyse de la recherche et son partage au sein de toute l’organisation. ‍ Le passage à l’échelle de la recherche utilisateur répond donc largement à la question du nombre de personnes à solliciter : les études sont menées par plusieurs dizaines de personnes en continu et à tous les niveaux de l’organisation pour générer un maximum d’enseignements. Mais si cette approche permet aussi d’acculturer l’organisation par la pratique, elle présente des risques au niveau de la qualité, de l’efficience et donc du retour sur investissement. Les personnes les plus mesurées rappellent bien que c’est en associant les pôles d’expertise à d’autres entités que cette nouvelle transformation pourra se dérouler correctement : ‍ Démocratiser la recherche ne veut pas dire que n'importe qui peut faire n'importe quel type de recherche. Vous aurez besoin d'avoir les bons critères de validation pour vous assurer que les partie-prenantes peuvent collecter et accéder aux informations dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin, mais qu'elles le font d'une manière efficace et responsable pour que la recherche reste à un haut niveau de qualité et de pratique. Maze - The UX Leadership Playbook ‍ Mais avec les évolutions récentes de notre industrie et l’apparition de formations qui promettent une autonomie en quelques mois, il semble important de rester vigilants et rappeler quelques éléments importants... ## Objectifs et méthodes de recherche Les études qualitatives ne reposent pas sur les intervalles de confiance ou la représentativité des données. Vous n’avez pas besoin d’entendre le même enseignement de 5 personnes différentes pour le considérer comme valable. Ces études permettent de générer un matériau brut qu’il faudra analyser avec des méthodes quantitatives pour identifier ce qui a vraiment de la valeur pour l’organisation. C’est pour cela que les études qualitatives et quantitatives doivent être associées le plus souvent possible. ‍ Comme le rappelle Nicolas Klotz, Lead UX Researcher à la Société Générale, d’autres manières d’associer les deux types d’études existent : ‍ Organiser une étude quantitative en amont d’une étude qualitative peut aussi permettre de mieux définir le profil des personnes à rencontrer et générer de nouvelles questions auxquelles répondre lors des tests ou des interviews.‍ Avec la bonne méthode et la bonne animation : 1 interview de 1h peut générer entre 50 et 200 opportunités, 1 session de 5 tests d’utilisabilité permet d’identifier 85% des problèmes. Pour atteindre ces résultats, il faut suivre des étapes simples à comprendre mais difficiles à maitriser. Entendez qu’après une formation, il faudra – au grand minimum – plusieurs dizaines d’heures pour les mettre en pratique correctement. ‍ - Avant l’étude : définir le domaine à explorer et les bonnes questions de recherche pour sélectionner la bonne méthode. Cette partie est généralement bien comprise car elle reprend les codes classiques du cadrage projet. Malheureusement elle n’est pas toujours – ou mal – réalisée. Regardez les protocoles de recherche qui circulent dans votre organisation : si les objectifs de l’étude et les questions auxquelles l’équipe espère répondre ne sont pas présents, c’est mauvais signe ! Nous parlons bien ici des questions de l’équipe pas de celles qui seront posées aux personnes rencontrées ! - Pendant l’interview : adapter l’écoute et les questions à la personne pour comprendre ses comportements et objectifs sans l’influencer. Si cela semble simple à comprendre et facile à faire, il n’en est rien. Plusieurs années sont nécessaires pour arriver à répondre aux questions de recherche tout en s’adaptant à la personne en face, sans l’influencer ou la biaiser. Si vous observez régulièrement des tests d’utilisabilité ou des interviews, vous devriez vous rendre compte que plus la personne qui anime est experte, moins elle parle. Pour creuser : 3 conseils pour réussir vos entretiens utilisateurs‍ - Après l’interview : analyser en finesse le contenu de l’interview pour collecter l’exhaustivité des enseignements en évitant les biais cognitifs. Si la question du nombre de personnes à rencontrer est souvent posée, ce n’est pas le cas du temps nécessaire à l’analyse des interviews. Pourtant, cette phase joue un rôle clé dans la génération du matériau qui alimentera toute l’organisation. Cette dernière étape mal connue et souvent mal réalisée – faute de temps – est pourtant clé dans la recherche. L’impact d’une mauvaise analyse sur le ROI des études n’est que peu discuté alors que c’est un problème majeur, d’autant plus présent que les méthodes s’ouvrent à des profils non experts. ## L’importance de l’analyse On peut réaliser une excellente interview mais si le temps dédié à son analyse est insuffisant ou la méthode retenue pas adaptée, on n’exploitera qu’une petite partie de son potentiel réel avec plusieurs conséquences : ‍ - La perte d’opportunités. En se basant sur la simple mémoire des personnes qui assistent à l’interview, la densité d’enseignements collectés réduit mécaniquement. Indi Young dans son livre Practical Empathy estime cette perte de 70 à 75%. - L’exposition aux biais coginitifs. Le manque de temps renforce aussi les effets négatifs des biais cognitifs : on aura donc tendance à mémoriser ce qui renforce nos convictions. Ce qui signifie qu’en plus de perdre un grand nombre d’opportunités, on risque de favoriser celles qui sont déjà anticipées par l’organisation. - La perte de qualité et de temps. Un travail précipité sur l’analyse d’une interview induit un manque de formalisme dans la création des enseignements. Le temps que l’on pense gagner en allant trop vite à cette étape se ressentira au moment de l’analyse globale. ‍ Ces facteurs, bien plus que le nombre de participant·e·s à votre étude, risquent de vous faire manquer des opportunités qui pourraient vous permettre de vous différencier sur le marché ou réduire vos coûts de développement. ## Comment organiser votre prochaine étude ? Conscient que ce discours peut sembler loin de la réalité terrain – surtout dans les organisations ou la course à la quantité et la rapidité semble avoir déjà fait ses preuves et qu’un changement d’approche peut ressembler à une nage à contre-courant – je vous propose quelques pistes qui semblent évidentes mais qu’il n’est pas toujours simple de mettre en place. L’idée n’est pas d’abandonner une façon de faire mais plutôt d’enrichir votre boîte à outils pour changer de mode en fonction de vos besoins. Gardons en tête que l’enjeu reste d’identifier un maximum d’enseignements à moindre coût, dans le respect du planning et en misant sur la qualité d’analyse plutôt que le nombre de personnes rencontrées. ‍ - La personne qui anime se concentre sur la personne rencontrée pour relancer ou creuser sur les sujets abordés et assurer une collecte adaptée aux questions de recherche de l’étude. Elle n’essaye pas de noter ce que la personne raconte. Si cela donne l’impression de gagner du temps sur l’analyse, ce n'est pas le cas : écouter et noter en même temps est contre-productif car cela dégrade la qualité de l’animation et donc le nombre d’opportunités générées. Tant que l’on reste dans le bon domaine d’exploration, laissons la personne nous surprendre, mener l’échange et nous raconter ce qui la fait vibrer positivement ou négativement. Cela permet de passer outre nos biais cognitifs et challenger les croyances de l’organisation. - Analyser l’entretien en finesse. Se fier à sa mémoire, ce n’est collecter qu’une petite partie du potentiel réel d’une interview ou d’un test. Une lecture à froid du transcript complet d’une interview permet de collecter l’ensemble des opportunités exprimées par la personne. Si cela représentait un coût non négligeable il y a encore 2 ans, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les outils d’analyse automatisés permettent d’obtenir le transcript “propre” d’une interview en quelques minutes. Comptez tout de même du temps pour son nettoyage et sa relecture. - L’analyse du transcript doit se faire avec méthode pour standardiser les enseignements entre participant·e·s tout en conservant l’essence de leur propos. Pour 1h d’interview, n’ayez pas honte de compter 4 à 5 heures d’analyse. À cette étape, vous définissez les pièces du puzzle à assembler. Plus elles seront propres et homogènes, plus vous serez efficace au moment de le recomposer. - Les enseignements doivent ensuite être groupés pour être analysés et restitués. La plupart du temps les gens imaginent que cette étape prend du temps mais en réalité elle peut être très rapide, si la matière issue des analyses individuelles est propre. ## Deux questions pour préparer votre prochaine étude Pour conclure, je vous invite à inverser votre prisme : prioriser le temps d’analyse plutôt que le nombre de personnes intégrées à votre étude. À optimiser votre capacité et votre qualité d’extraction plutôt que le volume de votre réservoir avec ces deux questions : ‍ - Combien de temps pouvons-nous allouer à l’analyse des interviews ? Ce propos n’engage que moi mais la réponse à cette question pourrait même vous aider à définir le nombre de personnes à rencontrer. Si vous n’avez que 2 jours : ne vaut-il pas mieux faire une interview particulièrement intéressante et analysée en profondeur que cinq bâclées avec trop peu de temps d’analyse ? - ‍Les personnes que nous allons rencontrer ont-elles vraiment des perspectives différentes sur le domaine que nous souhaitons explorer ? Si vous rencontrez 12 personnes mais que la moitié risque de vous raconter la même chose, n’hésitez pas à réduire la voilure pour ne retenir que celles qui contrastent le plus. ## Le sujet vous intéresse ? Voici quelques personnes et ressources qui m’inspirent sur le sujet : ‍ - Indi Young -> “Practical Empathy” pour apprendre à écouter et vibrer avec une personne sur les sujets qui l’intéressent plutôt que de lui faire répondre à des questions pré-déterminées. - Teresa Torres -> “Continuous Discovery” pour comprendre l’intérêt de rencontrer 1 personne toutes les semaines - Tony Ulwick -> “What customers want” pour garder en tête qu’une interview génère en moyenne 50 à 150 opportunités d’innovation. - Kim Goodwin & Alan Cooper -> "About Face 3" et "Designing for the Digital Age: How to Create Human-Centered Products and Services" sur le Goal Directed Design. Au delà des interviews c’est le processus de modélisation qui prend du temps et demande un haut niveau d’expertise. - Maze - PLaybook : "Democratizing Research to deliver impact at scale" avec des conseils pratiques pour passer la recherche à l’échelle dans votre organisation. ‍ ‍N’hésitez pas à me contacter pour échanger sur le sujet ou le mettre en application ! ‍ --- # Mes tests utilisateurs sont ratés. Que faire ? URL: https://www.digilityx.com/blog/ux-user-tests Date: 2022-03-29 Expertise: design > Les tests utilisateurs sont une pierre angulaire d’une conception UX centrée utilisateurs. Que faire si vos tests tournent au fiasco ? Un article pour rebondir ! Effectuer des tests utilisateurs, c’est mettre dans les mains de vos cibles votre solution afin d’en observer leur compréhension et leurs usages. Il s’agit de leur proposer des scénarios et de voir comment ils interagissent avec ce que vous proposez : qu’il s’agisse d’une landing page, d’un tout premier prototype, d’un prototype haute fidélité ou même de votre produit ou service déjà en ligne. C’est un excellent moyen de repérer des bloquants majeurs dans votre proposition de valeurs ou parmi les fonctionnalités, le parcours, l’interface, etc. avant d’effectuer un déploiement de masse. ‍ Plébiscités par les UX et autres product people qui œuvrent à la création ou l’amélioration de leur produit ou service, les tests utilisateurs sont une pierre angulaire d’une conception UX centrée utilisateurs. Mais je trouve qu’ils sont parfois idéalisés et perçus comme une étape lisse, où les utilisateurs vont forcément valider votre solution (et vous encenser au passage). Et si vos utilisateurs invalident vos hypothèses ? si vos testeurs vous échappent ? ou s’ils n’ont pas besoin de votre produit ou service ? que faire ? ‍ Bref, on sait souvent quoi faire quand les tests utilisateurs ont fonctionné et qu’il y a des apprentissages actionnables, mais moins quand il s’agit d’un fiasco. Votre testeur et sa compréhension du produit qu’il a entre les mains peuvent être sources de résultats infructueux, tout comme votre rôle d’animateur dans la préparation et la conduite de vos sessions de test. ‍ Voici quelques exemples et conseils UX pour quitter le mode drama queen et rebondir pour avancer. ‍ ## Mes testeurs n’ont rien compris ‍ Vous avez posé vos questions à vos testeurs et ces derniers ont été confus : ils vous ont clairement avoué qu’ils ne comprenaient pas où vous vouliez en venir, ils vont ont retourné vos questions, vous avez passé la quasi totalité du temps du test sur 1 seule question… Bref, force est de constater que vos testeurs n’ont rien compris. Avant de dramatiser, prenez de la hauteur puis cherchez à mettre le doigt sur ce que vos testeurs n’ont pas compris exactement. ‍ Pendant votre session, si vous constatez que votre testeur passe à côté de quelque chose, je vous conseille de ne pas passer rapidement à autre chose, mais plutôt de prendre le temps de vous y attarder. Cherchez à décortiquer le problème. Voici quelques questions que vous pouvez poser en séance et qui vous aideront à mieux cerner la nature de l’incompréhension : Que vous manque-t-il exactement ? Est-ce les mots utilisés qui ne sont pas clairs pour vous ? Une fonctionnalité ? Est-ce plus largement la promesse du produit/du service ? Une étape du parcours vous a-t-elle perdue ? Idéalement, qu’aimeriez-vous trouver ici ? Comment vous y prendriez-vous pour trouver l’information qu’il vous manque ? ‍ Après votre session, je vous recommande d’évaluer la nature et la taille du problème. Parfois, la mauvaise compréhension d’un ou plusieurs éléments isolés (textes, fonctionnalités, visuels, interactions) peut conduire votre testeur à une impression d’incompréhension globale. Si d’autres testeurs partagent la même incompréhension au cours de vos tests, il vous sera aisé d’ajuster des éléments spécifiques. Rien d’alarmant, les tests UX sont faits pour ça : cherchez à identifier précisément ce qui a bloqué pour y proposer les optimisations justes. ‍ Si vous vous rendez compte que votre testeur n’a en revanche réellement pas compris la promesse de votre produit/service, mener des ajustements à la marge ne sera peut-être pas suffisant. Ayez en tête que si vos utilisateurs n’ont pas pas compris la valeur de votre produit, cela ne veut pas dire qu’ils ne seront pas intéressés lorsque votre proposition sera claire pour eux. Je vous invite alors à repartir de vos éléments de conception UX de base (vos personas, votre proposition de valeur, votre offre et ses bénéfices, vos fonctionnalités) et de chercher à les incarner via un nouveau prototype. ‍ Nourrissez-vous de ce que vos testeurs n’ont pas compris pour mener une itération solide sur votre produit, puis retournez sur le terrain : effectuez une nouvelle phase de tests et observez si les incompréhensions de départ sont toujours présentes (je vous souhaite que non). ‍ ## Mes testeurs répondent à tout, sauf à mes questions ‍ Je l’ai souvent entendu : “à chaque fois que je pose une question, mes testeurs me parlent de plein de choses, mais pas de ce qui m’intéresse”. Pire, vos testeurs donnent leur avis sur absolument tout ce qu’ils ont sous les yeux et ne vous laissent pas la parole pour poser vos questions. Agaçant, oui, improductif, aussi. ‍ C’est rare, mais il est parfois possible que certains de vos testeurs vous échappent pendant votre session. Pour éviter cela, je vous recommande de toujours soigner les cinq premières minutes d’introduction de votre session. Précisez votre objectif via ce temps d’échange, expliquez la nature du prototype que vous allez soumettre à votre testeur et quels types de retours vous attendez de sa part (par exemple, expliquez que vous avez construit un premier prototype avec des maquettes graphiques statiques dont seules certains boutons sont cliquables, et que vous attendez surtout des retours sur la promesse du produit et les parcours, plus que sur la forme graphique ou les interactions). Vous éluderez ainsi toutes les divagations de vos testeurs sur le prototype même. Précisez ensuite que vous allez guider la navigation au travers de scénarios et de questions tout au long de la séance, que vous invitez votre testeur à vous faire part de toutes ses remarques, questions, incompréhensions en toute transparence, et qu’il vous arrivera parfois au cours du test de recentrer le propos sur des axes qu’il vous intéressera davantage de creuser. Bref, il ne faut pas que votre testeur se demande ce que vous attendez de lui. ‍ Si, malgré cela, votre testeur s’écarte des sujets qui vous intéresse et vous parle de tout sauf de ce qui vous intéresse aujourd’hui, je vous recommande de ne pas hésiter à reprendre la main sur la session : rappelez-vous, vous êtes ici pour valider ou invalider vos hypothèses et vous êtes le guide de la session. De manière bienveillante, n’hésitez pas à couper votre testeur, soit pour ré-orienter le propos, soit pour rappeler ce que vous cherchez à creuser. ‍ Si vous sentez que votre testeur divague malgré tout, n’écoute pas vos consignes et que vous n’arrivez pas à obtenir les réponses à vos questions, je vous recommande alors, tout simplement, d’écourter la session : indiquez à votre testeur que vous êtes arrivé au bout des sujets que vous souhaitiez aborder avec lui, effectuez votre conclusion et arrêtez-vous ici. Take it easy : rien de grave, tous les testeurs ne peuvent pas être vos testeurs idéaux, mais pensez à sauvegarder votre énergie et votre temps. ## Je ne peux pas exploiter les insights recueillis ‍ Vous avez posé toutes vos questions, mais pourtant : vous n’arrivez pas à exploiter la matière recueillie. Encore une fois, prenez de la hauteur et posez-vous les questions suivantes : ‍ Mes questions étaient-elles les bonnes pour valider ou invalider les hypothèses que j’avais en tête ? Votre protocole de test est un outil destiné à évoluer dans le temps, dites-vous que vos sessions de tests utilisateurs servent aussi à tester votre protocole et vos questions (un méta-test, vous me suivez ?). Si vous vous rendez compte que les insights que vous avez obtenus après plusieurs sessions de tests ne sont pas ceux que vous recherchez, c’est peut-être que vos questions ne sont pas formulées pour obtenir les réponses dont vous avez besoin. Alors je vous recommande de vous demander : à la fin de mes tests utilisateurs, que dois-je absolument avoir appris ? ‍ Ai-je recueilli des insights utiles sur d’autres sujets que celui qui m’intéressait au départ ? Si après plusieurs sessions de UX tests vous vous rendez compte que vos testeurs se dirigent naturellement vers un ou plusieurs autres sujets que celui qui vous intéressait en premier lieu, alors je vous conseille d’y prêter grande attention. Peut-être que le sujet que vous aviez jugé prioritaire n’est pas le bon et que vos utilisateurs sont en train de vous donner des insights sur un sujet plus important pour eux. Ces insights vous seront précieux pour mener votre itération, voir à pivoter. ‍ Si vos échanges avec vos utilisateurs ne vous ont absolument pas été utiles, alors je me permets de vous dire ceci : le non insight est aussi un apprentissage. Si vous n’arrivez pas à valider ou invalider vos hypothèses via votre prototype, alors c’est peut-être là un problème de conception : vos utilisateurs ont-ils besoin de ce que vous leur proposez ? votre produit ou service répond-t-il à un vrai problème ? avez-vous suffisamment décortiqué/exploré le problème de départ ? votre proposition de valeur est-elle la bonne vis-à-vis de cela ? votre prototype UX incarne-t-il votre offre de manière suffisamment juste ? Autant de questions qui vous aideront à avancer. ‍ ## Mes testeurs ne sont pas intéressés par mon produit ‍ C’est difficile pour vous mais force est de constater que vos utilisateurs sont unanimes : ils n’auront aucun usage de votre produit ou service, il ne s’inscrit en rien dans leurs besoins au quotidien, pire, ils ne paieront jamais/ne s’inscriront pas pour y avoir accès. Ce n’est pas évident car prototyper votre produit est un travail qui vous a pris du temps, pour lequel vous avez façonné une vision, et qui implique émotionnellement chaque membre de l'équipe. Vous attendez beaucoup de vos tests utilisateurs, (et c’est normal). Passé le moment des chaudes larmes et autres tourments, soyez reconnaissant d’avoir obtenu cet apprentissage maintenant : cela vous fera gagner du temps et de l’argent. Ne continuez pas à explorer un terrain infertile et cessez d’investir dans cette direction. ‍ Ceci étant dit, c’est très bien, mais comment faire pour avancer ? Forts de ce que vous avez appris durant vos sessions de tests utilisateurs, je vous recommande de revenir à une phase d’exploration plus large vis-à-vis de votre sujet : benchmark, (re)définition des cibles prioritaires à adresser, exploration des problèmes et usages aujourd’hui vis-à-vis de votre sujet, market sizing, etc. Je vous recommande alors de mener cette fois des interviews de user research pour vous aider à repartir de l’essentiel : cherchez à identifier et décortiquer des usages actuels, à identifier des problèmes et frustrations, puis à esquisser quels pourraient être les usages futurs. Ceci vous permettra ainsi de ré-orienter votre approche et de concevoir une nouvelle proposition de valeur/un nouveau prototype UX sur des bases solides. ‍ Vous l’aurez compris : les tests utilisateurs ratés, cela n’existe pas vraiment. Tout apprentissage ou non-apprentissage est une base solide sur laquelle bâtir. Dans un cas, vous apprenez sur votre posture d’animateur et sur ce que vous devez corriger pour obtenir la matière que vous recherchez. Dans l’autre cas, vous obtenez des retours qui vous aideront à recentrer, optimiser ou faire pivoter votre produit. ‍ Et sinon, quelles sont vos pires anecdotes de tests utilisateurs ? Et comment avez-vous rebondi ? Échangeons autour d’un thé vert et quelques histoires drôles : cindy.renard@digilityx.com‍ --- # 18 étapes pour bien préparer une refonte de site web (modèle, conseils..) URL: https://www.digilityx.com/blog/18-etapes-refonte-site-web Date: 2022-03-25 Expertise: produit > Refondre un site ou une partie d’un site, c’est un projet souvent long et fastidieux dans lequel beaucoup de métiers et d’expertises interagissent à des moments différents afin d’atteindre un objectif commun. Autant d'intéractions qui multiplient donc les risques de retards de livraison, d’incompréhensions ou de non-atteintes des objectifs initiaux. ‍ Dans cet article, nous partageons notre expérience sur les projets de refonte de site et nous vous donnons un maximum de clés pour mettre en place vos projets de refonte avec le plus de sérénité possible ‍ ## La définition d’une refonte de site Une refonte de site peut répondre à plusieurs objectifs et provenir d’un contexte spécifique, mais elle implique la plupart du temps une revue de ce dernier à deux niveaux : - L’apparence du site (le front) : ce qu’on appelle plus communément le design d’interface/UI. - La structure du site (le back) : des modifications du back office qui auront un impact sur les parcours, les composants et plus globalement sur la structure du site. ‍ ## Quels sont les écueils fréquemment rencontrés lors des refontes de site? - Des objectifs mal définis : trop d’objectifs différents, des KPIs pas bien définis, pas S.M.A.R.T (Spécifiques. Mesurables. Acceptables. Réalistes. Temporellement définis) - L’existant et les résultats du site actuel qui ne sont pas pris en compte dans la réflexion : qu’est ce qui ne marche pas actuellement ? Que faut-il supprimer ou modifier ? Qu’est ce qui marche aujourd’hui ? Que faut-il conserver ? - Vouloir faire rentrer tout son catalogue d’offres et de services dans le site au risque de rendre le site incompréhensible pour l’utilisateur - Intégrer les équipes SEO seulement au moment de la création/rédaction des contenus - Tout mettre dans le design, vouloir faire un site beau et moderne au détriment du contenu et de la cohérence - Réfléchir à la promotion du site, aux actions de communication et de growth une fois que le site est prêt à être lancé (trop tard) ‍ ## Focus sur chaque phase et détails des actions ‍ ‍ ### Phase d’analyse et discovery ‍ #### Etape 1 : Introduction au projet Présentation ou rappel à l’équipe projet des objectifs de la refonte, explication de la méthodologie, présentation d’un macro planning et planification des premiers ateliers. Il peut être nécessaire de réaliser, au préalable, un atelier d’alignement des parties prenantes sur les objectifs de la refonte si ces derniers ont besoin d’être affinés. ‍ ‍Nos tips et conseils : si possible, avoir lors de cette réunion toutes les personnes qui seront amenées à intervenir dans le projet, même dans un laps de temps qui paraît éloigné, permet d’embarquer l’équipe, de fédérer et de donner la possibilité à tout le monde d’anticiper sur leur plan de charge pour être disponible. ‍ #### Etape 2 : Le choix de la méthodologie projet Dans ce type de projet il est important de bien définir le choix de la méthode, en effet ce dernier aura une grande incidence sur le rythme du projet et les rôles de chacun dans la refonte de site. ‍ Nos tips et conseils : On peut choisir parmi plusieurs méthodes existantes plus ou moins agiles. Dans un premier temps, les organisations choisissent souvent la méthodologie de cycle en V qui permet de sortir rapidement une première version de son site et de concrétiser le projet de refonte. Ensuite, lorsque le site est lancé, on passe la plupart du temps à une méthodologie plus itérative sur des cycles plus courts (la méthode agile). Le but étant d’intégrer des briques de fonctionnalités, ou de nouvelles user stories (en réalisant des sprints) que l’on teste au fur et à mesure et que l’on ajuste afin de délivrer toujours la meilleure expérience utilisateur possible. ‍ #### Etape 3 : Recueil & analyse de données (internes & externes) Recueil et analyse quanti des sources de données existantes : données de trafic, parcours et conversion, mobile ou desktop (Google Analytics, Contentsquare...), analyses existantes, études marketing sur le site. Analyse quali : à ce stade, il peut également être opportun de mener une courte phase de user research pour comprendre quels usages vos utilisateurs ont avec votre site aujourd’hui, et ce qu’ils en attendent exactement pour demain. Réalisation ou recueil d’étude(s) de marché : analyse de la concurrence (positionnement, présentation et contenu des offres...), analyse des tendances et comportements au niveau marché, secteur, produit… ‍ Nos tips et conseils : Combiner les sources de données, les croiser pour obtenir des résultats objectifs. Se limiter à des sources de données datant de 1 à 2 ans mais pas plus, afin d’avoir des données à jour. Pensez au quanti et au quali conjointement : l’un vous permettra de repérer des faiblesses, l’autre vous permettra de comprendre pourquoi ! La préparation de la trame d’interview et le choix du protocole sont des étapes très importantes dans la collecte des insights utilisateurs. Il faut s’assurer que l’on obtiendra bien la donnée nécessaire pour pouvoir établir nos profils utilisateurs et balayer l’ensemble du parcours. ‍ #### Etape 4 : Création des personae & identification des parcours Définition des personae : ils représentent les différents utilisateurs qui fréquentent le site, ils ont des profils, des souhaits et des objectifs différents. Idéalement, vous aurez rencontré ces profils en user research et il vous sera ainsi très facile de dresser leurs portraits robots. C’est en remettant ces profils au centre de la réflexion sur les parcours que vous pourrez avoir une meilleure vision de la structure que doit avoir votre site, des parcours à mettre en avant afin d’apporter une réponse adaptée à chacun de vos utilisateurs. ‍ Nos tips et conseils : Pour construire vos personae vous pouvez lister, pour chacun : leurs objectifs, les points de souffrance qu’ils rencontrent aujourd’hui, les solutions et recours actuels qu’ils utilisent aujourd’hui pour contourner ces problèmes, ainsi que les limites de ces solutions. ‍ #### À la fin de la phase de discovery Vous connaissez votre environnement, vos utilisateurs et les pain points à résoudre. Vous êtes prêt pour commencer à délimiter le périmètre de votre projet et trouver des solutions aux problèmes que vous avez identifiés. ‍ ‍ ‍ ### Phase de cadrage et stratégie ‍ #### Etape 5 : Définition de la stratégie Revue de tous les insights (quanti et quali) collectés, mise à jour des objectifs macro du sites, premières prises de positions sur les orientations de contenus et la ligne directrice visuelle mais aussi sur les premières actions de growth afin de bien adresser les cibles identifiées. ‍ Nos tips et conseils : Il faut déterminer des objectifs macros, des objectifs mesurables et atteignables (ex : générer plus de leads, rentrer dans les 5 premiers liens sur google sur une recherche spécifique…). A la fin de cet atelier vous devez avoir un consensus du métier car ce sont ces objectifs qui régiront toutes les décisions. Vous pourrez, à cette étape du projet, initier et formaliser une roadmap qu’il faudra mettre à jour au fur et à mesure avec les délais que vous affinerez au fil des ateliers pour donner de la visibilité à toutes les parties prenantes. ‍ #### Etape 6 : Définition de l’arborescence A cette étape du projet, on définit les différentes entrées du site (les menus et les sous-menus : bref, les parcours utilisateurs). Il s’agira maintenant de rentrer dans la matérialisation des objectifs en définissant la structure et en définissant les différents niveaux du site et parcours (3 à 4 niveaux de profondeur idéalement). Il faut à ce moment se demander : comment peut-on amener l’utilisateur, de la façon la plus naturelle et la plus simple possible, vers l’information qu’il souhaite trouver ? Ou l’objectif qu’il souhaite accomplir en venant sur votre site ? ‍ Nos tips et conseils : Demander de l’aide à un expert de réaliser un audit SEO ou utiliser des outils comme Semrush pour favoriser le référencement naturel. Il peut être également judicieux de faire une réunion de présentation de la future arborescence à l’équipe analytics afin qu’ils puissent prendre la mesure des efforts à fournir pour créer le plan de taggage. Idéalement, nous vous recommandons également dès maintenant de réaliser de courtes sessions de tests utilisateurs afin de tester la pertinence des nouveaux parcours que vous proposez. En effet, c’est maintenant que vous commencez à définir l’expérience de vos utilisateurs ! ‍ #### Etape 7 : Mise en place du site et de la structure des pages En parallèle de la tâche précédente, il est important, une fois qu’on a le listing de toutes les pages, d'embarquer la direction informatique le plus tôt possible afin qu’ils puissent mettre en place la “coquille du site”. Cette étape ne se fait pas en un jour, il faut donc l’adresser le plus tôt possible afin que la structure soit prête lorsque les contenus seront disponibles pour ne pas prendre de retard sur la livraison. ‍ Nos tips et conseils : en cas de changement de solution (wordpress, webflow, prestashop…) pour l’implémentation du site il sera impératif d’aborder ce sujet bien plus tôt (pendant l’étape 4. Définition de la stratégie) ‍ #### À la fin de la phase de cadrage Vous avez déterminé les objectifs et vous avez la ligne directrice du projet, les idées, les concepts à faire passer, l’arborescence et le listing des pages que contiendra le futur site. ‍ ‍ ‍ ### Phase de conception, UX, design et tests utilisateurs ‍ #### Etape 8 : Atelier : Maquette, design, UI et contenus des pages du site A ce moment du projet, il s’agit de structurer en détail chacune des pages en UX. Il va falloir maintenant guider les métiers à poser les objectifs (1 page = 1 objectif), à cadrer plus précisément le discours et les orienter dans la mise en forme macro des différents contenus. Pour cela, il est d’usage de commencer, pour les pages les plus importantes de votre site, parce que l'on appelle les gabarits (ou type de page : page blog, page formulaire, page offre…) : l'intérêt des gabarits est que vous gagnerez du temps lorsque vous aurez besoin de décliner vos pages. C’est comme un moule qui pourra vous servir pour différents types de contenus (votre site peut contenir 4 gabarits, qui serviront de base pour vos 25 pages). Ensuite, c'est le moment de les structurer sous forme de wireframe, une première incarnation qui permettra au métier de se projeter. Ils peuvent être réalisés en atelier (sur des plateformes comme figma, whimsical ou encore Miro…), ou en chambre, selon la complexité des gabarits et le temps que les métiers peuvent allouer au projet. Vous pouvez maintenant effectuer des tests, c’est un excellent moyen de repérer des bloquants majeurs parmi les fonctionnalités, le parcours, l’interface, etc… avant de les valider définitivement. Vous avez intégré les retours? Vous êtes donc prêts à construire le design d’interface (UI) : quel look & feel souhaitez-vous donner à votre site ? Comment va-t-il, visuellement, incarner votre branding ? En créant votre wireframe, vous avez posé des fondations et des murs (UX). En créant votre design d’interface, vous posez maintenant l’identité et l’atmosphère de chacune de vos pages (UI). ‍ ‍Nos tips et conseils : Selon la complexité de votre site et des objectifs que vous souhaitez atteindre, il est possible de réaliser cette étape n°7 sous forme de sprints, durant lesquels la conception et les tests seront réalisés au fur et à mesure, sur des temps très courts, et avec une forte implication des métiers. et bien sûr on n’oublie pas de penser dès maintenant à construire un design responsive (mobile, desktop, tablet). ‍ #### Etape 9 : Création des contenus On a l’ensemble des pages ainsi qu’une idée des contenus que l’on veut inscrire sur chacune. Il faut maintenant concrétiser cela avec un des termes qui font écho sur les moteurs de recherche pour optimiser son référencement. Pour initier cette partie il faut créer des templates de briefs les plus détaillés possibles (H1, H2, meta description, CTA avec urls et wording...), mettre en place un espace de travail partagé et un document centralisant tous les liens des documents, un planning précis, revu et mis à jour lors d’une réunion hebdomadaire ou quotidienne en fonction des projets. ‍ Nos tips et conseils : Prenez le temps que vous aviez initialement prévu, multipliez le par 1,5 et vous aurez le temps effectif pour cette étape. La création de contenu est très chronophage, il est possible de se faire accompagner par des agences de rédaction mais cela nécessite un temps de préparation et des briefs plus longs, afin d’éviter des aller-retours sur les livraisons de pages (V1, V2, V3, V4...Vdef). ‍ #### Etape 10 : Optimisation SEO Nous vous recommandons d’intégrer l’optimisation du SEO dans la phase de création des contenus au fur et à mesure qu’ils sont livrés. Le filtre des experts SEO est indispensable afin de mettre toutes les chances de son côté et s’assurer qu’on a fait le maximum du point de vue référencement pour optimiser la visibilité du site sur les plateformes de recherche. ‍ #### Etape 11 : Protection des données et conformité La protection des données est un sujet très sensible aujourd’hui et vraiment pris au sérieux par les utilisateurs et les organismes de surveillance. Pensez donc à solliciter assez tôt les équipes juridiques ou un expert RGPD afin de réaliser des actions comme : la création des contenus sur la protection des données, l’utilisation des cookies ou encore les CGUs de votre site mais aussi pour réaliser un check de la conformité du site (d’autant plus quand vous avez des parcours transactionnels avec des utilisateurs). ‍ #### Etape 12 : URLs et plan de redirection Il ne s’agit pas de mettre les pages de votre site et tout le contenu actuel à la poubelle, certains de vos utilisateurs ont peut être enregistré l’ancienne URL dans leurs favoris ou vous avez peut être des pages de contenu qui performaient déjà très bien. Il faut donc capitaliser dessus et conserver ce trafic. Pour cela il faut préparer un plan de redirection pour que les anciennes urls redirigent bien vos utilisateurs vers les nouvelles pages du site et ainsi garder ce trafic existant. ‍ #### À la fin de la phase de conception Vous avez donné une forme concrète au projet, vous avez tous les éléments textuels et visuels finalisés en votre possession et vous pouvez commencer à rentrer dans la phase d’implémentation du site. ‍ ‍ ‍ ### Phase d’implémentation et delivery ‍ #### Etape 13 : Finalisation des pages et intégration des contenus Les contenus et les designs sont validés. On est prêt à intégrer tous les contenus aux bons endroits, à ajuster les derniers visuels, s’assurer que les pages correspondent bien aux objectifs posés en début de projet, et que les meta descriptions sont bien présentes partout. Vous n’avez pas oublié le footer, la page 404… ‍ Nos tips et conseils : À cette étape on ne revient plus en arrière, n'acceptez-plus de nouveaux contenus pour le lancement de votre site, cependant ajoutez-les à votre backlog pour ne pas oublier de vous en occuper pour les prochaines releases. Il vaut mieux lancer un site stable et fonctionnel avec un ou deux contenus en moins (qui n’étaient sûrement pas prioritaires sinon ils ne seraient pas arrivés si tard) que continuer d’ajouter des éléments et se lancer dans une mise en production bancale qui entraînera l’apparition de bugs plus critiques. ‍ #### Etape 14 : Plan de taggage & tracking Au début du projet, l’équipe s’est fixé des objectifs. Pour savoir si on les a atteint, ou même surpassés, il faut être en mesure de les piloter et donc de suivre les résultats sur votre nouveau site. Pour cela, dès que vous aurez vos parcours avec vos designs et contenus définitifs, il est impératif de réaliser un atelier avec les équipes analytics pour qu’elles puissent définir le nouveau plan de taggage et assurer le tracking de vos indicateurs de performance (trafic, comportements, événements...) et configurer les outils analytics qui suit les objectifs définis dans la phase de cadrage et stratégie. ‍ Nos tips et conseils : Il sera nécessaire de faire une recette analytics indépendamment de la recette fonctionnelle (que nous vous détaillons juste après en à l’étape 12.). Il faut donc s’assurer que les équipes seront prêtes le jour où les environnements de recette seront disponibles. ‍ #### À la fin de la phase de delivery La première version de votre site est disponible sur un environnement de test, sur lequel vous allez pouvoir solliciter une équipe afin de réaliser la recette (UAT) et déceler tous les bugs et anomalies qui pourraient subsister sur le site avant le lancement. ‍ ‍ ‍ ### Phase de recette ou UAT ‍ #### Etape 15 : Tests fonctionnels et recette Consultez régulièrement votre équipe pour avoir une date approximative de mise à disposition de l’environnement de recette : car à cette date, il vous faudra avoir à disposition une équipe (plus ou moins grande) de testeurs pour votre nouveau site. Nous vous recommandons également de préparer en amont un document pour centraliser les retours, des scénarii prêts à l’emploi et un processus de remontée des bugs et corrections bien huilé avec les équipes techniques afin d’être le plus efficace possible. ‍ Nos tips et conseils : Dans le choix des testeurs, si possible, prendre à la fois des personnes qui ont participé au projet de refonte (les experts) mais aussi des personnes extérieures au projet (contributeurs externes que vous aurez par exemple déjà sollicités lors de précédents tests utilisateurs). Ces personnes permettent souvent d’apporter un regard plus frais sur les pages. En effet, au bout d’un certain temps à travailler sur un sujet et le voir quotidiennement, vous pourrez avoir un peu de mal à détecter des coquilles dans un texte, des petits bugs visuels, ou bien des soucis de responsive. ‍ #### À la fin de la phase de recette Vous avez un GO ou un NO GO pour le lancement du site. Il se peut qu’il reste encore des bugs mineurs à régler et cela pourra se faire post-lancement. Votre backlog n’est pas vide, elle ne doit JAMAIS être vide car un projet de ce type doit constamment vivre et évoluer. ‍ ‍ ‍ ### Lancement du site ‍ #### Etape 16 : Teasing et communication Le site est prêt, la date de lancement est fixée mais afin d’être sûr que la mise en production de votre belle vitrine digitale soit un succès, vous devez la promouvoir comme il se doit. Vous aurez en amont du lancement réalisé un “ plan de com’“ avec les experts du marketing et de la communication, Vous pouvez tout à fait paralléliser cette phase avec la phase "Finalisation des pages et intégration des contenus”. Il s’agira de bien définir les actions de communication : - En interne : teaser la transition auprès des collaborateurs afin de s’assurer que tout le monde soit aligné sur la communication externe. C’est aussi une occasion de mettre en avant le travail réalisé par toutes les parties prenantes au projet et de valoriser vos collaborateurs. - En externe : s’assurer de la transition de l’ancien site au nouveau, préparer le terrain pour que les utilisateurs ne soient pas trop perdus le jour du lancement et ainsi éviter une vague de questions ou de réclamations. ‍ Nos tips et conseils : Dans le plan de communication, assurez-vous de partager des timings réalisables pour les équipes en interne. En effet, cela peut avoir un effet de pression positive pour sortir le site mais alignez vous avec les équipes techniques, afin de ne pas promettre l’impossible et devoir faire une communication corrective en cas d’imprévu. ‍ #### Etape 17 : Validation & lancement Il est important de se garder la journée assez libre (prévoyez-vous une journée sans réunion) afin de pouvoir être sur le pont en cas de problèmes le jour du lancement. Un bug est vite arrivé et il peut nécessiter de la réactivité de votre part afin de pouvoir remonter l’anomalie, la corriger ou apporter les éléments permettant à la DSI de la corriger si ce n’est pas à votre main. Les tests sont concluants, les corrections ont été faites, les bugs sont réglés, il n’y a plus d’anomalies à corriger dans votre fichier de recette. Tous les voyants sont au vert. Vous allez pouvoir indiquer à la DSI que vous êtes prêt à passer le site en production. Lorsque la manipulation sera réalisée côté back office, ça y est votre site sera en production. Bravo pour le travail accompli ! ‍ Nos tips et conseils : Si vous le pouvez, n’effectuez jamais de mise en production le vendredi. En effet, nous vous recommandons de vous prévoir une journée assez libre le jour de la mise en production, ce conseil est également vrai pour le lendemain de la mise en production. En effet, si quelques anomalies sont passées entre les mailles du filet, il vous faudra être en mesure de les corriger avant que vos utilisateurs ne les repèrent. ‍ #### Etape 18 : Analytics et suivi des résultats Une fois votre site lancé, les données collectées via la mise en place préalable d’un plan de taggage vous permettront d’analyser le comportement des utilisateurs de votre site, et de confirmer l’alignement de votre site avec vos objectifs stratégiques. Nombre d’utilisateurs quotidiens/mensuels, durées moyennes de session, temps passé sur les pages, taux de rebond, taux de conversion …, autant de KPIs qui vous permettront d'identifier en vie réelle les forces et faiblesses de votre site, de définir les axes d'amélioration, et de prioriser les prochains chantiers à mener. ‍ Nos tips et conseils : Il est toujours judicieux de réaliser un atelier de rétrospective ou post mortem avec l’équipe projet. Durant cet atelier, chacun pourra évoquer son ressenti, ce qui s’est bien passé ou ce qui pourrait être amélioré. On réfléchit ensemble afin d’écrire les processus de demain et être sûr qu’à l’avenir on prenne bien en compte les contraintes de tout le monde pour que le projet se passe le mieux possible. ‍ #### À la fin de la phase de lancement Le site est disponible sur les environnements de production et accessible à ses utilisateurs. Vous avez également lancé vos actions de communication pour prévenir votre cible que votre nouveau site est en ligne et vous commencer à suivre les résultats sur vos outils analytics. ‍ ‍ ### Post lancement du site : booster votre trafic, améliorer votre visibilité et générer du business additionnel ‍ La refonte ou le lancement d’un site n’est pas une fin en soi… au contraire, ce n’est que le début de l’histoire ! Votre site doit booster votre notoriété en permettant aux utilisateurs de mieux vous connaître, en apportant des réponses à leurs questions, mais doit aussi et surtout avoir un impact sur votre business. L’atteinte de ces objectifs passera par l'identification quotidienne de nouvelles idées de contenus, de cas d’usages, de parcours… Ces travaux devront être cohérents et complémentaires avec vos autres messages, contenus et canaux de communication (app, réseaux sociaux, …). Pour cela, d’autres équipes (marketing, expérience client…) seront à mobiliser et de nouveaux processus (lead generation, inbound marketing …) seront à mettre en place. En bref, un nouveau cycle de vie du site qui démarre ! ‍ Vous avez déjà fait une refonte de site et vous avez eu une expérience différente? Vous avez d’autres tips à transmettre? Ou vous prévoyez de passer par une refonte prochainement? N’hésitez pas à m’envoyer un message (clement.guichard@digilityx.com) et échangeons sur le sujet autour d’un café ☕ ‍ --- # L’art de pitcher son produit URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-pitcher-son-produit Date: 2022-02-28 Expertise: design > Pour vous entrepreneurs et pour vous intrapreneurs, pitcher son produit est toujours un moment délicat. Qu’il s’agisse de lever des fonds, de trouver du budget, d’embarquer sa hiérarchie ou ses collègues, de nouer des partenariats, d’obtenir les retours de ses mentors, etc., structurer le pitch de son produit et embarquer son audience est pourtant essentiel. Pour un pitch réussi, je vous propose de réfléchir à “comment vais-je leur raconter ?” avant de penser à “que vais-je leur montrer ?”. Voici quelques conseils pour vous aider à mettre le pied à l'étrier ainsi qu’une infographie pour vous aider à structurer vos slides. ## L’importance du storytelling ‍ Vous ne serez pas surpris, pitcher, c’est raconter une histoire. Alors pourquoi ne pas s’inspirer des grands principes classiques de rédaction d’une histoire pour préparer le pitch de son produit ? La première brique de votre discours doit vous aider à capter l’intérêt de votre audience. Soignez votre anecdote de départ, créez de l’attrait pour le sujet que vous adressez et utilisez un vocabulaire dans lequel votre audience se reconnaîtra. ‍ Vous avez probablement obtenu l’attention de vos interlocuteurs ! Maintenant, créez l’envie. Vous pouvez présenter le cheminement qui vous a amené à identifier le bon problème, exposer les convictions qui vous animent, expliquer pourquoi votre équipe est la meilleure pour traiter le sujet, mais surtout : présentez votre produit de manière concise et impactante. ‍ Ensuite, votre audience voudra connaître les bénéfices de votre produit : c’est le moment d’en faire la démonstration. Partagez l’objectif que vous voulez atteindre, en quoi votre produit va contribuer à solutionner le problème de départ, et pourquoi pas : créez du teasing. ‍ Donnez envie à votre audience de prendre part à l’histoire de votre produit après ce pitch ou tout simplement, donnez lui envie de vous suivre. ## Allez à l’essentiel pour raconter une histoire simple ‍ Parmi les pitchs que j’ai pu entendre, j’ai parfois perçu des erreurs pourtant très simples à gommer. Ayez en tête que vous ne pitchez pas pour faire la démonstration que vous avez bien travaillé, ou montrer toute la complexité de votre sujet, ou encore que vous avez trouvé l’ultime lumière. L’histoire qui aura du sens sera celle dans laquelle votre audience se reconnaîtra. ‍ Ceci étant dit, keep it easy. Parlez avec vos convictions et racontez votre histoire de manière naturelle, que votre produit soit encore une idée ou déjà un prototype. ‍ Pour vous aider à écrire votre pitch, vous pouvez vous appuyer sur ces questions : comment porter et partager les convictions qui m’ont mené à construire ce produit ? Quelles sont les clés qui aideront mon audience à se projeter avec mon produit ? Qu’est-ce qui générera une prise de décision parmi mes interlocuteurs clés ? ‍ Bref, pitchez pour que votre audience y croit autant que vous y croyez. ## À l’image de votre produit, prototypez votre pitch ‍ Vous le savez mieux que personne : la première version de votre produit n’était pas la meilleure. Vous vous êtes lancé, vous avez testé, vous avez ajusté, refait, encore et encore. De même, la première version de votre pitch sera imparfaite : il vous faudra l’éprouver auprès de différents interlocuteurs, tester les éléments de langage qui fonctionnent et ceux qui fonctionnent moins bien, vérifier ce que vos interlocuteurs retiennent, pour l’améliorer au fil du temps. ‍ N’attendez pas la version parfaite de votre pitch pour vous lancer, testez d’abord votre pitch auprès de personnes en qui vous avez confiance : commencez petit, voyez grand. ‍ ## Préparez-vous, mais faites-vous confiance ‍ Il n’y a pas de secret : plus vous serez préparé, plus vous aurez bâti votre discours pour raconter l’histoire de votre produit, plus vous aurez de chance d’atteindre votre objectif avec votre pitch produit. ‍ Mais acceptez que vous ne pouvez pas tout préparer à l’avance. Choisissez d’être attentifs à ce que votre pitch suscite chez votre audience sur l’instant et adaptez votre discours. ‍ Le meilleur conseil que je pourrais vous donner aujourd’hui pour réussir votre pitch est de faire confiance au travail que vous avez accompli jusqu’ici pour construire votre produit. Plus facile à dire qu’à faire, mais écoutez vos meilleurs alliés : vos convictions et votre intuition. ## Au-delà du discours, une question d’énergie ‍ Pitcher son produit, c’est un grand moment. Vous racontez un travail qui vous a pris du temps, pour lequel vous avez façonné une vision, et qui implique émotionnellement chaque membre de l'équipe. ‍ Vous attendez beaucoup de ce moment, et c’est normal. Pour éviter de vous perdre dans les méandres tortueux du pitch et de faire monter la pression face aux enjeux, voyez cela comme un moment de partage. Au-delà de sa structure, insufflez une énergie positive à votre discours : transformez vos émotions du moment en une force qui vous permettra de capter l’attention et de faire passer vos messages. ## Structurez la démonstration que vous allez montrer ‍ À présent, vous savez comment raconter l’histoire de votre produit à votre audience. Il est maintenant temps de vous demander, “que vais-je leur montrer ?”. J’ai préparé pour vous une infographie pour vous aider à structurer vos slides, et à vous concentrer l’essentiel : téléchargez-là à la fin de cet article ! ‍ ‍ Pour nous chez Digilityx, accompagner une démarche de construction et de lancement de nouveau produit ou service, c’est aussi ça : avoir cette valeur de coach jusqu’au bout et au-delà, jusqu’au moment où pitcher son produit… c’est maintenant ! ‍ Mieux que les quelques conseils distillés dans cet article, nous y croyons alors nous l’avons fait : nous avons préparé une formation autour de “L’art de pitcher sa démo produit”, un “pitch warrior bootcamp” en quelques heures pour vous aider à envoyer des paillettes avec votre pitch produit. Seriez-vous prêts à relever le défi ? ‍ Et sinon, quels sont les meilleurs conseils qui vous ont aidé à pitcher votre produit ? Échangeons autour d’un thé vert et quelques anecdotes : cindy.renard@digilityx.com ‍ ‍ Voici une infographie pour vous aider à structurer vos slides : --- # Le guide 2022 de l’UX research URL: https://www.digilityx.com/blog/le-guide-2022-de-lux-research Date: 2022-02-18 Expertise: design > Comment mettre en place une phase d'UX Research ? Retrouvez dans cet article la liste des bonnes pratiques pour tirer profit efficacement de la démarche ## Acceptez que vous ne connaissiez pas (vraiment) vos utilisateurs ! ## ‍ J’entends souvent cette phrase «pourquoi chercher à mieux comprendre mes utilisateurs puisque ces derniers sont déjà mes clients ?» ou encore «je connais mes utilisateurs, je sais de quoi ils ont besoin». Ces réflexions peuvent paraître logiques à première vue, mais elles peuvent surtout vous faire passer à côté de 3 éléments clef : - Vos utilisateurs sont vos premiers ambassadeurs et vous vous devez de leur offrir la meilleure expérience possible. Ainsi ils ne seront plus simplement vos clients mais des promoteurs de votre site. - Si certaines personnes ne sont pas vos clients aujourd’hui c’est peut-être justement parce que l’expérience utilisateur de votre site n’est pas optimale. - Enfin vous avez involontairement tendance à voir vos utilisateurs via un prisme de lecture qui vous est personnel et c’est normal (exemple : un dirigeant connaît ses utilisateurs sous le prisme commercial, l'IT connaît ses utilisateurs sous le prisme des performances d'utilisation, etc). L’UX research (ou User Research) est l’arme pour rapporter de la neutralité et de se forcer à considérer les faits sous le prisme de l’usage : quels sont les besoins, les problèmes, les contextes d’usage liés à votre produit. ## Alors qu’est-ce que l’UX Research ? Et comment l’UX Research peut m’aider à améliorer mon site ? L’UX research est un processus méthodique de compréhension et d’écoute utilisateur. Réaliser une phase d’UX research vous permet de vous mettre à l’écoute de vos utilisateurs (dans le but de fluidifier leur utilisation). Cette démarche vise à récolter de la donnée factuelle sur les attentes, les besoins, les problèmes etc de vos utilisateurs. Prendre connaissance de cette donnée vous permettra : - D’imaginer de nouvelles fonctionnalités pour votre site - De valider que l’idée que vous aviez en tête est bien fondée - D’investir uniquement sur ce qui a de l’importance pour vos clients - De prendre des décisions d’optimisation ou d’amélioration de votre site ## Quali ou quanti : Ne choisissez plus ! ### En UX research il existe 2 grands moyens de collecter de la donnée : la recherche qualitative et la recherche quantitative S’il y a une erreur à ne plus commettre en 2022 c’est de vous limiter à l’une d’entre elle. La richesse de la combinaison des deux décuplera l’impact de l’UX Research sur vos projets. Si je devais résumer en une phrase les bénéfices de la combinaison des 2 approches : utiliser la recherche quantitative pour identifier les problèmes rencontrés par vos utilisateurs et avec la recherche qualitative obtenez des réponses concrètes sur le “pourquoi”. ### Qu’est-ce que la recherche quantitative ? ‍ C’est la découverte à grande échelle de l’expérience de vos utilisateurs. Cette démarche peut s’appuyer sur l’étude de la donnée générée par votre site (taux de rebond, taux de conversion, A/B testing…). Mais la recherche utilisateur quantitative ne se limite pas à cela. En effet les questionnaires en ligne sont un exemple d’outil pertinent : ils permettent de collecter largement et rapidement de la donnée. Ils sont régis par des règles spécifiques (structuration et taille du questionnaire, peu ou pas de questions ouvertes…) qui limitent les risques d’interprétation de la part des répondants, augmentent la qualité de la donnée récoltée et facilitent le travail de traitement des réponses. Enfin, un autre exemple de levier de la recherche quantitative qui peut-être particulièrement puissant si on le met en perspective, c'est celui des données users récoltées via les consoles Ads (Facebook ou Google) ! Cela permet notamment ; 1/ de prioriser les cibles 2/ en fonction du site, de jauger leur capacité à payer. En utilisant Ads à bon escient, cela permet de voir quelle cible représente le plus de volume et de prioriser à la fois les groupes à interroger en recherche qualitative et par la suite garantir la meilleure expérience à la cible en question. ### Qu’est-ce que la recherche qualitative ? ‍ En une phrase: partir à la rencontre de vos utilisateurs ! Son modèle d’application le plus connu est l’entretien utilisateur ; un temps dédié d’environ une heure en tête-à-tête avec un utilisateur pour comprendre et étudier l’expérience mais aussi plus largement les usages. On recommande généralement de rencontrer un minimum de 5 utilisateurs pour ne pas généraliser des comportements ou des habitudes qui seraient marginales. C’est aussi en cela que la combinaison des recherches qualitatives et quantitatives sont si pertinentes car complémentaires. ## Commencez petit… mais commencez ! Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. Lao-Tseu Derrière cette citation se cache une philosophie à appliquer à l’ensemble de vos projets. En ce qui concerne l’UX Research cela peut se résumer en quelques actions très simples dont voici quelques exemples : - Aller déjeuner avec un de vos commerciaux et discuter avec lui de ce qu’il a entendu sur le terrain (insatisfaction sur les délais de livraison, apparition d’un nouveau concurrent…) - Passer 2h avec les équipes du SAV en écoute passive de leurs appels entrants, vous allez très rapidement identifier la récurrence des problèmes rencontrés par vos utilisateurs - Installer un outil de suivi de l’activité (tel que Google analytics ou Hotjar et découvrez les points de friction de votre site. - Ajouter un module NPS ou CSAT à votre site pour permettre à vos utilisateurs de s’exprimer facilement tout en vous permettant de récupérer gratuitement de la donnée Maintenant vous êtes parés pour vos user research de 2022, ne dépensez plus sans compter en conception alors qu'une bonne priorisation via le terrain peut vous aider à viser juste. N'hésitez pas à nous partager votre liste de bonnes résolutions pour (vraiment) mieux connaître vos utilisateurs ! --- # SXO : la combinaison UX Design & SEO pour booster son site URL: https://www.digilityx.com/blog/sxo-combinaison-ux-seo Date: 2022-02-16 Expertise: produit > « SXO »: La combinaison gagnante et incontournable pour le SEO et l’UX… Quels sont les avantages et inconvénients ? Comment entreprendre une démarche SXO ? Le SEO est démodé, place au SXO ? Pas totalement... SXO est devenu l'acronyme pour "Search eXperience Optimization", utilisé pour désigner ce nouveau “mariage” du SEO et de l'UX. On pourrait donc le définir comme l’ensemble des techniques d’optimisation de l’expérience utilisateur sur les moteurs de recherche. ‍ UX design et SEO semblent pourtant constituer deux leviers opposés pour votre stratégie digitale… Et pour cause, les objectifs initiaux sont différents : le SEO a pour but la génération de trafic, tandis que l’UX est orienté sur l’amélioration de l’expérience et de la conversion. Mais alors, n’est-il pas possible de trouver une complémentarité ? Quel lien peut-il y avoir entre ces deux expériences ? Quelle est l’importance de l’UX design en SEO ? Digilityx répond à toutes vos questions ! Idéalement, allier ces deux “métiers” donnera de meilleurs résultats pour votre site. La réalité est plus contrastée car beaucoup d’entreprises scindent ces deux stratégies. Pourtant, Google a tapé fort dans les récentes MAJ de son algorithme  ! Les indicateurs UX (taux de rebond, temps passé sur la page…) font désormais partie intégrante des critères de classement SEO. ‍ ## Google, une nouvelle plateforme intuitive ### Un nouveau moteur de réponses ‍ Depuis 4 ans, Google n’a jamais fait autant de mise à jour de son algorithme. Les causes sont nombreuses : changement des mentalités, arrivée de la recherche vocale, nouvelles habitudes utilisateurs… Google n’a pas eu d’autres choix que de se transformer en un moteur de réponses. Les utilisateurs se sont habitués à accéder à l’information de façon quasi instantanée. Découvrir (et non plus chercher) une réponse à une question posée sur Google ne prend plus qu’un seul clic avec l’arrivée de la position 0 ! C’est la raison pour laquelle Google a fortement évolué et comprend désormais l’intention des utilisateurs et le contexte des mots clés (par exemple grâce aux synonymes) ‍ ‍ ### Google met à disposition de nouveaux outils UX Pour proposer les meilleures réponses dans son moteur de recherche, Google propose aux entreprises d’acquérir les bonnes pratiques UX grâce à des outils spécifiques. C’est une vraie évolution, surtout lorsque l’on sait que la quasi-totalité est 100% gratuite. Petit tour d’horizon de 3 outils phares : ‍ #### Google Optimize Google Optimize, un outil d’A/B test qui a pour objectif d’améliorer les conversions de votre site. Il offre la possibilité de tester les pages et les contenus (variable A VS variable B). Si vous souhaitez améliorer votre taux de conversion, Optimize pourra vous aider à atteindre vos objectifs ! Il fait partie intégrante de la suite de Google (GA, GTM, Datastudio…) bien qu’il s’agisse d’un produit assez récent dans l’écosystème Google (ce qui montre bien l’évolution de la part des moteurs de recherche sur l’UX…) ‍ #### Google My Business L’outil GMB prend une place importante sur les pages de résultats de Google et permet aussi d’augmenter son nombre de conversion uniquement grâce à une fiche entreprise optimisée. Son but est de proposer aux utilisateurs une sorte d’annuaire ultra-complet et qualifié. Selon la requête et la localisation de l’internaute, les fiches établissement s’affichent en haut à droite sur la SERP (Search Engine Result Page). Elles contiennent l’adresse de l’entreprise, les horaires d’ouverture, les informations de contact mais aussi des photos, des avis, un graphique d’affluence, une FAQ avec les questions les plus fréquentes… ‍ #### Test My Site L’outil Test My Site vous permet à présent de connaître la vitesse de chargement de votre site dans son ensemble et de chaque page individuellement. Il compare également la vitesse de chargement de votre site ou d’une page par rapport au mois précédent. Il permet d’obtenir une liste détaillée de recommandations pour améliorer la vitesse de chargement sur 5 pages de votre site en simultanée. Pour avoir accès aux indicateurs SEO (core web vitals) vous pouvez également utiliser Google Page Speed Insight. ‍ ‍ ## L’impact de l’UX sur le référencement naturel Dans la dernière étude de l’agence Khosi, l’objectif était de savoir de quelle façon les référenceurs français prenaient en compte l'UX dans leur quotidien SEO. 3 points essentiels sont ressortis : -66% des référenceurs intègrent déjà l'UX dans leur méthodologie SEO. -80% des référenceurs interviennent sur le wireframe ou travaillent avec des partenaires sensibilisés à l’UX. -Les principaux conseils pour travailler l'UX sont : le test and learn, l'écoute utilisateur et l’optimisation des CTA. Source : Khosi // L'enquête complète est disponible ici : http://khosi.fr/wp-content/uploads/2021/12/etude-seo-ux-decembre-2021.pdf ‍ Source : Khosi // L'enquête complète est disponible ici‍ ‍ Google accorde une place très importante à l’ergonomie du site. C'est-à-dire un site qui est facile d’accès et qui offre un temps de chargement très rapide, ainsi qu’un site 100% mobile friendly. Classé dans le top des résultats de Google, votre site bénéficie forcément d’une meilleure visibilité. Mais une fois sur la page du site, les utilisateurs seront incités à rester et y revenir s’ils sont satisfaits de leur expérience. L’UX design a donc cet avantage d’augmenter le nombre et le temps des visites. ‍ ## Comment réconcilier l’UX et le SEO ? Quelles étapes d’optimisation ? ‍ Nous comptons de nombreux conseils pour améliorer l’UX et le mettre à profit du SEO. Pour ce faire, voici quelques étapes importantes pour démarrer : 1) Améliorer le temps de chargement du site : repéré par les robots Google, le temps de chargement est également nécessaire du point de vue de l’UX pour garder ses utilisateurs sur le site. Chantier ultra prioritaire, il n’y a que des bonnes raisons pour commencer dés maintenant à améliorer la vitesse de chargement de son site ! ‍ 2) Des contenus interactifs pour plus d'engagement : les utilisateurs ne veulent plus uniquement des contenus textuels statiques. Pour fixer leur attention sur votre page, les contenus interactifs sont importants. Par exemple : jeux concours, quizz, vidéo youtube... L’objectif n’est pas de remplacer le contenu textuel qui est essentiel en SEO, mais de l’associer avec des contenus interactifs pour une meilleure expérience utilisateur. ‍ 3) Adapter son site à toutes les résolutions : l’aspect responsive est devenu obligatoire car vos utilisateurs utilisent différents appareils pour interagir avec votre marque (mobile, PC, tablette…). Il faut donc travailler en profondeur l’aspect responsive du site pour s’adapter à ce comportement. Cela constitue un critère important de la part de Google pour positionner votre site sur son moteur de recherche. ‍ 4) Intégrer des CTA dans les contenus : les liens internes faciliteront la navigation sur votre site. Un bloc de contenus similaires (“en voir plus”, “découvrez également”..) permettra d’augmenter votre nombre de pages vues moyen par utilisateur… ‍ 5) Intégrez les micro-données sur vos pages de contenus : fil d’Ariane, avis utilisateurs, fiches produits… ‍ ‍ La sémantique peut également être un point bloquant entre l’approche du référencement naturel et l’UX. Voici quelques conseils qui visent à rédiger des contenus à haute valeur ajoutée pour son audience : ‍ 1) Focalisez sur un seul mot clé principal à insérer dans le titre principal H1 et la meta title, ‍ 2) Élargissez le champ lexical de vos articles : synonymes, sujets connexes… ‍ 3) Ne pas dépasser une densité de mots clés de 5% par page ‍ 4) Travaillez les expressions de longues traines, supérieures à 2 mots ‍ 5) Structurez vos contenus en vous servant des balises html

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… ‍ 6) Si c’est pertinent, adaptez votre contenu aux requêtes conversationnelles : phrases courtes, listes à puces, tableaux HTML… ‍ 7) Ajoutez des médias optimisés sur vos pages (avec la balise alt renseignée pour les images) et si vous pouvez des vidéos Youtube. Toutes les étapes que nous avons présentées ne doivent pas remplacer l’importance des chantiers techniques et les backlinks (liens externes pour la popularité). C’est la combinaison de toutes ces démarches qui permettent d’améliorer le SEO, d’apporter des réponses pertinentes aux utilisateurs et de les fidéliser. ‍ Si vous souhaitez en savoir plus sur la combinaison UX/SEO, n’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur le sujet !‍ --- # Customer Success : 5 constats pour améliorer votre rétention client URL: https://www.digilityx.com/blog/customer-success-5-constats-pour-ameliorer-votre-retention-client Date: 2022-02-08 Expertise: growth-marketing > Découvrez 5 constats pour améliorer votre rétention client issus de notre benchmark sur les organisations Customer Success mises en place chez les SaaS B2B. Le Growth Hacking est souvent pensé et utilisé dans un objectif de génération de leads. C’est vrai, mais ces tactiques peuvent également être mises au service de la rétention client. ‍ Nous avons demandé à plusieurs organisations SaaS B2B - plus particulièrement à des Customer Success Managers - de nous en dire plus sur leurs bonnes pratiques de rétention client en fonction de leur segmentation et du parcours proposé. Nous avons mis l'accent sur le segment SMB (Small and Middle Businesses) concerné majoritairement par un accompagnement Low Touch, sur lequel nous avons observé une problématique de churn (attrition) plus importante. Nous vous proposons de découvrir 5 grands enseignements retenus de notre benchmark: Comment permettre à vos clients d’atteindre leurs objectifs business à travers l’utilisation de votre produit / service ? Comment rester pragmatique et efficace dans la gestion de clients ne nécessitant pas un accompagnement en one-to-one ? Comment arrêter de traquer le churn et l’anticiper ? Petit avant-propos : pourquoi le marché SaaS B2B ? Le marché étant de plus en plus concurrentiel et le désengagement client à la portée d’un clic, la problématique d’augmenter la rétention y est particulièrement présente. De façon générale, toute organisation avec business modèle à souscription doit désormais donner la priorité à l’expansion de la Customer Lifetime Value ou Valeur Vie Client. ‍ Un grand merci à tous les répondants dont nous avons respecté l'anonymat dans l'exploitation des données lorsque demandé. ## Scaler l’accompagnement Customer Success pour favoriser la rétention de tous types de segments « 99% de notre churn est sur le segment small businesses et est lié au manque d'accompagnement : ces clients n'avaient pas de CSM. » Pour 100% des répondants, le premier critère de segmentation est celui du revenu. Il semble alors pragmatique et ROIste de consacrer un accompagnement Premium ou “High Touch” (échanges réguliers en one-to-one) aux clients qui vous rapportent le plus. Certains acteurs nous ont confié avoir mis en place une organisation Customer Success efficace en one-to-one pour leurs comptes stratégiques mais ne plus avoir de temps pour l’accompagnement des petits clients. De fait, ces clients deviennent plus susceptibles de se désabonner et moins susceptibles de grossir (CQFD). Sur l’ensemble des répondants, 90% du churn provient du manque d’accompagnement et porte sur le segment Small and Middle Businesses (SMB). Bien que représentant le plus faible pourcentage de revenus, le segment SMB constitue la majorité du portefeuille en termes de comptes. Alors comment saisir cette opportunité et transformer cette long-tail, en ambassadeurs et favoriser leur rétention ? Voici quelques tactiques… ## Le self-service est plébiscité par la majorité des clients business La majorité des clients SMBs et même certains de vos comptes stratégiques sont de plus en plus tech savvy et n’ont pas le temps. Les clients "business" préfèrent le self-service à l'interaction humaine. Le self-service - ou la capacité de trouver une information, résoudre ses problèmes et faire ses démarches directement via le produit / service utilisé est une stratégie win-win pour le client et votre organisation. Il permet au client d’une part d’offrir une expérience de découverte du produit autonome et sans couture et d’autre part de réduire vos coûts d’acquisition et de co-responsabiliser vos équipes autour de la croissance de votre produit / service. Attention néanmoins à vos fonctionnalités standard : rien ne sert de booster l’utilisation d’une nouvelle fonctionnalité si la promesse initiale de votre produit / service n’est pas tenue… ## Le “Customer Success” est avant tout un succès métier “Notre principale cause de churn, c’était le manque d’engagement et d’adoption chez le client. Le CSM doit être en lien avec le décideur ET les power users.” Et quel meilleur moyen de se démarquer dans un environnement de plus en plus concurrentiel ? Il existe autant de définitions que d’organisations et de visions du succès client. C’est d’ailleurs pour ça que le rôle de Customer Success Manager est en pleine expansion, et pas seulement chez les SaaS. Au-delà du produit, c’est une expérience adaptée à la réalisation de ses objectifs business qui est recherchée par les clients. Le manque d’accompagnement, d’adoption au quotidien est la principale cause de churn identifiée par les participants au benchmark. Les organisations commencent à comprendre que le revenu provient du succès client et que l’objectif est d’intensifier l’expérience du client au travers de ses différentes interactions avec votre marque. ## Digitalisez le parcours et activez vos clients avec des initiatives Marketing personnalisées « L'enjeu n'est pas le même sur le Low Touch car on ne va pas être amenés à communiquer aussi souvent avec le client. On va faire en sorte de digitaliser les actions des High Touch, que les informations soient beaucoup plus claires pour qu'il y ait directement une action derrière. Ça ne veut pas dire ne jamais parler au client, ça veut dire dégager un maximum de temps pour avoir des conversations humaines pertinentes pour le client. » Elisabeth COURLAND, Senior CSM Trouver un juste milieu entre garder du temps pour les clients High Touch et délivrer un accompagnement à tous ses clients sans dégrader la qualité de service passe par la digitalisation et la personnalisation des initiatives Produit et Marketing. Les Customer Success Managers sont de plus en plus data driven. La donnée permet d’affiner la connaissance client et favoriser la rétention en trackant les usages des clients Low Touch. Une communication automatisée n’est pas synonyme de service dégradé tant qu’elle est personnalisée. Tant que l’information reçue par le client est pertinente par rapport à son contexte, elle aura de la valeur ajoutée. Vos équipes Data et Client Marketing seront vos meilleures alliées pour vous aider à pousser une information pertinente au bon moment, au bon segment / persona client. ## Avez-vous identifié vos good-fit et bad-fit customers ? Un bad-fit customer est un client qui manque intrinsèquement de potentiel de réussite dans l’atteinte du résultat souhaité à travers l’utilisation du produit / service vendu. Gérer les attentes du clients dès l’avant-vente permet d’éviter ce bad-fit customer / solution et donc le risque de churn. A-t-il les moyens techniques et financiers pour utiliser votre produit ? Quelles sont les fonctionnalités minimales que doit proposer votre produit pour répondre à ses attentes ? Votre client a-t-il les ressources et compétences métiers minimales requises pour utiliser le produit ? ‍ Retrouvez les moyens privilégiés par les répondants pour offrir de la connaissance et de l’autonomie à leurs clients ainsi que d’autres insights dans notre benchmark. Une version en Anglais est disponible, n'hésitez pas à nous contacter, on s'occupe du reste ! --- # Etablir une roadmap produit en 10 étapes URL: https://www.digilityx.com/blog/etablir-une-roadmap-produit-en-10-etapes Date: 2022-01-24 Expertise: produit > Adoptez la roadmap produit est un moyen très efficace de matérialiser vos priorités et suivre un plan d’action de façon pragmatique et évolutive. Découvrez dans cet article ce qu’est une roadmap produit et comment la construire en 10 étapes itératives. ## Bien commencer l’année, c’est bien prévoir sa roadmap Une bonne prévision des plannings, des charges et des adhérences d’un projet est cruciale pour la réussite du projet. ‍ Issue de l’organisation “produit” plusieurs techniques conviennent pour obtenir une vision précise des différentes phases du projet et des tâches associées. La “roadmap”, qu’elle soit plus ou moins poussée et détaillée permet d’avoir cette vision globale de l’avenir du produit et de son développement. ‍ ## Qu'est-ce qu'une roadmap produit ? Une roadmap produit est un résumé visuel qui trace la vision et l'orientation de votre produit au fil du temps. Il communique la classification, la séquence et l'alignement de ces capacités, tout en permettant à divers publics d'avoir un aperçu du quoi et du pourquoi de ce qui doit être construit. ‍ De l'idée à l'atterrissage produit, la feuille de route permet de prioriser ce qu'il faut construire à mesure que les marchés, les besoins des clients et les paysages concurrentiels changent. Une roadmap se doit d'être objective ‍ Une roadmap produit crée de l'objectivité au sein des organisations en centrant les perspectives sur la valeur générée. Rester orienté sur les gains d'efficacité en réduisant la subjectivité qui affecte souvent les cycles d'innovation est primordial. Chaque décision doit être liée à la livraison réussie d'une solution qui a de la valeur aux yeux de l'acheteur / l’utilisateur ou l’entreprise si le gain est destiné à l’interne. ‍ L’échelle de temps est généralement entendue sur une vision « 2 ans et plus ». Les 2 premières années sont des tranches trimestrielles fermes pour planifier le plus urgent. Les années suivantes représentent le point d’horizon, à conserver en tête pour garder le cap et assurer la cohérence. Plus vague, “l’horizon” référence des éléments intéressants mais qui nécessitent plus de définition pour confirmer l’adéquation produit/marché. ## Quels acteurs pour la construction d’une roadmap produit ? Dans un scénario idéal, les Metiers (Ventes/ Gestion de compte/ etc…), les équipes informatiques (Ingénierie/Données/etc.) et les partenaires technologiques stratégiques (Fournisseurs clés/ Consultants/ etc…) travaillent ensemble de manière transparente pour définir et déployer rapidement des fonctionnalités. ‍ Les utilisateurs finaux sont souvent interrogés en amont pour identifier des axes de progression souhaités et en aval pour les premiers tests retour sur les solutions déployées. ## A qui sert la Roadmap ? Que vous soyez une startup cherchant à définir votre première feuille de route pour un produit que vous envisagez de créer ou que vous soyez une entreprise qui souhaite modifier ou faire évoluer un produit, vous devez déterminer une roadmap. ## Comment la construire sa roadmap en 10 étapes ? ‍ Établir une roadmap est un exercice fastidieux qui peut vite devenir un problème de plus en plus difficile à résoudre en raison du manque de clarté dans les objectifs ou du fait des contraintes du monde réel qui freinent les tentatives de trouver une solution. ‍ Vous trouverez ci-dessous l'approche en 10 étapes pour obtenir une première feuille de route définie, socialisée et adoptée en interne et en externe. ### 1. Les objectifs et les contraintes Compte tenu de l'infinité potentielle d'une feuille de route, la première étape consiste à établir des objectifs et/ou des territoires. Comme pour planifier un voyage en voiture, il est essentiel de savoir jusqu'où vous avez l'intention de voyager pour pouvoir prévoir les obstacles et les services dont vous aurez besoin en cours de route. ### 2. L’idéation Il s'agit généralement d'une activité de brainstorming où l'on conceptualise toutes les choses potentielles qui peuvent ajouter de la valeur au produit au regard des objectifs. Puisqu'il s'agit d'une activité créative, il n’y a pas de limite. Si un jugement est exercé à cette étape, il restreint généralement le flux d'idées. ### 3. La synthétisation Avec l’ensemble des éléments définis dans la phase d’idéation, l’étape suivante consiste à donner un sens aux idées et à les combiner en un tout cohérent. ‍ Généralement, la structure est un ensemble de listes qui regroupent les éléments qui s'alignent autour d’un concept ou d’une thématique d'ordre supérieur. Celles-ci peuvent devenir des « voies » dans la roadmap qui commencent à suggérer une séquence de croissance des fonctionnalités. ‍ Il est également probable à ce stade de voir certaines idées retirées et placées dans un stream parallèle car un alignement ne peut être trouvé dans la période ou le territoire envisagé. ### 4. Le Dimensionnement Une fois les éléments organisés et classés, il faut apporter une dimension à chaque élément. Les idées doivent être considérées sous l'angle de la faisabilité, de la désirabilité et de la viabilité. Elles doivent être documentées avec suffisamment de précision pour que les parties prenantes puissent lire, comprendre et réagir. ‍ Les question à se poser sont généralement : ‍ - Le produit ou la fonctionnalité répond-elle correctement au besoin ou à l'objectif énoncé ? - A qui est destinée l’offre ou la fonctionnalité ? Cela représente quel pourcentage de la cible / utilisateur ? - Quels sont les jalons et les avantages mesurables ? - Quelles sont les adhérences sur le sujet ? - Avec qui pourrions-nous nous associer (construire ou acheter) ? - Comment cela profite-t-il au client ? - Y a-t-il une notion d'évolution à prévoir et si oui, dans quelle mesure ? ‍ ### 5. La validation Une fois documentée, Il faut organiser plusieurs réunions avec les parties prenantes pour l'alignement. Selon la densité de la roadmap, cela peut prendre plusieurs sessions et peut nécessiter un temps important. ‍ Comme il s'agit du premier cycle de validation, la validation fait partie de la pratique d'amélioration continue des organisations axées sur les produits. L’objectif est que l’ensemble des parties prenantes ait une vision sur la totalité du projet, une compréhension des enjeux globaux, au-delà de leur practice. Cet étape est très importante notamment pour les phases qui suivront lors du séquencement et de la priorisation, sujet généralement “politique”. ### 6. Le séquencement Une fois l'adhésion des parties prenantes acquise, peut débuter la phase de séquencement. Cette phase initie une première version des activités de création de produits. Quelles sont les étapes pour obtenir le résultat escompté ? ‍ Pour y parvenir, le product manager doit garder à l'esprit les ressources disponibles et les capacités organisationnelles tout en tenant compte des attentes du marché pour proposer un calendrier qui fonctionne pour les deux. ‍ Une approche pour y arriver consiste à appliquer la méthode CWRF - Crawl / Walk / Run / Fly - ‍ En détail : - Crawl est un MVP - Walk est le MMP (Minimum Marketable Product) - Run est une fonctionnalité complètement disponible - Fly est une boucle d'innovation intégrée dans le process d’amélioration continue ‍ Dans la planification CWRF pour un élément spécifique, l'objectif est de commander le travail nécessaire pour développer une fonctionnalité viable en réfléchissant de manière critique au travail qui doit être effectué dans quel ordre pour maximiser l'efficacité. Cet exercice devrait également tenter d'examiner combien de temps chacun de ces morceaux prendra pour livrer afin que l'espacement approprié entre les jalons soit atteignable. ### 7. L’estimation Bien que vous ayez planifié le calendrier en pensant aux équipes de livraison et que vous ayez travaillé à ajouter ou à éliminer certains éléments pour créer un mélange raisonnable de travail, il est probable que l'appétit de l'organisation soit encore plus grand que ce qu'il peut supporter. ‍ Dans la phase d'estimation, les experts en produits et développeurs se tournent vers les livraisons précédentes sur des travaux similaires et établissent une estimation approximative des travaux en points ou en heures. ‍ S'il n'y a pas d'estimations antérieures sur lesquelles s'appuyer, des suppositions sont faites et se verront affinées par la suite. ‍ Avec des estimations pour chaque phase d'une caractéristique mappée, chaque étape peut être associée en charge de travail qui, mise au regard de la vélocité de l’équipe de développement, peut trouver une estimation de planning raisonnable. ### 8. La priorisation A ce stade, la direction a une image assez solide de la roadmap produit, de l'effort associé à la livraison et de la valeur de la fonctionnalité définie. Le product manager peut désormais (re)hiérarchiser en fonction d'un cadre de difficulté/importance ou de délai de rentabilisation dans le but de fournir en premier les éléments à plus haute valeur ajoutée. Au fur et à mesure que les éléments perdent ou gagnent en priorité, le produit et son avancement se dessinent sur une time line tenable. ### 9. La diffusion Mettre cette roadmap structurée à la disposition des services internes et des clients crée une source de vérité unique pour concentrer les commentaires, planifier le développement et partager une vision globale de l’avancement. ‍ La roadmap produit est un document évolutif qui change avec l'apport et la réaction du marché. Nul doute qu’elle évoluera mais la flexibilité n’en sera que facilitée car préalablement co-construite et partagée. ### 10. Maintenir le cap et rester à l'écoute La dernière et la plus vitale partie de ce processus est cette dernière. Tout le travail accompli jusqu'à présent a permis d'amener l'organisation du produit sur la ligne de départ. ‍ Pour vraiment utiliser la roadmap de manière stratégique, il faut la sociabiliser et la défendre le cas échéant. La connexion avec les équipes internes en contact des clients et la connexion externe avec les clients et les utilisateurs finaux sont essentielles pour garantir que la voix du client influence la feuille de route. Comprendre ce qu'ils apprécient et ce qu'ils attendent est essentiel pour s'assurer que le produit arrive/vive sur le marché avec un accueil chaleureux. ‍ ## Dernier conseil ‍ Définir une première roadmap demande du temps et des efforts. Souvent, toutes ces étapes peuvent prendre des semaines, voire des mois. Assurez-vous de planifier et d'allouer le temps. Aller trop vite dans le processus ou sauter des étapes se traduit souvent par des feuilles de route incomplètes ou non fiables. ‍ Vous avez besoin d’aide sur le sujet ou la conception de votre roadmap, nos experts sont à votre disposition. --- # Le No-code pour les Product Managers URL: https://www.digilityx.com/blog/le-no-code-pour-les-product-managers Date: 2022-01-19 Expertise: produit > Comment en tant que product manager peut on tirer partie du no code ? Gain de temps ? test utilisateur ? dérisquer une feature ? tester un nouveau business ? Les opportunités sont assez nombreuses. ## Comment utiliser le no code en tant que product manager ? En 2021, vous en entendiez parler de plus en plus comme la tendance. Vous avez peut-être fait du no code sans vous en rendre compte. En tout cas, aujourd'hui le no-code est un peu plus qu'une tendance car il se généralise de plus en plus dans tous les domaines d'expertise. Comment en tant que product manager peut on tirer partie du no code ? Gain de temps ? test utilisateur ? dérisquer une feature ? tester un nouveau business ? Les opportunités sont assez nombreuses. Qu’est ce que le no code ? Quelles sont les solutions dans le no code ? Comment tester son marché avec du no code ? Comment lancer un MVP avec du no-code ? Comment tester une fonctionnalité en no code avant de la développer ? Comment automatiser une partie de son produit en no code? Comment automatiser son backlog en no code ? Comment bien communiquer sur son backlog ? Comment automatiser son feedback client en no code ? son discovery ou sa recherche utilisateur (Research) ? Le no code, un vrai avantage pour le product manager ‍ ### Qu’est ce que le no code ? Les outils No-Code sont des plateformes applicatives mises à disposition en ligne qui permettent aux utilisateurs de créer des programmes en glissant et déposant les composants visuels qu'ils souhaitent inclure dans leur application, sans avoir recours à une seule ligne de code. ### Quelles sont les solutions dans le no code ? Les opportunités du no code sont multiples et les possibilités illimitées. De bubble.io (app en no code) à Zapier (automatisation de tâche) en passant par Tail.ai ou jelly-bot (chatbot en no code), il est possible de réaliser beaucoup de choses. Le panorama des solutions vous permet d’avoir une vision de l’offre no code. Mais nous allons ici nous attarder sur les opportunités que le no code offre au product manager. Le Product Manager a plusieurs rôles. Il est d’abord responsable de la vision produit. Il a pour responsabilité de récupérer le feedback client, de le transformer en opportunité, de tester ces opportunités et ensuite de les mettre en place en accord et avec l’équipe produit. Nous allons donc parcourir plusieurs cas d’utilisation du no code par un product manager tout en décrivant la stack no code qui pourrait être utilisée. Pour rappel, la stack est l'ensemble des technologies combinés pour réaliser une taches complexe, ou un ensemble de tâches chronophages ### Comment tester son marché avec du no code ? ‍ Avant même de se lancer, un product manager ou plutôt un entrepreneur doit tester son idée. Quoi de mieux que de réaliser une landing page. Pour cela, il est nécessaire de bien présenter son produit en suivant les recommandations notamment celle de Strategyzer afin de construire une landing page efficace: - une tagline à destination des clients pour présenter votre UVP - un call to action avec récupération d’email - Le problème de votre client (son pain) - Le service pour le client - Le bénéfice (son gain) et d’y ajouter des éléments importants : - Les 3 features principales - Le prix et votre offre - Des témoignages clients - Des éléments de réassurance - Une comparaison avec la concurrence. Les outils no code les plus utilisés pour créer des landing pages sont : - webflow : Le site que vous voulez - sans le temps de développement - notion + super.so - Unbounce - Typerdream ### Comment lancer un MVP avec du no-code ? Dans une phase très early stage, le premier rôle d’un Product manager est de définir le minimum viable product. Pour une startup, il est peut être assez coûteux de développer totalement son MVP tout en recherchant son product market fit. L’une des premières possibilités du no code est de pouvoir créer des app no code sur des périmètres assez réduits. Il est donc très facile de créer sa marketplace avec ces outils et de tester son marché sans dépenser 100 000€. Les outils no code les plus utilisés pour construire son MVP seront : - Bubble.io : le meilleur outil sans code qui facilite le développement et le lancement d'applications et d'entreprises. Créez votre propre place de marché, site de médias sociaux, produits SaaS, CRM, et bien plus encore avec Bubble ! - Microsoft power app : Si vous êtes dans un grand groupe, vous avez souvent accès à MPA. Celle-ci est vraiment facile d’utilisation. - softr : Le moyen le plus simple de construire votre app à partir d'Airtable, en quelques minutes. Aucun code requis - Air table : le remplaçant d’Excel ‍ ### Comment tester une fonctionnalité en no code avant de la développer ? Votre produit évolue rapidement et doit s’adapter au marché. Or une des ressources rares et dont le temps est précieux sont les développeurs. Les users stories qui partent en développement doivent être des users stories dérisqués qui ont une vraie valeur client. Une des manières de dérisquer une feature est de la tester en no code. En fonction des opportunités et de la tech utilisées, de nombreuses startups s'appuient sur le no code pour tester une partie de leur produit. Quand cette feature a été suffisamment testée et a montré un véritable engagement, il peut être nécessaire de la développer et de l'intégrer au produit. ### Comment automatiser une partie de son produit en no code? ‍ Comme pour tester une fonctionnalité, certaines startups font le choix de développer une partie de leur produit en no code. ‍ ### Comment automatiser son backlog en no code ? Comment bien communiquer sur son backlog ? Le backlog est sous la responsabilité de l'équipe produit. Celui-ci peut être partagé entre le product owner et le product manager. Suivant l’outil que vous utilisez, les possibilités de manipuler le backlog pour avoir une vision claire peuvent être limitées. Il peut être nécessaire de connecter son backlog à des outils plus visuels comme Miro. Il faut automatiser les interactions entre Miro et votre outil de backlog via Zapier. De plus, l’un des rôles du product manager est de communiquer sur les nouvelles features. faut communiquer les releases sur différents canaux de communication : - en interne sur slack - en externe via un forum ou une communauté - en externe via une newsletter Les outils les plus utilisés pour automatiser son backlog et communiqué dessus sont : - Zapier / Integromat - slack - circle.so - Discourse ‍ ### Comment automatiser son feedback client en no code ? son discovery ou sa recherche utilisateur (Research) ? La stack produit d’un product manager ne se limite pas à une backlog et à des sprints. Un product manager doit également référencer toute la partie discovery ou recherche utilisateur. Aidé par le product designer, l’UX researcher ou le product Ops, il faut outiller tout cela. Dans ce cas, les outils de documentation couplés à des outils d’automatisation de tâche sont parfaits pour industrialiser la partie discovery. Pour un product manager bien organisé, la théorisation de sa discovery sera important : feedback client > opportunité > expérimentation > idée de fonctionnalité > user story > … Il existe plusieurs possibilités de décrire son discovery. Pour exemple, Michael Bayens a documenté toute l’atomic research sur Coda mise en place chez France Télévisions. Les outils no code les plus utilisés pour automatiser et documenter sa discovery seront : - Les outils de type product management : Jira, Cycle.app - Notion - Coda - zapier ____________________________________________________________________ ### Le no code, un vrai avantage pour le product manager Un product manager doit-il se mettre au no code ? Au vu des opportunités citées ci dessus, il est clair qu’un product manager utilisant le no code aura un vrai avantage. Preuve en est, les premières formations no code à destination des product manager commencent à arriver sur le marché. Vous souhaitez savoir comment utiliser le no code plus souvent dans votre stack de product management? --- # Tester une idée, un concept ou une innovation en 2 semaines sans MVP URL: https://www.digilityx.com/blog/tester-une-idee-un-concept-ou-une-innovation-en-2-semaines-sans-mvp Date: 2022-01-19 Expertise: produit > Comment tester son product market fit en 2 semaine sans MVP ? Le product-market crash peut se réaliser en deux semaines et se compose en 4 grandes parties : Recherche utilisateur / discovery zoom, Définition du product market crash (pretotype), Définition de l’acquisition , Product market crash et résultat ‍ Digilityx est un cabinet de conseil avec un start-up studio. Dans ce cadre, nous testons une vingtaine d'idées et concepts tous les 6 mois. A chaque cycle, nous utilisons des méthodes différentes afin de les essayer et de les évaluer. Design sprint, lean startup, prototype mais également prétotype d’Alberto Savoia, go to market … Le startup studio est un véritable terrain de jeu pour comprendre les méthodes. En parallèle, fort de l’expérience du startup studio, nous accompagnons les grands groupes mais également les startup dans le lancement de produit et concept. Avec toutes ces expériences, nous avons senti qu’il y avait un trou dans la raquette au niveau de la mesure de l’engagement avant de designer un produit. Ce qu’on voit dans le schéma classique, c’est que les entreprises font une bonne UX research, des bonnes séances d’idéations qui génèrent des solutions potentielles, mais c’est à ce moment-là qu'on va souvent aller trop vite dans la projection vers le prototype. Or, la plupart du temps, avec un prototype on teste l’usabilité et on s’en contente pour dire que le projet sera un succès et que la cible va l’adopter immédiatement. Mais comment vérifier aujourd’hui que les utilisateurs sont prêts à s’engager ou à acheter cette solution sans développer le produit ? Et comment s’en assurer à grande échelle? Quand réaliser un product-market crash ? En pre seed pour trouver son product market fit Pour convaincre sa direction qu’il faut se développer Pour démarrer un new business Pour prioriser une fonctionnalité, des évolutions Comment réaliser un product-market crash ? Une recherche utilisateur / discovery zoom pour définir le bon discours Définition du product market crash (pretotype) Définir le canal d’acquisition Réalisation du product-market crash et Roadmap Qu’obtient on après un product-market crash ? En savoir plus sur le product market crash ## Le product-market crash : Comment trouver son Product-market fit sans MVP ? Vous avez la bonne idée ? Vous avez une intuition de nouveau marché, une idée de start-up, une envie de créer une nouvelle offre, un nouveau produit, service ou développer une fonctionnalité innovante ? Mais vous n'avez pas de données qui confirment votre intuition ! Comment s’en assurer ? Vous pensez/savez que cela peut fonctionner, que les clients vont adorer et que votre direction va être séduite ? Assurez-vous que votre offre correspond bien à ce que veulent vos utilisateurs en générant vos propres données d’analyse réelles. En 2 semaines, transformez vos intuitions en certitudes ! Grâce au product-market C(r)ash, gagnez du temps, dérisquez le produit et assurez-vous une audience ! En nous appuyant sur nos missions et nos propres lancements, mais aussi sur des méthodes de Pretotyping, design sprint & Growth, nous vous aidons à démontrer aux investisseurs potentiels ou à votre direction que la demande est là et que votre idée est la bonne (ou pas…) ## Quand réaliser un product-market crash ? ‍ ### En pre seed pour trouver son product market fit Le premier tour de table est une levée de fonds qui permet à une entreprise de financer son premier développement. Vous êtes en train de chercher votre product market fit, vous développez votre MVP. A ce stade, on se pose beaucoup de questions sur la fonction première et quel discours commercial choisir. ### Pour convaincre sa direction qu’il faut se développer Vous avez une idée mais votre direction ne veut pas vous accorder les 200k pour développer telle ou telle feature. Utilisez le product market crash pour avoir des données qui vous permettront de convaincre votre direction. ### Pour démarrer un new business Vous êtes chargé de trouver des nouveaux business pour le compte de votre entreprise ou pour vous, vous avez plusieurs opportunités, vous pouvez lancer plusieurs product market crash pour voir quel business attire le plus d’engagement. ### Pour prioriser une fonctionnalité, des évolutions Vous souhaitez rebooster un produit ou une offre en perte de vitesse, trouver une nouvelle cible ou juste vous démarquer de vos concurrents sans repartir de zéro. Vous avez déjà des idées de nouvelles features mais pour être sûr de savoir laquelle est vraiment attendue par vos utilisateurs et surtout laquelle sera génératrice de ROI, c’est plus compliqué. Le product market crash permet d’obtenir de la visibilité sur l’engagement des utilisateurs à telle ou telle nouvelle fonctionnalité ou offre et ainsi de faire des projections sur la réussite d’un projet. ‍ ## Comment réaliser un product-market crash ? Le product-market crash peut se réaliser en deux semaines et se compose en 4 grandes parties : - Recherche utilisateur / discovery zoom - Définition du product market crash (pretotype) - Définition de l’acquisition - Product market crash et résultat ### Une recherche utilisateur / discovery zoom pour définir le bon discours Lors de la première semaine, nous menons avec vous une phase intensive de recherche utilisateur pour comprendre le problème auquel vous vous attaquez et découvrir les opportunités. Votre idée répond-elle bien à un problème utilisateur ? ### Définition du product market crash (pretotype) Lors de la seconde semaine, nous mettons en place un test d'engagement marché afin de mesurer si vos utilisateurs attendent ce genre de solution, s' ils sont prêts à l'adopter mais aussi pour recruter vos early…Il est nécessaire de penser son test à une échelle assez importante. Si vous testez une solution pour du BtoC, votre volume doit être de 500 voir 1000 personnes. Le nombre de personnes dépendra du type de solution, du marché et de vos canaux d’acquisitions. Vos utilisateurs achètent-ils votre idée ? ### Définir le canal d’acquisition ‍ À ce stade, nous avons maintenant des convictions sur le produit et la cible. Il faut maintenant définir le bon canal d’acquisition pour atteindre le public souhaité : - Sur la base de persona et de la user journey, trouver le meilleur momentum d’acquisition - Définir les critères des personnas - Définir les meilleurs moyens d’acquisitions (Facebook ads, google, ads, youtube, linkedin …) - Paramétrer les campagnes ### Réalisation du product-market crash et Roadmap Enfin la deuxième semaine, le test se met en place avec les leviers d’acquisition. Il est important de tracker l’ensemble des résultats et de mesurer l’engagement en fonction des hypothèses. De plus, même si vous constatez des résultats décevants, il ne faut pas changer des hypothèses ou des paramètres qui pourraient biaiser les résultats. Nous partageons ensemble les résultats, nous vous aidons à planifier la suite de votre idée: Orientation, Road Map, mais surtout nous déterminons ensemble les arguments pour les investisseurs potentiels ou la direction ... Votre idée est-elle la bonne ? ## Qu’obtient on après un product-market crash ? - Un test marché en 2 semaines au lieu d’un MVP en 3 mois - Des intuitions converties en convictions chiffrées - Une liste d’early adopters afin d’avoir des retours tangibles sur la solution et l’ajuster afin qu’elle soit au plus proche des attentes de la cible. - Des recommandations sur la stratégie de lancement de la solution ## En savoir plus sur le product market crash Le Product Market Crash pourrait vous intéresser mais vous souhaitez un peu plus d’information et de contexte ? Réserver un créneau de 30 min avec un expert Si vous avez déjà testé ce genre de méthodologie nous serions ravis d’échanger avec vous sur le sujet --- # Audit SEO : réaliser un audit de contenu en 2022 URL: https://www.digilityx.com/blog/audit-seo-realiser-un-audit-de-contenu Date: 2021-11-30 Expertise: growth-marketing > Besoin de maintenir à jour une stratégie de contenu efficace ? Découvrez notre méthode et modèle d'audit pour faire un état des lieux de toutes vos pages ## Qu'est ce que l'audit de contenu ? ‍ Un audit de contenu consiste à faire un état des lieux de toutes vos pages sur votre site et d’en analyser les performances. Il s’agira de vérifier si le contenu est suffisamment riche, s’il est lu, si son contenu est dupliqué ou encore le taux de conversion qu’il affiche. Votre principal objectif sera donc de maintenir à jour une stratégie de contenu efficace en faisant du tri (contenu non indexable, redirection..) ou en retravaillant votre contenu existant (densité de mots-clés, nombre de mots…) Dans notre précédent épisode sur le SEO, nous avons détaillé l’importance et la manière d’effectuer un audit technique de votre site. Comme vous pouvez vous en douter, réaliser régulièrement un audit de contenu est également vital dans la quête d’un référencement naturel solide et efficace. Cet exercice vous permet de prendre les meilleures décisions stratégiques pour continuer de remplir au mieux vos objectifs de trafic. Il vous permettra également d’asseoir un meilleur positionnement par rapport à vos concurrents. À l’instar de ce précédent épisode, nous allons vous donner toutes les clés en main, en 3 étapes, pour réaliser cet audit. ‍ ## Etape 1 : Faire l'inventaire du contenu du site ‍ Avant d’aller plus loin, téléchargez notre template d’audit de contenu via le lien ci-dessus. Il vous fera gagner un temps considérable dans votre organisation. Une fois le modèle téléchargé, vous pourrez appréhender bien plus facilement le guide qui va suivre. ‍ ‍ ### Collecte des URLS Pour commencer, récupérez l’intégralité des URLs de vos pages qui correspondent à la catégorie de contenu que vous avez choisi d’auditer. Le plus simple pour y parvenir est de passer par un robot d’exploration de site web (crawler) qui se basera sur votre sitemap pour générer une liste complète de vos URLs (a télécharger au format excel) Pour information, dès que le robot crawler arrive sur votre site, il analyse entièrement votre contenu ligne par ligne, en suivant chaque lien interne qu’il rencontre. Ce crawl a lieu jusqu’à ce que le robot arrive sur une URL sans nouveau lien. Cette étape est primordiale pour ne pas oublier d’URL sur votre site. Il faudra quand même vérifier manuellement qu’aucune erreur ne s’est glissée dans le tableau. C’est assez rare, mais c’est possible si le maillage interne n’est pas optimisé sur votre site web, avec par exemple des pages orphelines invisibles dans votre navigation web ou sitemap. Nous vous conseillons 2 crawlers performants : Screaming Frog (version gratuite de 500 URLS par crawl) Oncrawl (payant, mais période d’essai gratuite de 7 jours) Copiez ensuite toutes les URLs de votre tableau de crawl et reportez-les sur le modèle d’audit de contenu, colonne “URL des pages du site”. ‍ ### Catégoriser les types de contenu en fonction des objectifs Après la collecte de vos URLs, gagnez du temps en les classant par type de contenu similaire. Vos pages d'expertise, de présentation corporate, de blog... sont autant de catégories que vous pouvez traiter les unes à la suite des autres (colonne “URL des pages du site” sur le template) Ce 1er tri offre une meilleure visibilité pour remplir la 1ère colonne du modèle : le type de page (en fonction de votre objectif de conversion) Nous avons établi, de façon générique, 6 catégories pour vos types de pages (ne pas hésiter à en rajouter selon la typologie de votre site) : Inspiration (blog, tendances..) -Génération de leads (contact, prise de rdv, devis en ligne..) -Produit (univers produits, marketplace..) -Catégorie (pages mères, landing pages e-commerce..) -Service (pages expertise, offres..) -Autres (selon vos types de contenu) ‍ ### Indiquer les performances des pages Une fois que vous avez catégorisé vos contenus, vous devez identifier les KPIs dont vous aurez besoin pour analyser leur performance. A l’aide de Google Analytics et de votre crawler web, nous avons présélectionnés 7 KPI’s indispensables, à remplir sur toutes les URLs de votre tableau d’audit : -Trafic SEO (Google Analytics) -Taux de rebond (Google Analytics) -Temps moyen sur la page (Google Analytics) -Temps de chargement (Crawler) -Indexabilité (Crawler) -Nombre de backlinks (Crawler) -Chiffre d'affaire (uniquement pour les sites e-commerce) Il s’agit d’une liste générique, qui est suffisante pour la plupart des sites actuels. N’hésitez pas à en rajouter d’autres si besoin. Petit conseil pour avoir de la profondeur sur vos données : Connectez vos comptes Google Analytics et Google Search Console. ‍ ## Etape 2 : Analyse et interprétation de l’inventaire ‍ ### Définir les objectifs des pages Le contenu doit avoir un but précis, il doit déclencher une action ou un intérêt de la part de l’utilisateur, comme par exemple : -Objectif de notoriété de la marque -Objectif d’informations sur les services proposés par l’entreprise -Objectif de conversion sur le site e-commerce -Objectif de fidélisation de vos consommateurs L’interprétation doit donc être objective de votre part : une page peut vous sembler "intéressante" mais elle doit répondre à un objectif cité ci-dessus pour améliorer vos conversions et votre image de marque. ### Etudier vos pages en fonction de vos KPIs Dans un premier temps, analyser rapidement tous vos indicateurs de contenu sur l’ensemble de vos pages pour avoir une idée globale de l’état des pages. Dans un deuxième temps, l’analyse des KPIs sera plus précise en fonction des objectifs initiaux de vos pages : -Pour un article de blog, il s’agira du nombre de sessions, du taux de rebond, du temps moyen passé sur la page ou encore du trafic SEO. -Pour une page produit, le CA est le KPI principal. -Pour aller plus loin, on peut également analyser les statistiques sur les réseaux sociaux, avec par exemple le nombre de partages, de commentaires, de likes, de clics.... Il s’agit de la phase de l’audit de contenu qui demande le plus de patience et de rigueur dans l’analyse. Pour illustrer avec un exemple, votre page peut attirer beaucoup de trafic, mais avoir un taux de rebond élevé et une durée moyenne de session très courte. Cela signifie que les utilisateurs sont intéressés par votre sujet, mais que le contenu ne leur offre pas ce qu’ils recherchent. Dans ce cas, il faut évaluer différents éléments de votre page pour comprendre pourquoi les utilisateurs quittent votre site. Le problème peut venir de la pertinence de votre contenu par rapport aux titres, aux CTA ou même au temps de chargement. Vous devez également tenir compte des différentes étapes du parcours client. Votre contenu « awareness » peut attirer plus de trafic, mais avoir un taux de conversion plus faible. Votre contenu lié à vos services peut avoir moins de trafic, mais générer plus de leads, etc.. ### Identifier les problèmes externes et internes #### Contenu pauvre Le contenu pauvre est tout simplement un contenu trop court (nombre de mots inférieur à 600), peu pertinent ou difficile à lire. Il peut s’agir de pages générées automatiquement (par exemple des fiches produits) ou des pages satellites. Le problème principal de conserver des pages avec un contenu pauvre, c’est que Google évalue la qualité d’une page en prenant en compte la qualité de toutes les autres pages publiées sur votre site (qui sont indexées bien sûr). #### Contenu dupliqué (interne) Cette pratique consiste à reprendre un texte publié sur une de vos pages en le dupliquant afin de produire plus de contenu sans effort. Pour info, il s’agit très souvent de fiches produits avec du texte copier/coller d’une offre à une autre. Grâce à votre tableau de crawl du site, classez la colonne “duplicate content” du plus grand au plus petit en filtrant pour mettre en avant les contenus les plus dupliqués. Normalement, c’est assez rare d’avoir des pages dupliquées en interne. Si c’est le cas, vous devez les désindexer car Google demande aux sites web d’avoir du contenu unique sur chaque page. ‍ #### Contenu plagié (externe) Google estime que c’est du “plagiat” lorsque le contenu est repris entièrement sans aucune modification. Dès que nous avons eu ce type problème chez Digilityx, il s’agissait de contenu dupliqué avec des « scraper site », qui se contentent de copier le contenu d’un site et de le publier entièrement sur un autre site. Même si la concurrence sur vos sujets est rude, vous devez utiliser vos propres termes et surveiller qu’on ne les a pas copiés ! → Top 10 des outils pour analyser le contenu dupliqué ‍ #### Cannibalisation de mots-clés La cannibalisation des mots-clés c’est tout simplement une mauvaise utilisation de vos mots-clés, avec très souvent une utilisation trop importante d’un seul et même mot-clé sur plusieurs pages de votre site. Si vous publiez 2 articles avec le même mot-clé, cela crée une confusion des moteurs de recherche (et donc 2 fois moins de visibilité !) ## Etape 3 : Mise en place d’un plan d’action de vos pages (indexation, suppression, optimisation..) ‍ Une fois votre inventaire terminé, vos objectifs établis et les problèmes identifiés, créez un plan d'action pour toutes vos pages. Voici la liste des 5 solutions à inclure dans le modèle d’audit (selon les données et métriques que vous avez recueillies en étape 2 : ‍ ### Garder la page La page est pertinente aux yeux de Google, avec des mots-clés positionnés qui amènent du trafic qualifié. La densité de mot-clé est correcte, le nombre de caractères est suffisant (minimum 600 mots) et votre trafic est correct pour l’inclure dans votre stratégie de content marketing. → La page est conservée sans aucun besoin d’optimisation sémantique : tout roule pour vous ! ‍ ### Supprimer la page La page ne présente aucune possibilité d’amélioration (ou bien la mise à jour prendrait beaucoup trop de temps par rapport à vos objectifs). La page ne présente aucun intérêt SEO, alors supprimez-la directement de votre architecture. Il peut également s’agir de pages temporaires, comme par exemple une landing pour le black friday, une landing pour vos anciennes campagnes Ads ou bien une fiche produit en rupture de stock indéterminée... ‍ ### Améliorer le contenu de vos pages Il existe plusieurs solutions pour améliorer considérablement la qualité de votre contenu. Commencez par développer votre contenu existant. Selon Semji, en moyenne un article de blog en 2021 comporte 1500 mots. Vous pouvez simplement ajouter quelques informations pertinentes comme des informations produits, des nouvelles tendances, des nouvelles études (sans oublier d’y insérer un backlink !), ou bien de nouveaux exemples... ‍ N’oubliez pas d’améliorer également les balises de structure. Votre structure doit être claire et logique, avec des balises H2 et H3 pertinentes qui contiennent des mots-clés dès que possible. N’oubliez pas que vos titres améliorent l'expérience utilisateur et aide les robots de Google à mieux interpréter votre page. Les articles de blog bien structurés ont plus de chances de se classer en top position. ‍ Il est également possible de combiner plusieurs pages pour en créer une autre plus complete, avec par exemple un format différent (livre blanc, infographie...). En dernier recours, vous pouvez réécrire entièrement votre page si elle ne génère aucun trafic, en insérant de nouveaux titres, nouveaux exemples, conseils et surtout en modifiant vos mots-clés principaux (avec du volume de recherche bien sûr!) ‍ L’ajout d’un CTA est un élément majeur pour créer du trafic interne et conserver le plus longtemps possible vos utilisateurs. Créez un véritable entonnoir marketing sur votre site avec par exemple des bannières, content teaser, product teaser... ‍ Pour finir, Google est aussi très regardant sur la présence de contenu média. Ajoutez des vidéos et des photos à vos contenus si c’est possible ! L'intégration de vidéos est bel et bien un nouvel indicateur SEO pour le positionnement des résultats Google depuis 2021. Attention à ne pas les intégrer en dur sur le site(Youtube est le meilleur ami de Google…) pour limiter le temps de chargement. ‍ ### Rediriger avec un code 301 Un code 301 est une redirection temporaire que vous insérez directement dans votre CMS. Utilisez ces redirections 301 pour les pages web supprimées de votre site. Cela vous permet d'éviter les pages « not found » et d'améliorer l'expérience utilisateur. Optimisez les liens internes : à la fin de vos pages, ajoutez des liens pointant vers de nouveaux articles de blog présentant des sujets associés. Cela peut vous aider à améliorer le maillage interne de votre site web, mais également de conserver l’utilisateur en réduisant le taux de rebond. ‍ ### Désindexer la page avec une balise "Noindex" Une fois l’audit de contenu terminé et les modifications/suppressions de pages terminées, n’oubliez pas d’informer Google de vos mises à jour de contenu en utilisant Google Search Console. L’outil vous permet de soumettre à l'index de Google votre nouveau sitemap des pages Web récemment mises à jour. Vous en aurez non seulement l’utilité pour vos prochains audits de contenu annuels, mais aussi pour permettre à l’algorithme de Google de mieux comprendre la structure de votre site ou de votre blog. Pour plus d’information : https://www.digilityx.com/post/realiser-un-audit-technique-seo-etapes-checklist ‍ En bonus, une petite vidéo ! Connaissez-vous vraiment vos visiteurs ? Ciblez-vous vraiment le bon profil ? Il est temps d’intégrer le concept de « buyer persona » dans votre stratégie de référencement naturel ! Mieux comprendre le profil de vos acheteurs va en effet permettre de créer des contenus adaptés à leurs attentes : ‍ --- # Rôles et interactions dans une organisation produit URL: https://www.digilityx.com/blog/roles-et-interactions-dans-une-organisation-produit Date: 2021-11-23 Expertise: produit > L’organisation produit se densifie et voit apparaître de nouvelles appellations et rôles tels que Product Marketing Manager, Product Ops/Operation, Product Designer, Product builder. Complexification ou fluidification ? Quelles interactions entre ces nouveaux acteurs ? "L’organisation produit" et les rôles des acteurs qui la composent sont LES keywords tendance du moment dans la sphère “product”. En témoigne l’émergence de multiples articles et publications traitant des job-definitions et des périmètres d’intervention dans le product management. ‍ L’organisation se densifie et les interactions semblent se multiplier. D’accord ou pas d’accord sur la nature et la nécessité de ces rôles, on peut en débattre, mais voici une photographie exhaustive de ce que peut être une organisation produit "idéale et complète" telle qu'on peut la rencontrer aujourd'hui. Vision complète d’une organisation produit dans son intégralité ## Organisation produit, faisons le point 4 bulles comme autant de départements que nous connaissons, plus ou moins connectées et en interdépendance les unes avec les autres selon la typologies des structures, et qui ont la nécessité de faire vivre au centre “l’équipe produit” pour synthétiser, coordonnées et prioriser l’ensemble des ambitions. ‍ L’organisation a évolué. Là ou nous connaissions les traditionnels Product Owner et Product Manager dans une organisation dite agile, tout s’est densifié. Réel besoin, simple opportunité, efficacité prouvée ou jargon et mise en "boîte" ? Tâchons d’y voir plus clair sur les différents rôles. ## Quels sont les rôles produits ? ### Le Product Owner Toujours présent, on le connaît et son rôle n’a que peu évolué. On peut s’entendre sur le fait qu’il est et reste le garant du delivery, de son séquencement en fonction de la valeur utilisateur générée et de la planification des sprints. C’est un chef d’orchestre en mode agile qui sert d'interface entre l'équipe technique et l'ensemble des parties prenantes mais d’un point de vue fonctionnel. ### Le Product Manager Le Product Manager est là pour leader avec plus de hauteur, donner la direction à suivre et apporter une vision produit. Il a comme objectif général de développer et d'améliorer un produit. C’est donc naturellement qu’il intervient de la phase de discovery à celle de l’optimisation. Il est centré sur les besoins utilisateurs et doit être capable de transformer des “pains” en opportunités. Ces deux profils et titres sont plutôt lisibles, entendus et bien définis. ### Le Product Ops Ce rôle transverse encore peu connu vise à simplifier la vie des équipes Produit dans une organisation fortement dimensionnée. Il a pour objectif d'orchestrer toutes les équipes entre elles, garantir la cohérence et l'harmonisation des processus et de diffuser les bonnes pratiques au sein du département Produit. Serait-ce le nouveau Scrum Master de l’organisation produit ? Nous pouvons nous interroger sur le rattachement hiérarchique au PM ? Si oui, à quel niveau ? Si non, est-ce un rôle qui intervient en parallèle ? Seule certitude, cette fonction existe quasi exclusivement dans des structures complexes et ramifiées en termes d’organisation produit. ### Le Product Marketing Manager Rattaché au département marketing, le PMM se concentre davantage sur les éléments qui vont motiver un acte d’achat. On parle également de Buyer Research. Son travail est essentiellement basé sur l’environnement, le secteur, le marché, la concurrence. Comprendre ce dont les gens ont besoin de savoir sur le produit pour faire en sorte qu’il soit acheté ou consommé. Mais n’est-ce pas déjà le rôle accordé au périmètre d’intervention d’un PM ? Pour nous le marketing doit s’exprimer notamment dans la phase Growth du cycle produit, et c’est effectivement sous l'égide du traditionnel PM. ### Le Product Designer L’émergence du métier généraliste de product designer est une réponse spontanée à la fragmentation des expertises entre designers des interactions, artisans de la forme et experts de l’expérience utilisateurs. Son objectif : comprendre les utilisateurs et concevoir des parcours intuitifs. Il est impliqué sur toute la chaîne de création du produit : de l’identification du problème à l’implémentation de la solution. Il s’inscrit autour ou dans une équipe Produit et possède des soft skills plus prononcées pour coordonner les itérations Design avec les cycles de release Produit. ### Le Product Builder Un produit + du No Code, voici la carte d’identité du product builder. Dernier arrivé dans l'écosystème de l’organisation produit, il peut travailler seul ou en équipe, en startup, en PME ou dans une plus grande structure et ses compétences sont basées sur une culture et une méthodologie Product. Il réalise les produits grâce à des outils no code. Ce n'est donc pas totalement un Product Manager, ni totalement un développeur. Il est à la croisée des chemins. ## Quelle organisation Produit mettre en place ? Ce n’est pas le sujet ici mais notons quand même que la notion d’Agilité est passée en second plan sur l’ensemble des rôles et méthodo. Évolution ou régression, complètement intégrée ou mise de coté, le temps nous le dira. ‍ Il n’y a pas de bonne ou mauvaise organisation produit … seulement des produits plus ou moins complexes et des cultures d’entreprise plus ou moins poussées. Une DNVB (Digital Native Vertical Brand) n’adoptera pas les mêmes codes d’organisation qu’une entreprise “traditionnelle”. De même qu’une entreprise dont la solution commercialisée est simple n’a peut être pas de réel intérêt à multiplier les rôles et la taille de l’équipe chargée du produit sous peine de perdre en fluidité, même si c’est le but initialement recherché. “C’est la complexité/interdépendance du produit lui-même qui impose la composition de l'équipe Produit.” Certains produits sont tellement denses qu’il n’y à pas d’autres possibilités que de travailler en squads dédiées en appliquant à chacune d’elle le même modèle d’organisation produit. Donc des rôles en parallèle avec la nécessité de créer des relais entre les équipes. ## Quelques convictions Dans notre vision "Digilitienne", le Product Manager doit être le plus global possible et ne pas se cantonner qu'aux métiers et aux développements. Il se doit d’être le plus polyvalent possible, comprendre et entendre chaque sphère pour être en mesure d’arbitrer là où il y a le plus de valeur pour le produit et ses utilisateurs. ‍ Pour nous le Product Ops n’intervient que dans des structures extrêmement larges. Le nouveau scrum master de l’orga produit ? Méthode ou outils, chacun son style. ‍ Le Product Designer lui, même s'il se doit d'être le plus transversal possible et intervenant sur l'ensemble la chaîne produit, ne devra pas empiéter sur le rôle du PM. Attention aux conflits. ‍ C’est sur le PMM que nous avons plus d’attente. Pour nous, il est trop concentré sur l'étude du marché dans sa définition propre, là où nous l'attendons plutôt sur les tests et le market fit pur. Il doit porter les notions de Market c(r)ash plus en avant pour donner une visibilité sur le taux d’engagement des cibles actuelles et futures. Là est sa plus-value. Quelque soit l’organisation produit, la vision globale, la data driven attitude, les lotissements orientés valeur utilisateur restent de mise. La différence se fera à travers la méthodologie mise en place. Pas une spécifique, mais l’adaptation de toutes les best practices de chacune visant à servir l’organisation produit du moment, qui doit rester flexible dans tous les cas. ‍ Si toi aussi tu es PO / PM / PMM / POps / PDesigner / Productophile à 5 pattes et que tu es concentré sur la valeur que tu apportes, que tu tends à une vision élargie, nous t’invitons à postuler ici, tu as ta place ! Poste PO inno → Poste Creative PM → Poste Lead Product Manager / Business developer → --- # Intelligence collective : comment la développer en entreprise ? URL: https://www.digilityx.com/blog/intelligence-collective-comment-la-developper-en-entreprise Date: 2021-11-02 Expertise: design > L'intelligence collective, vous connaissez mais rencontrez des difficultés à la mettre en place. Nous vous partageons quelques clés pour mobiliser toute la puissance de cette intelligence de groupe et la mettre à profit de vos projets et de votre entreprise. Nous en parlions dans un précédent article (disponible ici), l'intelligence collective permet d’atteindre des objectifs plus grands et plus ambitieux en capitalisant sur la diversité du groupe (c'est ce qui en fait sa force). Or entre l'envie de s'appuyer sur le collectif et la capacité à le faire réellement (et à le pérenniser), ce n'est pas toujours si simple. Il y a bien souvent une organisation et des mentalités à faire évoluer, des effets pervers à éviter... Il est donc impératif de mettre en place la bonne approche en fonction de ce que vous cherchez à atteindre. ## Quand mobiliser l'intelligence collective ? - Vous souhaitez trouver des solutions plus innovantes et vous appuyer davantage sur les compétences de chacun (hard et softskills) pour répondre aux enjeux de votre entreprise. - Vous souhaitez encourager chaque employé à collaborer avec les autres pour instaurer l’entraide, le travail collectif et ainsi stimuler la réflexion au sein de votre organisation. - Vous constatez un manque d'agilité sur vos projets et souhaitez mettre en place une méthode de travail commune capitalisant sur vos échecs afin de garantir le succès. ## Notre approche pour développer l'intelligence collective Nous pouvons vous aider à mettre en place, en quelques semaines, les outils et techniques nécessaires au développement de l'intelligence collective dans votre entreprise. ### 1. Clarifier vos enjeux ‍Nous définissons ensemble les objectifs que vous souhaitez atteindre. Que ce soit pour définir une "vision" globale ou bien plus simplement pour cadrer un nouveau projet, il est primordial de définir une direction commune pour le groupe.‍ À noter : avoir un objectif établi et être capable de co-construire une vision collective permet au groupe de s’approprier les enjeux et créer de l’adhésion au projet.‍ ### 2. Embarquer les bonnes personnes ‍Afin de garantir le "succès", il est important de se questionner sur les "bonnes" personnes à solliciter. Au-delà de leurs compétences, de leur rôle, de leur direction... nous vous aidons à identifier celles susceptibles d’enrichir le débat et d'apporter de la matière aux échanges. ‍À noter : la diversité est une richesse, nous vous conseillons de penser aussi en externe, à vos clients, à vos fournisseurs, à des acteurs de référence… ### 3. Faciliter des séances de co-création ‍Ces ateliers, véritables catalyseurs de l'intelligence collective, doivent permettre à chacun de s'exprimer, de rebondir, de challenger. Nous mettons en place des méthodes de travail ludiques permettant d'accélérer la génération d'idées et de faciliter la co-création. ‍À noter : la confrontation n’est pas un défaut, bien au contraire, tant qu’elle se situe sur les idées, c'est de cette diversité de points de vue que les solutions les plus innovantes naissent. ### 4. Prioriser les idées, formaliser, partager ‍Nous vous aidons à retenir les solutions les plus pertinentes au regard de vos enjeux et à les concrétiser (par un prototype, un concept model...). Ce travail, mené toujours de façon collective et collaborative, vous permettra de diffuser vos travaux et donc de faciliter l'adhésion en interne (que ce soit sur les solutions que vous proposés tant que sur la méthode que vous avez adoptée). ### 5. Recueillir du feedback, optimiser, systématiser ‍Nous pensons que les mécaniques de prise de feedback sont essentielles à toute démarche se voulant capitaliser sur l'intelligence collective. Cette démarche, à la fois collective et individuelle, est un processus itératif. Nous vous aidons à mettre en place des rituels permettant de systématiser la prise de feedback et ainsi d'améliorer votre façon de collaborer, vos solutions... ## Et après ? L'intelligence collective est une approche, on pourrait presque dire une "philosophie". Ce n'est donc pas une fin en soit. Il existe de nombreux outils pour vous aider à concrétiser, challenger et enrichir vos idées, comme par exemple : - Design Sprints → - Tests d'utilisabilité → - Focus Groups → Vous souhaitez capitaliser davantage sur l'intelligence collective ou avez déjà eu l'occasion de la mettre en place et souhaitez nous partager votre feedback ? Échangeons sur le sujet ! --- # Qu’est-ce que le product market fit ? URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-que-le-product-market-fit Date: 2021-10-29 Expertise: produit > Trouver son produit market fit, le graal de chaque product manager ? Le product market fit idéal est la façon dont votre cible comprend votre produit, qui l’achète et en parle autour d’elle pour vous recommander. ## Qu’est ce que le product market fit ? Vous avez une idée de start up, vous voulez lancer un nouveau produit, un service ou une nouvelle offre et vous en avez parlé autour de vous… C’est à ce moment que vous entendrez souvent : “Tu as trouvé ton product-market fit ?” Dans cet article, nous faisons une introduction de cette notion et de son importance dans le lancement produit. Et pour ceux qui veulent pousser un peu plus sur le sujet nous créé un livre blanc "Product Market Fitest": un programme en 14 étapes pour vous accompagner dans le lancement de votre solution Mais qu’est-ce que c'est le product market fit? ## Product-market fit, définition Défini par Marc Andreessen, le Product-market fit est une alchimie qui se produit lorsque le produit d'une startup résonne parfaitement avec les besoins de ce marché cible. Plus votre produit résonne avec votre marché, plus la croissance des startups (et entreprises) est rapide. En résumé, Le product market fit idéal est la façon dont votre cible comprend votre produit, l’achète, l'utilise et en parle autour d’elle pour vous recommander. La pyramide de product-market fit a été créée par Dan Olsen. ## Pourquoi trouver son market fit ? La réponse est assez simple. Trouver son marché le plus tôt possible permet de concentrer tous les efforts de vos équipes sur des potentielles leviers de croissance et d'expansion de l'entreprise, de ses services. ## Comment savoir si vous avez atteint le product-market fit ? "Il n'y a pas un seul ensemble de mesures qui peut dire à une entreprise quand elle a atteint l'adéquation produit-marché. Mais il y a des signes révélateurs", écrit Andrew Chen, un VC partner de chez Andreessen Horowitz, un fond d'investissement de la Silicon Valley. Vous pourrez penser l'avoir atteint, lorsque vous pourrez constaterez les signes suivants par rapport à votre produit/solution : - Des utilisateurs passent d’un produit similaire à votre produit - Les tests utilisateurs montrent un retour positif sur votre produit - Les utilisateurs placent votre offre ou produit parmi les meilleurs du marché - Les utilisateurs identifient rapidement vos facteurs différenciants - Les utilisateurs communiquent et recommandent votre produit - Les différents indicateurs de satisfaction client sont dans le vert (NPS, …) Les indicateurs ci-dessous sont souvent mis en avant pour comprendre et vous assurer de votre market fit. - Score NPS - Taux de désabonnement - Taux de croissance - Part de marché Cependant, il n’existe pas de formule parfaite pour dire : OUI vous avez atteint votre product market fit. ‍ ## Trouver son produit market fit, le graal de chaque product manager. Chaque entrepreneur rêve de le trouver rapidement sans dépenser trop. Certains vont créer leur produit et le trouvent tout de suite, d’autres vont produire plusieurs versions de leur service, pivoter, pivoter … tester de nouveaux marchés, de nouveaux clients… et enfin trouver. Il existe plusieurs manières de le trouver mais le test reste le meilleur atout. ‍ ## Trouver son product-market fit, et après ? Attention ! Trouver le market fit ne vous garantit pas une croissance et un succès éternel. En effet, si vous l’avez trouvé, vos concurrents le trouveront également. Il est donc nécessaire de faire évoluer son offre et son produit . Vous devez rester proches de vos users. Dans notre cycle produit (voir notre article), nous plaçons cela dans les phases d'optimisation et de growth afin d’aller chercher des nouveaux leviers de croissance. Ces leviers peuvent être des leviers produits (nouvelle features, …) mais surtout des nouveaux canaux d’acquisition. ‍ Pour rappel, un produit n’est jamais fini. ‍ ## Est ce grave de ne pas trouver le produit market fit ? Au sein des product manager, il y a deux philosophies : abandonner ou patienter Certains diront que l’une des plus grandes qualités d’un product manager est de savoir abandonner une idée. Effectivement, si le produit ou le projet ne trouve pas de client, il peut être nécessaire d’abandonner et de tester de nouvelles idées. Nous le faisons souvent au sein de notre startup studio. Il est important de rappeler que 9 startup sur 10 se plantent. D’autres disent que la patience est toujours récompensée. Il est alors nécessaire de tester de nouveaux clients, de nouveaux segments, et de trouver enfin le bon marché. Nous avons récemment accompagné une entreprise qui était persuadée qu’elle trouverait son product-market fit avec une cible en particulier. Après une phase de recherche utilisateur et de nombreux tests, nous l’avons accompagné pour cibler une nouvelle profession. Il s'avère que les réactions étaient nettement meilleures. ‍ ## Est ce possible de le trouver avant d’avoir son produit? Pour trouver son marché, il existe plusieurs méthodes. Cependant, la question du timing est importante. Faut-il trouver son market fit avant d’avoir son produit ? pendant la construction de son produit ? lors des tests utilisateurs ? ou alors après avoir développé son produit ? Le cycle produit classique ne permettait pas d’assurer l’existence d’un marché avant même d’avoir lancé son produit. Chez Digilityx nous nous sommes approprié ce cycle produit en y intégrant des phases de confrontation de marché mais aussi de recalibrage du produit afin d’assurer le lancement d’une solution réellement attendue par les utilisateurs. Cette phase très en amont de confrontation au marché permet de sécuriser le product-market fit très en amont avant même d’avoir designer la solution. Nous appelons cette phase le market C(r)ash. Vous voulez en savoir plus, venez en discuter. Discutons de votre product market fit --- # Qu’est-ce que le product ops (Product operations) ? URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-que-le-product-ops Date: 2021-10-21 Expertise: produit > Le product Ops est garant de la méthode produit. Le product ops doit mettre en place les meilleures conditions pour que les équipes produit puissent travailler et produire efficacement. Product ops (abréviation de product operations) est une fonction opérationnelle qui optimise les échanges entre le produit, développement, marketing, design et les autres parties prenantes. Pour rappel, la démarche produit s’appuie sur plusieurs principes : - Placer l’utilisateur au centre tout au long de la démarche (User Research, User test, Analytics) - Confirmer les hypothèses produit et marché rapidement en utilisant le moins de développement possible - Optimiser la valeur du produit/service et confirmer le business model - Réaliser un produit de qualité en termes de design et de développement - Garantir un produit performant et évolutif dans une logique d’amélioration continue Ce cycle de développement produit passe par plusieurs phases. Chez Digilityx nous définissons 6 phases produit : - Discovery - Market C(r)ash - Design - Delivery - Optimization - Growth Vous pouvez retrouver le détail dans cet article. Mais qui est garant de ce cycle produit et de la bonne organisation autour de ce cycle ? ## Le product Ops, garant de la méthode produit, En effet, C’est bien le rôle du product Ops. Le product ops doit mettre en place les meilleures conditions pour que les équipes produit puissent travailler et produire efficacement. Product ops (abréviation de product operations) est une fonction opérationnelle qui optimise les échanges entre le produit, développement, marketing, design et les autres parties prenantes. Au sein de l'équipe produit, il travaille en transverse avec toutes les équipes. il est un soutien logistique du head of produit. Le product Ops est le responsable qualité Méthode de l’organisation produit. ## DevOps, scrummaster et product ops, quelle différence ? Leurs rôles sont équivalents mais à des niveaux différents. Le devOps est responsable de l’organisation au niveau des développements. Pour rappel, le DevOps est un ensemble de pratiques qui combine le développement de logiciels et les opérations informatiques. Il vise à raccourcir le cycle de vie du développement des systèmes et à assurer une livraison continue avec une qualité logicielle élevée. Le scrum master va aider l'équipe Agile. Il est garant de la méthode. Les méthodes agiles sont caractérisées par des sprints et des rituels. Chaque cérémonie permet de rythmer les différentes itérations et la vie au sein de l'équipe. Ce fonctionnement garantit la constante amélioration des performances et donc la réussite d'un projet agile. Le scrum master est responsable de la méthode sur le delivery. Cette phase-là est souvent très bien structurée en entreprise notamment avec l’agile, le scrum, et kanban voir le Safe. mais alors que fait le product ops ? Le product ops, lui, opère dans un cycle plus global : product discovery, product design et product delivery. Les trois, product Ops, devOps et scrum master doivent travailler ensemble. ## Le rôle du product ops Le product ops doit mettre en place plusieurs points structurants de l’organisation Produit : - L’organisation globale du delivery : features team, component team, ... - La bonne méthode de discovery - L’orchestration du design avec le delivery - la qualité du delivery et la satisfaction des utilisateurs Il doit répondre au mieux au objectifs suivants: - Trouver la bonne méthodologie‍ L’un de ses premiers rôles est de trouver les méthodologies ou les outils nécessaires. Cela n’est pas évident car comme pour le delivery, les méthodes et outils sont nombreux. On peut citer le design thinking, le lean startup, … Au final, il est le garant de votre cycle produit depuis la recherche utilisateur jusqu’à la satisfaction client. Il s’assure que les designers, les products manager & owner délivrent le maximum de valeur sur tout le cycle. - Favoriser la bonne communication entre les équipes et des utilisateurs‍ Comme le scrum master, il est chargé de faciliter les échanges et de créer les bonnes conditions pour fluidifier la communication. Channel slack, Miro de rétrospective… tout cela est dans son périmètre. Cela passe par la bonne communication des équipes produit entre elles mais également avec l’entreprise en général pour finir avec les utilisateurs. Le product Ops doit s’assurer que le channel “registration team” est bien en place, que la prochaine major release est bien connue de toutes les personnes de l’entreprise et même que la product road map est partagée avec des utilisateurs. ‍ - Outiller tout le cycle produit pour avoir les bonnes données‍ De la récupération des hypothèses aux bugs techniques en passant par la récupération des feedbacks client,... la stack produit doit être en place pour favoriser les échanges et s’assurer que tous les participants aient bien la bonne information. D’un Notion ou Coda personnalisé à un cycle.app ou alors d’un JIRA, … toutes les étapes du cycle produit doivent avoir leur outil pour favoriser la communication et la transparence. Il peut être aussi chargé d’automatiser des processus internes. ## Quand mettre en place un product Ops ? Naturellement, un product ops ne sera pas nécessaire si vous avez une équipe produit composé d’un PM, d’un PO et d’un UX. Il devient un précieux atout à partir du moment où votre équipe produit devient plus large. 3 éléments peuvent influencer sur mise en place de ce rôle : - Vos équipes produit sont géographiquement éloignées. Il pourra alors faciliter les échanges - Vos équipes produit sont changeantes et le nombre de prestataires est assez important - Votre équipe produit croît rapidement ## Quelle organisation produit pour mon entreprise ? Pour trouver la bonne organisation, le product ops doit se poser un certain nombre de questions. Au niveau des équipes produit et UX : - Quelles sont les forces en présence ? - Combien d'équipes produit ? - Combien de product designer ? - Combien d’UX designer ? - Combien de prestataires ? Au niveau des équipes de développement : - quelle est l’architecture du produit ? - quelles sont les dépendances ? au niveau des outils : - Quel est mon besoin de personnalisation ? - faut il s’intégrer avec des outils existants ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, de bon ou de mauvais outil. Il est important de se poser toutes les questions ci-dessus et de trouver comment catalyser l'énergie autour du produit pour en maximiser sa valeur tout au long du cycle. ## Analyse de votre organisation produit Nous sommes intervenus dans plusieurs organisations pour mettre en place et améliorer l’organisation produit : - L'organisation de vos équipes produit ? Component team ? feature team ? user team ? - la bonne méthode de discovery ? Discutons de votre organisation produit --- # Intelligence collective : comment booster l'innovation ? URL: https://www.digilityx.com/blog/intelligence-collective-comment-booster-linnovation Date: 2021-10-07 Expertise: design > Vous souhaitez créer des solutions plus innovantes, amener vos équipes à être plus créatives... l'intelligence collective vous permet de mettre les compétences et connaissances de chacun au service du groupe. ## Qu'est-ce que l'intelligence collective ? Pour donner une définition simple de l’intelligence collective, nous avons choisi la proposition de la Oxford Review : L’intelligence collective correspond à la combinaison des capacités et des aptitudes d’un groupe ou d’une équipe pour réaliser collectivement une variété de tâches ou trouver ensemble des solutions à différents problèmes.Il est important de garder à l'esprit que l’intelligence collective n’est pas la somme des intelligences individuelles des membres d’un groupe. En effet, cette mise en commun des aptitudes, connaissances... permet de créer une véritable synergie entre les différents membres d’une équipe ou d'un projet et ainsi d'accélérer les interactions, donc la génération d'idées. En bref, cette forme d’intelligence permet d’atteindre des objectifs communs plus grands et plus ambitieux en capitalisant sur la diversité du groupe (c'est ce qui en fait sa force). ## Pourquoi mobiliser l'intelligence collective ? Le partage de compétences et de savoir-faire est un levier fondamental de performance pour votre entreprise. Si vous souhaitez développer l’efficacité de votre entreprise, vous vous devez de faciliter les synergies et donc de mobiliser l'intelligence collective de vos équipes. Celle-ci a de nombreuses vertus et vous permettra de : - Favoriser l'émergence des idées et, de fait, permettre l'innovation - Accélérer la montée en compétences des collaborateurs - Fédérer les équipes en tant que groupe et casser les "silos" (co-création) - Favoriser le bien-être et l'engagement des collaborateurs (ambiance de travail) - Avancer en situation de crise grâce à un collectif plus fort En bref, vous vous donnez les moyens de répondre aux enjeux de votre entreprise et rendez votre organisation plus flexible en générant confiance, coopération et engagement. ## L'intelligence collective n'est pas une recette magique Plusieurs facteurs peuvent freiner le succès d’une démarche de réflexion collective, voici les plus courants : - Etre confronté à des collaborateurs qui n’osent pas dire ce qu’ils pensent - Accepter des idées par dépit, par manque de conviction - Ne pas tenir compte des avis d'experts ou les occulter - Définir la valeur d'une idée en fonction de son origine (hiérarchie) plutôt que de son contenu Dans certains cas, l'intelligence collective peut être limitée par l'effet de groupe. D'où l'intérêt d'accorder une attention toute particulière à sa constitution. C'est pourquoi un individu seul peut tout à fait être plus intelligent qu'un groupe, car il conserve mieux sa pensée critique seul que sous l’influence du groupe. ## Et après ? L'intelligence collective est une approche, on pourrait presque dire une "philosophie". Ce n'est donc pas une fin en soit. Il existe de nombreux outils pour vous aider à concrétiser, challenger et enrichir vos idées, comme par exemple : - Design Sprints → - Tests d'utilisabilité → - Focus Groups → Nous vous partagerons, dans un prochain article, quelques clés pour mobiliser toute la puissance de cette intelligence de groupe et la mettre à profit de vos projets. Vous souhaitez capitaliser davantage sur l'intelligence collective ou avez déjà eu l'occasion de la mettre en place et souhaitez nous partager votre feedback ? Échangeons sur le sujet !‍ --- # 8 bonnes raisons de passer à Google Analytics 4 (GA4) URL: https://www.digilityx.com/blog/8-bonnes-raisons-de-passer-a-google-analytics-4-ga4 Date: 2021-10-05 Expertise: growth-marketing > Découvrez 8 bonnes raisons de passer de Universal Analytics à Google Analytics 4. Le 14 octobre 2020, Google annonçait le lancement de la nouvelle version de son outil de Web Analytics : Google Analytics 4. Beaucoup se demandent s’il est judicieux de passer sur cette nouvelle version et peu d’entreprises ont déjà entrepris la transition. Chez Digilityx, nous sommes persuadés qu’il est pertinent de passer de Universal Analytics à Google Analytics 4 et voici 8 bonnes raisons de le faire. ## 1. Google Analytics 4 devient la nouvelle norme Les développeurs des équipes Analytics de Google se concentrent désormais sur la nouvelle version GA4. Universal Analytics ne devrait donc plus voir apparaître de nouvelles fonctionnalités. Par défaut, lorsque vous créez une nouvelle propriété sur Google Analytics, Google vous pousse la création d’une propriété Google Analytics 4. Il est recommandé de créer une nouvelle propriété Google Analytics 4 au plus tôt, et ce afin de : - Commencer à récolter de la donnée dans cette nouvelle propriété et de créer ainsi une bonne profondeur de data. En effet, vous ne pourrez pas accéder à l’historique de vos données Universal Analytics sur votre nouvelle propriété GA4. Nous recommandons de créer une nouvelle propriété. - S’habituer au fonctionnement du nouvel outil . ## 2. Centraliser les données Web et Applications Mobile Pour bien comprendre ce point, il est important de rappeler ce qu’est une Propriété sur Google Analytics. Il s’agit d’une base de données, qui récolte l’ensemble des informations envoyées par vos sites et applications mobiles, afin de pouvoir les visualiser sur votre interface utilisateur Google Analytics. Sur Universal Analytics, il existait deux types de propriétés : web et mobile. Les propriétés étant silotées, il était impossible de réconcilier les données provenant du Web et des applications mobiles au sein de l’outil. Avec Google Analytics 4, vous pourrez, en utilisant notamment un User ID (un identifiant utilisateur unique que vous poussez à Google à chaque inscription / connexion à votre service), réconcilier les parcours de vos utilisateurs App et Web. Par exemple, il vous sera possible d’isoler vos clients qui n’ont pas téléchargé votre application ou encore d’analyser finement les parcours menant vos utilisateurs de votre app à des pages web spécifiques. ## 3. De nombreux événements sont trackés automatiquement Google Analytics 4 collecte automatiquement un certain nombre d'événements (mesures améliorées), dès lors que vous avez posé votre nouvelle balise. Le tracking de ces événements nécessitait auparavant une configuration GTM spécifique ou encore un tracking dataLayer. Voici quelques exemples d’événements (Web) que vous pourrez traquer automatiquement avec GA4 : - click : les clics sortants (ou outbound links) redirigeant vers des domaines différents du vôtre - file_download : les téléchargements de document - scroll : se déclenche lorsque vos utilisateurs scrollent sur votre page pour atteindre 90% de la page - video_start : une vidéo Youtube a été lancée sur votre site - view_search_results : les recherches effectuées sur votre site Pour accéder à la liste complète, rendez-vous sur la documentation Google. ## 4. Les événements sont beaucoup plus riches Google propose trois types d’événements sur GA4 : - Les mesures améliorées (événements récoltés automatiquement) - Les événements recommandés - Les événements personnalisés Les événements recommandés correspondent à des événements standards, proposés par Google, pour traquer les principales interactions des utilisateurs. Google propose un naming particulier pour ces événements et leurs paramètres. D’après la firme, cette normalisation permettra d’accéder à de nouvelles fonctionnalités dans le futur. Ici, nous imaginons qu’il sera possible de détecter des anomalies dans la fréquence de déclenchement de ces événements ou encore de se comparer à ses concurrents. Par exemple, il serait possible d’identifier si son taux de transactions est inférieur à celui de ses concurrents. Les événements personnalisés permettent de traquer tout type d’interactions entre vos utilisateurs et vos interfaces, en passant par GTM et éventuellement, l’utilisation du dataLayer. Sur Universal Analytics, nous étions limités à 3 variables permettant de qualifier un événement : category, action, label. Avec Google Analytics 4, on passe à 25 paramètres qui peuvent porter les noms de notre choix. Par exemple, pour traquer un click sur un CTA, sur Universal Analytics, nous aurions procédé ainsi : - Category : engagement - Action : click_cta - Label : S’abonner Sur GA4, il est possible d’aller beaucoup plus loin : - event_name : click_cta - click_label : S’abonner - cta_type : big rectangle - cta_color : green - page_section : footer Ce nouveau modèle de données offre des possibilités quasi infinies pour traquer finement ses événements. ## 5. L’exploration GA4 : un puissant outil de dataviz Les formats d'exploration de Google Analytics 4 L’exploration est le nouvel outil de dataviz de Google Analytics 4, permettant de croiser hyper facilement les dimensions et les métriques afin de sortir toutes sortes de rapports. L’interface est bien plus simple d’utilisation que les “rapports personnalisés” qui nous étaient proposés sur Universal Analytics. L’outil permet de très simplement croiser les dimensions (en ligne et en colonne) et les métriques pour pouvoir analyser finement les comportements utilisateurs. Lors d’une formation GA4, une personne nous a dit “c’est un peu comme un tableau croisé dynamique, mais en beaucoup plus puissant, et avec des données web”. On ne peut pas mieux résumer. Outre le format libre, l’exploration propose des modèles de rapports, répondant aux principales problématiques de l’analytics : - Exploration de l’entonnoir : modéliser des tunnels de conversion. - Exploration du chemin : analyser les actions réalisées par les utilisateurs avant ou après un événement particulier. - Chevauchement des segments : analyser les intersections de segments utilisateurs. - Explorateur d’utilisateurs : identifier la liste des utilisateurs inclus dans des segments particuliers pour analyser des comportements individuels inhabituels. - Exploration des cohortes : analyser le comportement de ses cohortes au fil du temps. - Activité totale des utilisateurs : analyser vos performances sur toute la durée de vie des utilisateurs. Par exemple, analyser le revenu moyen des utilisateurs par source de trafic. Un exemple de format libre sur Google Analytics 4 ## 6. La personnalisation des rapports : la bibliothèque Sur Universal Analytics, les rapports proposés par défaut par Google étaient statiques : - Impossible de modifier les dimensions ou les métriques par défaut - Impossible de modifier les visualisations proposées GA4 introduit le concept de Bibliothèque, permettant de personnaliser les rapports par défaut, et même de créer de nouvelles collections de rapports. Si vous vous rendez compte que certaines données sont absentes des rapports par défaut, vous pouvez les modifier très facilement. Aussi, vous pouvez créer une toute nouvelle collection de rapports, faisant le focus sur un des parcours clés de votre business par exemple. Attention cependant, au jour où nous écrivons cet article (29/09/2021), il n’est pas possible d’ajouter des dimensions personnalisées aux rapports de la bibliothèque. La bibliothèque Google Analytics 4Encore une fonctionnalité qui ajoute de la flexibilité dans la visualisation des données Analytics. ## 7. Exporter ses données dans Big Query Sur Universal Analytics, il était nécessaire de détenir un compte 360 (payant et très cher) pour exporter les données analytics brutes dans Big Query (entrepôt de données Google). Sur Google Analytics 4, cet export est totalement gratuit. Il suffit d’intégrer les deux comptes dans l’interface d’administration. Les possibilités qu’offre l’intégration à Big Query sont assez énormes. Par exemple, il est possible de réconcilier la donnée On et Offline afin d’analyser ses parcours utilisateurs cross canal ou encore de déclencher des rebonds commerciaux sur des utilisateurs réalisant des événements particuliers (un utilisateur montrant des signes de churn....) Pour résumer, cette possibilité d’export permet enfin d’exploiter sa donnée WebA en dehors de l’interface Google Analytics. ## 8. Les données LTV (Long Time Value) pour finement analyser son attribution Google introduit de nouvelles métriques dans l’exportation “Durée de vie de l’utilisateur”. Celles-ci permettent d’analyser les actions / comportements / achats des utilisateurs sur l’ensemble de leurs sessions. Quelques exemples de nouvelles dimensions proposées : - Durée de vie de l’engagement client : temps total durant lequel les utilisateurs ont été actifs depuis leur première visite - Transactions vie client : nombre de transactions des clients depuis leur première visite - Valeur du client (LTV) : valeur moyenne des revenus des clients depuis leur première visite Ces métriques peuvent être croisées avec des dimensions telles que la source de trafic, le device de l’utilisateur ou encore les données géographiques afin de réaliser des statistiques long terme. Exemple de visualisation LTV Google Analytics 4 ## Conclusion Le passage à GA4 n’est actuellement pas une obligation mais va vite devenir une nécessité. En effet, les nouvelles fonctionnalités évoquées précédemment vous permettront de mieux piloter vos actions marketing et produit, avec de la donnée plus fiable et plus fine. Ce passage vers GA4 nécessite une prise de recul sur ce que vous attendez de l’analytics et quels sont les événements les plus importants pour votre business. Aussi, si vous avez déjà un tracking dataLayer en place, GA4 requiert de revoir complètement votre configuration GTM. Beaucoup de questions se posent quant à cette évolution : quand dois-je démarrer ? Quel impact sur Universal Analytics existant ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Pour y répondre, on vous propose de réaliser un audit gratuit de votre configuration actuelle pour vous donner les principaux points d’attention à adresser afin de réussir cette transition avec brio ! Vous n’avez qu’à nous communiquer votre adresse email, on s’occupe du reste. --- # UX Research : 3 conseils pour réussir ses entretiens utilisateurs URL: https://www.digilityx.com/blog/ux-research-3-conseils-pour-reussir-ses-entretiens-utilisateurs Date: 2021-09-16 Expertise: design > Découvrez les enseignements tirés de nombreux entretiens utilisateurs que nous avons menés dans le cadre d'UX Research. ‍ Comment savoir ce que l’utilisateur fait, ce qu’il dit et ce qu’il pense ? C’est tout le challenge de l’UX Research. L’entretien utilisateur reste une méthode privilégiée pour collecter de la donnée (qualitative, quantitative, ...) au service de la conception, de l’amélioration et / ou du lancement d’un produit ou d’un service. Comment ne pas passer à côté de l’information pertinente qui me permettra d’affiner au mieux les parcours utilisateurs, d’avoir de bons taux de conversion sur ma prochaine Landing Page et de lancer des initiatives Growth qui cartonnent ? Laisser s’exprimer librement l’utilisateur pour cerner les problèmes est presque un art... pas si intuitif à maîtriser. Voici les écueils à éviter si vous voulez optimiser vos entretiens utilisateurs. ## Éviter le syndrome du collier de nouilles Un parent qui reçoit un collier de nouilles pour la fête des mères/pères trouvera toujours le collier super. Non pas parce que le collier est “beau” en soi, mais parce qu’il a été fabriqué par son enfant : c’est ce qu’on appelle le “syndrome du collier de nouilles”. C’est un biais, empathique certes, qu’il est nécessaire d’éviter lors d’entretiens utilisateurs, et ce, dès la constitution du panel afin de collecter des informations constructives et utiles au produit final. Autrement dit, essayez de garder de la distance avec l’idée que vous vous faites du produit final et ne sélectionnez pas des personnes qui achèteraient à coup sûr votre idée. La critique utilisateur est constructive pour vos entretiens. ‍ De même, lorsque vous faites plusieurs entretiens à la suite, vous arrivez avec en tête, des éléments de réponses déjà donnés. Par exemple : J’ai appris des entretiens précédents que tous les parents ont envie de manger le collier de nouilles. Je pense que le prochain parent aura aussi certainement ce problème. Question issue de ma stratégie d'entretien : “- Quel est l’inconvénient majeur auquel vous faites face lors de la fête des mères/pères ?” L’interviewé.e réfléchit. Et vous, pour l’aider et briser le blanc : “- ... l’envie irrésistible de manger le collier de nouilles ?” L'interviewé.e coupée dans sa réflexion : "oui tout à fait ! " ‍ L’empathie est une qualité nécessaire pour ces échanges, néanmoins essayez de contrôler cette émotion et garder une posture objective entre : - Avoir de la proximité avec l’utilisateur pour comprendre ses besoins, porter de l’intérêt à son propos - Et vouloir l’aider en proposant des réponses orientées ou issues d’entretiens précédents Quelques petits tips pour éviter les biais : - Sélectionner des prospects cible avec des profils variés (si vous travaillez pour une entreprise qui opère une plateforme de covoiturage, cherchez à rencontrer des utilisateurs inscrits depuis longtemps sur la plateforme, d’autres plus récemment, des profils “covoiturés” et des profils “covoitureurs/conducteurs”, des utilisateurs réguliers, d’autres plus ponctuels…) - Récolter les verbatims (c’est-à-dire des extraits mots pour mots des échanges lors de l’interview) pour appuyer la synthèse et crédibiliser le discours - Laisser des blancs : ces pauses dans l’échange permettent à l’interviewé de reprendre un peu de hauteur et de creuser la réflexion sur le sujet discuté. Les éléments partagés par l’interviewé après un blanc sont, par expérience, très intéressants ## Laisser l'interlocuteur s'exprimer Confucius a dit : “Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle.” L’écoute est une qualité primordiale lors des entretiens utilisateurs. Laissez l’utilisateur parler permet de récolter une grande quantité d’informations auxquelles parfois vous n’auriez pas pensé. Ne pas couper la parole pour passer à la question suivante mais ne pas hésiter pour autant à intervenir pour reformuler : si l’information n’est pas comprise, elle ne sera pas exploitable. Le guide d'entretien n'est là que pour s'assurer de couvrir tous les objectifs mais la priorité doit être laissée à l'expression libre. Le guide peut d’ailleurs être amené à évoluer en fonction des informations collectées au fil des entretiens. Il faut savoir se défaire du guide d’entretien et rebondir sur des données pertinentes pour le projet. Parfois l’utilisateur peut être très bavard et il faut alors recentrer car le temps est précieux (pour vous et pour l’interviewé). Quelques tips pour trouver un juste-milieu entre respect du timing et check-list des questions : - S’installer dans un lieu calme (améliore la concentration) - Enregistrer l’entretien pour pouvoir se concentrer sur les échanges (toujours demander l’accord avant enregistrement) - Fixer les objectifs lors d’une introduction : pourquoi est-ce qu’on veut faire ces entretiens, qu’est-ce qu’on veut découvrir - Expliquer pourquoi l’avis de l’interviewé est important : pour le mettre à l’aise et surtout pour replacer le contexte (notamment sur des sujets métiers) - Noter les idées sur lesquelles vous souhaitez rebondir : ainsi vous libérez votre esprit pour se concentrer sur ce que l’interviewé est en train de dire. Cela vous décharge mentalement plutôt que de rester concentré sur la prochaine question à poser au point d’oublier d’écouter le discours... Si la facilitation vous intéresse, nous vous invitons à prendre connaissance de notre checklist pour réussir vos ateliers à distance. ## Privilégier les questions non fermées et garder l'esprit ouvert Rédaction du guide, recrutement des cibles, conduite des interviews, synthèse des entretiens et enfin restitution des analyses : autant d’étapes aussi précieuses que chronophages pour celui qui en a la charge et qu'il est nécessaire d'optimiser. Voici quelques tips pour optimiser votre conduite d’interviews : - Introduire le sujet en tout début d’entretien. Attention néanmoins à ne pas pitcher l’idée : trop en dire sur l’hypothèse pourrait induire des biais à la fois chez vous mais également chez l’utilisateur et orienter les réponses. - Commencer systématiquement par des questions simples (l'interlocuteur prend confiance et se livrera davantage) - Poser des questions en commençant par des verbes surtout en début d'entretien (ex : Racontez-moi..., Décrivez-moi…). Ce format est moins intrusif et permet à la personne en face de prendre confiance, elle se livrera plus facilement ensuite) - Préférer les questions ouvertes. Les questions fermées peuvent être utiles si besoin de données quantitatives ou pour dégrossir le sujet dans un premier temps en identifiant les problématiques et pain points. - Faire évoluer son guide d’entretien en fonction des données récoltées. - Anticiper les phases ultérieures du projet dans la rédaction de vos questions : la donnée sera clé. En synthèse, le guide d’entretien doit être là pour apporter un cadre et préciser les objectifs mais c’est l’écoute de l’interlocuteur qui vous apportera le plus d’inputs pour votre recherche utilisateur. Pour mettre le pied à l’étrier, notre tool kit d’aide à la rédaction du guide d’entretien est téléchargeable ci-dessus. Vous avez déjà mené des entretiens utilisateurs ou vous êtes en train de préparer un guide d'entretien ? Échangeons sur le sujet ! ‍ Parlons UX Research‍ --- # Du product discovery au product growth : Comprendre la démarche produit URL: https://www.digilityx.com/blog/du-product-discovery-au-product-growth-comprendre-la-demarche-produit Date: 2021-09-07 Expertise: produit > Le cycle produit classique (Discovery, Design, Delivery) ne permettait pas d’assurer l’existence d’un marché avant même d’avoir lancé son produit. Chez Digilityx nous nous sommes approprié ce cycle produit en y intégrant des phases de confrontation de marché mais aussi de recalibrage du produit afin d’assurer le lancement d’une solution réellement attendue par les utilisateurs. L’organisation produit est centrée sur celui-ci et permet de l'améliorer de manière itérative en plaçant l'utilisateur au centre de la démarche. Cette approche a restructuré les grandes entreprises et les starts up dernièrement. Nous ne parlons plus de chef de projet, de MOA ou de MOE mais bien d'équipe de développement, de product manager, product designer, product marketer, product owner et de growth. Nous reviendrons sur les différents rôles dans un autre article. Ici nous allons nous focaliser sur les étapes qui permettent de développer au mieux son produit et de proposer la meilleure solution et expérience. Exit le cycle en V qui dure 6 mois, le cycle d’amélioration produit est transformé et permet d'être le plus rapide possible (de 2 semaines à 1 mois). Pour rappel, la démarche produit s’appuie sur plusieurs principes : - Placer l’utilisateur au centre tout au long de la démarche (User Research, User test, Analytics) - Confirmer les hypothèses produit et marché rapidement en utilisant le moins de développement possible (cf: pretotyping) - Optimiser la valeur du produit/service et confirmer le business model - Réaliser un produit de qualité en terme de design et de développement - Garantir un produit performant et évolutif dans une logique d’amélioration continue Ce cycle de développement passe par plusieurs phases. Il est important de noter que l’ensemble des phases se fait de manière itérative et qu’à l'intérieur même des phases, il y a des itérations. Nous reviendrons également sur ce principe dans un autre article. ## Grandes étapes d’un produit D’une manière générale, le product management est composé de 2 ou 3 phases : Le product discovery, le product design et le product delivery. ‍ Chez Digilityx, nous en ajoutons 3 afin de s’assurer du market fit au plus tôt et surtout de proposer une accélération forte dès le lancement produit : Market Crash, Optimization et Growth. Le cycle produit est donc décomposé de 6 phases ## Product discovery Le product discovery est l'étape primordiale pour mettre l’utilisateur au centre de son produit. En effet, cette phase est composée de deux phases : La compréhension profonde de l’utilisateur et l’utilisation de ces connaissances pour initier des solutions et des produits. En termes d’UX, cette phase est appelée la recherche utilisateur ou l’UX research. Nous entendons trop souvent : “oui, je connais mon utilisateur, ma cible, je connais le besoin de mes clients”. Cependant, la plupart du temps, l'étape de product discovery remet en question les anciennes croyances. C'est dans cette phase que sont réalisées les interviews utilisateurs, que sont créées les users journey, les benchmarks, les personae, que sont faites les analyse des données (analytics,...) . Cette product discovery sera essentielle dans la construction du produit car elle permettra de définir la valeur d’un produit, d'établir les hypothèses et les critères de priorisation des fonctionnalités à développer. Cela aidera à décider des fonctionnalités ou des produits à privilégier et à construire, tout en préparant le terrain pour atteindre l'excellence du produit. Product discovery = Définition de la valeur et des criteres de priorisations + besoin utilisateur + hypothèses et opportunités de solution Produit ‍ ## Product / Market crash Cette phase n’est généralement pas mise en avant dans un cycle de produit global. Elle est globalement incluse dans chacune des phases. Cependant, chez digilityx, nous souhaitons la mettre très en amont du cycle produit afin de valider le plus rapidement possible les hypothèses et les opportunités de solutions produit. Ainsi dans cette phase, nous utilisons des accélérateurs de méthodes tels que le prétotypage (et non prototypage. Pour en savoir plus sur le prétotypage, voici l'article) et le design sprint. Pour comprendre les différentes méthodes et les accélérateurs, n'hésitez pas à lire notre article. Ces méthodes permettent d'accélérer et de dérisquer les solutions ou les propositions de valeurs. Ainsi, vous serez capables en 72h ou en une semaine de savoir si votre produit obtient l'adhésion des utilisateurs ou non sans avoir passé 6 mois à le développer. ## Product Design Cette phase permet de concevoir les solutions aux opportunités rencontrées lors de la phase de discovery. La conception passe par la création des parcours utilisateurs, des wireframes, et enfin des prototypes et maquettes. Ainsi, nous retrouverons tout ce qui est prototypage. Mené par le product manager ou par le product designer, cette phase permet de faire vivre les solutions avant même le lancement des développements. Les développements peuvent coûter cher, il est important de s’assurer que les solutions qui partent en dev soit les plus proches de la réalité. Enfin, plus les prototypes seront précis, plus les risques d’écarts entre le prototype et le produit développés seront minimes. ## Product delivery Le delivery est l’ensemble de pratiques qui permettent la mise en production d'un produit. Le plus grand challenge est d'assurer la conformité et la qualité du delivery. Valider la valeur de votre produit en conditions réelles est le plus important. Dans cette partie, on retrouve toutes les méthodes kanban et Agile. Lors de la première création de produit, la notion de MVP est essentielle : l'objectif est donc d'apporter le maximum de valeur avec le minimum de complexité. La notion de priorité, définie lors du discovery est utilisée pour juger des fonctionnalités les plus essentielles. Il est important de noter que la notion de valeur n’est pas uniquement appliquée à la fonctionnalité mais elle peut aussi être appliquée à la notion de communauté et autres. ## Product optimization Une fois le produit fini (MVP sorti), il est toujours possible de l’améliorer pour répondre au mieux au besoin et aux évolutions des besoins utilisateurs. l’optimisation de produit re-passe forcément par une phase de discovery mais également d’analyse quantitative. Google analytics, Amplitude, Google tag manager, splitbee sont alors souvent vos meilleurs amis. Un produit ne s’arrête jamais à la livraison du MVP. Dans cette phase, les A/B test sont des bons outils pour assurer et sécuriser les choix. La recherche utilisateurs reste la base. ## Product Growth Vous avez sorti votre produit, votre cible principale et vos premiers utilisateurs sont satisfaits de votre produit. Comment aller chercher plus de clients qui ne sont pas accessibles via vos canaux actuels? Le growth intervient à ce moment-là afin d’aller plus loin et d’aller chercher des clients qui ne sont pas ciblés par vos canaux d’acquisition. Le growth passe par une série de tests afin de trouver les meilleurs canaux. ## Itération et échelle du cycle produit Voici donc l’ensemble des étapes principales du cycle produit. Celle-ci permet de sécuriser le lancement d’un produit sur 6 mois. mais un produit n’est jamais fini, les besoins utilisateurs et les besoins de l’entreprise sont toujours changeants. Il est donc important de faire évoluer son produit et d’avoir ces cycles de développement de manière itérative. ‍ Ce cycle peut se définir à l'échelle d’un produit entier mais également à l'échelle d’une epic et même d’une user story. Pour le lancement d’un produit, il est nécessaire de passer par l’ensemble des ces étapes mais ces étapes sont également faites au niveau d’une fonctionnalité. Pour une fonctionnalité classique, il est nécessaire de faire du discovery puis du delivery. Pour une fonctionnalité innovante, il est utile d’avoir une grande phase de discovery. Pour une fonctionnalité de “standard marché'', il suffit uniquement de faire du delivery. Pour des fonctionnalités au growth, il est nécessaire de faire beaucoup de tests and learn… Nous aborderons plus en détail ce concept dans un nouveau chapitre. ## Analyse de votre cycle produit Nous sommes intervenus dans plusieurs organisations pour mettre en place et améliorer le cycle produit : - Sécuriser la valeur du produit lors du delivery - Tester une fonctionnalité en une semaine avant d’engager 3 mois de développement - Activer votre growth Discutons de votre cycle produit --- # 6 clefs de réussite d’un design sprint URL: https://www.digilityx.com/blog/6-clefs-de-reussite-dun-design-sprint Date: 2021-05-26 Expertise: design > Pour un design sprint réussi, il faut avoir les bonnes clefs en main. Découvrez les 6 conseils que vous devez toujours garder en tête pour préparer un atelier. ## Quelles sont les 6 clefs de la réussite d’un design sprint (ou d’un atelier de manière générale) ? On trouve facilement de la documentation sur le design sprint et les ateliers en général. L’ouvrage référence en la matière étant Sprint by Jake Knapp. Mais pour vraiment apprendre, il faut se confronter au terrain ! Cet article ne sera donc pas un nième contenu sur le déroulé d’un design sprint mais plutôt sur l’envers du décor. Voici les 6 éléments clefs, nécessaires à la réussite de votre projet : ## Fixer les objectifs Votre premier objectif en tant qu’organisateur de sprint est de réussir à comprendre les objectifs / attentes / motivations de votre client. Ces derniers peuvent être très variés : volonté de faire travailler ses équipes ensemble, faire avancer un projet, générer des idées de nouveaux projets, cracker un problème … ## Sortez les équipes de leur zone de confort Organiser l’évènement en dehors des locaux de travail des participants servira la dynamique et l’efficacité de votre sprint. Sinon prenez le temps de vérifier les locaux mis à votre disposition (sont-ils suffisamment grands, lumineux, avec des fenêtres ouvrables, équipés de mobilier modulable …) ## Un sprint = un dispositif Si vous êtes dans une approche d’initiation aux outils et de prototypage light, un coach pour 20 participants est un bon ratio. Pour un sujet avec comme objectif un prototypage High-Fidelity prévoyez 1 à 2 experts (data, growth hacking, UX ou autre selon les besoins) par projet. ## Adaptez-vous ! Ne soyez pas radical sur la méthode. Étymologiquement méthode vient de hodós en grec ; le chemin, et le meilleur chemin c’est celui qui vous mène à bon port. Retenez-le, votre client a très certainement besoin d’un atelier sur mesure et pas d’une méthode extraite d’un bouquin qui ne tient pas compte d’un contexte. Le secret : savoir (s’) adapter avec cohérence ! ## Attachez de l’importance aux détails Pendant le déroulé de votre atelier, la perfection se joue dans les détails, soyez donc très précautionneux dans l’organisation globale (ne laissez rien au hasard mais soyez prêts à vous adapter en cas d’imprévus !) et faîtes très attention dans la gestion du temps le jour J. ## N’oubliez pas d’itérer ! Dernier point, finissez toujours vos journées en demandant aux participants leurs ressentis. Au même titre que l’on teste des prototypes en design thinking et que l’on itère en fonction des retours utilisateurs, vous vous devez d’améliorer vos ateliers et pour cela le retour d’expérience est une mine d’or. Concluons en précisant qu’il faut garder à l’idée que derrière ce mot « design sprint », très en vogue dans les départements innovation des entreprises, certains imaginent une baguette magique qui résoudra tous les problèmes. Evidemment ce n’est pas le cas et vous vous devez de le faire comprendre à toutes les parties prenantes. Ps : Les éléments, le nombre de personnes, le timing seront fortement structurés par l’aspect budgétaire et l'ambition/dimension du projet. Vous souhaitez en apprendre plus sur le design sprint et la conception d’atelier ; inscrivez-vous à la newsletter. --- # Comment réduire les temps de développement produit avec le design sprint et le pretotyping ? Méthode de base VS Accélérations URL: https://www.digilityx.com/blog/acceleration-developpement-produit Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Agile, Lean UX, Lean startup et design thinking sont des méthodes produit. Comment accélérer son innovation ? Simple avec le Pretotype et le Design sprint Derrière le terme product, se cachent toutes les activités autour du développement de nouveaux services, de nouvelles fonctionnalités sur un produit digital ou de l'amélioration continue de l'existant... vous l'aurez compris c'est un terme à tiroir! En plus d'avoir une signification assez large, lorsqu'on commence à se plonger dans le product on fait face à de nombreuses méthodologies dites de bases qui interviennent à différents moments de la création du produit à la mise en marché. Ces méthodologies sont de plus en plus popularisées aussi bien en startups que dans les grands groupes. Elles sont adaptées aux organisations qui les emploient et parfois transformées au point de ne plus être très respectées. Dans l’ensemble elles restent comprises, intégrées et les principes de base demeurent. C'est sur les outils d'accélération et d'innovation que l'adoption semble plus délicate. Il est toujours difficile de se lancer dans une nouvelle pratique sans un petit coup pouce ou au moins qu’on nous mette le pied à l’étrier sur les contextes dans lesquels les utiliser, leurs avantages, leurs objectifs mais aussi pour avoir des délais nécessaires pour obtenir des résultats. Dans cet article, nous allons faire dans un premier temps une petite piqûre de rappel sur ces méthodes de base et d’innovation afin de bien les situer dans le cycle de vie de la création de produit. Dans un second temps, nous rentrerons plus précisément dans les objectifs de chacune des méthodologies de base que vous pourrez être amené à rencontrer dans le cadre de votre activité professionnelle. Et enfin, nous rentrerons dans le détails des 2 outils phare d’accélérations de l’innovation produit (pretotype et design sprint) ‍ ## Les méthodes produit et leurs temps de mise en oeuvre La plus connue, l’agile avec ces déclinaisons (Scrum, Kanban, …) ont permis de réduire les temps de développement d’un produit en recentrant la création de produits et services sur les besoins utilisateurs et en réduisant aussi les cycles de développement. En parallèle, les méthodes de Lean UX, Lean start up et design thinking ont permis d’embarquer plus largement l’utilisateur. Elles ont également mis en avant la notion de test and learn. Cependant, pour beaucoup, il est nécessaire de réduire encore et encore ces temps de développement et s’assurer que le produit répond à un besoin… mais surtout que l’utilisateur est prêt à utiliser ou à acheter le produit ou service. Le Design sprint de Jakle Knapp et le pretotyping d’Alberto Savoia permettent de prendre des raccourcis dans le développement du produit : - Le design sprint permet de tester une solution à une problématique en 5 jours - Le pretotyping permet de valider la présence d’un marché ou l’adhésion des utilisateurs à un produit en 72h. Dans le graphique ci-dessous, nous avons présenté les méthodologies qui sont le plus souvent appliquées dans le cycle de création de produits. Depuis l'identification d'un problème, en passant par l'idéation ou le développement de la solution jusqu'à l'adaptation au marché, chacune des méthodologies de base est appliquée à différents points du processus. Afin de les positionner, nous utilisons deux échelles : - Le temps de mise en œuvre. Par exemple, pour l’agile, les sprints sont généralement de 2 semaines. Cependant, pour créer un produit en agile, il faut généralement 2 à 3 mois. - Les phases par lesquelles les méthodes passent. Nous en avons identifié 8 qui sont essentielles pour le développement produit : - identifier un problème - faire une recherche utilisateurs - réaliser une séance d’idéation - tester un prototypes ou une l’idée - rédiger les spécifications produit - développer la solution - mettre en place un MVP - trouver son market fit Product methodology basics and accelerating tools ## Méthodes de base du produit Dans toutes les organisations modernes, des méthodes axées sur les produits ont été mises en œuvre. Elles diffèrent selon l'organisation, la taille de l'entreprise et son histoire. Les 4 méthodologies suivantes sont les plus utilisées dans les entreprises avec lesquelles nous travaillons. ### L’agile : de 2 à 3 mois La méthodologie Agile est généralement opposée à la méthodologie traditionnelle de la cascade ou cycle en V. Elle se veut plus souple et plus adaptée, et place les besoins du client au centre des priorités du projet. Parmi les plus populaires : Kanban, Safe ou Scrum. Product methodology - Agile cycle ### Lean UX : Il s'agit d'aller vite et d’itérer : on commence par faire des hypothèses sur les utilisateurs et leurs besoins, ainsi que sur les résultats attendus. Ensuite, on crée une solution et on la teste. C'est une méthode de travail "Test and learn" créée par Jeff Gothel & Josh Seiden. Product methodology - Lean UX cycle ### Lean Startup : de 3 à 6 mois Développée par Eric Ries en 2008, dans cette méthodologie, l'entreprise commence par se rendre sur le marché pour demander l'avis des clients potentiels sur tous les éléments du modèle commercial : caractéristiques du produit, prix, canaux de distribution et stratégies économiques. Avec ces données recueillies, la start-up crée un produit minimum viable (MVP) et demande l'avis des clients le plus rapidement possible. Product methodology - Lean startup cycle ### Design Thinking: de 3 à 9 mois Le terme "Design Thinking" est simplement utilisé pour désigner l'ensemble des méthodes et des outils qui permettent, face à un problème ou à un projet d'innovation, d'appliquer la même approche que celle d'un designer. Elle repose largement sur un processus de co-créativité impliquant un retour d'information de la part de l'utilisateur final. Ces méthodes ont été développées dans les années 1980 par Rolf Faste sur la base des travaux de Robert McKim. Product methodology - Design thinking ## Méthodes d’accélération produit Ces dernières années, sous l'impulsion de Google Venture, des outils d'accélération ont vu le jour. Nous avons vu l'émergence de Google Sprint avec le célèbre livre "Sprint" de Jack Knapp et plus récemment, le pretotypage d'Alberto Savoia avec son livre “The Right It". Ces 2 méthodologies ont été conçues pour aider les responsables de l'innovation, les chefs de produits ou les entrepreneurs à encadrer et valider l'impact de leurs idées afin d'allouer au mieux leurs ressources (temps et argent) au développement. Dans les sections ci-dessous, nous avons détaillé étape par étape les 2 méthodes et mis en évidence leurs différences. ### Pretotyping: 72h + 1 ou 2 semaines Son nom est une contraction de "prétendre" et "prototype", et souligne l'importance de valider économiquement (et rapidement) votre hypothèse avant même d'entamer une phase de prototypage. Le prétotypage est une méthode permettant de valider une adéquation au marché, plus précisément une hypothèse sur un produit, une caractéristique ou un service en réalisant un pré-test. Avec la méthode du pré-test, il n'est pas nécessaire de réaliser un test sur l'ensemble du service. La rapidité du test est l'un des avantages de cette méthode. En général, 72 heures suffisent, une semaine au maximum. Product Acceleration - Pretotyping ### Design sprint: de 4 à 5 jours Contrairement au prétotypage où nous testons une idée, dans la conception de sprint, nous utilisons une méthode qui nous projette dans la solution. Comme dans le pretotyping, nous commençons par un problème identifié mais nous finissons par une solution prototypée et testée Product acceleration - Design sprint Si vous souhaitez discuter plus longuement de ces méthodes, n'hésitez pas à prendre rendez-vous. Nous serons ravis de vous montrer comment nous les avons mis en place auprès de nos clients. --- # Banques & Assurances : retour sur notre événement expérience client URL: https://www.digilityx.com/blog/banquesassurancesretourevenement Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez le résumé des échanges entre Christophe Pelletier, Digilityx co-founder, et Carlin Huslin, Generali Head of Marketing & Customer Experience. Lors de notre événement "expérience client pour les banques et assurances", nous avons présenté notre activité et Christophe Pelletier - Partner & Founder digilityx - a interviewé Carline Huslin - Directrice expérience client et marketing multi-canal de Generali France. Venez découvrir leurs interventions. ‍ --- # Ce qu’il faut retenir de Conversation19, l’événement européen du conversationnel URL: https://www.digilityx.com/blog/ce-quil-faut-retenir-de-conversation19-levenement-europeen-du-conversationnel Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Conversation19, l'évènement dédié au marketing conversationnel : REX clients, des échanges et une conférence, on vous dit tout dans notre synthèse. ## Conférence d’intro : Ken Hughes fait le show La journée commence avec une conférence de Ken Hughes avec le thème “What the FUCX? Why your customer experience is everything”. Ken Hughes explique sa théorie du “Blue dot consumer”, selon laquelle le client doit être au coeur de toute expérience proposée par les marques, à l’image du point de géolocalisation présent sur la plupart des apps de services. Ken Hughes multiplie les exemples montrant que le client n’a jamais été aussi exigeant. Il souhaite aujourd’hui que la marque s’adapte à ses besoins, au même titre que des chauffeurs uber s’affichent autour du fameux “Blue dot”. Le fait que l’expérience client doive être une priorité pour les marques est globalement un acquis aujourd’hui. Si certaines ont encore du retard, les CXO ont bien compris l’importance de mettre l’expérience client au coeur de leur stratégie. Une bonne piqure de rappel donc, avec un Ken Hughes proposant des anecdotes et des exemples très efficaces pour rappeler l’importance de la personnalisation et de l’immédiateté dans la relation client. “They want what they want, and they want it now.” ‍‍ ## Voice interface : le REX de OUI.sncf Avec la seconde conférence, nous rentrons dans le vif du sujet du conversationnel. L’invitée de la table ronde est Elodie Benoist, Chief Digital Officer de OUI.sncf, qui est notamment en charge de OuiBot, le chatbot de réservation et de support client de OUI.sncf. OuiBot est aujourd’hui présent sur le site de Oui.sncf, sur Google Assistant, Alexa, Messenger et Whatsapp. Il draine 10 000 conversations par jour, ce qui est considérable pour un chatbot mais à remettre en perspective avec les millions de visiteurs uniques mensuels des sites et apps de OUI.sncf. Pour développer son chatbot, OUI.sncf s’est basé sur un framework d’analyse du langage naturel. Une équipe de développeurs s’est assurée de la construction des parcours de conversation et de l’utilisation des APIs de OUI.sncf pour notamment la récupération des trajets et le processus de réservation. Une des recommandations d’Elodie Benoist est de commencer par un seul use case, de préférence le plus simple pour se familiariser avec les particularités de ce nouveau canal, notamment, la construction du tone of voice ou encore les enjeux de timing dans la conversation. "ouibot génère 10000 conversations par jour"Ouibot sur Google assistant et Alexa est en cours de test. Sur la voix, un des enjeux est notamment celui de l’affichage des résultats. En effet, difficile d’énumérer une dizaine de trajets par la voix. Aujourd’hui, OUI.sncf utilise le support mobile pour les afficher mais devra demain trouver la bonne UX permettant de davantage filtrer les résultats pour n’en proposer que 2 ou 3 parmi les plus pertinents. Aujourd’hui, le chatbot utilise le vouvoiement pour s’adresser aux utilisateurs. Un test avec du tutoiement devrait bientôt être lancé. Au vu du volume d’utilisateurs du chatbot de Oui.sncf, la décision de le réaliser en interne semble bonne, afin de ne payer que de faibles fees au prestataire NLU. Il a été répété que le chatbot est uniquement un nouveau canal, qui a certes ses spécificités en termes d’usage, mais qui, d’un point de vue technologue, peut être bâti avec des APIs déjà utilisées pour du web “classique”. La nécessité d’itérer dans la conception de ce genre de solutions est d’autant plus grande. En effet, la courbe d’apprentissage est plus importante pour les concepteurs qui doivent construire un nouveau type d’expérience client. Enfin, le test reste la meilleure façon d’identifier le cas d’usage conversationnel prioritaire pour les utilisateurs. ‍ ## Messenger : le REX de Facebook sur le conversationnel Lors de la troisième conférence, intitulée “Building last connections and grow your business with messaging”, Ricardo Scotti di Uccio, de Messenger for Business a communiqué des chiffres intéressants concernant l’usage de Messenger dans les relations B2C. En 2017, 2 milliard de messages ont été échangés entre les clients et les marques sur Facebook Messenger. Un chiffre qui atteint en 2019 20 milliard. Cette croissance fulgurante souligne tout d’abord l’appétence des utilisateurs pour ce canal, d’abord très utilisé en relation C2C et qui arrive logiquement dans le périmètre de la relation des clients avec les marques. Aussi, les marques s’adaptent à ce besoin d’instantanéité des clients, qui souhaitent que leur relation soit cohérente et continue, quel que soit le canal conversationnel. "65% des utilisateurs ont une intention de conversion lorsqu’ils démarrent un échange avec une marque. "Un autre chiffre intéressant à propos de la place du conversationnel dans le processus d’achat : 65% des utilisateurs ont une intention de conversion lorsqu’ils démarrent un échange avec une marque. Pour nous, ce chiffre montre avant tout que les utilisateurs ont besoin d’être conseillés, rassurés avant de passer à l’acte d’achat. Une bonne gestion de cette étape critique du tunnel est donc primordiale pour optimiser le taux de conversion. ## La problématique de l’inclusion dans l’utilisation des outils d’IA Lors de la construction d’expériences conversationnelles, les personae sont souvent utilisées, afin de créer un maximum d’empathie envers l’utilisateur. Or ces personae sont créées à partir de segments de clients types, et visent à ce que les fonctionnalités ou l’UX conçues couvrent les besoins de la majorité des utilisateurs. Or, les possibilités de personnalisation offertes par l’IA, et notamment par les chatbots, posent la question de la prise en compte des 20% des utilisateurs pour lesquels l’expérience n’a pas été pensée. Les intervenants mettent en avant la nécessité de considérer ces 20% dès la conception de la première version de l’app ou du chatbot, pour ne pas avoir à faire de grands écarts dans le cas d’une inclusion postérieure. Notre point de vue sur la question est qu’évidemment, l’idéal est de pouvoir s’adresser à chacun de ses clients de manière personnalisée. En revanche, le plus important reste de répondre aux besoins des 80%, et cela le plus vite possible. Différents niveaux d’adaptation d’un bot sont envisageables. S’il ne s’agit que d’une modification du tone of voice, des versions différentes du chatbot, comprenant chacune leur corps de texte peuvent être chargées, à la détection de l’appartenance de l’utilisateur à un segment précis. Si l’on souhaite aller plus loin et modifier le parcours de l’utilisateur en fonction du segment, un autre bot devra être développé, qui pourra cependant s’appuyer sur la première version. ## Conversations : the human power / REX The Kooples Nam Tran, Head of Customer Experience de The Kooples, intervient pour livrer son retour d’expérience sur l’utilisation de la plateforme iAdvize, et notamment, des experts ibbü, dans la gestion de sa relation client. En 2012, The Kooples faisait partie des précurseurs dans l’utilisation du Livechat pour aider ses clients dans leur choix de produit. Aujourd’hui, les experts ibbü permettent aux clients de The Kooples d’avoir accès à un conseiller mode 24h/24 et 7j/7. iAdvize utilise sa technologie de scoring pour engager la conversation avec les clients ayant le plus de potentiel, améliorant ainsi les performances de conversion, tout en ne sur-sollicitant pas les conseillers (internes ou ibbü). ## The future of conversation in a moving society Brillante intervention de Fabrice Epelboin, professeur à Sciences Po Paris sur l’utilisation de la donnée par les pouvoirs politiques à des fins de manipulation de l’opinion publique, notamment dans des contextes de période électorales. L’intervenant débute par un rappel de la composition de l’équipe qui a soutenu Donald Trump dans sa course à la présidence, et qui constitue aujourd’hui, son conseil technologique. Steve Bannon et un certain Peter Thiel en font partie. Ils ont notamment contribué à mettre en place les mécanismes de surveillance et de manipulation des réseaux sociaux, et ce, via des algorithmes d’analyse des profils psychologiques des utilisateurs. Aussi, Fabrice Epelboin souligne la capacité de cette équipe à mettre en place des AB tests sur les messages de Trump d’une grande ingéniosité. En effet, là où des équipes marketing vont tester 2 ou 3 messages différents, l’équipe de Trump en générait jusqu’à 1 200 afin de trouver le plus pertinent pour chaque profil psychologique. Fabrice Epelboin nous rappelle également le retard des pays européens sur la maîtrise des technologies d’IA face notamment aux Etats-Unis et aux chinois. Pour lui, l’utilisation de la donnée personnelle par les marques dans le cadre de leurs campagnes marketing va connaitre un bouleversement dans les années à venir. Les révélations sur des utilisations détournées vont entraîner un mécontentement croissant chez les clients. Le fossé entre la capacité d’utilisation de l’IA par les politiques et par les entreprises va inévitablement se réduire. Le premier secteur qui a de grandes chances d’être “disrupté” par ces nouvelles méthodes est pour Fabrice Epelboin l’assurance. En effet, qu’est-ce que l’assurance sinon un service visant à réduire le risque des clients, en misant sur la peur de l’imprévu ? L’analyse et la segmentation des profils psychologiques en se basant sur les comportements de navigation web et d’interaction sur les réseaux sociaux rendent possible l’hyper personnalisation de l’assurance. Chaque client pourra alors se voir proposé une offre correspondant exactement à son rapport à la peur de l’imprévu. Un candidat pour disrupter ce marché ? Google... "le prochain secteur qui sera disrupté par l'hyper personnalisation: l'assurance! "‍ --- # Animer automatiquement ses réseaux avec Buffer et Zapier URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-animer-automatiquement-ses-reseaux-sociaux-grace-a-ses-collaborateurs-growth-hacking-zapier-slack-buffer Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez Quotidien Patient : la plateforme qui informe les patients atteints de cancer colorectal sur la maladie et qui s'est illustrée aux DigHacktion 2020. Chez digilityx, on a un Slack super actif où les digis postent régulièrement de très bons articles ou études sur différents channels de veille, à propos de divers sujets d’innovation (bot, dev, digital tools, ia, medtech…). On s’est dit qu’il était dommage de ne pas faire profiter notre communauté sur les réseaux de ces excellents contenus. Dans cet article, on vous explique comment poster automatiquement sur les réseaux sociaux des contenus publiés sur Slack ! ## #1 Créer ses comptes Buffer et Zapier ### Buffer Buffer est un SaaS permettant notamment de scheduler et de centraliser ses posts sur les différents réseaux sociaux. Concernant le pricing, le premier plan est à 15€/mois pour un set de features largement suffisant pour une start-up. Si ce n’est pas déjà fait, créez vous un compte sur Buffer ! ### Zapier Zapier est un des éléments indispensables dans la boite à outils des Growth Hackers. Il vous permet de connecter vos différents SaaS pour mettre en place en quelques clics des use cases très sympas. Par exemple, vous pouvez automatiser l’inscription de leads dans votre CRM à partir de Facebook Lead ads, enrichir vos leads avec de la data Clearbit ou encore recevoir des notifs sur Slack quand vous avez de nouveaux inscrits à votre Newsletter (pour n’en citer que quelques uns). Nous vous ferons un article consacré aux Use Cases Zapier, qu’on adore, très prochainement ! Allez vite découvrir les Zaps disponibles pour vous. ## #2 Créer son Zap Slack to Buffer ### Créer l’intégration Slack to Buffer Pour commencer, rendez-vous sur la page d’intégration de Slack et Buffer. Sélectionnez l’intégration suivante : D’autres intégrations sont possibles, avec par exemple, le déclenchement lorsqu’une certaine mention est détectée, ou encore, lorsqu’une réaction particulière à un message est faite. A vous de voir quel scénario vous privilégiez. ### Configurer le channel Slack et les messages à récupérer Si ce n’est pas déjà fait, connectez votre compte Zapier à votre compte Slack. Dans “Choose app”, et “Choose trigger event”, vérifiez que vous avez les bonnes valeurs : A l’étape suivante, sélectionnez le channel que vous souhaitez utiliser pour les posts automatiques et laissez “no” à “Trigger for bot messages” : Dans “Find Data”, vous allez voir remonter les derniers messages publiés dans le channel sélectionné : Après avoir sélectionné un message, qui nous servira pour les tests, cliquez sur “Done Editing” pour commencer la config du post Buffer. ### Configurer le post Buffer Connectez votre compte Zapier à votre compte Buffer puis sélectionnez le réseau sur lequel vous souhaitez publier. Dans “Profile”, choisissez le canal sur lequel publier. Dans “Texte”, choisissez “inser a field” sur la droite puis insérez des données provenant de votre post sur Slack. Voici par exemple la config que nous avons choisi : le titre de l’article et le lien. Pour “Scheduled Date & Time”, nous avons choisi “Ts Time” et nous avons ajouté “+2h” afin que l’article soit publié 2h après le post sur Slack. Ceci permet notamment de vérifier le post sur Buffer si besoin. Vous pouvez ajouter une “Photo URL” à partir de la picture de votre post. Voici à quoi ressemble la config une fois que tout est bien paramétré : Après avoir cliqué sur “Continue”, vous pouvez voir le résultat de votre Zap. Pour être sûr que tout est en place, faites un “Test & review”. Vous pouvez alors vérifier sur Buffer que votre post est bien programmé : Si vous souhaitez ajouter d’autres actions, comme par exemple, le post sur d’autres réseaux sociaux, vous pouvez le faire en cliquant sur le “+” ici : Une fois que tout est configuré, il ne vous reste plus qu’à activer votre Zap ! C’est ici que ça se passe : ## C’est fini ! Maintenant que tout est configuré, vérifiez sur les premiers posts sur Slack que la machine est bien huilée. Vous pourrez ensuite observer tranquillement vos réactions et vos followers augmenter sur les réseaux, en disant merci à Zapier ! Si vous souhaitez recevoir d’autres articles sur le Growth Hacking dans votre boite mail, inscrivez-vous à notre Newsletter. Ça se passe juste en dessous 👇! --- # Construire sa Stack marketing en 1 jour : le guide URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-construire-sa-stack-marketing-en-1-jour Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Growth Hacking et Stack Marketing : découvrez comment nous avons connectés et mis en place l'intégralité de nos outils en seulement 1 jour. La stack marketing, ou la couche d’applications permettant à une entreprise d’assurer ses activités marketing, est essentielle pour mettre en oeuvre une stratégie de Growth. Analytics, livechat, contact, e-mailing : nous vous expliquons comment nous avons mis en place nos outils (gratuits) et les avons connectés, en 1 jour seulement ! ## Pourquoi nous avons mis en place une stack marketing En tant qu’agence, les deux principaux objectifs business de notre site web sont les candidatures pour accompagner notre croissance et les leads d’entreprises souhaitant en savoir plus sur nos offres. Nous souhaitions, via notre site internet, contribuer à ces deux objectifs. Le levier capable de toucher efficacement ces deux populations est sans nul doute le content marketing. En effet, un positionnement média nous permet d’apporter de la valeur à nos futurs candidats et clients, via des articles de fonds écrits par nos soins ou triés sur le volet. La création de contenu contribue à asseoir notre légitimité et à développer notre reach. La stratégie est donc simple : produire ou relayer un maximum de contenus pour drainer du trafic qualifié sur notre site, pouvant être transformé en leads et en candidats. Maintenant que nous avons notre stratégie, il nous faut l’outiller. Pour cela, nous avons décidés d’utiliser un éventail de SaaS gratuits et de les intégrer au maximum, afin d’assurer un déploiement rapide et de pouvoir former nos collaborateurs à leur utilisation. ## 1. La production Afin de pérenniser une audience de qualité, il est nécessaire de produire et de relayer un nombre important de contenus. Notre ligne directrice est centrée sur notre cœur de métier; l’innovation et les start-ups, pouvant être déclinée en une multitude de sujets : expérience client, IA, efficacité opérationnelle, stratégie d’innovation, chatbots… Une fois notre ligne actée, nous avons découpé les contenus en 3 catégories : - Les articles de fond, produits par les digi people - Les retours sur les événements auxquels nous participons - Les articles sur l’innovation à relayer Afin de s’assurer que nous produisons et relayons du contenu à un bon rythme, nous utilisons Trello. Pour vous donner une idée, notre board Trello ressemble à ça : Afin de piloter cette production de contenus, l’équipe Redac se voit toutes les semaines pour faire le point sur les contenus en cours et décider des futurs contenus à produire et à relayer. ## 2. La publication Les articles que nous écrivons sont publiés sur notre blog. Ceux que nous relayons sont publiés sur les réseaux sociaux que nous avons choisi en prenant en compte notre cible et notre positionnement : Linkedin, Twitter et Facebook. Afin de maintenir une bonne cadence de publication, nous utilisons l’outil Buffer. Celui-ci nous permet de planifier nos publications d’articles sur les réseaux sociaux sur une semaine. Autre avantage, Buffer indique automatiquement les créneaux les plus pertinents pour publier, et ce, sur chaque réseau social : ## 3. La Newsletter Chez digilityx, nous sommes plusieurs à être fans de Newsletters. La Newsletter permet de créer un contact récurrent entre la marque et ses lecteurs. Aussi, elle permet de communiquer auprès d’une base engagée à propos de nos news et événements. Pour l’organisation des contacts et l’envoi d’e-mails, nous avons opté pour Mailchimp, et cela pour trois raisons : l’outil est gratuit pour le besoin qu’on en a, très simple d’utilisation et enfin facile à intégrer avec d’autres outils. En effet, puisque Mailchimp est un des leaders de son marché, de nombreuses intégrations existent nativement et si ce n’est pas le cas, sont possibles via Zapier. Nous avons donc créé un template pour notre Newsletter, contenant 3 sections : - Le point de vue de Digi - Les Mustreads - Les événements Puis, en quelques minutes, nous avons pu intégrer Mailchimp à notre CMS, Webflow. Pour cela rien de plus simple, il a suffi d’ajouter l’URL de l’API Mailchimp au bouton Subscribe de notre form sur Webflow. Quel que soit le CMS que vous utilisez, vous trouverez facilement un tuto expliquant comment intégrer les deux outils. D’ailleurs, c’est peut-être le moment de vous abonner ! ## 4. L’activation Pour entrer en contact avec nous sur le site, nous avons mis en place 3 dispositifs. Les deux premiers sont des formulaires Typeform, déployés sur la page de candidature et de contact. Typeform propose des formulaires vraiment sympas, dont l’UX contribue à faire baisser l’abandon. Aussi, il est possible d’intégrer Typeform à Trello, ce qui est très pratique pour gérer notamment le tunnel de candidatures. Nous avons également mis en place Drift, un SaaS gratuit permettant de déployer un Livechat. Nous trouvions que l’apparition du CTA de discussion était trop intrusif sur la Home Page. Afin de le dédier uniquement aux visiteurs engagés, nous avons conditionné son déclenchement à la visite d’une page autre que la Home Page, grâce à Google Tag Manager. Nous avons créé un déclencheur qui s’active sur toutes les pages sauf la HP puis nous avons lié ce déclencheur à la balise de Drift. Si ces termes ne vous parlent pas, pas de panique, nous sortirons très prochainement un guide permettant de maitriser les basics de GTM ! ## 5. L’analytics Pour l’analytics, nous utilisons le couple classique Google Analytics / Google Tag Manager. Nous avons commencé par mettre en place le tag Google Tag Manager sur l’ensemble de nos pages. Grâce à cet outil, nous pouvons piloter très facilement l’ensemble des tags mis en place sur le site et créer des événements précieux pour nos analyses de trafic. ### Mise en place de la mesure du scroll L’engagement sur le contenu peut notamment se mesurer à partir du niveau de scroll sur chacun des articles. Pour pouvoir mesurer ce paramètre, je vous conseille cet excellent tuto expliquant comment faire avec Google Tag Manager. Voici le résultat que l’on peut tirer de cette analyse : Ici, on voit le classement des pages comptant le plus d’événements de scroll d’au moins 75%. ### Mise en place des événements de navigation Nous avons mis en place des événements permettant de tracker les clics sur notre burger menu et sur les différentes rubriques qui le composent. Aussi, nous trackons les clics sur tous les CTA du site, qui redirigent vers les pages “Contact” et “Nous rejoindre” ainsi que sur le form de souscription à la Newsletter. Nous pourrons ainsi analyser les typologies de contenus qui génèrent pour nous le plus d’engagement. ### Mise en place des objectifs de conversion Afin d’avoir une vue précise sur les canaux d’acquisition qui contribuent le plus à nos objectifs de conversion, nous avons mis en place 4 objectifs sur Google Analytics : - L’envoi d’un message Candidature - L’envoi d’un message Nous contacter - Le lancement d’une conversation Drift - L’inscription à la newsletter Les objectifs sont surtout utiles pour piloter l’attribution des budgets webmarketing. En effet, en attribuant une valeur à chaque objectif, il est possible d’analyser le ROI des différentes campagnes d’acquisition média. Pour le moment, nous nous focalisons sur de l’acquisition inbound. ### Analyse de l’UX avec Hotjar Enfin, nous souhaitons comprendre comment nos utilisateurs naviguent sur notre site et s’ils ne rencontrent pas de difficultés particulières, notamment sur les pages décisives (Contact et Nous rejoindre). Pour cela, nous utilisons l’outil gratuit Hotjar et notamment, deux fonctionnalités clés. La première est le “Visitor Recordings”, nous permettant de visualiser les sessions de nos utilisateurs, afin d’avoir un retour quali sur notre UX. La seconde est le “Heatmap”, nous donnant une vue sur les points d’interaction de notre Home Page. Voici un aperçu de ce à quoi elle ressemble aujourd’hui : ## 6. Le pilotage Chez digilityx, nous communiquons sur Slack. Quoi de mieux que cet outil pour être notifié des principaux événements qui surviennent ? Drift - Slack En deux clics, nous avons pu connecter Drift à Slack. Ainsi, toutes les conversations Livechat “atterrissent” dans un seul et même channel et nous pouvons y répondre directement à partir de Slack. Typeform - Slack De même, dès que nous recevons une réponse sur un de nos formulaires, Contact et candidature, nous recevons un message sur Slack, dans un channel spécifique. ## Conclusion Comme vous avez pu le lire, la mise en place d’une stack marketing complète est aujourd’hui très simple grâce aux outils SaaS disponibles sur le marché. Pour aller plus loin, nous vous recommandons de compléter votre lecture avec notre récent article qui traite plus en profondeur de la compréhension de l'approche. Soyez sûr d'avoir tous les outils en main avant de commencer ! Si vous souhaitez partager vos expériences avec ces outils ou que vous en utilisez d’autres, nous sommes toujours prêts à échanger ;). Utilisez le Livechat ou envoyez-nous un petit message ! --- # Comment écrire un bon post LinkedIn ? URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-ecrire-un-bon-post-linkedin Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Tous les secrets pour écrire des posts Linkedin engageants. Découvrez dans cet article les astuces pour rédiger un bon post LinkedIn ## Le dwell time Commençons par un mot peu connu… mais qu’est ce que le dwell time ? C’est la nouvelle arme de LinkedIn pour lutter contre les pods (promis après on arrête avec les mots barbares). Les pods sont des groupes d’utilisateurs d’une même plateforme qui réagissent systématiquement à vos publications en échange de la même action pour les leurs. Pour simplifier, c’est de l’échange de commentaires / réactions pour gonfler artificiellement l’audience d’un post. LinkedIn voyant ça d’un très mauvais œil, la plateforme a choisi de changer sa manière de mesurer le succès d’un post. On ne compte donc plus uniquement les réactions (likes, applaudissements, commentaires…) mais aussi le temps passé par les utilisateurs sur la publication : ce temps passé, c’est le dwell time. Il devient même le critère le plus important qui fera de votre publication un succès ou non. Cette nouvelle formule a un avantage non négligeable, celui de prendre en compte la majorité silencieuse (ceux qui passent du temps à lire vos posts mais qui ne réagissent pas). Elle est aussi plus juste car cela permet de “remercier” le créateur de contenu en augmentant sa visibilité. ## Quel contenu poster sur LinkedIn ? ### Comment penser ses contenus sur LinkedIn? Il existe plusieurs manières de procéder. Le choix doit s’effectuer en cohérence avec l’objectif que vous vous fixez en postant sur le réseau. Avant de commencer la rédaction, pensez donc au “why” de votre publication. Voici quelques exemples : - Penser et écrire un post pour apporter de la valeur à votre audience Avec cette approche “conseil” vous allez partager une découverte d‘un nouvel outil, d’une information ou encore des tips en lien avec votre métier. Cela inspirera surtout les membres de votre réseau qui exercent le même métier et vous permettra d’asseoir votre légitimité. Ainsi vous serez reconnu comme un expert sur les sujets que vous évoquez et cela vous crédibilisera quelque soit votre objectif (construire votre personal branding, développer votre business…). - Écrire un post avec une approche « storytelling », où vous allez romancer un élément (aboutissement, échec...) pour conclure par une recommandation ou un constat lié à cette histoire. Attention néanmoins à ne pas trop vous mettre en avant. Tout particulièrement avec cette approche, pensez à un contenu qui intéressera votre audience. - L’approche « coup de gueule » où vous allez adopter une position forte sur un sujet en particulier. Cela peut être en réaction à une injonction (par exemple sur le sujet de la productivité pendant le confinement), une idée reçue sur votre métier, une tendance. Cette approche permet d’inviter au débat (et donc d’augmenter le reach de votre post). La règle d’or à ne pas oublier est très simple à respecter : une idée par post. Vous gagnerez en clarté et en impact. Tips : Pour trouver de l’inspiration et adopter les bons réflexes, observez vos propres comportements sur LinkedIn. Quand vous passez du temps sur une publication et / ou que vous interagissez dessus notez ce qui vous y a amené pour intégrer ces bons réflexes. ## Comment bien mettre en page mon post LinkedIn ? Votre première phrase est capitale, c’est elle qui va faire que les gens passeront du temps sur votre post… ou non Comme évoqué dans cet article, le Dwell time est au cœur du nouvel algorithme de LinkedIn. L’important aujourd’hui, en plus des commentaires et des réactions sur un post, se situe principalement sur le temps passé sur un post. Par conséquent, si votre première phrase est accrocheuse alors les gens ont plus de chance de lire la suite en cliquant sur « voir plus ». En effet LinkedIn ne dévoilant que la première ligne de votre post, si votre première ligne n’est pas accrocheuse votre post finira rapidement aux oubliettes. ### Un bon post est un poste aéré. Ainsi n’hésitez pas à sauter une ligne entre chaque phrase. Le saut de ligne s’est établie comme une norme sur LinkedIn et tout texte compact sans sauts de ligne a plus de chances de décourager le lecteur et donc fera mécaniquement baisser le Dwell time. Vous pouvez souligner ce saut de ligne en utilisant les émojis. Choisissez-les en fonction du post que vous rédigez et en les plaçant en début ou fin de phrase. Attention pas plus d’un emoji par phrase. Concernant les hashtags vous pouvez les placer en fin de post pour ne pas perturber la lecture de votre post. 3 hashtags semblent être un bon ratio et assurez-vous qu’ils soient cohérents avec votre contenu. Concernant l’ajout d’une photo ou d’une vidéo les avis divergent. D’expérience cela peut permettre d’augmenter l'audience de votre publication. Un point sur lequel tout le monde s’aligne, si vous postez une vidéo, faîtes le en natif ; c’est à dire directement mise en ligne sur LinkedIn et non un lien youtube. D’une manière générale quand vous souhaitez partager un article postez le en commentaire plutôt que dans le post, LinkedIn appréciant assez peu que vous sortiez de sa plateforme. Autre astuce sous estimée sur LinkedIn ; identifier des personnes (ou entreprises) qui pourraient être intéressées par le post. Cela peut-être des experts qui réagiront à votre publication en donnant leur avis et augmenteront l’audience de la publication. Attention cependant à ne pas en abuser, 5 personnes par post semble être un maximum. Enfin concluez toujours vos posts par un CTA (Call To Action) c'est-à-dire une incitation adressée à votre lecteur. Cette incitation a pour but d’engager votre lecteur dans votre post, via un commentaire ou une réaction par exemple. Pour engager le lecteur via un CTA vous pouvez poser une question ou encore proposer la lecture d’un article dont vous posterez le lien en commentaire Votre question n’a pas besoin d’être philosophique, un message du type « et vous, comment auriez-vous fait ? » en réponse à un REX, ou encore « et vous, quel est votre outil préféré ? » après avoir partagé à votre réseau un nouvel outil lié à votre métier. ## Comment augmenter la visibilité de votre post ? En premier lieu pour inciter au débat et aux réactions dans votre post : ne vous privez pas de répondre aux personnes qui réagissent à votre post (et ce rapidement, en moins de 24h, l’algorithme privilégiant les échanges s’effectuant sur des périodes courtes). Lorsque vous répondez, ne le faites pas avec animosité mais de manière constructive. Vous apparaitrez d’autant plus comme un expert sur le sujet et vos arguments permettront peut-être à d’autres de prendre part au débat et donc une fois de plus d’augmenter le Dwell time de votre post. Postez avec votre profil personnel. Vous toucherez une audience plus importante et surtout vous serez plus libre dans la publication qu’avec une page entreprise plus corpo. Ne postez pas (trop) régulièrement, un post par jour c’est vraiment la limite haute. Un post ou 2 par semaine si ils sont bien construits participent déjà activement à la construction de votre audience sur le réseau. Concernant les horaires auxquels faire un post LinkedIn, on a traditionnellement pour habitude de dire pendant les horaires de travail du mardi au jeudi mais d’expérience un post bien rédigé et posté un vendredi peut tout à fait rencontrer du succès. En résumé, soyez authentique, c’est (toujours) le meilleur moyen de convaincre. --- # Comment tester mon idée grâce au pretotyping ? Le mettre en application en 72h URL: https://www.digilityx.com/blog/comment-tester-mon-idee-grace-au-pretotyping-le-mettre-en-application-en-72h Date: 2021-05-26 Expertise: design > Pour mettre en place une approche de pretotyping, nous avons créé un template d’atelier directement inspiré de la méthode originelle d’Alberto Savoia. Pour mettre en place une approche de pretotyping nous avons créé un template d’atelier directement inspiré de la méthode originelle d’Alberto Savoia. Nous pouvons vous accompagner dans cette démarche. Pour cela, nous avons besoin : - Un atelier de 3h pour définir l’idée, les hypothèses d’engagement marché, le XYZ et choisir le type pretotype - de 1 à 3 jours pour mettre en place le pretotype - de 1 à 2 semaines pour tester et analyser les résultats. Vous découvrirez ci-dessous les grandes lignes de la méthode à travers le board mural (à télécharger) et des exemples. ‍ ## Le point de départ Pour commencer il vous faut une idée. Attention, on ne parle pas forcément d’une idée aboutie avec les détails de fabrication ou de mise en œuvre. À ce stade, il suffit d’avoir une idée que vous souhaitez tester. Par exemple: - Vous êtes à la tête des équipes marketing d’une grande chaîne de fast food, vous pouvez avoir l’idée d’un « Mc Spaghetti ». - Vous souhaitez mettre en place une offre de partenariat au sein de votre site. - Vous souhaitez lancer un site payant référençant les ice breakers (True story). Vous écrivez donc votre idée, sans détails, puisqu’ici nous ne sommes pas au stade de la solution (quel mode de fabrication, quelle sauce, quels ingrédients) mais davantage d’une idée (le concept d’un sandwich aux spaghettis). ## L’hypothèse d’engagement marché Ensuite la méthode du pretotyping nous amène à définir notre Hypothèse d’Engagement Marché (HEM). Cela peut prendre plusieurs formes mais répond toujours à la question de la manière ou de la raison pour laquelle votre marché va s’engager (dans l’achat de ce nouveau sandwich, dans le besoin de partenariat ou dans l’achat d’ice breaker). D’autre part, le pretotyping permet de tester votre argumentaire (vidéo youtube, visuel du produit, landing page…). Voici des exemples : - mac spaghetti : « Des personnes vivant dans une certaine zone géographique (l’Italie ?) seront curieux de tester une recette inspirée de leurs traditions culinaires », « des habitués de mon enseigne seraient contents de découvrir une nouvelle recette »… - Icebreaker : Des participants à un événement autour des icebreakers seront prêts à acheter une liste complète d’icebreaker, … Ces HEM peuvent paraître assez larges mais n’oubliez pas, dans le pretotyping, vous investissez très peu de votre temps et de votre argent, donc permettez-vous de tester des idées parfois un peu folles. ## L'hypothèse sous une forme chiffré XYZ La ou les Hypothèses d’Engagement Marché sont étroitement liées à la suite, ce que nous nommons « XYZ ». À ce stade d’un projet pretotyping il faut exprimer votre Hypothèse d’Engagement Marché sous une forme chiffrée : « Au moins X de Y vont Z » où X est un pourcentage, Y votre cible et Z l’engagement par rapport à votre idée. Un exemple pour illustrer : - dans le cas de notre sandwich aux spaghettis : “Au moins 5% des clients de mon enseigne en Italie vont commander un McSpaghetti.” - dans le cas des icebreakers : “au moins 5% des participants à l'événement des icebreakers vont commander la liste pour un prix de 89€” ## L’hypozoom L’hypozoom est en quelque sorte un détail de votre hypothèse chiffrée XYZ ; nous la nommerons xyz. Compte tenu que vous ne pourrez pas tester votre idée de burger aux spaghettis dans toute l’Italie vous allez faire des zooms pertinents pour valider votre idée. En voici quelques exemples : - Au moins 5% des clients du restaurant de la Piazza Giuseppe Garibaldi à Naples commanderont un “Mc Spaghetti” - Au moins 15% des clients du restaurant sur la Promenade des Anglais à Nice qui sont détenteurs d’une carte de fidélité commanderont un “Mc Spaghetti” À cette échelle les hypothèses chiffrées deviennent testables. ## Quel type de prétotype pour mon projet ? Une fois cette hypothèse chiffrée il ne vous reste plus qu’à faire un choix de méthode de pretotyping. Vous devez trancher en vous demandant quel pretotype sera le plus pertinent pour mesurer mon HEM. Pour rappel, vous trouverez la liste des pretotype possible dans notre artcile "qu'est ce que le pretotyping?” Dans le cas du restaurant, la fake door serait le plus pertinent. Vous allez en effet suggérer que le produit existe sans avoir à en développer le contenu. Concrètement vous ajoutez le « Mc Spaghetti » au menu des bornes de commande automatique de vos restaurants italiens et vous mesurez quel pourcentage de vos clients ajoutent à leur commande ce nouveau sandwich. Lorsque les personnes récupèrent leurs commandes vous vous excusez de l’impossibilité de le servir et en offrez 2 en échange. Vous voyez très rapidement que sur une journée à 1000 clients, si 50 commandaient le dit sandwich aux spaghettis vous auriez à en offrir 50 mais vous auriez surtout validé votre HEM. Dans le cas de la liste des icebreakers, un fake door ainsi qu’un MVP réduit a été mis en place afin de permettre aux visiteurs de découvrir la liste et de la manipuler. Comment analyser les résultats de mon pretotype ? Une fois le test de votre pretotype terminé, il faut analyser les résultats. Il est important de noter que vous n’aurez pas une réponse claire : Oui, le produit ou service va fonctionner ou NON, il ne va pas fonctionner. Vous trouverez dans l’article “Pourquoi réaliser un pretotype?” les différents résultats possibles et la marche à suivre. Ici nous allons insister sur l’un des points importants de ce pretotyping. C’est que vous allez récupérer vos propres données. Alberto Savoia oppose la notion de YODA “Your Own DAta” à la notion de OPD “others People’s Data”. En effet, les données que vous allez obtenir avec vos tests sont bien les VOTRES dans VOTRE contexte. Ce ne sont pas des données provenant d'étude marketing, des opinions personnelles de vos amis ou des données de vos concurrents. Ces OPD sont souvent trompeuses pour la prise de décision. Par exemple, votre concurrent a obtenu 300 utilisateurs supplémentaires avec telles ou telles features. Vous souhaitez la mettre en place également. Vous n’aurez surement pas le même nombre d’utilisateurs. Avec vos propres données de pretotyping, vous allez pouvoir décider et vous faire une opinion plus claire sur le fait que votre produit ou service peut être co-créé avec les utilisateurs intéressés. ## En synthèse : valider l’engagement de votre cible / votre marché Pour résumer le plus important dans le pretotyping, c’est de valider l’engagement de votre cible / votre marché. - En B2C c’est assez simple, l’engagement ultime étant très souvent l’achat (parfois la recommandation). La question sera donc : les gens sont-ils prêts à acheter mon idée ? D’une manière générale posez-vous la question : quel serait l’engagement ultime de ma cible ? - En B2E par exemple, ce sera très souvent le temps que vos employés seront prêts à consacrer au sujet… Ainsi on remarque que le pretotyping peut s’utiliser dans tous les contextes business (B2C, B2B, B2E…) Nous espérons que ce guide “pas à pas” fondé sur un exemple vous aura aidé à vous projeter dans cette méthode. Retrouvez le template pour animer une session complète en cliquant ici. --- # Digilityx et la e-santé : épisode 3 – Quotidien Patient URL: https://www.digilityx.com/blog/digilityx-et-la-e-sante-episode-3-quotidien-patient Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Découvrez le gagnant du prix d'accompagnement lors du DigHacktion 2020 décerné par Digilityx. Ceux qui nous ont suivi jusque-là savent que nous avons décerné un prix d’accompagnement lors du dighacktion 2020. Ce prix a été attribué à « Quotidien Patient », une plateforme qui informe les patients atteints de cancer colorectal et leurs proches sur la maladie. Un des porteurs du projet a été confronté à cette maladie dans son entourage proche et il s’est rendu compte que même si de nombreuses informations sont disponibles, elles sont souvent très techniques, centrées sur la maladie et les soins et finalement assez peu sur le patient et ses besoins. C’est ainsi que l’équipe « Quotidien Patient » a eu l’idée de développer une plateforme qui, comme son nom l’indique, accompagne et informe le patient sur son quotidien, ses petits comme ses gros problèmes. Le parti pris fort est de s’appuyer sur du contenu facilement accessible voire ludique tels que des BD, des vidéos, des interviews d’autres patients. Le but est aussi de désacraliser la maladie qui est frappée d’un double tabou, celuidu cancer bien sûr mais aussi du colon qui amène à parler de « trou deballe » et de « caca » ce qui bien sûr est toujours délicat, la preuve il m’a fallu mettre ces mots entre « ». A terme, l’objectif est de pouvoir animer une communauté de patients, relayée par des patients experts, qui pourront donner leur point de vue, répondre aux questions et pourquoi pas permettre à cette communauté de devenir une association de patients. Le prix Digilityx consiste à accueillir les porteurs de projet et leur équipe au sein de notre start-up studio pour les challenger comme nous le faisons pour nos propres projets. Le 12 février dernier fut le moment de ce premier challenge. L’objectif a donc été de tracer la roadmap des prochaines semaines/mois et à définir les priorités dans les actions à mener. post-it wallLa première étape fut donc un brainstorm permettant d’explorer toutes les facettes du projet. Bien sûr à ce stade, beaucoup de choses sont à appréhender et à développer pour faire de cette belle idée une réalité. Ensuite nous nous sommes attachés à identifier l’ensemble des streams projets à conduire en parallèle : Fonctionnalités, contenus, construction de la plate-forme, Business model et financement, communauté, comité médical… L’autre point important était de poser les grands jalons attendus, de façon à prioriser les actions sur chacun des streams. Atelier équipe projet quotidien patientL’équipe est donc repartie avec une To-Do liste priorisée pour concrètement avancer et poser les premières briques de cette belle aventure. Nous nous retrouverons dans plusieurs semaines pour un premier bilan et un nouveau challenge, dont nous vous tiendrons informés! --- # Digilityx était à l’ad tech summit 2019, notre résumé de la journée en 5 points ! URL: https://www.digilityx.com/blog/digilityx-etait-a-lad-tech-summit-2019-notre-resume-de-la-journee-en-5-points Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Digilityx était à l'Ad Tech Summit 2019. Présentations d'outils, tendances du moment : découvrez notre résumé de l'évènement en 5 points. Organisée par l’IAB, la grand-messe de la publicité en ligne a tenu sa seconde édition le vendredi 22 novembre à l’hôtel Rothschild Paris. La journée a été rythmée par des présentations outils et des tables rondes sur les tops ad trends du moment. Notre résumé en 5 points : ## 1. Les adtechs sont un monde opaque, même vus de l’intérieur ! Pour lutter contre cette image négative, des initiatives « transparency & programmatique » émergent, Trust ID en tête. Trust ID est une clé unique de campagne, qui transite de l’annonceur par l’agence et jusqu’à l’éditeur et sur laquelle se rattache les principaux KPI de campagne : impression, clic, transformation. ## 2. La qualité et la lutte contre la fraude, premières préoccupations des annonceurs On aime beaucoup le label "Digital Ad Trust” by IAB qui regroupe les principaux éditeurs (141 sites, 29M d’internautes / jour) qui s’engagent à commercialiser des emplacements de qualité. Toujours sur la qualité, le header bidding a permis de mettre en concurrence des emplacements achetés en direct (ex : habillage du site) avec les achats en adexchanges. Enfin sur le sujet de la fraude, on retiendra White Ops qui lutte contre les BOT imitant l’humain cliqueur de publicité. ## 3. Les annonceurs internalisent outils et compétences pour opérer la publicité en ligne Afin de notamment mieux maîtriser les coûts et les dépenses de cette activité. Cette tendance est aussi à lier avec l’accessibilité des outils d’ADS en DIY. On a apprécié la présentation de la plateforme Dr. Banner (ciblage DSP, gestion créa / landing) qu’on a hâte de tester ! Enfin, une belle présentation de Tik Tok qui annonce 35% d’engagement (tous users) sur les challenges des marques. ## 4. Une tendance forte : donner le choix à l’utilisateur !‍ C’est même une religion chez Google « transparency, choice & control ». C’est aussi une des principales consignes données aux ingénieurs de la firme « do more with less data ». Chez Firefox c’est l’utilisation même du cookie 3d party qui va être bloquée…rendant impossible tout ciblage publicitaire. Et au-delà des marques, le RGPD et le volet ePrivacy (pas encore écrit nous a rassuré Maitre Drouard) garantissent la vie privée des utilisateurs. ## 5. Les technologies évoluent avec les usages et les contraintes Et c’est un peu le message fort de la journée qu’on a relevé à plusieurs niveaux : Pour tous les intervenants de la table ronde « cookie or not cookie »le cookie doit se réinventer pour passer outre les blocages publicitaires de Safari et Firefox. Aujourd’hui il n’y a pas de solution, mais peut-être bientôt ? D’après Thomas HUSSON de Forrester, les investissements du CMO dans la techno représentent 25% de son budget (avec pour principale dépense le marketing automation, les ad tech, et la data & analytics). Autre sujet très débattu : l’arrivée imminente des annonces adressées (et personnalisées) via les télés connectées. Des pilotes sont déjà en cours incluant media, FAI et annonceur. Un sujet dont on va entendre beaucoup parler ! Une journée riche en techo qui nous laisse penser que les usages sont à inventer ! Car chez Digilityx on est persuadé que les méthodologies et les cas d'usage de nos clients sont autant (voire plus) importants que la techno qui les opère. Pour illustration, on a développé une méthodologie de Growth Hacking basée sur des Adtechs. Vous voulez en savoir plus, c'est par là. --- # Digilityx était au FlupaUXday, l’événement numéro 1 sur l’UX en France URL: https://www.digilityx.com/blog/digilityx-etait-au-flupauxday-levenement-numero-1-sur-lux-en-france Date: 2021-05-26 Expertise: design > Découvrez le récap de Digilityx sur l'événement n°1 sur l'UX en France : Flupa UXDay 2019. Design Systémique, Design Sprint, UX & Data et assistant vocal. En juin dernier, avait lieu la 8ème édition des Flupa UXDay et pour ceux qui n’y étaient pas… c’était surement la meilleure des éditions 👌😍! ## ‍ Les Flupa c’est quoi ? Les organisateurs le diront mieux que nous. Les Flupa c’est « 2 jours entièrement dédiés à l’expérience utilisateur, articulés sous forme d’ateliers et de conférences ». On y parle de tout ce qui peut toucher de près ou de loin à nos chers utilisateurs (ergonomie, UI, UX, design global, service design …). En 8 ans, les Flupa sont devenus incontournables. Les organisateurs ont véritablement mis la barre très haut en nous proposant un programme diversifié et palpitant (Le Programme 2019). Nous y étions le vendredi et on vous fait un petit récapitulatif 😘 ## Do we still speak for the trees? Usability’s changing role in a UX-owned world. On commence avec la Keynote d'introduction de Steve Krug sur l’évolution du métier de l’UX. Cette Keynote introduit un sujet qui rebondira dans toutes les conférences de la journée : le design éthique. Steve Krug explique que les méthodes UX/Ergo utilisées pour comprendre les usages se détournent peu à peu de leur véritable objectif. L’émergence des dark patterns dans les plus grandes entreprises du monde tend à valider ce détournement. On ne sait plus si les services et interactions sont faîtes pour simplifier l’usage ou pour inciter, séduire les utilisateurs à faire quelque chose qu’ils n’auraient peut-être jamais fait. « On utilise les tests utilisateurs pour découvrir comment manipuler les gens et pas vraiment pour les aider à faire ce qu’ils veulent. » exprime Steve Krug. Steve nous met face à nos responsabilités de designer et nous invite à revoir nos approches et nos outils. Chez Digilityx on adore être bousculés et on vous invite à la regarder 😍: https://www.youtube.com/watch?v=X4ANZEnujvk&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs ## Design Systémique : vers une nouvelle approche du Design au XXIe siècle On enchaîne avec une conférence sur le design systémique par Patrick Maruejouls. Faire du design éthique c’est aussi faire un design durable ! Dans un contexte où l’écologie est au cœur des problématiques de notre monde, Patrick Maruejouls nous rappelle que le processus de conception doit être systémique. Cela veut dire qu’il faut penser et designer l’ensemble du cycle de vie d’un produit pour que ce produit respecte notre éthique et notre planète. Dans sa conférence, Patrick prend l’exemple de la cuillère en métal qui pourrait paraître écologique. Malheureusement, ces cuillères sont fabriquées et transportées grâce à des systèmes très polluants. Les cuillères en bambou distribuées par plusieurs marques bio sont un parfait exemple de design systémique. Conçu avec du bambou qui est recyclable et bio-dégradable. Ces cuillères respectent la planète, bénéficiant du fait que le bambou pousse partout. Il est facile de les concevoir localement pour éviter les systèmes d’export polluant (Ex: Avion, bateau etc…). Bien que cela soit chronophage et complexe en terme de méthode, Patrick Maruejouls invite tous ceux qui seraient intéressés à le rejoindre sur son groupe dédié pour réfléchir à ce type de problématique : Systemic design France 😍 Et si vous voulez en savoir plus vous pouvez revoir la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=X4ANZEnujvk&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs ## Le Design Sprint, cheap, fast, good ? Pauline nous partage sa réflexion autour de triptyque infernal que demandent certains clients. « Je veux quelque chose de pas cher, de rapide et de beau/bien ». Bien qu’elle ne voit pas véritablement comment cela est possible (nous non plus d’ailleurs 😒), Pauline nous présente la façon dont elle applique le design sprint pour répondre à une partie du problème. On apprécie son approche hackée consistant à - Intégrer des utilisateurs à plusieurs étapes du sprint. - Les différentes phases de vote sont réalisées avec des utilisateurs finaux, ce qui diffère avec la méthode classique. C’est une idée très intéressante que nous avons essayé chez Digilityx. Malheureusement, tout est une affaire de budget. Recruter des utilisateurs plusieurs fois dans la semaine rajoute un budget non négligeable que nos clients finissent par retirer. #toujourscheap - Utiliser le 5ème jour pour prioriser les fonctionnalités. - Il est très important d’aider les clients à structurer et prioriser le déploiement du prototype et utiliser le 5ème jour pour cela est bien trouvé. Chez Digilityx nous la faisons après une review. C’est à dire que nous prenons le temps de corriger des problèmes soulignés lors des tests utilisateurs avant de faire la priorisation. Nous vous laissons découvrir les détails de son approche ici : https://www.youtube.com/watch?v=F5r3hLHap2o&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=4 ## UX + Data = ♥ Grande habituée des Flupa, Emmanuelle Marévéry nous livre encore une fois des méthodes pragmatiques réutilisables. On adore 😍 Après le diagramme Café, Emmanuelle nous partage sa passion pour l’analyse de texte, le Texte Mining et nous explique comment cet outil peut aider à repenser un service et son UX. Fan de data, Emmanuelle nous donne l’exemple de son analyse des verbatims et avis clients pour conseiller les chefs de produit. Elle explique notamment comment elle a aidé les chef de produit de Décathlon à segmenter leurs cannes à pêche. En utilisant les avis clients sur chaque canne à pêche, elle a découvert que les clients rapprochaient fortement la performance d’une canne au poisson qu’elle était capable de férer ou remonter. Elle a donc pu proposer une segmentation venant tout droit des utilisateurs. Elle aborde ses méthodes et livre ses outils gratuits pour nous inciter à le faire. Chez Digilityx on la réécoute encore, à vous de faire de même en cliquant ici : https://www.youtube.com/watch?v=VY94rpU1jtU&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=2 ## Design et stratégie : pourquoi et comment se mêler des affaires des autres On commence l’après-midi avec une conférence sur le Design et la stratégie. Le titre est accrocheur et la conférence encore plus. Vous avez peut-être rencontré des personnes aux comportements déviants lorsque l’on touche à l’UX design. Morgane nous en présente 3 : Jean l’hostile : - “Tu peux rendre ça joli ?” - “Je sais ce qu’il leur faut !” - “Et le logo en plus gros ?” Paul le méprisant : - “Tu peux faire l’UX ?” - “Fais juste une revue, ça ira” - “Et sinon c’est quoi ton logiciel ?” Audrey la manipulatrice qui nous dit : - “Tu peux faire un effet Waouh ?” - “Je veux un mix entre ces applis” - “Envoie les écrans c’est pour une préz importante” Si vous les avez rencontré, Morgane Peng vous dévoile ses secrets pour répondre à ce type de personne et tourner cela en votre faveur. C’est avec beaucoup d’humour qu’elle nous donne ses Tips et arguments pour éviter les pièges et faire de ce type de personne des alliés contre leur volonté 😏 en voilà un résumé : Contre le Jean l’hostile, il faut de la culture : - Le pied dans la porte - Utiliser l’effet de groupe - Faire le pas de coté Contre Paul le méprisant, il faut de l’organisation : - Standardiser les procédés - Standardiser les compétences et les tâches - Parler la langue de l’entreprise Contre Audrey la manipulatrice, il faut sensibiliser au business : - Devenir un allié business - Savoir dire non - Bannir les comportements déviants On adore cette présentation et on vous invite à la regarder ici : https://www.youtube.com/watch?v=_CjFJPJ_BJM&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=3 ## Designer pour les esprits anxieux On poursuit avec designer pour les esprits anxieux. Une conférence très intéressante de Charlotte Breton Schreiner sur la place encore faible de l’anxiété dans les processus de conception. Touchant pourtant de nombreuses personnes, Charlotte dénonce cette lacune et propose un nouveau Framework pour aider les designers à concevoir pour ce type de personae. Elle dévoile quelques-uns de ses Tips et recommande la conception d’interface « calme » opposée à celles d’aujourd’hui pleines d’animations ou d’interactions en tout genre. On vous propose de vous plonger dans cette conférence aussi calme qu’intéressante : https://www.youtube.com/watch?v=9RZiNreHf5c&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=5 ## OK Google, Dis Siri, Alexa : comment designer une expérience pour assistant vocal Avant dernière conférence de Stéphane Maltor sur la conception d’une expérience vocale. Il nous explique les problèmes qu’il a rencontré lors de la conception d’un assistant vocal et nous donne les Tips suivants : 1. Inviter la technique dans l'histoire : Il faut pouvoir traiter la demande de l'utilisateur en moins de 5 secondes. 2. Apporter de la variété dans le dialogue : Écrire différentes réponses pour une question similaire 3. S'attendre à ce que l’utilisateur soit bavard 4. Penser aux issues de secours 5. Trouver un équilibre entre trop et pas assez d’informations / Fragmenter l’infos 6. Parler un langage clair 7. Penser design éthique en ce qui concerne les données. On vous invite à regarder la conférence pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=9RZiNreHf5c&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=5 ## Doing is the hard part – How to embed service design in organizations. On finit la journée avec Marc Stickdorn qui nous donne sa vision du service design et de la façon dont il faut le faire aujourd'hui. Il dénonce la faculté que nous avons à nous concentrer sur les outils utilisés plus que sur la problématique ou le résultat que l’outil a produit. En utilisant l’image de la maison. Marc explique que ce qui compte c'est le résultat final de cette maison et non le marteau qui a permis de la construire. Il ne faut pas se concentrer sur les outils et les méthodes car on les connait. Il faut designer et tester des méthodes en fonction de la problématique. Accompagné d’experts, Marc nous donne ces 12 conseils pour faire du service design que je vous remonte ici : - Appeler le « service design » comme vous voulez - Faire de nombreux Drafts - Jouer les facilitateurs - Le faire plutôt que le dire - Utiliser oui et au lieu de oui mais - Trouver le bon problème avant de le résoudre correctement - Prototyper dans le monde réel - Ne pas mettre vos œufs dans le même panier (plusieurs prototypes) - Ne pas parler d’outils mais de changements réels que cela va apporter - Faire des itérations... Ensuite adapter - Observer différents niveaux organisationnels ou serviciels - Tout ce que vous voyez fait partie du service. Tout regarder. Pour plus de détails sur ces différents points, voici le lien de la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=_CjFJPJ_BJM&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=3 ## Dernier mot Un grand merci aux organisateurs des Flupa UXday. C’est avec plein d’idées que nous avons quitté cette journée de conférence UX. Nous allons surement pouvoir revoir nos méthodes et outils en lien avec le product design ou le service design. On a hâte de tester tout cela dans nos prochaines missions, peut-être même avec vous. 😊 --- # E-KYC - Episode 2 - REX RPA/RDA, Robotisation des contrôles réglementaires URL: https://www.digilityx.com/blog/e-kyc-episode-2-rex-rpa-rda-robotisation-des-controles-reglementaires Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Découvrez notre série sur le e-KYC. Dans cet article, nous parlons de la robotisation de contrôles réglementaires grâce aux solutions de RPA/RDA. Dans cette série d’articles, nous vous parlons du e-KYC et nous vous présentons quelques retours d’expérience. Dans notre précédent article, nous vous avons présenté les leviers permettant de digitaliser les processus KYC, ainsi qu’un 1er retour d’expérience de mise en œuvre de ces leviers (RAD-LAD, Workflows, Gestion des pièces, …). Dans cet épisode nous allons nous focaliser sur un autre levier et sa mise en œuvre dans un environnement bancaire : la robotisation de contrôles réglementaires grâce aux solutions de RPA/RDA. ## Qu’entend-on ici par robot ? Les robots dont il est question ici sont les solutions de RPA/RDA (Robotic Process/Desk Automation). Ces solutions permettent d’automatiser des séquences normalement exécutées par des collaborateurs : clics, copier-coller, collecte de données, calculs, exécution de règles de gestion, saisie de données, navigation entre plusieurs applications, ouverture / fermeture d’écrans, comparaison de résultats entre applications…etc. Les cas d’usages pouvant être automatisés par ces solutions sont quasi infinis : répondre aux e-mails en récupérant des informations demandées dans des applications métier, générer des confirmations diverses, générer des bons de commandes ou des factures, modifier les coordonnées d'un client dans un CRM, initier une consolidation financière, orchestrer les traitements nécessaires à l'accueil d'un salarié, attribuer des droits d'accès aux applications, etc. L’automatisation est basée sur l’application de règles prédéfinies qui s’exécutent au travers des applications existantes. L’alternative aux robots est l’utilisation d’APIs entre systèmes. Mais ces APIs ne sont pas toujours disponibles et les coûts d’intégration peuvent être importants. Les apports de ces robots sont multiples (ROI, Qualité, Implémentation rapide, etc.). ## Quels types de cas d’usage KYC déployer ? Les cas d’usage KYC que nous avons déployés concernent la robotisation des contrôles réglementaires à l’EER pour les filiales internationales d’une grande banque : · Automatisation des interrogations Embargo/sanctions et PPE · Automatisation de la classification Risque · Automatisation de la création du dossier de validation Ces cas d’usages ont été déployés à l’aide de robots attended (cf 1er schéma si vous ne vous rappelez plus la différence entre attended et unattended) développés avec la solution Contextor, une solution bien connue du marché (telle que UIPath, Automation Everywhere, Blue Prism…). Les cas d’usage peuvent être multiples, à partir du moment où les processus KYC impliquent la répétition de tâches non complexes, les solutions de Smart Automation sont synonymes de gains considérables d’efficacité opérationnelle et de qualité des processus. ## Quels facteurs clés de succès pour les projets RPA/RDA? - Il faut statuer dès le lancement du projet les choix techniques structurants, tels que le type d’automatisation (Bot attended ou unattended), le type d’appels pour interroger les différentes applications (API vs IHM), les choix d’architecture. - Pour un lancement de projet efficace et rapide, il faut garantir dès le début la disponibilité de l’ensemble des applications et environnements utilisés dans le cadre des cas d’usage ; installées, configurées et accessibles avec tous les droits d’accès nécessaires à la réalisation des développements et des tests. - Une équipe mobilisée et coordonnée est indispensable, afin de garantir la bonne compréhension des processus et des outils locaux, ainsi que l’accès aux différentes applications nécessaires au bon déroulement du projet. - Il faut bien anticiper toute évolution et vérifier que cela ne génère pas de régressions. En effet, un robot permet d’automatiser les processus en agissant au niveau des interfaces graphiques. Ainsi les solutions de RPA/RDA sont très sensibles aux variations des applications, aux configurations des postes et environnements graphiques. - Il est clé d’anticiper les indisponibilités des applications dans le cadre d’un projet RPA/RDA et les intégrer dans le planning d’implémentation. En effet dès lors qu’une application utilisée dans le processus et sur laquelle il faut développer ou tester n’est pas disponible, alors le projet est bloqué. ## En conclusion Les leviers présentés ici sont de réels accélérateurs de transformation et de gains pour les acteurs qui font face aux enjeux du KYC, notamment les banques. Il est important de bien réfléchir aux solutions à utiliser et de bien cadrer les méthodologies pour y parvenir. Au cours du prochain article, nous vous présenterons un troisième retour d’expérience, la mise en œuvre d’un autre levier pour digitaliser le KYC : la mise en place d’un agent conversationnel en support des collaborateurs sujets aux transformations des fonctions KYC. Si vous rencontrez les mêmes problématiques d’industrialisation du KYC et que vous réfléchissez à ce type de solution, n’hésitez pas à nous contacter, nous pouvons vous accompagner sur vos différentes phases de projets. Si vous souhaitez être alerté de la sortie du prochain épisode, abonnez-vous à notre newsletter ! Ça se passe juste en dessous! ‍ --- # FrenchUX s'installe au 25 le temps d'un Meetup ! URL: https://www.digilityx.com/blog/frenchux-sinstalle-au-25-le-temps-dun-meetup Date: 2021-05-26 Expertise: design > Découvrez la proposition de valeur de French UX, communauté montante d'UX designer, et le déroulé du MeetUp dans les locaux de Digilityx. C'était le 6 juin dernier, nous recevions pour la toute première fois French UX, la communauté d'UX designers avide de partager et apprendre de nouvelles méthodes. Fondée par 4 UX designers (Céline Birgand, Clément Mondary, Sylvain Doré et Franck Dauger), cette jeune communauté en recherche d'un nouveau lieu pour accueillir leurs membres a pris place dans nos nouveaux locaux fraîchement aménagés. "Nous partageons les mêmes valeurs avec la communauté French UX : esprit d’initiative, partage de bonnes pratiques, innovation et un côté "hands-on"! Nous avons donc proposé naturellement à cette communauté d’utiliser nos locaux, ce qui nous permet aussi d’échanger avec d’autres UX !" précise Christophe Pelletier, co-fondateur de digilityx. ## French UX c'est quoi ? Fondée en 2017, French UX est une communauté ouverte et Open Source organisant des Meetup tous les 2 mois. Tout le monde peut accéder aux Meetup et accéder gratuitement à l’ensemble des outils fournis dans les ateliers. Les sujets abordés lors de ces Meetup sont vastes. La communauté a déjà pu tester des outils de cadrage projet, de brainstorming et de test utilisateurs. Pour ce 9ème Meetup, les membres ont pu tester différentes méthodes de priorisation et comprendre les avantages et les inconvénients de chacun. A la suite de chaque atelier, les membres reçoivent un récapitulatif des méthodes sous forme de livret pour pouvoir les réappliquer dans leurs missions. ‍ ## Que proposait French UX dans ce meetup ? C'est avec une vingtaine de personnes présentes que French UX a pu partager autour des différentes méthodologies de priorisation. Les 4 animateurs avaient donc préparé une suite d'ateliers permettant à chaque membre de découvrir et pratiquer différents outils de priorisation. "Prioriser des services ou des fonctionnalités est un exercice obligatoire en entreprise. Par expérience, les membres d'un projet ne prennent pas forcément le temps de se demander si la technique utilisée est biaisée par le contexte du projet, le manque de connaissance client ou de connaissance technique. On utilise alors des techniques simples et répandues (Ex: dot-voting ou matrice Eisenawer) qui n'apportent pas de valeurs ajoutées" explique Sylvain Doré, co-fondateur de FrenchUX. ## Comment cela s'est il déroulé ? Très rapidement les participants ont eu la possibilité de plonger dans un contexte de conception de service autour de la mobilité. Les moyens de transports urbains se multiplient (trottinette, scooter, vélo etc...) ainsi que leurs applications. Les problèmes de parcours sont nombreux pour les utilisateurs et les opportunités d'y répondre aussi. Les participants avaient donc pour objectif de définir un service répondant à cela au travers de différents ateliers : 1. Brainstorming de services autour des différents problèmes rencontrés 2. Première priorisation et sélection du service à concevoir avec le dot-voting et le feedback frame 3. Création des parcours utilisateurs grâce au logigramme et définitions des fonctionnalités. 4. Seconde priorisation pour définir les fonctionnalités les plus importantes pour l'utilisateur avec la matrice multicritères ou la matrice de Kano 5. Puis découpage des user-stories et priorisation avec le poker-voting. Dispersés dans l'ensemble des salles, les 4 groupes ont donc pu profiter des espaces de Digilityx et tester ces différents ateliers. Les groupes avaient le choix entre : - Le dot-voting - Le feedback Frame - La matrice d'Eisenower - La matrice Impact Effort - La matrice des critères - Le t-shirt size Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Bien que les pratiquer soit essentiel, French UX souhaite surtout mettre en avant les forces et les faiblesses des approches proposées. Les participants doivent pouvoir les réutiliser dans les meilleures conditions possibles. Un programme bien chargé mais réalisé par tout le monde en moins de 2 heures. La communauté a fini sa soirée autour d'un verre pour échanger sur les ateliers et les évolutions possibles de la communauté. Vous voulez restés informés des prochains événements de la communauté French UX ? Suivez les sur le groupe linkedin Vous avez envie de partager des bonnes pratiques autour de l’UX, CX, la data, le marketing… n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact --- # Growth Hacking B2B : les clés de la réussite en Acquisition URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-b2b-les-cles-de-la-reussite-en-acquisition Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez les leviers et les hacks qui fonctionnent le mieux pour votre Growth Hacking en B2B Première étape de votre stratégie de Growth Hacking B2B, faire venir des visiteurs sur votre site. Dans cet article, nous vous détaillons les clés de la réussite pour l’Acquisition B2B. Nous distinguons deux stratégies : l’inbound et l’outbound. La stratégie outbound va vous être utile si vous êtes dans l’urgence de trouver de nouveaux leads. Vos efforts vont être directement récompensés. En revanche, dès que vous arrêterez vos actions, vos nouveaux leads générés diminueront. La stratégie inbound sera davantage utile sur le long terme. Vos efforts de création de contenus et de leads nurturing paieront d’ici plusieurs semaines / mois. Les actions entreprises auront cependant des effets durables sur votre notoriété et votre positionnement SEO. ## Stratégie outbound La stratégie outbound marketing consiste à aller chercher vos prospects en dehors de vos frontières, par des canaux directs (linkedin, emailing, ads). Cette approche, plus court-termiste, vous permet d’adresser directement les prospects qui ont pour vous le plus de valeur. Les deux leviers qui fonctionnent le mieux sur l'outbound B2B sont les séquences Linkedin/cold emailing et les Ads. Il n'y a pas de priorité absolue pour l'une ou l'autre de ces deux stratégies. Seuls les tests vous permettront d'identifier l'approche la plus ROIste. ### Les séquences Linkedin / cold emailing Les séquences de prospection comprenant ou combinant Linkedin et le cold emailing sont particulièrement efficaces en B2B. Voici les principales étapes à suivre pour une stratégie outbound efficace : - Identifier son audience Lors de votre audit Growth, vous avez normalement identifié votre audience cible. Il est maintenant temps de créer votre base de données de prospects en récoltant un maximum d’informations sur vos targets. Imaginons que vous souhaitiez cibler les directeurs e-commerce français. Vous devrez commencer par lister les entreprises cibles. Pour cela, cherchez les données sur le web. Dans notre cas, un petit tour sur Google nous permet de trouver ce type de BDD. Ensuite, vous devez identifier les responsables e-commerce dans ces entreprises. Particulièrement pour les 100 premiers, commencez par récolter les contacts et les adresses email “à la main”. Une combinaison de Linkedin et de Skrapp.io fait largement l’affaire. Vérifiez une seconde fois les adresses email avec un outil tel que Debounce pour assurer une délivrabilité maximale. En moyenne, vous conserverez alors 60 à 70% d’adresses email valides. Une bonne pratique consiste à vérifier régulièrement la réputation de votre nom de domaine pour vous assurer que vos actions de cold emailing ne lui nuisent pas. Un bon outil pour le faire : MXtoolbox. Récupération des adresses email via SkrappEntrez alors les nom, prénom, url linkedin, adresse email, poste, company dans votre CRM préféré. - Lancer ses séquences Une fois votre base de prospects prête, vous pouvez lancer vos séquences. Pour tester leur efficacité rapidement, passez une fois encore par une méthode “à la main” que vous pourrez industrialiser en fonction de la réussite de votre campagne. Vous pouvez débuter par une vague de demandes de contacts Linkedin avec message personnalisé, sur lesquels vous proposez un contenu à forte valeur ajoutée ou mettez en avant les problématiques auxquelles font face vos prospects. Vous pouvez le faire complètement à la main ou passer par des outils tels que Dux-soup ou Prospectin. Suite à cette séquence, vous pouvez lancer votre campagne de cold emailing. Le numéro 1 en la matière est de loin Lemlist. Pour obtenir des conseils sur la structure et le contenu de vos campagnes, rendez-vous sur leur blog, qui est une véritable mine d’or sur le sujet. Voici un exemple de KPIs obtenus avec une campagne emailing réalisée par digilityx pour un client B2B : Résultats de la campagne cold emailing B2BPas mal non ? Il s’agissait d’une campagne sur les abonnés à un podcast organisé par notre client. Si vous souhaitez obtenir la séquence d’emails, c’est ici. Si votre séquence porte ses fruits, vous pourrez automatiser le tout (collecte d’infos sur les leads et lancement des séquences), en utilisant l’incontournable Phantombuster. Nous vous donnerons des exemples concrets de hacks en utilisant cet outil dans de prochains articles ! ### Les ads pour le Growth B2B Puisque le cycle d’achat des produits B2B est la plupart du temps plus long qu’en B2C, les ads vous permettront rarement de concrétiser des ventes directes. En revanche, ce sont de puissants leviers pour mettre en avant votre marque et vos contenus. - Google Ads Si votre marque n’est pas encore connue et que vous souhaitez vous positionner parmi vos principaux concurrents, tester l’achat de mots clés peut être intéressant. Concentrez-vous sur la long tail pour réduire votre CPC. Travaillez des landing pages spécifiques en fonction de la famille de mots clés achetés. Pour créer vos landing pages, vous pouvez utiliser Unbounce. - Linkedin ads Vous pouvez tester quelques campagnes Linkedin Ads en mettant en avant le téléchargement de livres blancs ou autres contenus afin d’obtenir des leads. Attention cependant, les CPC sont élevés sur cette plateforme. Vérifiez bien le ROI de vos campagnes ! - Facebook ads Bien que Facebook soit un “réseau B2C”, la plateforme vous permettra de toucher vos cibles, grâce notamment à un outil de création d’audiences hyper puissant. Vous pouvez par exemple créer des audiences look alike de personnes ayant liké votre page si vous avez une forte communauté. Aussi, vous pouvez tester des campagnes de retargeting Facebook sur les visiteurs de vos pages d’offres. ## Stratégie inbound Votre stratégie inbound consiste à faire venir des prospects sur votre site sans les solliciter directement. C’est votre contenu qui va contribuer à les attirer (via le SEO ou la publication sur les réseaux sociaux). Si vous n’êtes pas familiers avec l’inbound, nous vous recommandons cet article très complet d’Hubspot, dont les fondateurs sont les inventeurs de cette discipline. En résumé, l’inbound consiste à attirer vos prospects via du contenu qui répond à leurs problématiques / besoins (Awareness). Après avoir téléchargé un premier contenu (et laissé leur adresse email), les prospects pourront découvrir un contenu qui présente des solutions à leur problème (Consideration). Enfin, vous pourrez pousser des contenus expliquant comment votre entreprise peut répondre efficacement à leurs sujets (Decision). ### Connaissez votre audience cible et leurs attentes Avant de commencer à produire du contenu, vous devez savoir ce qu’attendent vos prospects. Pour cela, vous pouvez utiliser la technique des personae readers. Pour récupérer de la data, vous pouvez utiliser les Growth Interviews, et utiliser des outils tels que Google Analytics (pour obtenir des insights sur vos lecteurs actuels). Les questions auxquelles vous devez répondre sont : - Qui sont les prospects auxquels je souhaite m’adresser (âge, profession, secteur) ? - Quels sont les problèmes auxquels ils font face ? Afin d’identifier les contenus apportant des solutions à ces problèmes. - Quels sont les formats préférés de ma cible (webinar, articles, vidéos…) ? ### Identifiez les contenus à produire En B2B, les contenus produits doivent apporter des réponses très concrètes aux problèmes de vos prospects. Oubliez donc les articles théoriques sur l’évolution de votre marché et focalisez vous sur les guides, les comparatifs et les retours d’expérience. Prenons l’exemple de Tail.ai, une startup de digilityx qui propose aux e-commerçants la création de chatbots permettant d’améliorer l’expérience d’achat et de ce fait le taux de conversion. Les cibles de Tail.ai sont les directeurs e-commerce, ou encore les leads UX designers. Le gros enjeu en e-commerce, au vu des faibles marges du secteur, est d’améliorer le taux de conversion. Une idée d’article pour résoudre ce problème pourrait donc être : “Les 5 leviers à mettre en place en 2021 pour améliorer son taux de conversion”. Un de ces 5 leviers pourrait être évidemment la mise en place d’un chatbot ecommerce. Pour identifier les contenus à produire, vous pouvez utiliser des outils tels que Buzzsumo ou encore Ubersuggest / SEMrush afin de connaître les mots clés les plus populaires sur les moteurs de recherche. L’astuce Digi Dans votre production de contenus, ne réinventez pas la roue. Regardez les contenus produits par vos concurrents anglo-saxons et leurs audiences (en utilisant les outils SEO cités plus haut). Vous pouvez alors, à partir de ces sources, écrire un article plus complet, qui compile et structure les idées existantes. C’est à la fois une bonne méthode pour ne rien oublier sur le sujet et pour gagner un temps conséquent dans votre production de contenus. ### Le CTA systématique Avoir de la visibilité via ses contenus c’est bien, obtenir des leads à partir de ces derniers, c’est mieux. Ainsi, pour chaque contenu que vous produisez, réfléchissez à une manière de récupérer une adresse email. S’il s’agit d’un webinar, c’est assez évident car vos prospects devront laisser leur adresse email pour s’inscrire. S’il s’agit d’un article, vous devrez être un peu plus ingénieux. Deux principales techniques se dégagent ici : - Écrire un article plus long que ce que vous aviez prévu puis ne publier qu’une version condensée de cet article. Afin d’obtenir le “guide complet”, vos prospects devront entrer leur adresse email. - Proposer une ressource en lien avec votre article. Par exemple, pour cet article sur le Growth B2B, si vous souhaitez récupérer la séquence emailings dont on parle plus haut, vous devrez laisser votre adresse mail. ### Promouvoir vos contenus Une fois vos contenus produits, vous devez les rendre visibles auprès de vos cibles. Le premier levier sur lequel vous devez vous focaliser est le SEO. Nous avons écrit un article qui liste les 6 points de base à respecter pour améliorer votre SEO. Voici déjà quelques règles à respecter pour améliorer votre référencement : - Utilisez vos mots clés principaux et leurs variantes dans le titre de l’article et les sous titres (page titles, H1, H2). Pour identifier ces mots clés, rendez-vous sur Ubersuggest. - Apportez de la valeur à vos utilisateurs dans vos articles. En effet, un article sur lequel il y a peu de rebonds et sur lequel vos lecteurs vont rester pour consulter votre contenu va être particulièrement bien noté par les algos de recherche. - Soignez la vitesse et l’ergonomie de votre site : privilégiez l’utilisation d’un CMS (Webflow, Wordpress…) pour votre blog afin d’obtenir une vitesse de chargement de pages et une gestion du responsive optimales. - Créez une meta description claire et concise afin d’améliorer les taux de clic. Pour plus de détails, rendez-vous chez Neil Patel. - Utilisez les “schema markups”, afin d’aider les algorithmes à structurer votre contenu. Là encore, un excellent article de Neil Patel résume bien cette technique. Le second levier à considérer est la promotion de vos contenus sur vos réseaux sociaux. Sur le B2B, bien que ce soient des professionnels ou des entreprises que vous souhaitez cibler, vous vous adressez à des individus, qui se rendent sur les principaux réseaux sociaux. Ainsi, voici les réseaux sociaux sur lesquels publier vos contenus par ordre d’importance (en moyenne; la pertinence du réseau dépend de votre activité et de vos cibles) : - Linkedin - Facebook - Twitter - Instagram Vos posts doivent systématiquement contenir un visuel attractif. Utilisez l’identité visuelle de votre marque pour créer une habitude vis-à-vis de vos contenus, comme le font très bien des entreprises telles que Hubspot ou SEMrush. Aussi, pour être davantage visibles, vos posts doivent susciter l’engagement (clicks, likes, comments, retweets). Nous publierons bientôt un article à propos des best practices pour vos posts Linkedin. Si vous souhaitez gagner du temps dans la publication de vos contenus, vous pouvez utiliser un outil tel que Buffer ou encore Hootsuite. Enfin, si votre site vient de sortir et que vous n’avez pas encore beaucoup d’audience, utilisez celle des autres. L’astuce Digi Une bonne technique est d’identifier les principaux médias consultés par votre cible et profitant d’une audience conséquente. Listez les et identifiez pour chacun l’adresse email de la rédaction. Lorsque vous sortez une étude chiffrée, un article à forte valeur ajoutée ou encore un webinar, contactez les rédactions en fournissant un abstract de votre étude. Évidemment cette technique ne fonctionne pas systématiquement mais lorsque c’est le cas, elle vous assure une forte visibilité pour votre marque et des backlinks de qualité. ### Interagir sur les réseaux sociaux Pour augmenter vos followers sur les réseaux sociaux, vous devez être incontournables sur vos sujets de prédilection. Pour cela, listez et suivez les principaux acteurs et influenceurs de votre domaine d’activité. L’astuce Digi Quotidiennement, dédiez au minimum 30 minutes de votre temps pour faire le tour des réseaux et identifier les publications qui traitent de sujet proches de votre activité. Vous pouvez alors liker, commenter et partager ces contenus afin d'augmenter votre awareness. Le petit tips : mettre un créneau de 30 min dans son agenda pour s’y tenir ! ## Conclusion Evidemment, ces approches ne fonctionneront pas de la même manière pour tous les business. Pour rester dans l’esprit Growth Hacking, testez les “artisanalement” et avec de petits budgets en traquant systématiquement les résultats. Vous pourrez alors optimiser et scaler vos ressources et budgets sur les initiatives les plus ROIstes ! Une fois vos prospects attirés sur votre site, il faut les convertir. Pour être notifié à la sortie de notre article sur l’Activation en B2B, inscrivez-vous à notre newsletter ! --- # Growth Hacking & AARRR : Qu'est ce que la matrice AARRR URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-episode-1-quest-ce-que-le-growth-hacking Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez la mise en place d’une stratégie de Growth Hacking étape par étape. Notre méthode AARRR est approuvée par des dizaines de start-ups et grands comptes. Dans un précédent article, nous vous avions détaillé comment nous avons mis en place la stack marketing de digilityx en 1 jour. Dans cette série d’articles, nous vous dévoilons notre méthodologie pour mettre en place sa stratégie de Growth Hacking, en utilisant la structure AARRR, très prisée par la plupart des start-ups tech. Dans ce premier épisode, nous allons nous focaliser sur la genèse et la définition de cette discipline nouvelle. ## Avant toute chose, qu’est ce que le Growth Hacking ? Pour la petite histoire, la discipline du Growth Hacking a été inventée par Sean Ellis (founder de Qualaroo, Growth Marketer chez Dropbox, Eventbrite…) en 2010. A l’époque chez Dropbox et sur le départ, il devait trouver un intitulé de poste pour son successeur. Dans la mesure où son rôle était d'accroître coûte que coûte la base utilisateurs, le terme de “Responsable Marketing” ne lui convenait pas. C’est là qu’il trouva le terme de Growth Hacker, plus aligné avec son obsession de générer des points de croissance pour chaque action entreprise. On pourrait ainsi donner au Growth Hacking la définition suivante : “Discipline visant à trouver et mettre en place tous les moyens possibles et inimaginables pour augmenter ses revenus” La plupart des Growth Hackers s’appuient sur la matrice AARRR, qui permet de découper chacune des étapes conduisant à la génération de revenus : Framework AARRR Cette matrice a été popularisée par Dave McClure, cofondateur de 500 start-ups. Il l’explique très bien dans cette courte vidéo. Plutôt que de lancer toutes sortes d’initiatives marketing, sans cohérence, cette approche nous pousse à nous concentrer sur des thèmes bien précis, auxquels sont liés des KPIs particuliers (mais nous y reviendrons). L’utilisation de cette matrice est donc un incontournable du quotidien d’un Growth Hacker. La particularité du Growth Hacking réside dans la méthodologie de mise en oeuvre de nouvelles initiatives, qui repose sur deux piliers : le test et l’industrialisation. Avant de se lancer dans de grands projets d’intégration d’outils, ou de dédier des budgets importants à des campagnes, le Growth Hacker teste manuellement et la plupart du temps gratuitement ses idées. Comme dirait Paul Graham : Do Things That Don’t Scale ! Voici quelques exemples de Growth Hacks où ces deux approches s’articulent : Contact des clients insatisfaits de mes concurrentsFollow des followers de mes concurrentsPersonnalisation de l'expérience et optimisation des budgets facebookLe dernier exemple d’industrialisation est un bijou nous venant de Guillaume Cabanne, Head of Growth chez Drift ! Il lui a permis de faire passer le coût d’acquisition de ses clients Facebook de 130$ à 20$ 😍. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce hack, je vous conseille cet excellent épisode de Growth Makers ! Je pense qu’on est bons sur les bases ! Au cours du prochain article, nous aborderons la phase d’analyse, nécessaire à la définition de vos actions de Growth Hacking. Si vous souhaitez être alerté de la sortie du prochain épisode, abonnez-vous à notre newsletter ! Ca se passe juste en dessous 👇 --- # Growth Hacking & AARRR : Comment appliquer la méthode URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-episode-2-les-fondations-de-votre-strategie Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez la mise en place d’une stratégie de growth hacking étape par étape. Notre méthode AARRR est approuvée par des dizaines de start-ups et grands comptes. Dans notre précédent article sur le Growth Hacking, nous avons vu en quoi consistait cette nouvelle discipline, avec également quelques exemples de Growth Hacks. Aujourd'hui, nous allons parler de la phase d'analyse, à mener en amont du lancement de votre stratégie de Growth. Avant de lancer tout de suite vos initiatives, vous devez passer par trois étapes : - La définition de vos KPIs - La connaissance de votre cible - L'analyse de vos initiatives passées ## Les KPIs AARRR Il est impératif de bien définir ses KPIs car le Growth Hacking est hyper axé sur la performance. Chaque action lancée doit être mesurable et doit impacter une des étapes de la matrice AARRR. Voici les principaux KPIs qui peuvent être utilisés. Evidemment, il est nécessaire de les adapter à chaque business : ### Acquisition - Nombre d’utilisateurs par canal - Taux d’activation par canal - Coût d’acquisition utilisateur/client - CLV par canal ### Activation - Taux de rétention (inverse du taux de rebond) - Durée de session - Taux d’utilisation d’une fonctionnalité - Taux d’inscription Newsletter - Taux de contact ### Retention - Nombre de jours moyen depuis la dernière visite - Nombre de sessions par mois ### Referal - Nombre de partages sur réseaux sociaux / utilisateurs - Nombre de filleuls par utilisateurs actifs (campagnes de parrainage) ### Revenues - Taux de conversion d’utilisateurs en clients - Customer Lifetime Value ## La connaissance de la cible Une fois ces objectifs bien définis, il vous faut connaître vos utilisateurs/clients afin de pouvoir lancer des dispositifs pertinents, et cela, sur chacune des étapes de la matrice. Vous devez pouvoir répondre à ces questions (la liste n’est pas exhaustive) : ### Acquisition - Pourquoi mes visiteurs viennent sur mon site ? - Ou comment mes utilisateurs disent-ils avoir découvert mon site ? ### Activation - Comment mes visiteurs interagissent-ils avec mon site (événements) ? - Trouvent-ils ce qu’ils cherchent ? - Quels sont leurs freins ? ### Retention - Qu'est ce qui déclenche un retour de mes utilisateurs sur mon site ? - Pourquoi certains ne reviennent pas pendant un moment ? ### Referal - Qu’est ce qu’aiment et n’aiment pas mes clients ? - Qui sont les ambassadeurs de mon service ? ### Revenues - Qui sont les visiteurs qui achètent sur mon site ? - Quels sont les leviers et parcours les plus performants ? Les moins performants ? Pour y répondre de manière complète, il est nécessaire de croiser le quali et le quanti, en utilisant plusieurs leviers : - Interviews utilisateurs / clients - Sondages - WebAnalytics - Analyse CRM Afin d’être au plus proche des besoins de vos utilisateurs et pour accroître l’empathie dans vos initiatives, vous pouvez également utiliser les persona, très pertinents dans ce contexte. ## Les initiatives passées La dernière étape de cette analyse consiste à revenir sur vos initiatives marketing passées, afin de comprendre les impacts qu’elles ont eu sur votre croissance. Listez les et catégorisez les dans chacune des étapes de la matrice AARRR puis, tentez de définir les résultats de ces initiatives, selon les KPIs que vous aurez sélectionné. Cet exercice vous donnera d'excellents insights sur les grandes catégories d'actions qui ont le plus d'impact pour vous. Aussi, cela vous aidera sur la phase suivante : la génération d’idées de Growth Hacks 🚀💡! Si vous souhaitez être alerté de la sortie du prochain épisode, abonnez-vous à notre newsletter ! Ça se passe juste en dessous 👇 --- # Growth Hacking & AARRR : l'Acquisition infaillible URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-episode-3-acquisition-ou-comment-trouver-votre-canal-principal Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez la mise en place d’une stratégie de growth hacking étape par étape. Notre méthode AARRR est approuvée par des dizaines de start-ups et grands comptes. Dans notre précédent article, nous avons passé en revue les analyses à effectuer avant de vous lancer dans l'identification de vos Growth Hacks. Maintenant que vous avez vos KPIs, votre cible et que vous avez effectué l'analyse de vos précédentes initiatives, il est temps de passer à l'identification de vos prochains moves ! Et on commence par le nerf de la guerre : l'acquisition. L’avantage d’utiliser la matrice AARRR est que vous pouvez découper vos ateliers pour identifier des initiatives sur chacune des étapes. Afin de vous aider à trouver les idées qui feront décoller vos revenus, un peu de travail de recherche s’impose avant chaque atelier d’idéation. Ainsi, pour chaque étape, nous verrons ensemble les inputs dont vous avez besoin et la méthode pour identifier vos initiatives ! ## Inputs ### Interviews utilisateurs Pour trouver vos prochaines sources de trafic, rien de mieux que de discuter avec vos utilisateurs. Lors de vos interviews, vous pouvez identifier les sites verticaux sur votre secteur, sur lesquels ils ont l’habitude d’aller chercher de l’info, les groupes Facebook et Linkedin auxquels ils participent, ou encore les influenceurs qu’ils suivent sur les réseaux. Cette mine d’informations vous aidera dans la construction de votre liste d’initiatives d’acquisition. ### Empathy Research Mettez vous dans la peau de vos persona, avec en tête la problèmatique à laquelle répond votre service et surfez sur le web. Vous allez commencer par noter tous les keywords que vous utilisez (cela vous servira pour votre SEO/SEA) ! Vous pourrez identifier les # et les groupes/pages les plus pertinents sur les réseaux ainsi que les forums et sites spécialisés sur lesquels vous vous devez de communiquer. Suite à votre navigation, exportez votre historique. Il vous sera très précieux dans la phase d'identification. ### Sourcing de leads Le contact direct reste un des moyens les plus puissants de faire connaitre votre service (et plus particulièrement en B2B). Que ce soit pour du DM, du following, du cold emailing ou de l’appel téléphonique, vous devrez vous identifier et sourcer des centaines voire des milliers de profils. Les réseaux sociaux restent la principale source d’informations pour identifier ces pools. Identifiez les groupes Facebook / Linkedin les plus pertinents, trouvez des annuaires en ligne, identifiez les forums sur lesquels se trouvent vos cibles (et dont les infos users sont accessibles). On commence par identifier et lister. Le scraping et le contact automatisé, c’est autre chose 😅. Nous y consacrerons un article ! ### WebAnalytics Dans vos referals, vous pouvez trouver des pépites ! Que ce soit un blog qui parle de vous, un commentaire sur un article ou un post sur un forum, vous pouvez y trouver de bonnes pistes. Là encore, lister ces sites vous permettra dans un second temps d’identifier les sites/blogs/forums similaires sur lesquels vous pourrez communiquer. ## Growth Hacks Maintenant que nous avons des pistes, passons à la méthode ! Nous nous appuyons sur le BullsEye Framework popularisé par Peter Thiel. Ce framework part d’un constat simple : “Une start-up qui a identifié sa principale source d’acquisition client est une start-up qui fonctionne.” Une fois qu’elle est identifiée, il est nécessaire de l’optimiser plutôt que se disperser à lancer d’autres initiatives d’acquisition. La méthode repose sur trois cercles : - L’Outer ring est celui sur lequel vous allez pouvoir coucher toutes vos idées d’initiatives, de la plus évidente à la plus farfelue, et ce, en vous basant sur vos inputs. Listez une vingtaine d’initiatives ici. - Sur le Middle ring, vous allez sélectionner 3 ou 4 idées qui vous paraissent être les plus pertinentes pour avoir un impact significatif sur votre acquisition. Testez ces 3 ou 4 idées avec un budget d’environ 1 000€ pour chacune, vous permettant d’avoir un recul suffisant sur les résultats. - En comparant les résultats, vous allez sans doute trouver une initiative qui se détache des autres (l’Inner ring). Investissez massivement sur cette initiative, et approfondissez la en multipliant les variantes de supports et de cibles. Au bout d’un certain temps, il est très probable que votre initiative arrive à saturation. Si tel est le cas, vous pourrez vous pencher sur les initiatives laissées de côté sur le middle ring. Avec cette méthode, vous allez pouvoir très rapidement trouver votre principal canal d'acquisition ! Une fois que vous avez des visiteurs, faut-il encore qu'ils agissent sur votre site. Nous en parlerons dans notre prochain article sur l'Activation. Si vous souhaitez être alerté de la sortie du prochain épisode, abonnez-vous à notre newsletter ! Ça se passe juste en dessous 👇 --- # Growth Hacking & AARRR : l'Activation idéale URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-episode-4-activation Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez la mise en place d’une stratégie de growth hacking étape par étape. Notre méthode AARRR est approuvée par des dizaines de start-ups et grands comptes. Dans notre précédent article, nous avons vu comment identifier son principal canal d'acquisition à l'aide du BullsEye Framework. Une fois que vous êtes parvenu à faire venir des visiteurs sur votre site, il faut les accrocher avec un contenu pertinent et les engager. Il s'agit de l'étape d'Activation que nous traitons aujourd'hui. L’avantage d’utiliser la matrice AARRR est que vous pouvez découper vos ateliers pour identifier des initiatives sur chacune des étapes. Afin de vous aider à trouver les idées qui feront décoller vos revenus, un peu de travail de recherche s’impose avant chaque atelier d’idéation. Ainsi, pour chaque étape, nous verrons ensemble les inputs dont vous avez besoin et la méthode pour identifier vos initiatives ! ## Inputs ### WebAnalytics Sur le sujet Activation, la WebA va vous en apprendre beaucoup. Commencez par identifier vos objectifs d’activation sur votre outil de WebA et leur donner une valeur. Vous pouvez scorer vos objectifs par ordre d’importance d’engagement sur votre outil de WebA. Par exemple, 1 pour un scroll à plus de 50% sur une page, 2 pour la visualisation d’une vidéo et 3 pour l’inscription à une newsletter. Vous pourrez alors comprendre vos pages et contenus qui fonctionnent le mieux et ceux qui requièrent votre attention pour être améliorés. Analysez également les taux de rebond sur vos différentes pages pour comprendre celles qui sont le moins engageantes. Enfin, analysez vos tunnels de conversion pour comprendre à quelle étape vos utilisateurs s’arrêtent. Si vous définissez votre activation comme le téléchargement d’un doc ou la demande d’une démo, identifiez les étapes qui bloquent le plus. ### Interviews utilisateurs Lors de vos interviews, identifiez ce que comprennent vos utilisateurs en arrivant sur votre site. Quel type d’information ou de service espèrent-ils y trouver ? Y trouvent-ils cette information ou ce service ? Avez quelle facilité ? Vous pourrez alors facilement comprendre les freins qui les empêchent d’interagir avec votre site. ## Growth Hacks Les initiatives que vous pourrez alors identifier dépendent beaucoup de vos inputs. Voici quelques exemples de solutions à mettre en place en fonction des problèmes auxquels vous pouvez faire face : - Mon taux de rebond est trop élevé. Les meta-description ne correspondent pas au contenu des pages. Dans ce cas, faites une analyse SEO avec l’excellent site de Neil Patel et suivez les propositions de correction proposées. Les messages d’accroche, notamment en header peuvent sûrement être améliorés. Essayez de l’AB testing avec des outils gratuits tels que Google Optimize ou encore Kameleoon. - Mes CTA ou demandes de contact ne sont pas suffisamment utilisées. Réalisez des AB tests sur vos CTA, sur la couleur, la forme et le texte. Testez la mise en place d’un webchat, pour rentrer plus facilement en contact avec vos users. Les outils sont nombreux mais je vous recommande Drift qui est très bien et qui plus est, gratuit. - Je constate de gros drop-off dans mes tunnels. Identifiez quel est votre Aha Moment, ou l’étape à laquelle vos users comprennent toute la valeur de votre produit. Cette étape arrive peut-être trop tard dans le parcours et il conviendrait de la faire apparaître plus tôt (et là c’est du travail d’UX…). Vos étapes peuvent être trop lourdes pour vos utilisateurs. On observe trop souvent des formulaires à rallonge avant de pouvoir bénéficier d’un service. Réduisez ces étapes un maximum. Si vos users apprécient votre service, vous pourrez leur demander davantage d’informations plus tard. De même que pour la partie acquisition, listez les initiatives vous paraissant pertinentes pour améliorer votre activation. Nous verrons leur priorisation un peu plus tard. Dans le prochain article, nous vous parlerons de la troisième étape de la matrice AARRR : la Rétention. Si vous souhaitez être alerté à sa sortie, inscrivez-vous à notre Newsletter ! Ça se passe juste en dessous 👇. ‍ --- # Growth Hacking & AARRR : la Rétention incontournable URL: https://www.digilityx.com/blog/growth-hacking-episode-5-retention-ou-comment-reengager-des-visiteurs-sur-votre-site Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez la mise en place d’une stratégie de growth hacking étape par étape. Notre méthode AARRR est approuvée par des dizaines de start-ups et grands comptes. Dans notre précédent article, nous avons vu comment faire interagir vos utilisateurs sur votre site. Maintenant qu’ils ont compris la valeur de votre service, et qu’ils se sont engagés (inscription au service ou à la newsletter), voyons comment améliorer la rétention, ou la capacité à les faire revenir sur votre site. ## Inputs ### WebAnalytics Indispensable pour bien analyser vos KPIs (nombre de visites par mois, fréquence moyenne de visites), la webanalyse vous permettra également de comprendre les comportements de vos utilisateurs. Par exemple, quelles sont les pages ou quels sont les services utilisés à la première visite ? A la deuxième ? A la troisième ? Ainsi, vous pourrez comprendre l’évolution de l’utilisation de votre produit ou service dans le temps et ainsi identifier les facteurs de retour. La WebA vous permet aussi de savoir quelles ont été les actions d’engagement de vos utilisateurs (utilisation d’une feature, inscription à la newsletter, sign in au service…). ### Interviews utilisateurs Lors de vos interviews, vous pourrez questionner vos utilisateurs à propos de leur besoin de revenir sur votre service. Pourquoi y retournent-ils ? Quels sont les éléments qui déclenchent la revisite ? Ce sera aussi l’occasion pour vous de leur demander leur fréquence d’utilisation de services concurrents ou proches du vôtre. ## Growth Hacks Considérons le cycle de vie de vos utilisateurs / clients pour identifier les meilleures initiatives à mettre en place : - Vos visiteurs ont montré un intérêt pour votre service (un événement d’activation a été détecté). Dans ce cas, si vous n’avez pas leur mail, le remarketing reste une très bonne option. Pour cela, plusieurs services peuvent être utilisés. En display, les top players sont Google Ads, et Perfect Audience. Vous pouvez également retargeter sur les réseaux sociaux avec les solutions des acteurs en place : Twitter, Linkedin, Facebook... - Vos utilisateurs ont déjà utilisé votre service ou laissé leur adresse mail. Mettez alors en place des scénarios de marketing automation. Ceux-ci peuvent s’accompagner d’offres spéciales, que vous mettez en avant dans vos emailings. Les incontournables en la matière ? Mailchimp, Mailjet ou encore Hubspot. Voici quelques exemples de scénarios intéressants. Tout d'abord, l'email de confirmation d'inscription est une très bonne occasion de rebondir. Si cela fait suite à une inscription à votre newsletter, vous pouvez détailler les sujets abordés et la fréquence d'envoi. C'est aussi le moment de proposer un échange téléphonique, en poussant par exemple, un calendrier Calendly ou Hubspot. Si vos utilisateurs viennent de s'inscrire à votre service, c'est le moment de donner un premier call to action, vers votre onboarding ou votre feature clé. Aussi, invitez vos users à rejoindre votre communauté sur Slack ou autre plateforme. Par la suite, utilisez votre outil d'analytics pour créer des segments en fonction de l'utilisation de votre produit. Par exemple, si vous détectez l'abandon de vos users lors d'une étape clé de votre onboarding, vous pouvez pousser un email en proposant de la doc, du tuto ou encore un call pour être guidé sur le produit. Les start-ups les plus ambitieuses appellent systématiquement chaque nouvel utilisateur de leur service. Ceci permet d'engager sur l'utilisation du produit, mais aussi de récupérer de précieux feedbacks sur les motivations et les attentes des users. - Vos clients n’ont pas le réflexe de revenir sur votre service. Créez de l’actualité (événements, nouveaux produits, nouvelles features) et du contenu (articles, vidéos) qui apporteront de la valeur à vos utilisateurs. Cela reste le meilleur moyen de conserver du lien. De même que pour la partie activation, listez les initiatives vous paraissant pertinentes pour améliorer votre Retention. Nous verrons leur priorisation un peu plus tard. Dans le prochain article, nous vous parlerons de la quatrième étape de la matrice AARRR : le Referal. Si vous souhaitez être alerté à sa sortie, inscrivez-vous à notre Newsletter ! Ça se passe juste en dessous 👇. ‍ --- # Stack marketing efficace : comment construire sa solution URL: https://www.digilityx.com/blog/la-solution-marketing-ideale-nexiste-pas-construisez-votre-stack-marketing Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez notre approche de la stack marketing : assembler les meilleurs outils en fonction de vos cas d'usage marketing. “ Quelle(s) solution(s) implémenter ? ” C’est un des enjeux principaux auxquels toute entreprise fait face lorsqu’elle souhaite décliner opérationnellement sa stratégie CRM et Marketing. Avec plus de 8 000 solutions martech recensées dans la landscape chiefmartec.com 2020, l’exercice est délicat ! Dans cet article nous présentons notre approche pour traiter cette question et vous permettre de générer toujours plus de leads ou fidéliser davantage vos clients ! ## 1. Les cas d’usage marketing et les solutions pour les mettre en oeuvre s’enrichissent d’années en années… ### Un marché sans cesse en mouvement face à cette hyper-spécialisation des besoins et des solutions Les outils CRM Marketing ont un socle fonctionnel commun, mais l’évolution des besoins en Marketing les font évoluer et naître une multitude de fonctionnalités complémentaires. Les solutions se spécialisent logiquement par pratique métier (Growth Hacking, Inbound Marketing, Lead Relationship Management, Lead Nurturing, Account-Based Marketing, Social CRM, CXM, eCRM...) pour accompagner l’innovation des processus marketing. Les gros éditeurs comblent les trous de leurs gammes CRM à coups d'acquisitions de spécialistes pour offrir la plate-forme la plus complète possible. - Exemple de Salesforce, qui était spécialisé dans le SFA (VENTE), et qui a fait l’acquisition de plus de 50 sociétés pour être en mesure de mettre à disposition une suite logicielle complète et aussi pointue que celles spécialisées sur chaque fonction métier. - Exemple de Zendesk, qui était spécialisé dans les outils de ticketing (SERVICE CLIENT), et qui devient un généraliste via le rachat de briques SFA (BASE pour créer Zendesk Sell), Marketing (Sunshine) et Analyse (Zendesk Explore). ### Un enjeu plus que jamais d’actualité, mais les projets d’envergure n’ont plus la côte… Centraliser les données et interactions client de manière performante est un enjeu toujours plus fort pour les entreprises. Toutes les tendances montrent une augmentation du rôle du CRM Marketing dans la collecte et la manipulation des données client (enjeux d’expérience client et de suivi des parcours client, multiplication des parcours client et points de contact à adresser, tendance selfcare/DIY et logiques front to back, contexte réglementaire, …). Pour illustration, le CRM, de part le périmètre toujours plus important de données qu’il est amené à traiter dans certaines entreprises, semble prendre la place de l’ERP (avec ses avantages et ses inconvénients), et certains éditeurs CRM Marketing se définissent comme le « futur ERP » ! Les programmes de transformation CRM Marketing, s'ils ne sont pas tous des échecs, peuvent être optimisés. Les raisons ? Certaines sont assez classiques : besoins métier peu/mal identifiés en amont ou peu pris en compte, solutions mal choisies, … Mais d’autres imposent un changement d’approche : - Une solution qui couvre de manière performante et clé en main tous les besoins spécifiques d’une entreprise n’existe pas, et d’ailleurs l’ajout de nouvelles briques (internes ou externes) à la stack marketing se trouve très rapidement indispensable. - Choisir et déployer l’ensemble des briques d’une solution au même moment se heurte souvent à la non disponibilité des multiples pré requis (disponibilité des données, suivi et taggage des parcours, montée en compétence des utilisateurs, …). - Enfin, les cas d’usage et les besoins évoluant si vite, un seul outil ne pourra y répondre sur le long terme… Il est impossible de prévoir tous les cas d’usage au moment du choix de cette solution. Il arrive même, à certaines entreprises, de constater que les cas d'usage sur lesquels s'est appuyé le choix d'une solution deviennent obsolètes du fait de la lenteur du processus de sélection de cette même solution ! ## 2. Un changement d’approche s’impose : ne cherchez plus LA solution marketing idéale mais construisez VOTRE propre stack marketing ### Définition de “ Stack Marketing ” Cette expression désigne " l'empilement " de différentes solutions marketing plus ou moins connectées entre elles qui peuvent être utilisées par une entreprise. Cette approche est née d’un constat : aujourd’hui les entreprises n’utilisent plus une solution mais un écosystème d'applications connectées entre elles pour opérer le marketing (même si, dans les grandes entreprises notamment, certaines solutions restent pérennes et servent de point d’ancrage aux autres outils). D’ailleurs, les directeurs marketing ne réalisent parfois pas l’étendue des applications (internes comme externes) qu’ils utilisent pour activer leur Marketing ! ### Considérez les features CRM avant tout comme membres de la stack marketing globale Cette approche consiste : - à penser son outillage CRM Marketing en termes d’écosystème « sur mesure ». - à utiliser le meilleur de chaque solution, ou juste ce qu’il faut de chaque solution pour répondre aux besoins. - à prioriser l’interconnectivité des solutions dans le choix entre les solutions qui composent la stack marketing. Le principal prérequis pour construire une stack marketing performante est la réflexion métier en amont: l’identification de tous les cas d’usage et scénarios marketing à couvrir. ### Cette approche, alignée avec les tendances du moment, modifie la manière de choisir la ou les solutions Portées sur un long processus de recherche de la meilleure solution il y a encore quelques temps, les entreprises doivent aujourd’hui imaginer le meilleur attelage de solutions pour répondre aux besoins. Ce qui les amène à considérer davantage la capacité d’une solution à s’intégrer dans un écosystème existant ou cible, interne ou externe (agences, plateformes, …). Certaines briques fonctionnelles peuvent et même doivent (nous le verrons un peu plus bas) être choisies avec une vision très court terme. ### Cette approche impose aux éditeurs généralistes d’adopter des stratégies d’ouverture On constate donc que la capacité d’une solution « généraliste » (ou voulant se trouver à l’accostage des autres solutions marketing) à s’intégrer avec les multiples applications hyper-spécialisées du marché augmente fortement ses chances de remporter un appel d'offres. Comment assurer aux organisations une vision à 360 degrés des clients et interactions sans les forcer à être pieds et poings liés à une seule plate-forme ? En leur permettant de construire leur propre stack marketing, sans être (trop) captifs d'un fournisseur. - Exemples de Salesforce ou Adobe, plateformes “semi-ouvertes”, qui ont fait partie des premières à faire des efforts d'intégration des données et de connexion avec des applications tierces, et à proposer des app stores très riches, multipliant les connecteurs vers applications concurrentes. - Exemples de Hubspot ou Zendesk, éditeurs plus récents qui ont multiplié les connexions natives avec les applications tierces, les intégrations avec d’autres fournisseurs via des jeux d’API, et laissé un choix total aux utilisateurs pour ajouter d'autres outils du marché. Les gagnants de la bataille seront donc ceux qui proposeront des plateformes ouvertes dès le départ, ou ceux qui sauront ouvrir leurs plateformes à temps. ## 3. Comment choisir puis déployer la bonne stack marketing ? ### Etape 1 : Réalisez un AS IS - TO BE détaillé de votre Marketing Commencez par cartographier vos besoins en partant des cas d’usage que vous souhaitez déployer auprès de vos personæ sur chaque étape du parcours. Ces cas d’usage (priorisés) permettent d'identifier et lister les datas et fonctionnalités qui constitueront la future stack marketing. La priorisation des besoins en datas et fonctionnalités découle logiquement de la priorisation faite des cas d’usage métier. ### Etape 2 : Recherchez les meilleures solutions pour déployer vos cas d’usage Listez et benchmarkez les solutions qui répondent aux besoins, en commençant par regarder celles disponibles en interne, et avec deux angles d’approche : celles qui permettront de tester les cas d’usage, et celles qui permettront de les industrialiser. La priorité est à donner au choix des solutions qui permettront de tester les cas d’usage. Nous allons publier un canvas présentant les solutions de notre stack marketing prochainement mais en attendant vous pouvez consulter notre article: Construire sa Stack marketing en 1 jour : le guide‍ ### Etape 3 : Testez et mesurez l’apport de chaque cas d'usage Déployez rapidement vos cas d’usage, dans une démarche test & learn, et mesurez les premiers résultats. Si des cas d’usage apportent de la valeur, alors il est temps de valider leur industrialisation. Par exemple, imaginons que vous souhaitez réaliser des rebonds commerciaux suite à des navigations particulières de vos clients (consultations d’offres premium, signes de churn, …). Plutôt que de vous lancer dans un long chantier de connexion entre votre outil d’analytics et votre CRM, commencez par un test en mode dégradé. Vous pouvez par exemple, avec Zapier, envoyer des numéros de client ayant réalisé des objectifs sur un Google Sheet qui sera consultable par vos équipes Sales. Celles-ci pourront alors “à la main”, retrouver les coordonnées du client et lancer la communication adéquate. Pour illustration, vous pouvez consulter un autre exemple de cas d'usage mis en place chez Digilityx : Animer automatiquement ses réseaux avec Buffer et Zapier ### Etape 4 : Industrialisez les solutions qui ont fait leurs preuves Confrontez les solutions utilisées pour tester les cas d’usage aux nouveaux besoins engendrés par l'industrialisation (performance, sécurité, scalabilité, coûts, …), ce qui permet d’identifier les solutions qui auront vocation à industrialiser le cas d’usage. Le facteur clé de réussite de la constitution d’une bonne stack marketing est la capacité à reproduire sans cesse cette démarche de priorisation, d’expérimentation, de mesure des résultats et d'industrialisation. Pour aller plus loin sur cette démarche : Growth Hacking & AARRR : Qu'est ce que la matrice AARRR ## En conclusion Il existe aujourd’hui des milliers de solutions CRM Marketing, mais il n’existe pas de solution idéale. Tout dépend des enjeux et des spécificités de chaque organisation. De plus, les grands projets d'implémentation des solutions tout en un ont montré leurs limites. Il est temps de changer d'approche ! L'objectif aujourd'hui, compte tenu de la diversité et la spécificité des besoins à adresser, des besoins d’agilité, et des objectifs de ROI et quick wins, n’est plus de rechercher pendant des mois la solution marketing idéale mais construire progressivement une stack marketing “ sur mesure ”. Comment concevoir puis déployer la bonne stack marketing ? C’est effectivement un enjeu fort, mais qui peut être maîtrisé s'il est abordé avec la bonne méthode ! Si vous rencontrez les mêmes problématiques de conception ou d'optimisation de votre stack marketing, nous pouvons organiser un call gratuit de 30 min pour vous aider https://digilityx.typeform.com/to/el9zx1 ou contactez directement francois.coulon@digilityx.com Et si vous souhaitez être alerté de la sortie de nos prochains articles sur le sujet, abonnez-vous à notre newsletter ! Ça se passe juste en dessous ! ‍ --- # Les 10 tips pour un workshop à distance réussi (Mural, Miro, Klaxoon…) URL: https://www.digilityx.com/blog/les-10-tips-pour-un-workshop-a-distance-reussi-mural-miro-klaxoon Date: 2021-05-26 Expertise: design > Découvrez notre retour d'expérience et nos conseils sur la préparation et l'animation de workshops à distance ## De la préparation à la restitution, voici nos tips... “Les réunions, c’était mieux avant…” Nous sommes nombreux à se le dire depuis le début de la crise sanitaire. Certains se cachent derrière la fonction “Mute”, casque vissé sur les oreilles : il peut arriver de se sentir moins impliqué. Pour améliorer les interactions, le tableau blanc s’est digitalisé et les plateformes collaboratives ont maintenant le vent en poupe : Mural, Miro ou encore Klaxoon, ces noms ne vous sont pas inconnus et n’ont peut-être plus de secret pour vous ! Nous les avons testés... ‍ Ces outils ont tous leurs forces avec des ergonomies différentes qui plaisent plus ou moins en fonction de la sensibilité de chacun. Pour faire de cette expérience collaborative une réussite, pas besoin d’être un crack en digital : quel que soit votre choix, voici quelques tips et bonnes pratiques issus de nos retours d’expérience qui vous permettront de fédérer autour d’un sujet et répondre à votre besoin initial. Simple et pragmatique : pour ne rien oublier, on vous met à disposition une checklist de bonnes pratiques pour un workshop à distance réussi en haut de l'article. ## La préparation : étape clé pour la réussite de votre atelier ### Tips #1 : préparer et clarifier son agenda Bien préparer pour faciliter et sécuriser son atelier. Nos retours d’expérience nous l’ont démontré : pour assurer un atelier, comptez deux fois plus de charge de préparation. Pensez à anticiper ce temps de préparation dans votre agenda. Comme pour une réunion “classique”, définir et partager un ordre du jour est aussi indispensable pour être efficace lors du workshop. Séquencer l’agenda de l’atelier par activité sans oublier de prendre 30% de temps en plus. En effet, il faut laisser du temps pour les échanges de vive voix après chaque activité. Par exemple : si 10 min d’intro et 20 min d’activité, prévoir 40 min au total. Le truc en plus : en tant qu’organisateur, si vous n’êtes vous-même pas familier avec l’outil choisi, pas de panique : la préparation de votre workshop favorisera votre connaissance de la plateforme. Mural, Miro et Klaxoon sont des outils plutôt intuitifs et faciles à prendre en main. Ils proposent tous un tuto guidé à la première utilisation. - Les fonctionnalités d’écriture, copier/coller (ctrl+c / ctrl + v), suppression sont les mêmes que sur une slide powerpoint. - On se familiarise rapidement avec le double clic qui permet de faire apparaître un nouveau post-it. - Les flèches du clavier et/ou la molette de votre souris vous permettent de vous déplacer. - Pour zoomer / dézoomer : ctrl + molette de la souris ou utiliser les fonctionnalités du Board en bas à droite. Si vous êtes perdus, certains outils comme Miro vous permettent de vous repérer grâce à la map située en bas à droite du board. Rien de mieux que tester et s’amuser avec la barre de fonctionnalités sur la gauche qui vous permet de faire des variantes (taille de texte, couleur du post-it, création de formes, …). ### Tips #2 : structurer visuellement le board Raconter une histoire. Les différentes étapes du workshop doivent apparaître visuellement pour booster l’engagement des participants et optimiser le déroulement de l’atelier : vous pourrez ainsi vous concentrer sur l’animation. Le truc en plus : afficher le nom des participants, l’agenda ainsi que le temps alloué à chaque activité pour plus de repères. Attention, le mieux est l’ennemi du bien. Le board doit rester simple pour ne pas risquer de les perdre dans les informations : il doit être autoporteur sur qui, quoi, quand, comment. Il faut se rappeler que la présentation sera amenée à vivre avec les idées des participants (et c’est bon signe !). Pour aller plus loin dans l’organisation visuelle de votre Board : Travail à distance / Remote : comment préparer son tableau blanc ou support d’atelier à distance ? Remotyx 3. Besoin d’un coup de pouce ? Mural et Miro disposent de canvas prédéfinis pour vous aider à poser un cadre et structurer vos idées. Pour aller plus loin, Boardle propose des bibliothèques de templates par outils ainsi que la mise en relation avec un facilitateur pour aider à l’animation de l’atelier si vous devez y contribuer en tant que participant par exemple. Boardle propose également sa liste de tips sur les différentes dispositions des tableaux blancs. Faut-il envoyer le board en amont ? Cela dépend de l’objectif de l’atelier et du nombre de participants. Notre retour d’expérience : Chez Digilityx nous envoyons le board en amont essentiellement lorsque l’objectif de l’atelier est challengeant avec une contrainte temps assez forte. Lors des nos sessions TYX annuelles (atelier qui vise à alimenter notre startup studio en idées innovantes) nous sommes plus d’une vingtaine à participer et l’agenda de l’atelier est très dense. Pour pouvoir itérer et gagner du temps pendant le workshop, nous envoyons le board en avance afin que chacun puisse aller jeter ses premières idées sur le canvas. Ainsi, une partie du brainstorm est réalisée en amont, et nous pouvons donc nous concentrer sur les pitchs, le voting et la définition plus précise des idées des collaborateurs. On fait d’une pierre deux coups avec ces tips: - Les participants peuvent se familiariser avec le template de l’atelier avant le jour j ⇒ gain de temps et de compréhension. - On allège l’agenda du workshop et on peut se permettre de passer plus de temps sur des phases cruciales de décision ou formalisation. On a donc le temps de dérouler toute la méthode et on ressort de l’atelier avec des projets cadrés et prêts à être portés par les équipes. La bonne alternative : mettre le board à disposition quelques jours avant en cachant certaines parties (Icebreaker par exemple pour conserver la surprise). ### Tips #3 : préparer un plan B Ne pas oublier la solution de replis en cas de souci technique. Nous sommes si peu nombreux à le faire, alors même qu’il s’agit d’une des recommandations les plus importantes. Personne n’est à l’abri - et encore moins en télétravail - d’une coupure de réseau ou d’un bug informatique. Vous pouvez ainsi : - Prévoir une confcall (tel.) de replis - Ecrire le déroulé de l’atelier sur un mail brouillon ou sur des slides - Élire un co-animateur / facilitateur ### Tips #4 : élire un scribe voire un co-animateur / facilitateur Assurez vos arrières. Plus qu’un confort, le scribe est nécessaire dans des ateliers dépassant les 10 participants. Dans une co-animation avec plusieurs facilitateurs, le rôle du scribe est crucial dans la réussite de l’atelier mais surtout pour obtenir des livrables complets et une excellente qualité de support. Le co-animateur / facilitateur peut également être stratégique pour les ateliers nécessitant de faire des sous-groupes de travail. Celui-ci peut être le scribe pendant les temps d’activité. Souvenez-vous : bien préparer et anticiper, c’est gagner du temps pour la suite ! ## Le déroulé : faciliter, minuter, brainstormer et surtout, dynamiser Ne pas oublier d’accueillir les participants en démarrant par une présentation du ou des objectifs de l’atelier ainsi que le déroulé. Le rôle de l’animateur est crucial pour insuffler toute l’énergie et le rythme nécessaires à la réussite de l’atelier. Tout au long de l’atelier, l’animateur doit veiller à ce que personne n’abandonne, être présent (mais pas trop pour ne pas perturber les activités), respecter les moments de silence et rester maître du temps. ### Tips #5 : commencer par un Icebreaker Briser la glace (avec dynamisme !). C’est ce qui va lancer l’énergie de tout l’atelier. Il faut que les participants apprennent assez vite à se servir de l’outil pour se concentrer sur l’effort de créativité et d’idéation recherché. L’avantage de ces outils est qu’ils sont relativement user-friendly. Une bonne pratique consiste à démarrer l’atelier par un Icebreaker : petit jeu de découverte de 5 min qui permet de prendre en main les fonctionnalités de l’outil et que tout le monde participe. Deux avantages à ce tips : se familiariser avec les fonctionnalités de l’outil (non négligeable) et faire participer l’ensemble de l’équipe (même les plus timides qui ont tendance à se cacher derrière leur écran). Besoin d’un coup de pouce ? Pour trouver votre prochain Icebreaker, nous vous donnons quelques idées dans l’article Icebreaker à distance : pourquoi et comment l'organiser. ### Tips #6 : faciliter / animer et maintenir l’attention Utiliser le potentiel des outils à votre disposition. Maintenant que vous avez l’attention de vos collègues, donnez-vous toutes les chances d’être un bon facilitateur. Sans perturber le travail, il faut savoir rester présent (comme pour un atelier en présentiel) lors du temps alloué à l’activité en elle-même en demandant si certains participants rencontrent des difficultés et en prévenant du temps restant. Pour cela vous pouvez : - Afficher les souris des participants pour repérer les collègues en difficulté - Utiliser la fonction de rapatriement de tous les participants vers un espace du board à la fin d’une activité par exemple Le bon mix : pour animer le workshop en parallèle du board, la bonne pratique est de coupler l’animation avec un outil de visio (Teams / Zoom / Google Meet) pour permettre un échange par la voix. Ces outils disposent maintenant de fonctionnalités breakout rooms pour dispatcher les participants dans des pièces virtuelles. C’est ce que nous avons fait chez Digilityx lors de notre dernière session TYX : plusieurs équipes ont été créées, avec des boards de travail et rooms propres et adaptés à la co-construction. Enfin toutes les équipes reviennent faire leur restitution dans la room et le board principal. ### Tips #7 : un temps d’explication, un temps d’action, un temps de restitution à chaque étape de l’atelier Séquencer. Pour tous les ateliers, aussi différents soient-il, il y a une règle qui ne déroge pas c’est qu’ils comportent tous 3 temps : - Expliquer l’atelier : comme dans un jeu on ne se lance pas tête baissée sans connaître les règles, le rôle de chacun, ce que l’on est autorisé à faire ou non. Prendre le temps d’expliquer aux participants le déroulement de l’atelier et s’assurer de leur compréhension permet de gagner en fluidité pendant l’activité elle-même. - Animer et challenger : lors de cette phase l’animateur doit être, en fonction du type d'atelier, plus ou moins en support. Il peut intervenir pour recadrer, pour orienter, ou parfois même pour pimenter ou stimuler les participants en pleine réflexion. - Restituer : c’est un moment crucial pour s’assurer que tout le monde a bien réalisé l’exercice… mais pas que. En effet, il permet aux participants de se challenger eux-mêmes et c’est souvent dans ces moments que l’on assiste aux échanges les plus constructifs et parfois même à des fusions d'idées. Attention, ceci-dit, le facilitateur doit rester maître des échanges pour ne pas perdre le fil de son atelier et prendre du retard. A la fin de l’atelier, pensez à conclure, synthétiser le travail réalisé pendant le temps alloué et remercier les participants. ## La restitution : construire son livrable L’extraction des données reste peut-être le plus grand axe d’amélioration des tableaux blancs digitaux. Mural et Miro proposent un export pdf brut, Klaxoon un export excel : l’un n’est pas modifiable, l’autre nécessite d’être retraité pour refléter l’effort de créativité mis pendant l’atelier. Quelles sont les bonnes pratiques de restitution des données sortantes du workshop ? Nous avons posé la question à notre communauté de Digital Whiteboarders pour qu'ils nous livrent leurs tips... ### Tips #8 : rendre le board autoporteur Apporter des précisions a posteriori. L’avantage par rapport au workshop “in real life”, c’est qu’à la fin de l’atelier on n’a pas à décoller les post-its du mur et à ranger la salle. Une méthode pragmatique consiste à réorganiser le board en fin d’atelier : supprimer les redondances, ajouter quelques cercles et flèches pour mettre en évidence les informations importantes et ce qu’il faut retenir (décisions prises, prochaines actions, porteurs d’actions). Une fois le Board mis au propre, vous pouvez renvoyer le lien aux participants. Le Board peut être considéré comme véritable artefact avec des espaces de co-construction et de mises à jour. Dans ce cas-là, il peut rester ouvert à la modification a posteriori de l’atelier. Pour les parties prenantes qui n’auraient pas participé à l’atelier mais qui sont impactées par les décisions et actions prises (par exemple la Direction, les utilisateurs finaux d’un produit, …), vous pouvez envoyer une synthèse des éléments de décision et suivi d’actions avec le lien vers le Board (en lecture) pour qu’ils puissent prendre connaissance si besoin des éléments de contexte. NB : c’est là où on estime toute la valeur de la restitution pendant l’atelier (et du scribe !). ### Tips #9 : faire le lien avec l’outil de gestion de projet Il est possible de charger des données tirées d’outils de gestion de projet vers le whiteboard mais l’inverse à date (et à notre grand regret) n’est pas encore vrai. Afin de n’avoir qu’une “single source of truth”, certains animateurs ont pour habitude de transférer manuellement les décisions et actions prises pendant l’atelier ou encore les nouveaux items de backlog, dans leur outil de suivi de projet (Trello, JIRA, ASANA, Excel, …). Certains partagent un export pdf du Board sur un espace de travail partagé pour alimenter la documentation. Un Nice To Have de ces whiteboard digitaux serait de pouvoir automatiser ou faciliter le transfert de certaines données du Board vers les outils de gestion de projet. A bon entendeur... ### Tips#10 : prendre du plaisir ! Voilà maintenant c’est à vous de jouer ! A bientôt pour échanger sur vos futurs retours d’expérience et enrichir notre check-list de bonnes pratiques... Téléchargez notre check-list des bonnes pratiques pour un workshop réussi --- # Les UTMs : un hack simple pour vos stratégies d’acquisition URL: https://www.digilityx.com/blog/les-utms-un-hack-simple-pour-ameliorer-vos-strategies-dacquisition Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Découvrez pourquoi et comment utiliser les UTMs pour analyser avec précision les résultats de vos campagnes d'acquisition et faciliter leurs optimisations. Vue d’ensemble des canaux d’acquisition via Google Analytics.Vous avez probablement déjà fait face à cette situation : un volume conséquent de votre trafic est parvenu jusqu’à votre site en utilisant un lien direct mais il vous est impossible de rentrer dans le détail et d’identifier précisément la source de ce trafic. S’agit-il des résultats de l’une de vos campagnes d’acquisition ? Si oui, laquelle, et dans quelle mesure ?Dans cet article, nous allons aborder la raison pour laquelle l’utilisation d’un UTM Builder est primordiale, le fonctionnement de cet outil, les solutions actuelles et l’alternative que nous vous proposons. ## Les UTM, quésaco 🕵️? https://www.digilityx.com?utm_source=email&utm_medium=onboarding&utm_campaign=campagne14&utm_term=term-1&utm_content=content_1 Un UTM (Urchin Tracking Module) est une URL contenant des morceaux de code, appelés “paramètres d’URL”. Dans votre étape d’analyse des données, ces paramètres servent à identifier et segmenter la provenance exacte de votre audience. Plus il y a de paramètres dans votre lien, plus vous obtiendrez une analyse détaillée en aval. Pour vous donner un exemple, voici comment se présente un UTM classique : Un exemple de lien utm avec les différents paramètres ## Comment s’utilise un UTM ? Vous avez pu le voir, les paramètres utilisés dans un UTM servent à segmenter l’analyse qui est faite sur l’acquisition de l’audience. La logique d’utilisation est intuitive : on part du paramètre le plus large (Source) et on continue avec des paramètres affinant la provenance : ‍www.digilityx.com?utm_source=social&utm_medium=fb_ads&utm_campaign=gh&utm_content=image1 Il est à noter qu’il n’existe pas de nomenclature faisant consensus dans l’utilisation des UTMs. Selon les sources de vos recherches, vous trouverez sans aucun mal des informations contradictoires quant à la manière d’appréhender les différents paramètres d’un lien UTM. Sachez que vous êtes libre d’attribuer les valeurs de vos paramètres comme vous le souhaitez, le plus important étant de rester cohérent avec la structure que vous instaurez 😀. Dans la suite de cet article, nous vous présenterons notre manière de procéder pour rester organisés et sereins en cas d’accumulation de liens trackés. Pour bien comprendre notre manière de procéder, attardons-nous sur le lien UTM que vous avez vu en amont, paramètre par paramètre. ### Source (obligatoire) Pour avoir une structure efficace, il faut commencer par la base. Quelle est la source d’acquisition de l’audience ? Ici, nous définissons le levier d'acquisition employé. Dans notre cas, il s'agit d'une campagne facebook. Nous allons donc utiliser la catégorie "social" pour regrouper toutes nos campagnes réalisées sur les réseaux sociaux. ### Medium (obligatoire) Restons sur l’exemple du social. C’est dans le paramètre “medium” que l’on commence à rentrer dans la segmentation de cette source. Les valeurs “Facebook” ou “Twitter” ont leur place ici. Par souci de pertinence, on peut aller plus loin dans le détail et préciser “FbAds”. Il est également possible de mettre des espaces dans les valeurs attribuées aux paramètres. Veillez cependant à ne pas oublier que le résultat final sera une URL, donc que les espaces doivent être remplacées par un tiret pour fonctionner, tel que “Fb_Ads” ou “Fb-Ads”. Attention également, les paramètres utms sont "case sensitive" : FbAds et fbads sortiront comme deux "medium" différents ! ### Campaign (optionnel) Continuons à descendre dans le détail. Ici, il est commun d’attribuer le nom de votre campagne marketing en lien avec les précédents paramètres. Toujours sur l’exemple du “social” pour la “source” et de “Fb_Ads” pour le “medium”, nous allons intégrer le nom de notre campagne. Partons du principe que cette campagne a pour but de promouvoir une formation en growth hacking. Votre paramètre “campaign” est tout trouvé : “GH”, “growth_hacking” ou encore “formation_GH”. ### Term (optionnel) Ce paramètre est utilisé pour inclure les mots clés dans l’analyse de l’efficacité de vos campagnes. En règle générale, vous n’aurez l’usage de ce paramètre que pour le SEA. Cependant, vous pouvez tout de même utiliser ce paramètre afin d’apporter une granularité encore plus fine dans l’analyse de vos campagnes. ### Content (optionnel) Pour les plus expérimentaux, vous aurez certainement l’envie de tester plusieurs versions d’une même campagne pour déterminer celle qui fonctionne le mieux - disons le clairement - faire de l’A/B Testing. Le paramètre “content” est là pour vous aider à différencier avec aisance vos multiples versions et ainsi tracker individuellement leurs résultats. Si vous ne faite pas d'A/B Testing, ce paramètre peut également vous servir à mesurer l'impact de différents contenus sur le même support : entre une image et un bouton, quel élément génère le plus de clic ? ## Comment visualiser les résultats dans Google Analytics Dès que vous souhaiterez mesurer l’efficacité de vos campagnes dans le détail grâce à vos UTM, il vous suffira d’aller dans l’onglet Acquisition de Google Analytics puis “Campagnes”. Par défaut, l’affichage se fait par le “Campaign name”, mais vous pouvez analyser vos campagnes en utilisant vos autres paramètres utm en utilisant l’option “Other”. Vous pourrez alors visualiser les performances de vos campagnes en termes de Conversion ! Pour cela, vous devrez configurer des Objectifs dans Google Analytics. ## Des générateurs d’UTM existent déjà ### Solutions gratuites Il en existe beaucoup bien-sûr. On peut citer UTM Maker, UTM Base, UTM Creator ou même l’outil de création d’UTM de Google. Bien que pratiques, ils ont tous le même inconvénient : le manque de cohérence et d’historique des liens générés. Vous devrez travailler de pair avec un document interne définissant vos paramètres d’UTM qui devra constamment être mis à jour. Sans quoi, vous serez immanquablement amenés à générer des UTMs ne fonctionnant pas avec les mêmes logiques quant à la nomenclature des paramètres. ### Solutions payantes Du côté des solutions payantes, vous trouverez votre bonheur auprès de solutions telles que Bitly ou Terminus. Ces plateformes répondent au problème évoqué pour les solutions gratuites en proposant un espace de travail permettant de monitorer efficacement vos liens trackés. ### Le DIY Une fois la logique de fonctionnement des UTM acquise, il est relativement aisé d’en créer soi-même. En revanche, le faire soi-même prend du temps. Il faut créer manuellement le lien à chaque fois et s’assurer de la cohérence des liens trackés sur le long terme pour ne pas se perdre dans la phase d’analyse des données, ce qui peut devenir très vite infernal quand on doit monitorer plusieurs dizaines de liens trackés différents. ## Notre outil d’UTM Builder Vous l’aurez compris, pouvoir traquer correctement l’efficacité de vos campagnes marketing est une priorité pour votre activité. Vous avez besoin de comprendre avec exactitude, et dans le détail, ce qui fonctionne ou non et dans quelle mesure pour distribuer vos ressources de manière optimale. Pourtant, aucune de ces solutions ne vous parait idéale ? C’est là que nous intervenons. Digilityx a créé pour vous un générateur d’UTM gratuit sous la forme d’un Google Sheets facile à prendre en main et à éditer. Avec cet outil, vous pourrez aisément construire votre propre cohérence pour les paramètres d’UTM et vous laisser guider dans la création de vos liens trackés. De ce fait, vous aurez également une visibilité sur l’ensemble des liens trackés que vous aurez généré 🤩! Vous désirez accéder à notre outil ? Ça se passe juste en dessous 👇 --- # Qu'est-ce que le Product Marketing ? URL: https://www.digilityx.com/blog/meetup-quest-ce-que-le-product-marketing Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Digilityx était au MeetUp organisé par Qonto sur le Product Marketing. Découvrez l'essentiel du rôle d'un Product Marketing Manager et des tips d'experts. ## Le rôle d'un Product Marketing Manager Selon les Start-ups, le product marketing manager peut être intégré à la team Produit ou Marketing. Il intervient tout au long du cycle de vie du produit. Le PMM (Product Marketing Manager) se doit d'être au plus proche des utilisateurs pour comprendre leurs user journeys et identifier leurs besoins. ‍ ## Comprendre l'utilisateur, le premier enjeu Pour identifier leurs problématiques, Lucie de Qonto consulte les tickets de support client en temps réel une fois par semaine avec son équipe. Suite à la session, ils tirent des conclusions sur les principaux problèmes à adresser par la team produit. Lucie récupère également les feedbacks utilisateurs au sein de Product Board. Elle les trie et les catégorise dans des grands "Insights" qui alimenteront la backlog produit. Lorsqu'une nouvelle fonctionnalité doit être construite, la team Product Marketing est en charge de la partie User Research. Le PMM participe aux études de marché pour bien identifier les segments cibles des fonctionnalités à développer. Il se charge aussi des User Interviews afin de pouvoir se mettre dans la peau de l'utilisateur au moment de l'expression de besoin. Le PMM partage ses insights avec le Product Manager pour la conception de la fonctionnalité. L'équipe produit se charge de la définition précise de la fonctionnalité et orchestre sa construction. Au moment de la phase UX, le Product Marketing Manager travaille avec le Product Manager et l'UX Designer pour se faire la voix de l'utilisateur. Nos trois intervenantes se chargent de l'écriture du contenu au sein du produit. ‍ ## Promotion du produit, le cœur du job Vient alors la phase de promotion de l'application, en interne et en externe. En interne, le but est d'aligner toutes les équipes sur le produit. Chaque collaborateur doit connaitre parfaitement toutes les fonctionnalités du produit, afin d'être pertinent dans ses fonctions au quotidien. Par exemple, les Sales doivent connaitre les nouvelles features à promouvoir, l'équipe support doit communiquer sur la fonctionnalité pour éviter les tickets redondants... Pour la promotion interne, nos trois Product Marketing Manager ont des approches différentes. Olivia met à jour la roadmap produit, les collaborateurs sont notifiés sur Slack du lancement de la nouvelle fonctionnalité. Caroline de son côté privilégie les meetings pour faire une démo de la fonctionnalité. En externe, le Product Marketing Manager est en charge d'écrire le plan de communication dédié à chaque feature. Pour cela, les canaux possibles sont multiples : e-mailing, push in-app, relais de l'équipe Customer Success, display on et offline... Les invitées insistent sur le fait que la promotion de l'app peut différer en fonction des pays de déploiement. Lorsque la Feature est live, le rôle du Product Marketing Manager est de mesurer l'adoption et les performances de la fonctionnalité. Les KPIs mesurés peuvent être le taux d'utilisation de la feature, le taux de satisfaction, la réduction des tickets support entre autres. ‍ ## Copywriting, Essentiel pour la promotion Le Product Marketing manager ne produit pas uniquement le contenu du produit mais aussi le contenu à propos du produit. Ainsi, il va pouvoir écrire des articles à propos des problématiques rencontrées par les utilisateurs et des fonctionnalités produit qui permettent d'y répondre. Cette création de contenu participe également à l'acquisition utilisateur et peut être coordonnée avec l'équipe Growth. Lucie nous partage la mise en place d'un tracking entre la lecture d'articles de blog et l'utilisation du produit. Ainsi, l'équipe peut comprendre quel type de contenu implique quel type de comportements dans l'application, permettant de bien choisir les sujets à traiter. ‍ ## Quand est ce pertinent de recruter un Product Marketing Manager ? Une start-up early stage avec 1 ou 2 Product Managers peut potentiellement se passer d'un Product Marketing Manager. Le PM va alors se charger de toutes les tâches décrites plus haut. Le Product Marketing Manager a également le rôle d'apporter de la cohérence dans le produit, d'un point de vue UX et tone of voice. Ainsi, lorsque les équipes produit (et le produit lui-même) grossissent, et pour alléger les charges des PM, l'arrivée d'un Product Marketing Manager est tout à fait pertinente. ‍ ## Product marketing, garant du product-market fit Le Product Marketing Manager a donc un rôle transverse et est amené à collaborer avec différentes équipes : le Produit, le Marketing, le Growth, le CS, le support... Pour résumer son rôle, on pourrait dire qu'il est le garant du Product Market Fit de la start-up ! ‍ Merci à Lucie, Olivia et Caroline ! ‍ Vous souhaitez en savoir plus, nous pouvons en discuter ‍ Discutons de votre product marketing --- # Pourquoi réaliser un pretotype ? URL: https://www.digilityx.com/blog/pourquoi-realiser-un-pretotype Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Le pretotype, permet aujourd'hui de valider la présence d'un marché ou mesurer l'adhésion de vos utilisateurs à votre idée avant même de lancer votre projet Comment tester vos idées ? Comment mesurer rapidement la présence d’un marché ou l’adhésion des utilisateurs à un produit, un service ou une fonctionnalité, sans investir tout son budget ? Le pretotyping est la méthode qui répond à ces questions, en donnant la possibilité aux équipes produit et innovation de valider leurs hypothèses avant de passer à la phase de prototypage. Le détail sur les bases de la méthode est dans notre article précédent : Qu'est-ce que le pretotyping ? ## ‍Quel contexte peut amener les équipes produit/innovation à réaliser un pretotype? - Vous avez une contrainte temporelle assez forte : des objectifs à réaliser dans un court laps de temps et les semaines s’écoulent vite, trop vite. - Vous avez un budget quelque peu restreint : vous ne pouvez malheureusement pas vous lancer dans tous les projets qui semblent intéressants de prime abord. - Vous manquez de ressources en interne : vous n’avez pas spécialement d’équipe technique ni une équipe d’UX designers dédiée. La création et le développement des prototypes pour produire de nouvelles solutions à la chaîne est difficilement envisageable . - Vous avez plein d’idées dans un coin de la tête, sur des post-its, dans une note sur votre téléphone ou ordinateur mais qui n’ont jamais pu voir le jour faute d’efforts trop conséquents pour les tester en conditions réelles. - Vous êtes dans un marché très concurrentiel et mouvant, vos concurrents ne cessent d’innover, vous voulez sortir du peloton et réaliser une belle échappée. Si vous vous retrouvez dans au moins un de ces critères, les conditions sont réunies pour vous essayer au pretotyping. Dans la suite de l’article nous avons listé les problématiques auxquelles répond le pretotype. Nous aborderons la mise en place de la méthode mais aussi comment interpréter les résultats des tests. ‍ ## Pour quels types de besoins le pretotype peut être un outil d’aide à la décision très efficace? - vous souhaitez résoudre une problématique identifiée et tester rapidement vos pistes de réflexion. ‍ - vous souhaitez évaluer l'existence d’un marché avant de vous lancer à corps perdu dans le lancement d’un nouveau produit ou d’un nouveau service.‍ - vous souhaitez avoir des retours de vos utilisateurs/clients pour choisir la bonne stratégie pour faire évoluer votre produit/service ou améliorer une expérience.‍ - vous souhaitez convaincre les décideurs de la pertinence d’un projet issu d’une réflexion que vous avez mené avec des données chiffrées à l’appui. Ca y est, vous avez identifié votre problématique et plus globalement votre besoin. Maintenant vous vous demandez comment passer à l’action? ## Comment réaliser un pretotype? Dans la méthode créée par Alberto Savoia, pour réaliser l’exercice du pretotype, on passe par 5 étapes: - Identification de l’hypothèse clé : c’est cette hypothèse qui va définir le critère de réussite de votre idée. - Choix du pretotype : c’est le type de test que vous allez mettre en place opérationnellement pour évaluer votre idée. - Identification de l’hypothèse d’engagement sur le marché : c’est l’objectif chiffré que vous allez vous fixer pour définir le seuil à dépasser afin de valider le test. - Test du pretotype : c'est la phase concrète de la méthode pour récolter et évaluer les retours. - Interprétation des résultats : c'est l'évaluation des indicateurs que vous aviez fixés pour votre test qui permettront de décider de la suite de votre idée/projet. Pour avoir le détail de cette méthode, je vous renvoie vers l’article très didactique de Jérémy Jodeau sur les bases du pretotyping et sa méthode: Qu'est ce que le pretotyping ? ## Quels sont les résultats potentiels d’un pretotype et comment les interpréter? - L'idée ou l'hypothèse spécifique à valider, a passé le test : vous avez choisi et mis en place votre pretotype, les résultats atteignent les objectifs que vous aviez fixés. Un intérêt a été clairement exprimé par les utilisateurs. A ce stade, on peut avancer dans la phase de prototypage réel de la solution ou du service pour organiser ensuite un test d’usabilité. - Les résultats du pretotype sont mitigés : vous n’avez pas de tendance qui se dégage clairement, davantage d'expérimentation est nécessaire pour valider ou réfuter votre idée. Une nouvelle expérience doit être conçue et exécutée afin de pouvoir statuer et donc de continuer sur cette hypothèse, de la revoir ou de l’abandonner définitivement. - L'hypothèse ne passe pas le test mais vous avez appris : votre test n’est pas concluant, les résultats n’atteignent pas les hypothèses que vous vous étiez fixées, cependant le test vous a apporté des informations cruciales. Ces informations vous permettent de revoir votre idée, de la réviser, de l’améliorer. Une nouvelle itération peut être envisagée. Ne repartez pas de zéro, vous pouvez retravailler l’idée et le pretotype pour tester votre marché de nouveau. - Les résultats sont sans appel, l’idée n’a pas généré d’adhésion : votre idée d'innovation n’a pas trouvé chaussure à son pied. Rien de grave, le pretotype n’a consommé que très peu de temps et d’argent. Il doit être abandonné. Pas question de s’arrêter là, on remonte en selle ! On reprend les idées générées ou on refait un tour d’idéation et on reteste. Pour rappel, dans le pretotype, on échoue jamais, on apprend toujours ! Chaque pretotype est une UX research. Pensez toujours à analyser vos résultats et à les retraiter pour en faire ressortir les insights clients. Les conclusions viendront alimenter votre réflexion et vos séances d’idéation. Plus vous en saurez sur vos clients/utilisateurs, plus vous viserez juste dans vos prochains pretotypes. Vous voulez vous lancer? Vous souhaitez en discuter? ‍sélectionnez un créneau de 15 minutes dans cet agenda. --- # Qu'est-ce que le pretotyping ? URL: https://www.digilityx.com/blog/quest-ce-que-le-pretotyping Date: 2021-05-26 Expertise: produit > Le pretotyping est une méthode permettant de valider un market fit, plus précisément une hypothèse sur un produit ou un service en réalisant un prétotype. Cette méthode a été créée par Alberto Savoia, premier directeur de l'ingénierie chez Google. Elle se résume en une citation “Make sure you are building The Right It before you build It right.” Tout cela est décrit dans son livre : Cette méthode consiste donc, comme beaucoup d’approches déjà pratiquées chez digilityx (lean startup, design thinking, Design sprint...), à tester avant de construire. Cependant, il peut s’opposer au design thinking car le pretotyping suggère que vous connaissez déjà bien vos clients et votre problématique. ## D'où vient le nom “Pretotyping” ? Son nom est la contraction de «pretending» et de «prototype», et souligne l’importance de valider économiquement (et rapidement) une hypothèse avant même de débuter une phase de prototypage. ## En quoi cela consiste-t-il ? Le pretotyping est une méthode permettant de valider un market fit, plus précisément une hypothèse sur un produit, une fonctionnalité ou un service en réalisant un pretotype. Contrairement à des tests grandeur nature, il n’est pas nécessaire de réaliser tout le service. Tester rapidement est l'un des avantages de cette méthode. Généralement, 72h suffisent, une semaine grand maximum. Ce pretotype peut avoir plusieurs formes. Il est souvent une simulation, une version simplifiée, une landing page, ou un mockup de votre produit ou service. L’objectif est que votre pretotype engage un groupe cible dans ce que votre idée sera. Une fois le pretotype fini, celui-ci est testé sur une cible précise. Les résultats permettront d’affiner et de définir au mieux votre produit ou service. ## Quelles sont les étapes du pretotyping ? Les étapes se rapprochent du Lean startup sans aller jusqu’au développement du produit. - Étape 1 "Identifiez l'hypothèse clé (Key assumptions)" : quelle est la seule hypothèse concernant votre idée qui, si elle est fausse, signifie qu'elle n'est certainement pas la bonne ? - Étape 2 "Choisissez votre pretotype" : quel type de pretotype vous permettra d’identifier et de tester votre hypothèse clé ? Vous trouverez la liste des pretotypes ci-dessous. - Étape 3 "Faites une hypothèse d'engagement sur le marché" : combien (et quel genre) de personnes feront quoi avec votre pretotype ? Votre hypothèse peut être aussi simple que : X% de Y fera Z. Une hypothèse solide permet d'éviter de tester des idées et des opinions. - Étape 4 "Testez votre pretotype" : mettez maintenant votre pretotype en pratique, et voyez comment les gens interagissent avec celui-ci. Commencez petit - un endroit, une fois. - Étape 5 "Apprenez, affinez, hypozoom" : evaluez vos résultats. Affinez votre préambule avec vos nouvelles données. Si votre hypothèse est retenue, décidez dans quelles autres situations vous devriez tester votre pretotype pour obtenir une image complète du marché et de votre produit (ce que nous appelons "hypozoom"). La méthodologie du pretotyping ## Quelles sont les formes de pretotype ? Un pretotype peut être : - Fake door (fausse porte ou fausse fonctionnalité) : testez le niveau initial d'intérêt (ILI) dans un produit ou service en créant des artefacts qui suggèrent que le produit existe et il est disponible pour voir si les gens achèteraient. - Facade (Landing page) : testez le niveau d'intérêt initial (ILI) dans un service avec une présentation du service. - Pinocchio : créez une version non opérationnelle de votre produit et utilisez votre imagination pour prétendre que cela fonctionne réellement pour voir si et/ou comment vous l'utiliseriez. - Mechanical Turk : avant de réaliser un investissement important dans la conception et la construction d'un mécanisme complexe ou en aval, envisagez d'utiliser les compétences humaines pour simuler le résultat souhaité.‍ - Youtube : grâce à la "magie du cinéma", vous pouvez fabriquer des produits qui n'existent pas encore, mais prennent facilement vie en video : Sont-ils intrigués ? Intéressés ? Vont-ils s'inscrire pour en savoir plus ou, mieux encore sont ils prêts à l’acheter ?‍ - Provincial (test à petite échelle) : avant de s'engager formellement à lancer un nouveau produit ou service et publiquement à grande échelle, testez le dans un cadre plus restreint, plus privé et contexte informel pour voir si les gens s'y intéressent.‍ - One-night-stand : proposez une version de votre produit ou service sous forme de prototype, à un prix sur une période très courte pour voir s'il y a un intérêt avant de faire un engagement à long terme.‍ - MVP : créez une première itération de votre produit avec le minimum absolu qui le rendrait utile et précieux - au moins pour les adopteurs précoces.‍ - Infiltrator : profitez de l'affluence des clients dans un magasin existant (ou sur votre site) pour inclure votre produit (il peut s'agir d'un exemplaire unique, voire d'une boîte vide) sur les étagères pour voir si les gens achèteraient.‍ - Impostor : partez d’un produit existant pour initier votre nouveau produit. ## Des exemples de pretotype Les exemples les plus connus sont : - Les vidéos des google glasses (pretotype Youtube): alors que le produit n’existait pas encore, Google a réalisé une vidéo de ce que pourrait être le monde via les google glasses. à la fin de la vidéo, il était possible de s’inscrire et de payer 1500$ pour une "Explorer Toolkit". - Palm Pilot (pretotype Pinocchio): en réalisant un pretotype en bois, le créateur a testé deux hypothèses sur la forme et sur l’utilisation possible des ancêtres du téléphone. - AirBnb (pretotype One-Night-Stand): sacrifiant leur propre appartement pour une nuit, les fondateurs d'Airbnb ont créé un site web simple dans lequel ils ont proposé une alternative aux chambres d'hôtel. ‍ Nous espérons vous avoir fait découvrir cette méthode. Nous avons testé cette méthode sur des dizaines de projets / produits à la fois chez nos clients et aussi dans notre start-up studio. nous avons appris et maîtrisons les différentes méthodologies de pretotype! Vous voulez vous lancer? Vous souhaitez en discuter? sélectionnez un créneau de 15 minutes dans cet agenda. --- # Réaliser son Audit SEO - La base en 6 points URL: https://www.digilityx.com/blog/realiser-son-propre-audit-seo-la-base-en-6-points Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Le SEO n'est pas un domaine réservé aux développeurs. Suivez point par point notre guide pour maîtriser les bases de votre référencement. Cet article est le premier d’une série dont le but est de vous donner des bases solides pour réaliser une analyse détaillée du référencement naturel de votre site. Oubliez les idées reçues : il n’est pas vital de savoir coder pour s’attaquer à ce sujet. Un bon référencement sur les moteurs de recherche est avant tout dû à l’application d’une liste de bonnes pratiques. Dans un précédent article, nous vous avions détaillé le Framework BullsEye, popularisé par Peter Thiel, qui vous aide à organiser vos idées d’acquisition client. Le SEO est un canal d’acquisition à part entière. infographie sur le potentiel marketing du SEO en chiffresSi les rouages de ce canal d’acquisition, détenus par Google, sont très nombreux et longs à maîtriser, il reste néanmoins celui qui détient le plus grand potentiel pour votre business. Dans ce premier épisode, nous allons nous concentrer sur le contenu existant déjà sur votre site au travers de 6 points-clés faciles à optimiser. ## 1 / Choisir une bonne URL L’algorithme de référencement de Google prête particulièrement attention aux URLs. Les URL de vos pages doivent être simples, courtes et faciles à lire pour qu'un moteur de recherche puisse faire une première évaluation de leur contenu. Par exemple : - https://www.digilityx.com/ En lisant cette URL, vous pouvez deviner visuellement qu’il s’agit de notre home page. - https://www.digilityx.com/team Pour cette URL, vous comprenez qu’il s’agit de notre page présentant l’équipe de Digilityx. - https://www.digilityx.com/post/quest-ce-que-le-pretotyping Sur ce dernier bon exemple, vous pouvez discerner le titre de notre article “Qu’est ce que le pretotyping", qui est un blog post, disponible sur notre site. - https://www.digilityx.com/index.php?=9151_FR0 Pour ce lien fictif, en revanche, vous pourriez difficilement deviner vers quelle page ou vers quel type de contenu vous seriez redirigé. De plus, les tirets bas “_” ne sont pas compris par l’algorithme de Google. Si vous en avez dans vos URL, remplacez-les par des traits d’union “-”. L’algorithme de Google fonctionne comme nous : si une URL n’est pas claire pour un humain, elle ne le sera pas non plus pour la machine, et votre référencement en sera impacté. Une règle d’or donc : Les meilleurs URL sont les plus simples. ## 2 / Les balises importantes Deux types de balise vont retenir notre attention pour ce premier épisode : les balises “title” et la “meta description”. ### 2.1 / Les titres de vos pages Faites une première distinction entre les différentes balises “title” de vos pages : - La “meta title” définit le titre de votre page sur les moteurs de recherche. illustration des meta title sur une page de résultat googleMettez à jour les meta titles de vos pages pour coïncider au mot près à la requête des utilisateurs. La taille idéale se situe entre 50 et 60 caractères. Au-delà, votre titre a de grandes chances d’être tronqué et de générer moins de clics en conséquence. Un titre clair et concis sera toujours plus efficace. - Les balises “Hn” définissent les titres qui apparaîtront dans le contenu de vos pages. Ces marqueurs sont au nombre de 6, soit : H1, H2, H3, H4, H5 et H6. Ils correspondent chacun à un niveau de hiérarchisation, sachant que H1 est le niveau le plus important et H6 le moins important. hiérarchisation des balises Hn par comparaison de leur taille et de leur niveau d'importance Pour optimiser ces titres, vous devez choisir les bons mots-clés. Commencez par faire une analyse des mots-clés qui font ressortir la page que vous souhaitez optimiser avec Google Search Console ou UberSuggest. Mettez à jour les balises Hn de vos pages avec un contenu différent de la meta title pour diversifier votre sémantique avec des expressions variées. Gardez à l’esprit que l’algorithme de Google accorde une très grande importance aux intentions des utilisateurs lors d’une recherche. Le contenu de vos pages sera analysé pour s’assurer que vous répondez bien au besoin d’un utilisateur. Par exemple, une requête « How to » doit envoyer l’utilisateur vers un guide et non pas un site e-commerce. ‍ ### 2.2 / Les meta-descriptions de vos pages Pour appuyer votre meta title et donner du contexte à votre URL, la meta description sera le dernier élément qui s’affichera dans une page de résultat. Elle se doit d’être bien travaillée. illustration des meta description sur une page de résultat googleMême si elles n’ont aucun impact direct sur le référencement, elles ont une très forte influence sur le taux de clic. Ce facteur est utilisé par l’algorithme de Google pour déterminer si votre contenu est pertinent selon l’intention de l’utilisateur, améliorant ainsi votre référencement sur le long terme. Une meta description optimale contient 140 à 160 caractères maximum. Le nombre de caractères idéal indiqué dans cet article pour les meta title et description est un bon ordre de grandeur qui ne vous fera pas défaut. Cependant, sachez que le vrai calcul se fait sur le nombre de pixels que vos meta occupent sur une page de résultat. On vous met à disposition un excellent outil pour vérifier leur bonne longueur si vous voulez tester différentes combinaisons. ## 3 / Contenu d’une page web efficace Chaque page de votre site Web est-elle optimisée pour les mots-clés SEO ? Il arrive parfois d’avoir des pages sur son site qui contiennent une majorité de titres et d’images. Disposer d’un contenu textuel supplémentaire venant appuyer les mots-clés présents dans vos titres est un excellent moyen pour booster le référencement de votre page avec très peu d’efforts. On vous recommande d’écrire pour chaque page un contenu de 300 mots minimums qui contient les mots-clés de vos titres (meta title et balises Hn). Il ne s’agit pas d’une science exacte mais, pour une page principale telle que votre home page, il est recommandé d’écrire au moins 600 mots. Pour un article, la tranche varie entre 1300 et 3000 mots. Le référencement de votre page dépendra également du taux de rebond. Outre l’optimisation technique de votre site, un rebond peut être généré par une présentation indigeste de votre contenu. Quelle que soit la longueur de votre contenu, une initiative simple consiste à aérer le plus possible vos textes. Au-delà de la question concernant le nombre de mots, il y a également celle du nombre de mots-clés que doit contenir une page pour être bien vue par l’algorithme de Google. La bonne proportion de mots-clés à inclure dans vos textes est de 1 à 2 % maximum de l’ensemble des mots. La clé est de ne pas surcharger votre page. Sinon, vous serez pénalisé, même si votre contenu est pertinent. Un dernier point sur lequel vous devez porter votre attention est le “duplicate content”. Si l’algorithme de Google détecte qu’un contenu de votre page est une répétition, voire un copié/collé du contenu d’une autre de vos pages, ou de celle d’un autre site, votre référencement s’affaiblira. ‍ ## 4 / Intégrer des images Au-delà d’un texte bien aéré, la présence d’images de grande qualité et de petite taille, rapides à charger donc, participe grandement à la rétention des utilisateurs sur le site. Où en trouver gratuitement ? - https://pixabay.com - https://fr.freepik.com/ - https://pexels.com - https://thestocks.im/ - https://unsplash.com/ Où les optimiser ? - https://imagecompressor.com/fr/ - https://imagify.io/fr/optimizer/ - https://compressjpeg.com/fr/ Veillez également à leur balise “Alt”. Cette balise génère un texte alternatif qui s’affichera à la place de l’image si une connexion trop lente ne permet pas de la charger. Elle a deux principales utilités : - L’algorithme de Google s’en sert directement pour comprendre votre image et s’assurer de sa pertinence avec le reste du contenu. Il est tout à fait pertinent d’inclure un ou deux mots clés dans une balise Alt si la situation s’y prête. - Les logiciels de lecture d’écran, dont le but est de décrire les éléments des pages web aux aveugles, se servent du contenu de ces balises pour délivrer les informations aux utilisateurs en situation de handicap. Un dernier point : les formats d’image ne remplissent pas toujours les mêmes fonctions. Une bonne pratique est d’y prêter attention. - JPEG : lorsque vous avez des images avec beaucoup de couleurs, des dégradés de couleurs et des ombrages. - PNG : lorsque vous avez un logo et que vous devez utiliser la transparence. - SVG : lorsque vous utilisez des schémas, des diagrammes, des cartes, des icônes ou des signalétiques. - GIF : lorsque vous avez une animation. ‍ ## 5 / Intégrer des liens Il existe deux types de liens, chacun ayant un impact différent sur le référencement de votre site. ### 5.1 / Liens internes : Les liens internes sont des liens hypertextes entre les pages d’un même nom de domaine. Il s’agit de la composante essentielle du maillage interne de votre site. Un bon maillage interne permet à l’algorithme de Google de facilement comprendre le contenu des autres pages et l’organisation générale de votre site. En guise d’exemple, je peux vous suggérer le lien d’un de nos articles qui présente Keywords Everywhere, un puissant add-on pour le SEO : https://www.digilityx.com/post/presente-moi-tes-addons-et-je-te-dirai-ce-que-tu-fais-episode-2 Notez que la bonne pratique, une fois encore, est de correctement doser ces liens. Trois ou quatre liens suffiront pour faire la différence. Utilisez-les uniquement lorsque c’est pertinent. ‍ ### 5.2 / Liens externes : Les liens externes sont des liens hypertextes dont le but est de rediriger les visiteurs de votre site vers un contenu pertinent, un site partenaire, votre page Facebook ou encore votre fiche Google My Business. On parle ici du maillage externe de votre site, l’un des fondamentaux du référencement naturel. Le temps sera votre seul coût pour l’optimiser puisque la clé réside dans la création régulière de contenu. Qu’il s'agisse d'articles, d’infographies, ou même de webinars, tous vos contenus doivent être uniques et de qualité afin d’intéresser le plus grand nombre de sites influents dans la même thématique. Si ces sites, disposant d’un bon score SEO, incluent le vôtre dans leur maillage externe, votre propre score SEO décollera. À terme, cela prouvera à l’algorithme de Google que votre site est pertinent et mérite d’être bien référencé. À l’instar des liens internes, la bonne pratique réside dans le dosage. L’algorithme de Google vous prendra en grippe si vous dépassez la quinzaine de liens externes sur une même page, même si tous les liens sont pertinents. Il est également fortement recommandé de paramétrer vos liens externes pour qu’ils s’ouvrent dans un nouvel onglet. Un dernier point : pensez à vérifier régulièrement que les liens externes intégrés à votre site fonctionnent toujours. Les “broken links” pénaliseraient particulièrement votre référencement. Si vous dépubliez une page de votre site, pensez bien à mettre en place des redirections (type 301) vers de nouvelles pages pertinentes. ‍ ## 6/ Site internet responsive On dit d’un site web qu’il est responsive quand il s’affiche correctement et automatiquement à la bonne taille de l’écran sur les PC, smartphones et tablettes. Notre page présentant notre expertise en Growth Hacking sur PC : capture d'écran desktop de la page détaillant notre expertise growth hackingLa même page sur téléphone : capture d'écran mobile de notre page détaillant notre expertise growth hackingDepuis que Google est passé au mobile first, les sites internet affichant de bonnes performances sur les appareils mobiles voient leur référencement naturel considérablement enrichi. Lorsque l’on considère, aujourd’hui, que la majorité des recherches quotidiennes sont effectuées sur un appareil mobile, rendre votre site élégant sur ce type d’appareil n'est plus un luxe, c'est une norme. Si vous utilisez un CMS pour votre site, tel que Wordpress, Prestashop, Hub CMS ou Webflow, il y a des chances pour que votre site soit déjà responsive sur mobile. Si ce n’est pas déjà fait, assurez-vous en et corrigez le problème depuis votre CMS si besoin. Pour une double vérification plus technique, vous pouvez également tester votre site via ce lien : https://search.google.com/test/mobile-friendly ‍ ## Générique de fin Avec ces 6 premiers points, vous êtes déjà bien outillés pour démarrer l’optimisation de votre site web. Ne commettez pas l’erreur de considérer le référencement naturel comme une charge longue et fastidieuse, réservé uniquement aux développeurs dotés d’une grande patience. L’optimisation du référencement de votre site est un moyen de développer votre audience sur le long terme. Gardez tout de même à l’esprit qu’il faut maîtriser beaucoup de techniques et qu’elles évoluent en permanence : Google en détient les clés. Ces techniques, nous les aborderons dans nos prochains épisodes. Vous serez en mesure de nous suivre et de faire évoluer la qualité de votre site pas à pas en restant à l’écoute. Un bon moyen pour y parvenir est de vous inscrire à notre newsletter mensuelle (inscription juste en dessous) ! --- # Réaliser un audit technique SEO (étapes, checklist..) URL: https://www.digilityx.com/blog/realiser-un-audit-technique-seo-etapes-checklist Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > 2e épisode de notre checklist SEO : ayez toutes les clés en main pour réaliser votre propre audit technique et téléchargez gratuitement notre checklist. Vous avez investi beaucoup de temps et d’argent sur le référencement de votre site web ? L’acquisition de trafic n’est toujours pas au rendez-vous ? Après avoir réalisé un audit de contenu sur les mots-clés de votre site, la structure des pages et la qualité du contenu produit, l’audit technique est l’élément principal pour analyser les performances de votre site web. Depuis la nouvelle mise à jour des algorithmes Google en 2021, 4 nouveaux indicateurs de performance font leur apparition chez le géant américain. Ils ont pour but de rendre le web plus rapide pour les utilisateurs, en mesurant régulièrement le temps de chargement et d’interactivité de votre site web. Alors, comment éviter une sanction de performance de Google ? Nous allons présenter la méthodologie Digilityx pour contrôler 130 éléments techniques de votre site de façon efficace. Ils seront détaillés dans notre check list à télécharger en format Excel, avec tous les outils nécessaires pour devenir le roi de l’audit ! ‍ ## Qu’est ce qu’un audit technique ? ‍ L’audit technique est la pierre angulaire de votre travail sur l’amélioration des performances de votre site. En vérifiant des points précis via cet audit, il est possible de trouver les failles qui pénalisent votre position sur les moteurs de recherche. Ces failles la pénaliseront plus encore depuis la mise à jour Google Page Experience si vous ne réagissez pas. Le principal objectif de votre audit technique SEO sera d’identifier les différents points à travailler en priorité. Votre meilleur outil pour démarrer votre audit est encore celui de Google. Commencez par corriger les plus gros handicaps de votre site. Il sera plus simple et plus encourageant de poursuivre le reste de vos optimisations par la suite. Une fois mis à jour, vous commencerez peu à peu à observer une amélioration de votre référencement naturel en atteignant une meilleure position sur les SERPs des moteurs de recherche. Atteindre la première page de résultat, voire les trois premières lignes est un objectif que vous ne devez pas perdre de vue. Si vous ne l’atteignez pas, votre travail et vos efforts en SEO auront été futiles. Il est bon de rappeler que plus de 90 % des utilisateurs restent sur la première page de résultat. Parmi ces utilisateurs, 30 % d’entre eux s’arrêtent au premier résultat. ### Les prérequis avant de vous lancer : - Avoir accès au compte Google Analytics & Search Console - Télécharger un crawler : Screaming Frog (gratuit), Oncrawl / Botify (free trial) - Si vous avez accès à vos logs serveur, accéder à un analyseur de logs spécifique (par exemple Oncrawl) - L’historique du site avec les dernières modifications effectuées sur le site (par exemple une migration) ‍ ‍ ## 1. Crawler vos pages La première étape de votre audit technique est le crawl complet du domaine et sous-domaine. Cela consiste à utiliser un programme informatique conçu pour imiter le scan de Google sur votre page. Le crawler recherche et analyse toutes vos données pour l’indexation des contenus sur Google. ### 1.1 Robots d’indexation Il s’agit de la première colonne du crawl, permettant de comprendre votre positionnement sur les SERPs. L’indexation et le crawling sont les principales méthodes de Google pour explorer régulièrement vos pages et contenus web. Il occupe une place très importante dans l’optimisation du SEO. La compréhension des algorithmes de Google et du crawling nécessite de réaliser le même type de scan en interne. ### 1.2 Fichier robots.txt Le robots.txt est un fichier texte, à ne pas confondre avec la meta robot. Il n’est pas présent sur tous les crawlers, mais vous pouvez aller directement à la racine de votre site web. Ce fichier interdit aux robots de Google l’indexation de certaines zones de votre site web (alors que la meta robot est effectuée par page uniquement ). Le fichier robots.txt est le premier élément analysé par les robots de Google, il est donc essentiel d’en avoir connaissance. Petit point également sur le sitemap, sous format fichier XML, qui liste l'ensemble de vos URL des pages à indexer par Google. Il peut permettre de déclarer des pages invisibles dans votre arborescence de liens. Il doit être inséré directement dans la Search Console.‍ ### ‍ 1.3 Balise meta-description La longueur maximum est de 920 pixels, soit environ 150 caractères. Attention, pour le mobile, c’est légèrement plus bas (130 caractères). Depuis les dernières mises à jour des algorithmes, Google a la possibilité de changer votre meta description par une phrase issue de votre page qu’il jugerait plus pertinente. Vérifiez qu’il s'agit bien de la meta d’origine pour contrôler la pertinence de vos résultats. Il doit y avoir un message clair et précis pour décrire au mieux le contenu proposé. Depuis 2021, Google laisse la possibilité de remplir une META description jusqu’à 300 caractères. C’est souvent la solution adéquate lorsque Google ne choisit pas la méta d’origine car il considère que vous n’êtes pas assez précis. Assurez-vous également que vos mots clés sont bien présents (minimum 1 prioritaire et 1 secondaire). ‍ ### 1.4 Balise meta title La longueur maximum est de 500 pixels, soit entre 60 et 70 caractères. Vérifiez qu’il n’y a pas de mots de liaison ni de mots en majuscules. Si votre balise title est trop longue, elle sera coupée par « … ». exemple d’une balise meta title et description trop longuesIl faut analyser le nombre de mots-clés sur chaque titre (au moins 1 mot clé principal) en évitant les contenus dupliqués et les répétitions. ‍ ### 1.5 Balise meta canonique Cette balise indique à Google l’adresse de référence pour un ensemble d’URL. Si vous possédez plusieurs pages avec un contenu identique (par exemple différentes variations d’un produit sur votre site e-commerce), il ne faut pas que Google les considère comme du contenu dupliqué. Cette colonne est très souvent mise de côté lors du crawl, car les cases sont vides. Vous pensez ne pas être concerné par du contenu dupliqué, mais c’est pratiquement toujours le cas. Par exemple sur notre site internet, https://www.digilityx.com/ et https://digilityx.com/ sont deux portes d’entrées différentes, mais avec le même contenu. Il s’agit bien de deux pages différentes par Google, qu’il considère comme contenu dupliqué et qu’il pénalise. Il faut donc ajouter une méta canonique. Vérifiez donc dans le tableau de crawl que vos meta canoniques sont bien insérées sur vos doublons de page. Certains CMS génèrent de façon automatique vos meta canoniques, mais attention de ne pas en avoir sur toutes vos URLs. ### 1.6 Balises titres (H1>H2>H3..) Grâce à ces différentes balises, vous devez définir les différents niveaux de contenus en les classant par ordre d’importance. Il doit toujours y avoir une balise title H1 car il s’agit du titre de la page. C’est la section la plus importante pour Google, mais vous ne devez pas avoir plusieurs balises H1 par page. Il y a les H2 et H3 qui vous servent à organiser les sous-parties (H4>H5>H6 sont très rarement utilisées en SEO) Auditez également le nombre de mots-clés présents dans chaque balise car l'intérêt SEO est très fort. Évitez les titres en majuscules, le contenu dupliqué et privilégiez les bullets points ou listes à chiffres pour être en position 0 : exemple d’un résultat de recherche en position 0‍ ### 1.7 Redirections et erreurs de pages La colonne “code de statut” indique la réponse du serveur à une requête faite par l’utilisateur. Elle se produit lorsqu’il demande une URL sur votre serveur Web. Nous vous avons sélectionné les 6 codes HTTP les plus courants : 200 : Page sans erreur - traitée avec succès 404 : Erreur de page - Document non trouvé 301 : Redirection permanente 302 : Redirection temporaire 410 : La ressource demandée a disparu 500 : Problème de serveur Les pages 404 devront être redirigées vers des pages sans erreur, grâce notamment avec une redirection permanente (301). Il faut faire attention à limiter le nombre de redirections temporaires (302) car Google considère que le site est en “travaux”. Pour les erreurs 500, cela est normalement dû à une maintenance de votre site ou une surcharge de ressources. Il faudra refaire un crawl de vérification dès que votre opération de développement sera terminée. ### 1.8 Indexabilité Dans le colonne “META-ROBOTS”, certaines pages non souhaitées peuvent-être indexées (ou inversement). Vous pouvez utiliser la balise meta name=”robots” dans votre CMS pour rendre ces pages non-indexables. Elle est positionnée dans le HTML de chaque URL pour amener les robots Google sur vos pages les plus pertinentes. Il y a également d’autres balises meta robots qui peuvent être présentes : - Follow/no follow : permet de dire à Google de suivre tous les liens sur cette page même si la page n’est pas indexée, - All : page “index” et “follow”, - None : page “noindex, nofollow”, - Noimageindex : ne pas indexer les images de la page, - Unavailable_after : donner une date temporaire de l’indexation de la page, - Noarchive : ne pas montrer les liens cachés dans les SERPs, - Nosnippet : ne pas montrer de focus sur des éléments extraits du contenu (en position 0), - Notranslate : ne pas proposer de traduction automatique de la page. ‍ ### 1.9 Profondeur des pages Le crawler établit une profondeur de page, entre 1 et 6, qui correspond au nombre de clics nécessaire pour atteindre l’URL spécifique depuis la home page, en utilisant le chemin le plus rapide Vérifiez que vos URLs ne possèdent pas une profondeur supérieure à 3, synonyme de performance très faible pour Google. Si certaines URLs sont difficiles d’accès, les robots Google ne les vérifieront pas aussi régulièrement que les pages d’une profondeur de 1-2 et vont faire baisser les chances d’un bon référencement. ## 2. Analyse de la performance des pages Aujourd’hui, l’algorithme de Google ne tolère plus les pages trop longues à charger. L’optimisation globale et individuelle des pages indexées sur votre site est dorénavant incontournable. ### 2.1 Prioriser le contenu en haut de page Le contenu “en haut de page” correspond à l’ensemble des éléments visibles au-dessus de la ligne de flottaison. Une page de site internet peut mettre du temps à se charger complètement. En donnant la priorité au contenu de haut de page, ces éléments seront chargés en priorité. Le reste de la page se chargera pendant que l’internaute lira le contenu déjà disponible. De cette manière, les internautes auront accès à une première partie du contenu, ce qui aura pour conséquence de diminuer le risque d’un fort taux de rebond. Le contenu du haut de la page devra se trouver au début du code HTML. ### 2.2 Optimiser son code et autoriser la compression GZIP Grâce à un travail sur le code de son site, il est possible d’identifier des optimisations sur son, HTML, son CSS et son JavaScript. Une fois appliquées, elles augmentent l’efficacité avec laquelle le serveur va les lire et les interpréter. Le code va s’alléger et la page web sera moins lourde et moins longue à charger. La vitesse de chargement du site sera plus importante et le temps de chargement réduit. Cette optimisation se fait sur des éléments dont on peut se passer sans impacter la compréhension du site. La compression GZIP, quant à elle, permet de réduire le temps de téléchargement du code HTML, CSS et JavaScript. Quand ils sont compressés, ces fichiers sont plus légers. Dans la pratique, un humain ne voit pas la différence. Ce type de conversion est très bien supporté par les navigateurs. Certains outils comme Check GZIP Compression permettent de vérifier si la compression GZIP est activée sur votre site. En résultat final, vous devriez obtenir un code illisible pour des humains mais beaucoup plus rapide à lire pour des machines. ### 2.3 Autoriser la mise en cache des ressources La mise en cache des ressources permet de réduire le nombre d’éléments à charger pour un internaute. Cela permet au navigateur de stocker un certain nombre d'éléments lors de la première visite sur le site et qui ne seront plus à charger la prochaine fois. Cela fluidifie la navigation et augmente la vitesse de chargement d’une page. En cas de modification, de mise à jour de la page, seuls les nouveaux éléments seront chargés, le reste étant dans le cache du navigateur. ### 2.4 Optimiser le contenu média Une page lourde, donc lente à charger, est souvent la conséquence d’une accumulation de fichiers média trop volumineux. L’optimisation de ces fichiers a un impact considérable sur leur temps de chargement. Sur ce point, nous avons déjà développé une liste de bonnes pratiques dans notre premier épisode de cette série sur le SEO, complétée par notre checklist d'optimisation de la vitesse de chargement. ### 2.5 Investir pour son serveur L’hébergement web représente (ou doit représenter) l’une des plus grandes dépenses pour un site. Il faut être prêt à débloquer un certain budget pour en avoir un de qualité. L’idéal est d’avoir un serveur dédié au lieu d’un serveur mutualisé. Un hébergement mutualisé stocke plusieurs sites internet sur le même serveur. Les performances du serveur sont donc divisées par le nombre de sites internet présents sur celui-ci. Cela impactera négativement les performances et le temps de chargement du site web. ‍ ## 3. Analyse de l’historique du site L’audit technique ne se limite pas simplement à des outils SEO. ll doit être complété par un examen visuel à 360 degrés sur la performance digitale globale de votre site internet. Nous vous conseillons d’utiliser la checklist Digilityx ci-dessous avec toutes les étapes à suivre. ### 3.1 Navigation utilisateur Le premier examen visuel concerne les problèmes liés à l’architecture qui peuvent gâcher un site et la navigation des utilisateurs. Le logo du site doit posséder un lien vers la page d'accueil. Également, les ancres de lien du menu doivent être optimisées. La navigation doit aussi être codée en HTML, pas en Javascript (c’est souvent le cas). Y'a t-il des mots-clés pertinents dans les ancres de texte du menu ? (sans répétition). Vérifiez également que tous les silos (l’ensemble de vos pages mères) de votre site sont accessibles depuis le menu principal. La présence d’un fil d'Ariane est également recommandée pour améliorer le maillage interne. Il doit être en HTML et toujours visible au-dessus du titre H1. Il doit posséder des noms assez courts, être optimisé avec des " > " et doit toujours commencer par le nom de la page mère. ### 3.2 SEO International Il est essentiel de posséder une extension pour tous vos pays cibles. Le site doit utiliser des sous-dossiers (ou sous-domaines) pour chaque langue si vous souhaitez vous étendre à l'international. Google est très exigeant sur la possibilité de basculer d'une version à une autre pour ne pas faire perdre de temps à l’utilisateur. Vérifiez également que chaque domaine est hébergé dans le pays cible. La devise doit également être différente pour chaque pays, tout comme les informations de contact. ‍ ## Checklist pour l’audit technique SEO Nous proposons gratuitement une checklist complète pour n’oublier aucun élément lors de votre audit SEO. Le lien pour l'obtenir est juste à la fin de cet article. Tous les changements des algorithmes Google 2021 y sont inclus ! Elle prend en compte les points importants à auditer en fonction du contenu, des contraintes techniques et de l'autorité de votre site. La checklist ultime pour tous les consultants SEO et content manager ! Pour aller plus loin avec un accompagnement expert, découvrez notre expertise Growth Marketing — stratégie SEO, acquisition et analytics pour améliorer durablement votre référencement naturel. ## Questions fréquentes sur l'audit technique SEO ### Qu'est-ce qu'un audit technique SEO ? Un audit technique SEO analyse les performances techniques d'un site (crawl, indexation, vitesse, redirections) pour identifier les problèmes qui pénalisent son positionnement dans les moteurs de recherche. ### Quels outils utiliser pour réaliser un audit technique SEO ? Les outils essentiels sont : Google PageSpeed Insights (performances), Screaming Frog ou Botify (crawl), Google Search Console (indexation et erreurs) et un analyseur de logs serveur pour comprendre le comportement des robots. ### Pourquoi la vitesse de chargement impacte-t-elle le SEO ? Depuis la mise à jour Google Page Experience, les Core Web Vitals (LCP, FID, CLS) sont des critères de classement officiels. Une page lente est pénalisée dans les SERPs et génère davantage de rebonds. ### À quelle fréquence faut-il refaire un audit technique SEO ? Un audit complet est recommandé tous les 6 à 12 mois, ou après chaque modification importante du site (migration, refonte, changement de CMS). Un suivi mensuel des Core Web Vitals est conseillé. --- # Replay Webinar | Quel visage pour un monde post-cookies ? URL: https://www.digilityx.com/blog/replay-webinar-quel-visage-pour-un-monde-post-cookies Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Disparition des cookies third party : Thibault Montanier, Data Manager chez Sirdata, nous partage son analyse des enjeux pour les acteurs de l'ad-tech. Google a récemment annoncé que les cookies third party seront amenés à disparaître de Chrome. Ceci constitue une petite révolution pour les acteurs de l'ad-tech mais aussi pour tous les éditeurs de contenu et les annonceurs. Notre invité pour ce webinar, Thibault Montanier, Data Manager & Integration Specialist chez Sirdata et membre de la Task Force "Project Rearc" de l’IAB Tech Lab et de la Task Force “Affaires Publiques Identity (Cookieless)" de l’IAB France, nous partage son analyse des enjeux pour les acteurs utilisant les cookies. ## Programme ### Pourquoi un tel changement ? - Un monde publicitaire "cookie-dépendant" - L'évolution du cadre réglementaire - Les initiatives des navigateurs ### Enjeux et alternatives d'un monde post-cookies - Les impacts de l'annonce de Google sur les acteurs - Vers une redistribution des cartes - Les solutions possibles pour l'industrie --- # Replay Webinar | Stack Story #1 avec Vincent de Spendesk URL: https://www.digilityx.com/blog/replay-webinar-stack-story-1-avec-vincent-de-spendesk Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Dans cet épisode, Vincent Plassard, Growth Manager chez Spendesk, nous livre tous les secrets de leur stack marketing : de la stratégie, des hacks et des outils ‍ Chaque start-up et scale-up développe sa propre stack marketing correspondant à ses cas d'usage et son organisation. Il est intéressant de voir les différentes solutions utilisées et d'analyser 🔎comment elles sont articulées au sein d'une stack pour accomplir des growth Hacks! Après avoir lancé et analysé de nombreuses stacks, Digilityx lance Stack Stories 🎉: la première série dédiée à la stack marketing des start-ups et scale-ups ! Notre invité pour ce 1er webinar, Vincent Plassard, Growth Manager 🚀 chez Spendesk, nous livre tous les secrets de leur Stack : outils utilisés, enrichissement de la donnée, Growth Hacks lancés, stratégie inbound/outbound et plus encore ! Pour ne rien manquer des prochains webinars 🎬, abonnez vous à la newsletter Digilityx (lien après le programme 👇)! ## Programme ### La stratégie de Spendesk - De l'outbound à l'inbound marketing - Le parcours d'un prospect, du premier contact jusqu'au churn - La stratégie d'inbound actuellement appliquée ### Les outils utilisés et leur évolution - Quels outils pour le marketing ? - Quels outils pour le growth ? - L'évolution des composants de la Stack ‍ --- # Replay Webinar | Stack Story #2 avec Arthur de Liveramp URL: https://www.digilityx.com/blog/replay-webinar-stack-story-2-avec-arthur-de-liveramp Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Dans cet épisode, Arthur Sauvage, Head of Marketing EU chez Liveramp nous détaille son lead nurtuting / scoring et ses outils préférés ‍ 🔎 Chaque start-up et scale-up développe sa propre stack marketing correspondant à ses cas d'usage et son organisation. Il est intéressant de voir les différentes solutions utilisées et d'analyser comment elles sont articulées au sein d'une stack pour accomplir des growth Hacks ! 🎉 Après avoir lancé et analysé de nombreuses stacks, Digilityx lance Stack Story : la première série dédiée à la stack marketing des start-ups et scale-ups ! 🚀 Notre invité pour ce deuxième webinar, Arthur Sauvage, Head Of Marketing EU chez LiveRamp, nous livre tous les secrets de leur Stack : outils utilisés, campagnes lancées, enrichissement et exploitation de la donnée marketing et plus encore ! 🎬 Pour ne rien manquer des prochains webinars, abonnez-vous à la newsletter Digilityx ! Le lien est juste après le programme 👇 Promis, pas de spam 😉 ## Programme ### La stratégie de Liveramp - L’évolution de la stratégie marketing - Le parcours d'un prospect, du premier contact jusqu'au churn : lead nurtuting / scoring - La gestion des données clients - La différence opérationnelle selon les pays ### Les outils utilisés et leur évolution - Quels outils pour le parcours client ? - Quels outils pour le Growth ? - Quelle évolution pour la stack marketing ? --- # Replay Webinar | Stack Story #3 avec Jean de Pixpay URL: https://www.digilityx.com/blog/replay-webinar-stack-story-3-avec-jean-de-pixpay Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Dans cet épisode, Jean Habasque, International Growth Manager chez Pixpay, nous détaille sa stratégie de lead nurturing pour toucher deux cibles B2C. ‍ Chaque start-up et scale-up développe sa propre stack marketing correspondant à ses cas d'usage et son organisation. Il est intéressant de voir les différentes solutions utilisées et d'analyser comment elles sont articulées au sein d'une stack pour accomplir des growth Hacks ! Après avoir lancé et analysé de nombreuses stacks, Digilityx lance Stack Story : la première série dédiée à la stack marketing des start-ups et scale-ups ! Notre invité pour ce troisième webinar, Jean Habasque, International Growth Manager chez Pixpay, nous livre tous les secrets de leur Stack : outils utilisés, campagnes lancées, gestion de deux cibles B2C et plus encore ! ## Programme ### La stratégie de Pixpay - L’évolution de la stratégie marketing pour atteindre deux cibles B2C. - Le parcours d'un prospect, du premier contact jusqu'au churn : lead nurturing adolescents/parents. - L’évolution du tunnel de souscription pour les adolescents et les parents. ### Les outils utilisés et leur évolution - Quels outils pour le Growth ? - Quels outils pour la Web Analyse ? - Quels outils pour la gestion de la relation client ? - Quelle évolution pour la stack marketing ? Pour ne rien manquer des prochains webinars, vous pouvez vous abonner à notre newsletter ! --- # Retour sur le B2B Rocks 2019 URL: https://www.digilityx.com/blog/retour-sur-le-b2b-rocks-2019 Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Digilityx était au B2B Rocks 2019, la conférence pour les start-ups B2B SaaS. Découvrez nos retours sur les conférences de l'évènement. Le 12 septembre avait lieu B2B rocks, la conférence pour les start-ups B2B SaaS organisée par Axeleo à station F. En tant que start-up studio, nous étions bien sûr intéressés pour écouter les grands noms du SaaS B2B. Au final, nous avons passé une journée intéressante avec deux scènes donc il a fallu faire un choix sur les conférences, vous n’aurez donc qu’une vision partielle mais si vous vous intéressez au SaaS B2B, ça devrait vous intéresser ! ## Ouverture avec Ryan Burke, SVP d’Invision Les utilisateurs aiment les marques et utilisent les produits. Le super pouvoir d’une marque c’est sa communauté ! Il faut réussir à développer des connexions et des points de contact émotionnels. Très tôt dans le développement de votre produit, il faut aller parler aux clients, il faut les connaitre personnellement, il faut savoir concrètement ce qu’ils veulent ! Invision a mis en place un programme permettant à chaque collaborateur de l’entreprise (à tous les niveaux) de dîner avec un designer une fois par mois pour mieux les connaitre. Il faut donc viser à donner de la valeur à ses utilisateurs pas seulement leur fournir un produit ! ## Comment aligner vente et marketing pour le bien de l’entreprise? Seconde session avec Alexandre Prot CEO de Qonto en tant qu’animateur, Michael Falorni d’Intercom, Kim Walsh, VP start-up de Hubspot et Carole Offredo VP marketing de Daitaku. Un des premiers points importants est le fait d’aligner les 2 populations sur des définitions communes et des processus partagés! Quel est le chemin du lead to deal? Quel est le rôle de chacun? Et non négligeable quels sont les SLA? Carole Offredo de Daitaku précise que - bien sûr - il faut éduquer les sales en leur expliquant que «non, non, on ne peut pas te créer une liste de leads à appeler en 2 jours pour atteindre tes objectifs du trimestre…» mais aussi et surtout «Si vous (marketers) n’aimez pas vous battre (avec les sales) ne venez pas dans le marketing B2B». De son côté, Alexandre Prot de Qonto précise qu’il n’a pas cette dichotomie sales vs marketing mais qu’il a une équipe growth. ‍ B2B Rocks by digilityx: how to align sales & marketing for good? ## Comment construire et scaler une marque en tant qu’entreprise B2B? Troisième session avec de superbes intervenants sur la marque (qui s’articulait bien avec l’intro de Invision!) : Liam Boogar-Azoulay ex Madkudu et ex Algolia ; Alison Murdoch, CMO de Socialchorus, & Sven Linder, Brand Director chez salesforce. Liam indique que pour déployer une marque, il faut connaitre la personnalité de l’entreprise, ses valeurs et c’est cela qui fait la marque; ensuite, ce sont tous les collaborateurs qui doivent porter cette marque auprès de vos utilisateurs. C’est un des enjeux : il faut déployer la marque en interne et s’assurer que chacun de vos collaborateurs, certes la connaissent, mais surtout agissent de façon cohérente avec les valeurs de la marque ! Sven de Salesforce tient le même discours en indiquant que la marque est la partie visible de l’iceberg, il faut s’assurer que la partie immergée - c’est-à-dire l’expérience client - soit cohérente avec les valeurs de la partie visible ! Pour conclure, un des KPI pour la marque est le trafic direct vers le site de la marque car grâce à cela, vous n’avez pas besoin de payer pour faire venir de leads sur votre site ! B2B Rocks by digilityx: Comment construire et scaler une marque en tant qu’entreprise B2B? ## Une approche scientifique de la vente B2B Ensuite une intervention pleine de punch de Andy Farquharson de winning by design Les Saas B2B sont de plus en plus proches des modèles B2C : il faut une solution "maintenant", en temps réel et cela engendre un vrai challenge : développer sa vélocité ! La vente de SaaS a tout changé, on ne veut plus de démo interminable mais il faut offrir la possibilité de tester rapidement la solution. De la même façon, les indicateurs des ventes ont changé : le CA signé n’est plus le graal pour un commercial ! Il est plus important de calculer le MRR en prenant en compte l‘up-sell et le taux de churn. Les formations vers les sales doivent donc évoluer pour être plus orientées sur l’utilisateur, identifier ce qu’il veut et comment enchanter son expérience client. Pour cela, faire 10% de formation, 20% de présentation et 70% de coaching – c’est par la pratique que l’on apprend ! ## Comment évangéliser un nouveau marché à sa marque 3 intervenants pour cette nouvelle session : Jean-Charles Samuelian CEO d'Alan, Geoffrey Vion CMO de contentsquare et Anne de Kerchove CEO de Freespee. Alan l’assurance santé que l’on ne présente plus (vrai assureur et non courtier) a commencé par des clients de niches appétents au digital : des petites sociétés de la Tech et a ensuite élargi à de plus grandes entreprises. Quant il s’agit de déployer un nouveau marché, le plus important est de recruter des utilisateurs afin de co-construire et tester les produits avec eux. Jean-Charles Samuelian (CEO) a conclu :« N’oubliez jamais que vos utilisateurs sont vos meilleurs ambassadeurs !’ Pour le lancement de Contentsquare sur le territoire US, le CEO est parti s’installer avec sa famille sur place. Ils ont ensuite utilisé un très bon service de vidéo conférence et autorisé un certain nombre de transports ! Anne de Kerchove nous a aussi rappelé l’importance du contenu: Embaucher un rédacteur de grande qualité afin de produire des « insights » et devenir un vrai partenaire de vos utilisateurs est primordial! Et je conclus par une petite anecdote “Growth” confiée par Geoffrey de contentsquare: utilisez la période estivale pour élargir votre base de contacts en exploitant les e-mails d’absence qui renvoient vers d’autres collaborateurs… Donc B2B Rocks 2019 fut un événement très intéressant qui a remis au centre des discussions l’utilisateur! => Concentrez-vous sur vos utilisateurs et non votre produit!!! --- # Travail à distance / Remote : comment bien faciliter vos ateliers / workshops ? Remotyx 2 URL: https://www.digilityx.com/blog/travail-a-distance-remote-comment-bien-faciliter-vos-ateliers-workshops-remotyx-2 Date: 2021-05-26 Expertise: design > Besoin d'animer un atelier à distance ? Découvrez nos conseils, méthodes et outils pour animer efficacement votre workshop. Pour beaucoup d’entre vous, les modes de travail ont changé d'un coup depuis ce confinement inédit. Comment continuer d'être efficaces pour les ateliers et les réunions qui nécessitent beaucoup d'interactivité ? Fort de son expérience, digilityx partage avec vous son expérience pour animer efficacement les ateliers même à la maison ! ## Gardez (une partie de) vos habitudes Si vous avez déjà animé des ateliers / workshops en présentiel, le faire à distance ne devrait pas être une marche trop haute à passer. Ne négligez donc pas ce qui fonctionne déjà très bien dans vos formats classiques : ### Commencez par un icebreaker Adaptez le au format Visio en instaurant une touche de digital, comme avec un « wiki game ». L’objectif : passer d’une page wikipedia à une autre avec le moins de clics possibles en utilisant simplement les liens dans les pages du site (ex : pour passer de « Alphabet latin » à « Constitution » : Alphabet latin → Europe → États-Unis → Constitution des États-Unis → Constitution). Le lien avec le digital est facile à effectuer et choisissez une thématique en lien avec votre atelier. ### Organiser un tel dispositif ne s’improvise pas Veillez à préparer l’ensemble de vos supports (slides, canvas pour les ateliers…) et timeboxer très précisément vos ateliers. Même si vous êtes amenés à changer quelque chose en cours d’atelier cette préparation en amont vous aidera à prendre la bonne décision pour garder la cohérence de l’ensemble. ### Mettez en place des votes réguliers Cela vous permettra d’augmenter l’interaction et canaliser l’énergie et l’attention dans la bonne direction. Les outils comme Mural le permettent très facilement (nous y reviendrons plus loin). ### La prise de tour est plus difficile à distance Appelez les participants un par un. Utilisez une liste de participants ou demandez à chaque personne de désigner le prochain à partager. Appelez les gens par leur prénom. ### Ne négligez pas un temps de partage du contenu créé Privilégiez un temps en fin de session, vos équipes ont besoin de savoir ce qui a été produit au global. Attention à ne pas retomber dans les travers de l’atelier classique : si les participants ne se sentent pas investis alors ils vont commencer à faire du multi tâche, consulter leurs mails, envoyer des textos, aller sur les réseaux sociaux… Le multi tâche occupe énormément nos vies, d’autant plus à travers les écrans : n’hésitez à poser régulièrement des questions pour garder l’attention des participants. ## Détails spécifiques aux ateliers en remote Raccourcissez les formats de vos ateliers et faîtes des pauses régulières (toutes les heures). Au delà de 15 personnes; il vous faut un co-facilitateur (qui règlera les problèmes techniques, vous épaulera dans le déroulé par exemple en assistant une personne qui serait à la traîne par rapport au reste du groupe. Si vous faîtes des sous-groupes privilégiez une taille de 3 ou 4 personnes max. Si c’est le cas pensez à diviser à l’avance les participants à l’atelier en petits groupes ou en petites équipes et évitez à tout pris de créer des groupes à la volée. Enfin au dessus de 50 participants privilégiez un format webinar. En tant que facilitateurs faites attention aux gens qui ont l’air perdu, qui plissent des yeux : autant d’indices qui peuvent montrer que vous êtes en train de perdre une partie de l’auditoire. Go all remote : cela ne parait pas logique mais si toutes les personnes ne peuvent pas être présentes dans la même salle alors privilégiez un format en distancié pour tout le monde. Vous égalisez ainsi les chances car si vous combinez présentiel et distanciel vous aurez une double dynamique complexe à gérer lors de l’atelier. Si vous avez l’habitude d’animer des ateliers vous savez que vous ne devez pas surcharger vos présentations de textes, en effet privilégiez les images car le cerveau les analyse 60000 fois plus vite que le texte. À distance soyez vigilants sur ce point, la baisse d’attention est un risque important. ### Préparer toujours un plan B C’est parfois difficile à accepter mais la technique n’est pas un infaillible. Qui plus est dans un contexte de crise sanitaire et de confinement nos connexions sont mises à mal. Ainsi à minima préparez un mail en brouillon avec tous les participants en destinataire et un pdf de votre présentation (avec numérotation des slides) et un texte explicatif « nous venons d’être coupés, je lance une conf call par téléphone (avec le numéro à composer) merci de suivre le déroulé avec les slides en pj ». Dans le cas d’un atelier il faut savoir évaluer à quel point la défaillance technique est un frein au bon déroulement de l’atelier. ### Ne combinez pas trop d’outils Essayer au maximum de limiter les outils à 2. Un pour la visio (zoom, teams, google meet… la liste est longue mais une fois de plus gardez vos habitudes et celles de vos équipes). Ajoutez-y un outil de travail collaboratif en ligne (chez Digilityx nous utilisons https://mural.co). Ils donnent accès à des tableaux blancs avec frameworks et post it digitaux. Ainsi vous donnez de l’importance aux idées / inputs des participants. En faisant en sorte que les gens puissent noter leurs idées vous leur faites comprendre que cela va être pris en compte, cela augmentera l’engagement comme c’est le cas avec l’exercice de la purge. Les personnes se sentent aussi écoutées avec des tours de parole contrôlés et une interactivité dans les échanges. Si vos équipes ne sont pas familières de tels outils, prévoyez un temps dédié d’introduction qui ne doit pas être trop court car structurant pour le bon déroulé de la suite. ### Quels équipements ? Il est préférable que chaque participant soit équipé d’un casque ou d’oreillettes. Vous allez ainsi éviter ainsi de vous servir des haut-parleurs de votre ordinateur, qui générent un bruit de fond pénible. Faites attention à la qualité du son des différents micro, un mauvais son est un vrai frein ! Certains pouvant être amenés à travailler de chez eux et ne voulant pas révéler leur intimité peuvent activer des fonctionnalités comme le floutage de l’arrière plan (inclut dans Teams et skype). L’utilisation des webcams est primordiale car elle permet de capter les détails de la communication non verbale. Nous continuerons à écrire sur le sujet toutes les semaines en vous présentant des cas d’usage pour vous montrer le déroulé d’un point de vue opérationnel. Le prochain "Animer un brainstorming à distance pas à pas". Références ‍https://www.nngroup.com/articles/tools-remote-ux-workshops/ https://www.manager-go.com/gestion-de-projet/animation-reunion.htm https://workshopper.com/interview-robert-skrobe/ https://www.glowbl.com/fr/organiser-une-visioconference/ Merci à Olivier Lardy, expert du remote design sprint, pour ses conseils précieux. --- # Icebreaker à distance : pourquoi et comment l’organiser URL: https://www.digilityx.com/blog/travail-a-distance-remote-comment-et-pourquoi-organiser-un-icebreaker-dans-un-atelier-a-distance-remotyx-4 Date: 2021-05-26 Expertise: design > Les icebreakers sont la clé pour démarrer efficacement un atelier à distance. Découvrez nos exemples et nos conseils sur le sujet ! Pourquoi fait-on des icebreakers avant les ateliers ? La réponse est assez simple, on souhaite que tout le monde touche du doigt l’état d’esprit de la session à venir et que l’on puisse permettre à tous de partir sur un pied d’égalité. Et bien à distance c’est la même chose ! Comme nous l’expliquions dans notre article sur « comment faciliter un atelier à distance », gardez vos habitudes. Si vous conviez des gens à un atelier à distance vous devez mettre en place un icebreaker, d’autant plus que la distance physique fait que les gens n’ont pas pu commencer à tisser des liens ou se mettre dans la dynamique du workshop. ## Quelles adaptations sur le format remote ? Un atelier à distance est souvent synonyme de découverte d’un nouvel outil de travail collaboratif. Chez Digilityx nous utilisons particulièrement Mural, mais Miro est aussi utilisé dans certains contextes (nous avons d’ailleurs écrit un article à ce sujet). Ces tableaux blancs collaboratifs sont simples d’utilisation, néanmoins l’icebreaker est un bon moment pour faire d’une pierre deux coups : briser la glace et prendre en main ce nouvel outil ! Soyez vigilants à qui semble perdu. En tant que facilitateur de la session vous devez veiller à ce que personne ne soit perdu, et ce particulièrement au démarrage. - Utilisez la fonction « summon everyone » pour rassembler les participants sur la bonne zone du tableau blanc - Guettez sur la visio les yeux qui se plissent, c’est un très bon indicateur. - Même si cela peut de prime abord donner un peu mal à la tête, ne masquez pas les curseurs des participants. Ils vous aident à connaître la position de chacun et sur Mural, la vue globale en bas à droite du tableau est aussi un allié. ## Quels icebreakers pour un atelier à distance et quelles adaptations ? Voici 3 exemples d’icebreakers à distance régulièrement utilisés dans nos missions intégrant des ateliers en remote. Nous avons choisi ces 3 exemples qui fonctionnement particulièrement bien ; retrouvez nos templates d'icebreakers à distance en téléchargement à la fin de cet article ! ## Le naufragé Cet icebreaker a pour but de faire découvrir les valeurs des autres et développer l’esprit d’équipe. Comme expliqué plus haut la découverte des fonctionnalités de base est un objectif important. Aussi adapter l’icebreaker Naufragé dans sa version originale. On demandera ainsi aux participants, autour d’un visuel d'île déserte de poser un post-it avec leur nom et un objet qu’ils emporteraient sur une île déserte. Le partage est ainsi plus rapide et on met l’accent sur les fonctionnalités suivantes : - Poser un post-it - Importer une image ou une icône Ces 2 fonctionnalités font partie de la base de l’utilisation de Mural. Dans une version plus simple, on peut demander aux participants d’importer une photo de profil ou illustrant leur humeur que l’on viendra positionner à côté du post-it avec le prénom. Accéder à ce template Mural. ## La ligne Tous les participants sont invités à se positionner sur une ligne en fonction de : - Leur jour de naissance (pas la date c’est discriminant) - Le lieu de naissance (du nord au sud ou de l’est à l’ouest) - L’ordre alphabétique de leur prénom - Leur ancienneté dans l’entreprise - Autre… Dans sa version digitale, les participants positionnent un post it avec leur prénom et une photo d’eux sur la ligne. Cet icebreaker fonctionne très bien à la fois pour prendre en main l’outil mais aussi pour apprendre à connaître un groupe de travail que l’on ne connaît pas. Accéder à ce template Mural. ## Le sprint alphabet Le facilitateur compose 2 équipes chez les participants. Chacune de ces équipes aura pour objectif d’associer le plus rapidement possible aux lettres de l’alphabet un mot en lien avec le workshop et sa thématique. En amont le facilitateur doit préparer 2 groupes de post-it avec une lettre sur chaque. Les équipes complèteront ensuite avec les mots. Cet exercice permet : - Une bonne prise en main de mural ou miro, qui sont les principaux outils d’animation d’atelier à distance - Le lancement d’un dynamique de groupe - La prise de température, par le facilitateur, de l’énergie, du niveau d’implication et de la connaissance de la thématique de l’atelier par le groupe des participants Accéder à ce template Mural. ‍ Dernier conseil, pensez bien soin de minuter votre icebreaker (tout comme l’ensemble des ateliers de votre workshop). Il y a un minuteur disponible dans Mural et visible de tous. On espère que cet article vous a plu et que vous vous sentez plus en confiance pour votre prochain atelier à distance. Si vous souhaitez récupérer les templates d'icebreaker à distance présentés dans ce article, c'est ici 👇! --- # Travail à distance / Remote : comment préparer son tableau blanc ou support d’atelier à distance ? Remotyx 3 URL: https://www.digilityx.com/blog/travail-a-distance-remote-comment-preparer-son-tableau-blanc-ou-support-datelier-a-distance-remotyx-3 Date: 2021-05-26 Expertise: design > Besoin de préparer un atelier à distance ? Découvrez nos conseils, méthodes et outils pour digitaliser tous les éléments de votre workshop. La semaine dernière, les modes de travail ont changé d’un coup et ne nous ont laissé que peu de temps pour nous préparer à cette nouvelle organisation. Alors comment être efficace, même à la maison ? Voici le troisième volet de nos Remotyx ! En tant que consultants, nous avons l’habitude de travailler en remote. Nous nous proposons donc de vous accompagner au cours des prochaines semaines et de vous transmettre nos meilleurs conseils pour que vous restiez performant. Cette fois-ci, nous nous attaquons au support d’atelier à distance. Alors, comment digitaliser le tableau blanc ? En présentiel, vous avez l’habitude d’animer vos réunions par des slides, des post-its, des tableaux blancs… Mais depuis chez vous, cela se complique ! Rassurez-vous, des applications collaboratifs de type whiteboard app vous aident justement dans ce sens. ## Comment préparer son tableau blanc ou support d’atelier à distance ? Humanisez le tableau blanc. En mettant des photos, notamment des participants, cela va permettre aux participants de visualiser plus facilement les intervenants. Cela peut permettre également de rappeler qui anime tel ou tel atelier. Racontez une histoire. Quand vous faites une présentation PPT, vous racontez souvent une histoire au fur et à mesure que vos slides défilent. Vous avez la main sur la présentation. Dans un tableau blanc virtuel, vous n’avez pas la main et le participant a la possibilité de naviguer au sein du tableau par lui-même. Il doit alors comprendre juste en naviguant au sein du tableau l’histoire que vous souhaitez raconter lors de l’atelier. Ajoutez des flèches, des commentaires, des réflexions … le tableau blanc doit être auto-porteur et suffisamment explicite de la démarche que vous souhaitez mettre en place. Ajoutez l’agenda La plupart des outils proposent une fonctionnalité permettant d’avoir un agenda sur la droite. Il est important que les participants puissent estimer l’ensemble des activités. Indiquez bien les instructions.. Comme pour tout atelier, il est important de bien indiquer les instructions des activités. Vous pouvez rencontrer un problème technique pendant votre présentation, avoir les instructions annotées permettra aux participants de faire l'exercice même si vous n'êtes pas là. Répétez les instructions à côté des fonctionnalités . N'hésitez à rappeler les instructions au plus près de la fonctionnalité. Les participants peuvent être débutants et ne connaissent pas forcément le fonctionnement des tableaux blanc. Il est donc important de les accompagner tout au long de l’atelier. Estimez le bon nombre de post-its Si vous prévoyez un atelier post-it, il est important d’en prévoir le bon nombre. Evitez d’en mettre trop. Ainsi, vos participants ne seront pas embarrassés s’ils n’ont qu’une idée et votre outil n’en sera pas ralenti. Prévoyez une solution de secours. Comme pour les outils de visioconférence, des perturbations peuvent avoir lieu étant donné un trop grand nombre de connexions. Il est donc important de toujours avoir une solution de secours : un google slide collaboratif par exemple ou un fichier word accessible à tous. ## Quels outils utiliser ? Notre reco du moment. Les tableaux blancs les plus utilisés : MURAL : L’un des plus tendances - Agenda bien disposé - Système de vote facile - Possibilité d'avoir des invités gratuits - La gestion des utilisateurs est beaucoup plus facile que celle de Miro - La nouvelle fonction de recherche - La navigation par agenda - La possibilité d'ajouter des instructions et toutes les fonctions de facilitation intégrées sans qu'une intégration supplémentaire soit nécessaire. - 12$/user/month https://app.mural.co/ MIRO : Le plus intégré - Prise en main facile - Bonne gestion du contenu - La vitesse/performance semble meilleure. - L'impression d'avoir des plug-ins tiers via l'intégration Zapier - Il est facile de créer des flux dans le Miro. Les flèches fonctionnent bien et il y a beaucoup d'options à personnaliser. - Créez plusieurs zones de travail sur une "toile" et imprimez/pdf ces sections individuellement. - Vous pouvez créer des wireframes et assembler une interface utilisateur rapidement. - 8$/user/month https://miro.com/ Il y a également : - https://conceptboard.com/ - https://awwapp.com/ - Microsoft Whiteboard app - https://www.beekast.com/fr/ On espère que cet article vous a plu et que vous vous sentez plus en confiance pour votre prochain atelier à distance. Vous avez des questions ? N'hésitez pas à nous contacter en MP ! Nous pouvons organiser un call de 30 min pour vous aider. ‍ https://digilityx.typeform.com/to/el9zx1 --- # Comment accélérer sur un projet de Chatbot ? Découvrez le Chatbot Canvas de Digilityx URL: https://www.digilityx.com/blog/un-projet-chatbot-decouvrez-le-chatbot-canvas-de-digilityx Date: 2021-05-26 Expertise: growth-marketing > Comment accélérer pour créer votre chatbot ? Digilityx vous présente son outil de cadrage des projets chatbot et partage gratuitement sa méthode. Comment identifier les bons cas d'usages ? Quelle expérience conversationnelle proposer ? Quelle solution implémenter et quelles fonctionnalités prioriser dans mon MVP ? Autant de questions que l'on se pose lorsqu'on lance un projet chatbot. Pour réussir votre projet, celles-ci doivent être traitées avec méthodologie et dans le bon ordre. Dans cet article nous vous présentons notre méthode de cadrage des projets chatbots : le Chatbot Canvas. Ce modèle est un accélérateur pour cadrer et concevoir efficacement un chatbot, de la définition de vos objectifs métiers à la constitution du backlog. Vous retrouverez la présentation détaillée de la méthode en téléchargeant notre Chatbot Canvas à la fin de l'article. ## Qu’est-ce que le Chatbot Canvas ? Le Chatbot Canvas est un outil conçu et utilisé par Digilityx lors des missions de cadrage de projets conversationnels. Cette méthodologie, couplée à la définition d’un backlog détaillé, garantit la réussite future de la phase de build. Inspiré du modèle d’Osterwalder, le Chatbot Canvas reprend les différentes dimensions à cadrer avant de se lancer dans la réalisation d’un chatbot. Il s'adapte à tous les cas d’usages et toutes les spécificités : nous l'avons éprouvé avec de nombreux clients, et dans plusieurs secteurs (banque, assurance, pharma, retail…). ## Quand et pourquoi utiliser le Chatbot Canvas Digilityx ? L'objectif, lorsque vous démarrez un projet de chatbot, est de valider l’apport pressenti du chatbot dans votre contexte métier et de définir ses caractéristiques clés. Le Chatbot Canvas vous guide pas à pas dans le cadrage de votre projet, en vous permettant d'adresser tous les sujets structurants et prérequis à son lancement : personae, canaux et plateformes de déploiement, cas d’usage et proposition de valeur, expériences conversationnelles, IT et organisation. En plus d’être didactique, il sert également de support à la restitution stratégique du cadrage. ## Comment utiliser le Chatbot Canvas Digilityx ? Il y a plusieurs étapes dans le déroulement de la méthode Chatbot Canvas. La définition du cas d'usage peut être effectuée avant les ateliers. Les sujets métiers, UX et orga sont à traiter lors d’ateliers (préparés en amont). Les sujets IT (backlog) peuvent être traités en parallèle ou suite aux ateliers métiers. Le Chatbot Canvas n'est rien sans une bonne maîtrise des méthodologies permettant d'adresser chacun des sujets. Chaque étape nécessite de la préparation, une méthodologie spécifique et le rassemblement des parties prenantes adéquates. N'hésitez pas à nous contacter pour connaître les méthodologies et outils complémentaires associés au Chatbot Canvas. En attendant retrouvez la présentation détaillée de la méthode en téléchargeant notre Chatbot Canvas, ça se passe juste en dessous !‍ ---