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Qu’est-ce que le no-code ? Découvrez le panorama des outils et leurs usages

April 20, 2021
Infographie - Outils no-code : panorama et usages
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Oubliez le langage C et passez au cliquer-glisser.

Avant de vous lancer dans des tutos d’apprentissage de programmation, envisagez les outils No-Code : vous pourrez créer votre site web ou lancer votre newsletter en quelques cliquer-glisser. 

Chez Digilityx, nous avons pour habitude de ne pas rester les mains dans les poches et de tester des idées que nous aurons ensuite la capacité d’appliquer chez nos clients. 

L’émergence des outils No-Code a tout de suite eu un attrait pour nous car ces plateformes permettent d’expérimenter des solutions rapidement, tout en s’affranchissant de la maîtrise des langages informatiques, et font la part belle à la créativité. De quoi attirer fortement les entreprises, comme les entrepreneurs et les particuliers.

L’offre très hétérogène sur les technologies no code monte en puissance et s’accélère depuis la crise sanitaire et devant le besoin grandissant des utilisateurs d'avoir accès à la création sur internet, aux possibilités de personnalisation et à une certaine indépendance vis-à-vis des profils techniques : les outils No-Code deviendraient-ils le Do-It Yourself des activités on-line ? 

Mais d’abord, c’est quoi un outil No-Code ? Dans quel but s’en servir ? Et enfin pourquoi sont-ils plébiscités ? On répond à ces questions dans ce premier épisode sur les outils No Code.

Définition du no-code : un accès à la création d’applications par tous

Les outils No-Code sont des plateformes applicatives mises à disposition en ligne qui permettent aux utilisateurs de créer des programmes en glissant et déposant les composants visuels qu'ils souhaitent inclure dans leur application, sans avoir recours à une seule ligne de code. 

Par exemple : c’est le langage HTML qui construit la structure et le contenu d’un site web, tandis que le langage CSS le formate. Les plateformes no-code comme Webflow / Wix  génèrent ce code pendant que l’utilisateur conçoit / design son site web. Grâce à des paramètres prédéfinis, il peut : 

  • Ajouter un logo sur la barre de navigation à droite 
  • Créer une section dédiée à des témoignages client 
  • Disposer un avatar à un endroit précis d’une Landing Page

Les plateformes No-Codes constituent l’aboutissement d’une volonté de toujours simplifier et rendre accessibles au plus grand nombre les interfaces homme / machine.  Elles sont nées de l’évolution des concepts des GUI (Interface Utilisateur Graphique) aux APIs pour aller vers de plus en plus de gain de temps et proportionnellement vers de moins en moins de mobilisation / effort d’expertise technique et d’appropriation de la solution. 

Dans l’ordre chronologique, voici les gains de chaque type d’interface créée : 

  • GUI (Interface Utilisateur Graphique) : manipuler des objets graphiques avec la souris (nécessite une expertise technique approfondie). 
  • WYSIWYG (What You See Is What You Get) : visualiser en temps réel le rendu final (gain de temps).
  • APIs (Interface de Programmation Applicative) : rendre disponibles les données ou les fonctionnalités d’une application existante afin que d’autres applications les utilisent. Utiliser une API permet de bénéficier d’un programme existant plutôt que de le re-développer (gain de temps, moins de code). 
  • No Code / Low Code : cliquer-glisser pour insérer des composants, visualiser en temps réel le rendu final, ne nécessite aucune installation pour la mise en œuvre, ni aucune ligne de code.

Les avantages du no-code : accessible, ergonomique et fonctionnel 

Vous l’aurez compris, les outils No-Code sont plébiscités car ils sont accessibles, user-friendly (ergonomiques et intuitifs), qualitatifs et répondent à des besoins fonctionnels (voir infographie à télécharger).

Fini les contraintes d’organisation, techniques et d’installation. On aime :

  • Leur flexibilité : certaines plateformes nouent des partenariats avec des APIS pour faciliter l’interopérabilité et la connexion. 
  • La promesse du gain de temps associé à la nécessité de confronter rapidement son produit au marché : le no-code permet de lancer un MVP rapidement.
  • L’indépendance des profils non techniques : l’appropriation est facile et le degré de qualification requis moindre. Certaines plateformes proposent même des tutos pour la prise en main.  

Par exemple : Zapier.com est un service web qui permet d’automatiser des actions en connectant les différentes applications que vous utilisez au quotidien. Vous êtes indépendants des développeurs et pouvez vous concentrer sur les tâches à valeur ajoutée. 

  • Les contraintes matérielles et financières : au lieu d’engager des frais et du temps de conception et de développement, il est plus simple de vérifier des hypothèses en créant un premier MVP en no-code.

Avec les outils No-Codes, place à l’innovation et la création

Les limites du no-code  

L’accessibilité des outils no-code doit être mise en balance avec leurs usages au sein d’un projet et d’une organisation. Voici quelques préconisations sur les compétences appréciées pour exploiter au mieux le potentiel de ces outils.

No-code ne veut pas dire no conception. En effet, les bases de données sont une partie incontournable de la gestion d’une activité ou d’une application. Il faudra toujours réfléchir à la structuration des données et des interactions entre les différentes applications au sein de l’organisation. Tout comme on ne fait pas une omelette sans casser des œufs, on ne construit pas une application sans réfléchir à sa base de données.

Bien que la courbe d’apprentissage soit plus courte que sur un outil de développement, un minimum de bagage technique est recommandé pour maîtriser ces outils no-code. De même, des connaissances en UX et UI sont préconisées pour la réussite du projet entrepris via une plateforme no-code.

Ensuite, le développement de produits issus du no-code doit être pensé en amont et confronté à lorganisation et l’architecture IT. Les développeurs ne peuvent pas optimiser les temps de traitement en optimisant le code. On reste dépendant du code de la plateforme et de l’architecture de l’application no-code utilisée. C’est par nature, un modèle assez rigide.  

En définitive, le no-code, lorsqu’il est utilisé par le métier, permet un gain de temps car ne nécessite pas de développement front-end, mais ne peut se substituer à un full développement en termes de fonctionnalités : les idées et fonctionnalités proposées sont bonnes mais les possibilités restent limitées.

Le volume d’activité doit également être pris en compte. Les outils no-code ont des limites en termes de transactions et d’utilisation. Ces plateformes n’ont pas la performance d’un vrai serveur. Sur Zapier, à partir de 10 000 transactions par jour, l’automatisation des tâches peut devenir compliquée à gérer. 

Dernier angle à considérer : adopter le no-code ne signifie pas faire fi de la sécurité / confidentialité des données. Comme pour l'UX-UI, il faut appliquer les principes de sécurité et confidentialité dans la réflexion et la conception.

En synthèse : on dit oui aux outils no-code à condition d’avoir un minimum de connaissances techniques, UX et UI, et si les applications / produits sortants ne doivent pas être intégrés et maintenus dans une architecture IT spécifique et contrainte. 

Autant d’acteurs que de besoins fonctionnels 

Sites web / e-commerce, d’applications, de Landing Pages, de newsletters ou encore de chatbots sont autant de produits que proposent à la création les plateformes No-Codes. 

On dénombre pléthore d’acteurs comme Webflow, le célèbre Wix ou encore Weebly  pour la création de sites web. Shopify, Kreezalid sont des plateformes qui permettent le lancement de votre site e-commerce.

Certaines répondent à des besoins très précis comme l’envoi de newsletter (Mailchimp, Tinyletter, Substack, ...), la création de formulaires (Typeform, Jotform, …). D’autres disposent d’une interface conçue pour s’adapter à de très nombreuses méthodes d’organisation comme Trello pour la gestion de projet / de backlog, Bubble ou Bildr pour la création d’apps, toujours dans l’optique de faciliter les tâches quotidiennes pour favoriser l’émulation et la créativité. 

En voici quelques-unes listées sur notre infographie à télécharger et catégorisées en fonction du besoin fonctionnel.

Le No-Code dans le Product Management, le Growth Hacking, les tests que nous avons réalisés… on creuse le sujet avec vous dans les prochains épisodes !


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